Rouge Cerise - Si cela va sans dire, cela ira mieux en le disant

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mercredi, juillet 2 2008

A - A - A - A

Résultat de l'épreuve moto sur plateau:

  • Vérification: éclairage et sécurité, moto, pilote et poussage de la moto: A
  • Circuit lent et avec passager: A
  • Circuit rapide et arrêt d'urgence: A
  • Fiche théorique: le motard et sa moto: le freinage: A

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Haut la main! Il ne reste plus que l'examen en circulation, d'ici une quinzaine de jours!

dimanche, juin 29 2008

Moto 19 et 20: la préparation du plateau

Vendredi soir dernier, c'était préparation de l'examen sur plateau. Pour ceux qui n'y connaissent rien ou n'ont pas suivi, le plateau, c'est un examen pratique et théorique. Il y a des questions sur la pratique de la moto en général (des fiches à connaître), sur les contrôles techniques à effectuer avant d'utiliser l'engin, puis justement, deux examens sur la pratique de la moto, sous la forme de deux parcours à effectuer, l'un à allure lente, l'autre en vitesse rapide.

Ma séance a débuté par la traditionnelle excursion sur route. J'étais une fois de plus en première position, et je me suis une fois de plus bien amusé. Comme je savais maintenant que les compteurs de vitesse sous estimaient un peu la vitesse réelle, j'ai un peu plus tourné la poignée de droite. Il faisait beau, c'était de la pure détente.

Une fois sur le plateau, JC m'a laissé commencer par les circuits à allure lente. A ma grande surprise et satisfaction, je les ai plutôt bien réussi. Je craignais beaucoup la perte des repères liés au fait que je n'avais pas fait ces parcours depuis longtemps. En fait, la confiance et surtout la meilleure maîtrise de la moto acquise au fil du temps sur le rapide et sur route me permettent de mieux positionner mon regard, d'être moins occupé par le maniement de la mécanique. Du coup, ça passe assez bien. J'ai ensuite effectué quelques exercices avec JC comme passager, puisqu'il y a quelques exercices avec passager le jour de l'examen. Rien de très difficile.

Comme tout allait bien, je suis retourné sur le circuit rapide. Le but était de poursuivre l'entraînement dans les différentes configuration d'arrivée: évitement droite, évitement gauche, rétrogradage ou freinage d'urgence, tout en vérifiant le chronomètre. J'arrive à tout faire dans les temps, mon seul problème est d'éviter le blocage de la roue arrière lors des freinage importants. j'ai une tendance à trop écraser l'arrière en fin de freinage, d'où blocage. Méfiance, car non seulement un blocage de roue peut rapidement provoquer une rencontre avec le goudron, mais en plus il est éliminatoire le jour de l'examen. Je reste toujours très régulier au niveau du chrono: entre 21 et 22 secondes.

Le temps est passé très vite, il fallait rentrer. Equipement, radio, et nous sommes retourné à l'auto école. Mon prochain rendez vous est mercredi matin, à 7h. Il sera question de s'échauffer pour le passage de l'examen à 10 heures. J'ai désormais le nez dans les fiches théoriques, et j'angoisse...

jeudi, juin 26 2008

Le don d’organe, parlons en...

Je trouve les "publicités" actuellement diffusées à propos du don d'organe d'assez bonne qualité: elles ne cherchent pas à convaincre de la pertinence (ou non) d'être donneur d'organe à son décès. Elles se contentent d'en parler, dans le but d'en faire parler. Ca marche: j'en parle. C'est une bonne approche à mon sens, puisque le principal problème rencontré par les structures médicales est de savoir si oui ou non, une personne décédée acceptait de donner ses organes. En réalité, la décision revient à ses proches. En effet, détenir une carte de donneur donne une indication, mais les personnels médicaux doivent malgré tout poser la question à la famille. Celle ci peut refuser et la carte de donneur ne permet pas d'outrepasser ce refus. J'ai appris ce détail sur le site de l'agence de la biomédecine, au moment ou je voulais, justement, demander cette carte. En effet, après avoir longuement réfléchi à la question, j'ai conclu que si des morceaux de mon cadavre pouvaient encore être utiles, autant en faire usage avant de brûler ce qu'il reste. Brûlé car, soit dit en passant, je vivrais très mal le fait de me faire boulotter le cervelet par des vers de terre donc je préfère la crémation, c'est plus propre (et aussi parce que devenir un cadavre, ok, je n'ai pas le choix, mais une vieille charogne qui pue, je refuse).

Au premier abord, c'est une décision qui parait simple: je suis mort et quoi qu'on fasse de ma dépouille, je ne serai pas là pour en souffrir ou en avoir honte. Sauf que, quand même, il y a un peu d'amour propre. Je ne voudrais vraiment pas que l'on touche à ma tête, à mon cerveau. Je n'aimerai pas tellement être jeté au vide ordure, passé à la broyeuse ou charcuté par des étudiants en médecine (j'hésite encore sur ce dernier point). Mais est ce que j'accepterai que mon corps soit un peu incomplet au moment final? Non, pas vraiment. Est-ce de l'égoïsme de refuser un prélèvement? Je ne le pense pas. C'est une question trop intime. Est-ce noble d'accepter d'être utilisé pour guérir un autre? Sans doute. L'est-ce d'implanter un bout de cadavre encore tiède dans un être vivant? Sûrement pas, c'est de la charcuterie et du bricolage.

De la charcuterie et du bricolage: c'est précisément ce qui me gène au premier abord. Je n'aime pas tellement ce principe de prendre sur un mort de quoi faire survivre un vivant: ça n'est que du bricolage. Du "faute de mieux". Le greffé doit ensuite subir à vie un traitement visant à berner son système immunitaire, qui n'aurait sinon de cesse d'attaquer le greffon. C'est inélégant. Je voudrais refuser d'être donneur, rien que pour dire: "cette solution est naze, trouvez mieux! Reconstruisez des organes neufs qui fonctionnent au lieu de faire dans le matériel d'occasion! Ou alors, mettez une pompe électrique à la place du coeur et un filtre au charbon actif pour les reins!". Ces solutions seraient plus classes, en effet. Plus propres, plus technologiques, plus éthique. Elle ne souffrent finalement qu'un seul défaut: elles ne sont pas (encore?) au point. Notre intelligence n’est pas encore parvenue à remplacer ce que le hasard naturel a mis des millénaires à mettre au point. Partant de là, je me suis posé la question suivante: faute de mieux, donner tes organes pourrait permettre à d'autres de vivre un peu plus longtemps. D'embrasser encore un peu leurs parents. De faire du vélo dans la foret. D'emmener leurs enfants à l'école. De partager un repas en famille. De faire sauter le bouchon de champagne pour l'anniversaire de leur amoureux. Franchement, faute de mieux, cela ne vaut il pas le coup? Ca semble quand même très humain, très solidaire, très noble. Alors, tant pis pour l'intégrité de ma dépouille? Oui, tant pis. Je crois que je vais dire oui.

Sauf que... Et si mon foie allait éponger les excès de piquette d'un néo-nazi raciste alcoolique, homophobe, footeux-beauf qui bat sa femme et apprend des gros mots à ses gosses? Et si mon coeur allait battre pour le compte d'une blondasse peroxydée conne à crever dont la réflexion atteint son paroxysme lorsqu'elle choisit son vernis à ongle avant de sortir en boite fringuée comme une pute dans l'espoir de se faire enfiler par le premier mâle décérébré venu? C'est ça que je veux? Aider à survivre des gens qui n'en valent pas la peine? Remarque, si ça se trouve, le traitement anti-rejet ratera et mon joli rein se fera massacrer par les globules blancs d'un autre, au point qu'il faudra le lui extraire et qu'il terminera dans la poubelle à déchets organiques de l'hôpital de Brive la Gaillarde. Franchement, être donneur d'organe, ça fait rêver...

Mais on pourrait toujours se dire que les gens peuvent changer? La blondasse pourrait devenir une bonne mère après avoir été engrossée par négligence de pilule ou oubli de préservatif? Le poivrot pourrait changer lorsque sa fille chérie se mariera avec Mamadou et son fils lui présentera Stéphane qui est coiffeur chez Dessanges?

Plus sérieusement, Voltaire avait il raison en disant qu'il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent? Transposé au don d'organe, vaut il mieux oublier ses réserves à l'idée de sauver un crétin pour être certain de ne pas laisser mourir un homme de bien? Et puis, qui suis-je pour juger de la valeur d'une vie?

Alors tout bien réfléchi, je prends le risque d'avoir des bouts de moi au service d'imbéciles ou dans la poubelle du CHU de Brive la Gaillarde. Parce que, faute de mieux, mon frère sera peut être un jour en attente d'une greffe. Ou mes parents. Ou un ami. Ou seulement, un anonyme qui mérite la vie et en ferrait bon usage. Alors oui: si un jour on vous le demande, vous pouvez dire que je donne mes organes à qui en aura l'usage.

Mais bon, je préfèrerai quand même que l'on donne mon coeur à Julien le beau pompier gay TTBM de Lons-le-Saunier plutôt qu'à Amandine, la terreur analphabète de la troisième C du collègue de Gueugnon. ;-)

mercredi, juin 25 2008

Sagan

Je n'étais pas allé au cinéma depuis un bon moment. J'y suis retourné afin de voir Sagan, une évocation de la vie de l'auteur de "Bonjour tristesse". Ce film est une merveille et je suis certain qu'il figurera sur mon palmarès 2008 du cinéma, et sans doute en bonne place.

S'il est exact que la mise en scène et la réalisation sont assez quelconques et transparents, cela ne rend qu'évident l'époustouflante prestation de Sylvie Testud. Elle est magnifique, exemplaire, totalement absorbée par son personnage. Elle entraîne dans son jeu les autres acteurs qui ne déméritent pas.

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la Môme, en voyant Sagan. A mon goût, la performance de Sylvie Testud est au moins égale à celle de Marion Cotillard. Surtout, ce film est multiple: il ne s'intéresse pas seulement à l'un ou l'autre des aspects de la vie de Françoise Sagan. On pourrait presque oublier, d'ailleurs, qu'elle fut un monument de la littérature Française car on est plongé dans son intimité, dans ses rapports à l'amitié, à l'argent, dans son culte de l'instantané, de l'insouciance et du plaisir sous toutes ses formes. On n’en oublie cependant pas les revers : un comportement parfois moralement égoïste, à l’opposé d’un altruisme matériel confinant à la négligence. Autant de valeurs et de comportement en conflit avec son époque mais qu'elle assumait avec fierté et audace, méprisant et ignorant les réactions scandalisées du reste du monde. Inutile de dire que j'ai apprécié: j'ai toujours eu un faible pour l'inattendu, ce qui est à la marge, ce qui surprend voire choque, bref pour les éruptions de nos libertés.

Le film ne condamne ni ne glorifie les errances hédonistes de Sagan, ni n'en cache les conséquences parfois dramatiques. Certains moments sont ainsi réellement comiques, d'autres sont bouleversants. Et toutes ces émotions sont transcrites à merveille par Testud. On les ressent, on les vie avec elle. Cependant, ce patchwork d'anecdotes qui se relient et se justifient les unes aux autres peine à donner une vue globale de l'oeuvre de Sagan: on est dans la vie de l'écrivaine, pas dans son oeuvre. Mais cette vie est déjà tellement riche et singulière qu'elle méritait largement d'en faire un film. Et puis, l’interprétation de Sylvie Testud... Extraordinaire...

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mardi, juin 24 2008

Faudrait pas oublier la moto...

Avec cette histoire de travail, je n'ai même pas parlé des séances 17 et 18 de moto. Je sais que ca vous manquait, j'en parle si peu ici... ;-)

Ca été la séance du progrès sur plateau, et de plaisir sur route. Bon, JC m'a encore dit que je pouvais rouler un peu plus vite. Il faut croire que j'aime me traîner. En même temps, ce n’est pas de ma faute si les compteurs de vitesse indiquent 90 alors qu'on n'est qu'à 80. Et puis, sans aucune bulle de protection sur les Honda 500, déjà à 90, ça remue. Et ça suffit déjà bien pour faire des jolis virages (qu'est ce que c'est amusant, de les enchaîner, de faire jouer les transferts de masse d'un coté, de l'autre!) et s'amuser tout en ayant le temps de profiter de l'environnement. Etonnamment, alors que l'on est caché sous le casque, on est beaucoup plus en contact avec l'environnement, en moto. Les changements de température si on passe à l'ombre, les odeurs , les bestioles qui s'écrabouillent sur la visière... Enfin bon, je me suis bien amusé.

Sur le plateau, j'ai fait le circuit rapide, avec les évitements, arrêts d'urgence et rétrogradage. Je ne roule plus trop du tout sur les cônes, mais là encore, je ne suis pas trop rapide: je suis toujours entre 21 et 22 secondes. En revanche, je suis très régulier: rarement plus, rarement moins. Je dois aussi faire attention à relâcher le frein arrière en fin de freinage d'urgence: j'ai une certaine tendance à bloquer la roue. Alors que je m'entraînais, deux anciens élèves sont passés dire bonjour à JC. L'un deux avait une Kawasaki ER6. J'ai regardé un peu attentivement, car c'est la moto que j'aimerai avoir par la suite, pour commencer.

Mais enfin, on n'en est pas là. Finalement, j'ai cédé ma place sur le circuit rapide (les deux autres le commençaient) pour retourner faire des essais sur le lent. A ma grande satisfaction, j'ai constaté que j'y arrivais toujours. Je maîtrise même mieux le poids de la moto, je suis plus détendu, et ça passe mieux. Ca m'a plutôt rassuré, j'avais peur de régresser sur les lents, faute de continuer l'entraînement. En réalité, ça revient très vite. A confirmer vendredi prochain... Je referais l'ensemble des circuits: je commence la préparation sérieuse de l'examen plateau...

samedi, juin 21 2008

Certitude et assurance

Bon. Vous vous souvenez de mon problème d'incertitude? C'était il y a quelques semaines. Tarvalanion m'avait engueulé comme du poisson pas frais car je faisais mon difficile. Le problème était le suivant: Je suis dans une société nommée T-n depuis plus d'un an. J'y ai fait un stage de 6 mois, un contrat à temps partiel pendant mes études et je suis à nouveau stagiaire jusqu'à mi-Août. Et après? Après, c'était le problème. Je ne voyais rien venir, du moins, rien de certain. J'hésitais à pousser mes pions, car l'ambiance n'était pas fantastique et j'avais des réserves sur l'intérêt du poste qui allait m'être proposé. Sous l'influence de vous, lecteurs, j'avais relativisé et avancé mes pions auprès de mon supérieur hiérarchique.

Mais j'avais toujours mes doutes. Je me suis donc inscrit en même temps sur l'APEC. J'ai envoyé une demi-douzaine de CV en réponse à des offres. J'ai eu des retours. J'ai notamment réalisé un entretien où le feeling était bien passé. C'était au Mans. Fef m'avait hébergé sur Paris, quand j'y suis allé.

Du coté de ma société actuelle, rien. Flou artistique. Un collègue est parti comme prévu, je le remplace de facto depuis 3 semaines. De facto, mais sans en avoir reçu l'instruction. Juste parce que je bossais avec lui et que je connais parfaitement les dossiers en cours. Son poste m'étais promis par mon ancien chef, qui a bougé depuis. Le nouveau tergiverse. Il hésite. Donner la responsabilité du marketing sur un marché qui rapporte 200 millions de dollars à un jeune de 24 ans, ça le gène.

Moi, je vois les semaines passer, et je deviens de plus en plus angoissé. Le vide de septembre m’effraie. Mais en attendant, je n'ai rien de prévu, je ne sais plus quoi dire à ce sujet, je ne veux pas en parler sur ce blog. Je vis l’absence de proposition claire de la part de T-n comme un échec personnel : Aurais-je fais du mauvais boulot ? Je ne veux même plus en parler avec La Cigale car j'angoisse.

La semaine dernière, j'ai eu un second entretien au Mans. Fef m'a encore hébergé. J'ai rencontré le gratin: Directeur des ressources humaines, directeur de la branche industrie, directeur général. Le feeling était encore bien passé.

Avant hier, j'ai passé une heure avec mon chef. Il voulait suivre un peu mon activité, savoir si tout allait bien pour que je valide sans problème mon master. Et puis rien. Il ne veut rien lâcher sur ses intentions. Il parait que c'est compliqué. Il ne peut dire ni oui, ni non.

Hier, j'ai été rappelé par cette société, au Mans. Ils ont une proposition de CDI pour moi, au poste de chef de produit. Ceci explique cela.

Je recevrais le contrat la semaine prochaine. Je vais le lire et, je pense, le signer. La Cigale angoisse désormais à cette idée, car lui hésite encore tellement sur ses envies de septembre. Mais il aurait angoissé, quelle que soit la ville ou je serais parti. Quand à moi, je vais donc quitter T-n. Avec un peu d'amertume. Je mets de l'affect dans les sociétés pour lesquelles je travaille. Je n'arrive pas à les voir seulement comme un gagne pain. Je leur suis fidèle, même si elles n'ont pas ce genre d'égard pour moi. Je sais, c'est complètement has been, comme comportement. Je suis comme ça. T-n, je continuerai à la défendre et à jeter un oeil sur la presse spécialisée, pour savoir ce qu'elle devient.

Mais je vais signer un contrat pour ailleurs. Car c'est un poste en or à tous points de vue, avec des gens qui me plaisent dans une société visiblement dynamique. Et rassurez vous, il sera toujours question d'industrie. Sauf que je quitte la choucroute Alsacienne pour aller m'empiffrer de Rillettes du Mans.

vendredi, juin 20 2008

:-) YYEEEEEEEEAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH!!! :-)

Super, génial, extraordinaire, fantastique, FABULEUX!!!

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Et plus encore!!

Aider un aidant

Depuis quelques semaines, je débute mes journées en m'énervant. Je m'explique. Le matin, je me réveille au son de RTL, vers 7h10. Chaque matin, à cette heure là, il y a Murielle Legendre et son contrat autonomie de Macif prévoyance. Et Murielle est un peu à la Macif ce que Cerise est à Groupama: Une publicité qui m'exaspère. Cette réclame se présente comme une interview d'une conseillère Macif, selon la méthode du reportage publicitaire. Tout m'y agace. Le ton compassé qui joue sur la corde sensible, le sérieux qui prouve que la solution Macif est vraiment indispensable et coule de source (voire même qu'on serait irresponsable de ne pas y souscrire) et le sujet en lui même.

L'idée du contrat est la suivante: La pauvre Mme truc a sa mère qui se détraque et qui ne peut plus se faire à manger seule. Mme truc doit donc s'en occuper, mais alors, qui s'occupera des enfants (je vous l'demande, ma bonne dame)? (question à poser avec une petite intonation d'exaspération, car que fait le gouvernement? Rien, évidement!). Heureusement, la Macif est là, et pendant que Mme Truc s'occupe de sa vieille, la Macif s'occupe de ses jeunes. Car à la Macif, on aide les aidants. Elle est pas belle, la vie? De quoi il se plaint, le Rouge-cerise?

Et bien, cette publicité m'exaspère, car elle touche à la prise en charge des vieux et des malades par la société. Pour moi, la république s'appuie sur 3 piliers sacrés, 3 domaines qui me semblent être le coeur de notre modèle social et sur lesquels les citoyens devraient jouir de l'égalité parfaite: l'éducation (égalitaire, laïque et obligatoire), l'assurance sociale (protection contre les accidents de la vie, la maladie) et la retraite (les vieux croulants doivent pouvoir finir leurs jours en roupillant sous les arbres au lieu d'avoir un temps partiel à Mac Donald). Ces trois éléments me semblent être à la vie sociale ce que le filet est au trapéziste voltigeur. Le reste relève de la stratégie économique et de l'aménagement du territoire.

Je ne dis pas que pour ces 3 éléments, la solution est forcément étatique: Ca ne me dérange aucunement que leur mise en oeuvre soit confiée à des société plus ou moins privées. Par exemple, qu'il y ait des hôpitaux publics et des cliniques privées ne me dérange pas. C'est une question de choix économiques et organisationnels. Par contre, que la qualité des soins n'y soit pas identique me pose un énorme problème. Quand un citoyen est malade, il ne devrait pas avoir à réfléchir à l'endroit où aller se faire soigner en examinant lui même les rapports qualité prix. Il est malade, merde, on ne va pas non plus lui casser les pieds et le moral en lui rappelant qu'il est pauvre et habite à Saint Barnabé-le-désert et par conséquent se fera opérer par un boucher car il ne peut pas s'offrir les services de la clinique du docteur Bidule de Paris!

Et bien, avec Murielle Legendre de Macif prévoyance, c'est pareil. Si la vieille daronne de Mme Truc perd la boule, Mme Truc ne devrait pas avoir à vérifier si elle avait souscrit à la Macif avant de pouvoir s'en occuper. La société devrait être là et s'occuper de la malade, et Mme Truc l'aider quand elle le souhaite ou le peut, et lui rendre visite le reste du temps. En attendant, qu'elle prépare et prenne le repas avec ses enfants. Je suis certain que ses gosses, encore en phase d'éducation et de construction d'eux même, préfèreraient raconter leur journée de classe à leur mère et non à la baby-sitter dépêchée par la Macif.

mardi, juin 17 2008

Moto, 15 et 16: même pas de pluie!

Le temps humide des dernières séances avait quelque peu réduit le plaisir de mes cours de moto. Lundi, il n’a pas plu. J’ai donc profité de deux heures de cours sans interruption ni conditions dégradées. Ca fait plaisir et je me suis à nouveau bien amusé. Je passe rapidement sur la grosse demi heure sur route. Cette fois encore, j’étais en première position. J’ai découvert qu’un camion produit vraiment pas mal de remous, et qu’il est préférable de le suivre à distance. De toute manière, les départementales en solitaire, il n’y a que ça de vrai pour prendre du plaisir.

Arrivé au plateau, je suis passé directement sur le slalom rapide. J’avais pris mes premières marques la dernière fois, mais sous la pluie. Cette fois, il faisait sec, j’étais seul sur ce circuit, tout était réuni pour bien travailler. Et j’ai bien avancé. J’ai pourtant commencé en dégommant avec constance les cônes, le tout en plus de 26 secondes alors qu’il faut achever le circuit en moins de 22s et sans rien écraser le jour de l’examen. Mon problème était double : je n’avais pas encore saisi l’incroyable efficacité du contre-braquage, et je regardais trop les obstacles. Pour le regard, il faut se concentrer sur sa trajectoire, et regarder là ou l’on veut passer, et non ce que l’on souhaite éviter. Je le savais, mais… L’instinct fait toujours regarder l’obstacle.

Le contre braquage, c’est la méthode pour tourner à plus de 30km/h, et c’est anti-naturel : il s’agit d’appuyer sur le guidon dans le sens opposé du virage : pour aller à droite, on pousse à droite. L’inverse de ce qu’il faut faire à allure lente. En réalité, le but n’est pas de faire bouger le guidon : l’effet gyroscopique de la roue le rend de toute manière très dur à manoeuvrer. Il s’agit simplement de faire pencher la moto vers l’intérieur du virage. Et en penchant, elle tourne. Je le savais, mais jusque là, j’appuyais légèrement sur le guidon en décalant l’ensemble de mon corps vers l’intérieur du virage afin d’exercer aussi une pression sur le cale pied. Ca tournait bien assez pour les virages sur départementale, mais insuffisamment pour le slalom. Quand je me suis décidé à vraiment faire ce que JC disait, c’est à dire appuyer franchement sur le guidon… Wooaa !! Dingue, la réaction de la moto ! Elle plonge en appui sur la roue avant, s’incline franchement et vire férocement. Un nouvel appui de l’autre coté, et elle se redresse avant d’attaquer le slalom suivant. La première fois que je l’ai vraiment fait, j’ai été surpris et vraiment impressionné par la sensation et l’efficacité. Et à partir de là, je n’ai plus écrabouillé les cônes : à condition de ne pas avoir peur et d’oser y aller franchement, le slalom rapide est simplissime à coté du parcours lent. Surtout, j’ai pu prendre de la vitesse dans les passages, et descendre en dessous de 20 secondes. JC était satisfait, et a donc ajouté l’épreuve de l’évidement. Comme le nom l’indique, il s’agit d’arriver à allure constante (environ 40 à l’heure) dans un couloir, lequel est fermé à son extrémité par un mur de cône. Il faut donc éviter le « mur » en passant à gauche (ou droite, c’est selon), puis de freiner à fond pour s’arrêter à un endroit défini.

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C’est impressionnant à voir, épouvantable à vivre en étant passager, mais finalement pas très compliqué lorsqu’on pilote : là encore, un bon coup de contre-braquage résout le problème. Il suffit d’être précis et rapide dans le rétablissement après l’évitement. A la fin des deux heures, je réussissais assez régulièrement l’ensemble des manoeuvres dans le temps imparti.

Après s’être rééquipés en radio, je pouvais donc rentrer avec la satisfaction d’avoir bien progressé, et surtout d’avoir vraiment compris la technique et l’efficacité du contre-braquage. Et aussi, de m’être carrément bien amusé !

Prochain rendez vous, vendredi. On y parlera peut être d’une date pour l’examen. J’angoisse déjà.

dimanche, juin 15 2008

C'est la fête!

Vendredi soir, c'était la fête. Discours, cocktail, champagne et petits plats dans les grands, cravates, chemise repassée, costard et souliers cirés. Il s'agissait d'être beau pour célébrer ce que j'ai fêté il y a un an: la cérémonie de remise des diplôme de mon école. Cette année, la star, c'était la Cigale. C'est lui qui est allé cherché son diplôme sous les applaudissements du public et le regard humide de fierté de sa petite maman. J'étais aussi assez heureux de le voir obtenir son diplôme. Il le mérite, il a travaillé pour l'avoir, et j'étais moi aussi un peu fier d'avoir un chéri d'amour intelligent et diplômé. Bravo mon chéri!

Après la pompe des discours, l'affluence du cocktail, les sourires et gentillesses, le bonheur de revoir certains enseignants que j'aimais beaucoup, il y avait la soirée, préparée par les étudiants diplômés. La salle était grande, prestigieuse (à l'échelle de la ville...), les tables étaient belles. On a passé un bon moment, en famille et amis. Même Mlle de Bourge avait fait le déplacement. J'ai apprécié ce moment et ostensiblement snobé les quelques crétins camarades de ma promotion qui étaient là également.

Il reste cependant un bon souvenir, un peu de fatigue, et tout à faire pour la suite.

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