Rouge Cerise - Si cela va sans dire, cela ira mieux en le disant

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mardi, août 26 2008

Les merveilleux nuages

(Mise en ligne d'un billet écrit sur papier il y a quelques jours)

Je n'ai pas de connexion à internet, ni même de clavier d'ordinateur sous la main, de toute manière. C'est l'effet secondaire de vacances délicieuses dans un appartement normalement destiné aux sports d'hivers. Avec La Cigale, nous sommes là en couple solitaire. Rien que nous deux, sans personne d'autre, dans un endroit dont nous aurons eu l'exclusivité, qui ne sera jamais que dans nous deux seules mémoires et dans notre histoire commune. C'est agréable. Nous nous livrons chacun à satiété à nos petites manies de vieux couple, à nos jeux quotidiens, nos caprices encadrés, familiers, rassurants, plaisants. Lui tente de me déverser le contenu du frigidaire dans le gosier, moi je m'offusque de la piètre qualité des programmes télévisés qu'il tient à regarder. Petites joutes convenues, victoires vite concédées à l'autre, bouderies simulées. Parfois, nous allons plus loin. On parle de nous, des autres, du passé, du futur. Je me plains mollement de ses vérités, qu'il assène crûment en souriant, sans même réaliser à quel point elles peuvent blesser. De toute manière, avec son regard d'enfant innocent, celui qui lui confère sur moi comme sur les autres un pouvoir d'une étendue dont il n'a même pas idée, celui qui lui permet les meilleures réconciliations après les pires cruautés, il dit; "Mais quoi, c'est vrai, non?"... Une bouffée d'amour étouffe la rancœur de l'exaction, et nous changeons de sujet.

Nous sommes un matin du mois d'Aout, lui dort encore, moi, depuis longtemps éveillé, je contemple depuis le balcon la montagne et le ciel. Il fait délicieusement beau. Je respire. L'air est frais, légèrement humide de rosée matinale, doux et un peu parfumé. Sur la table en plastique blanc git le cadavre d'un vin de Savoie, quelques miettes du pain qui accompagna le fromage de la veille, une cuillère sale et solitaire et le bouquin de Sagan que je viens d'achever. Une fois de plus, j'ai adoré. Sagan avait un don admirable pour décrire avec une concision, une franchise et une précision diabolique des situations et des rôles trop probables pour ne pas être effrayants mais passionnants. L'achat des volumes manquant au fruit de mon pillage sera une priorité. Mais je n'ai bientôt plus de papier, alors je vais relever la tête et, au dessus des cimes, les voir vagabonder. Tandis que les vacances se poursuivront, ils me feront repenser à ce bouquin étonnant. Les nuages. Les merveilleux nuages.

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mercredi, août 13 2008

Vacances!

Enfin, enfin, demain est mon dernier jour chez Tn. Et à la fin de la journée, vers 16h ou 15h un peu après 14h (jours après jours, je décale de plus en plus...), je monterai dans jolie-307-verte, et en route pour les vacances avec la Cigale! 15 jours de vacances consécutifs, c'est inédit pour moi depuis 18 mois, et 1 semaine de vacances d'été avec La Cigale, c'est inédit depuis toujours. Autant dire que ça va être la fête du slip.

Rendez vous à mon retour, même s'il sera sûrement chaotique pour cause de déménagement et donc d'accès au net difficile.

En attendant, la dernière carte reçue...

encarte3.JPG Elle me vient de Bassklar!

mardi, août 12 2008

Braquage à l'Anglaise

Jusque-là, Terry s'était toujours contenté de vols de voitures et de petites magouilles, mais lorsque Martine lui propose de participer au braquage infaillible d'une prestigieuse banque londonienne, il y voit la chance de sa vie...
L'enjeu est une salle des coffres remplie de millions en liquide et en bijoux extraordinaires, mais Terry et son équipe ignorent que l'endroit renferme aussi quelques secrets que les plus puissants dignitaires du royaume ne veulent à aucun prix voir sortir...
Voici l'incroyable histoire vraie d'un cambriolage à scandale où les voleurs sont certainement les plus innocents de l'affaire...

Un assez bon film, qui ne résistera pas à l'oubli, mais qui se laisse regarder avec un certain plaisir. Le scénario tient à peu prêt la route et se déroule très vite, au point que j'ai été un peu largué au début par l'alternance de scènes aux personnages différents, mettant en place les pré-requis de l'intrigue. Pas de débauche de gadgets qui font bip-bip et boum-boum: il s'agit là d'un braquage à l'ancienne qui ne tient debout que par l'ingéniosité et la chance. Les acteurs jouent bien le jeu et la réalisation , qui est à la hauteur de ses ambitions, n'en fait ni trop ni trop peu.

Un film sans démesure, à voir pour le plaisir.

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dimanche, août 10 2008

Toute jaune!

Oui, oui, elle est jaune... J'ai un mauvais a-priori sur le jaune, mais sur une Ducati, c'est bien!

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Quoi, et sans équipement, en plus! C'est très mal, ça, à moins d'avoir pour ambition de finir en steak haché sur du bitume. Voila qui est mieux, et qui correspond davantage au minimum requis...

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Ouais, bon, allez, j'avoue avec une pointe de regret: Ce n'est pas la mienne... C'est M_e qui m'a rendu visite à Colmar avec sa belle Ducati... Et elle est encore plus sérieuse que moi question équipement (parce que sur la route, j'ai des doute, moi qui me faisait engueulé à la moto école parce que je me trainait...): elle a aussi investi dans un pantalon. Elle a du style, sur sa grosse moto jaune!

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En tout cas, on a passé une excellente journée: balade dans Colmar (à pied, hein) flammekueche en terrasse, papotage et farniente dans un parc... Promis, M_e, on ira faire les châteaux de la Loire ensemble, en moto, un jour!

vendredi, août 8 2008

Wall-e

Wall-e: un film attendu et encensé avant même d'être projeté. Il faut dire qu'une production Pixar, c'est devenu le barème de référence du film d'animation. J'ai été séduit par le petit robot éboueur et amoureux. Qui ne pourrait l'être? La première partie du film, totalement exempte de parole, est un succès. Réussir à faire passer l'émotion au travers de tas de tôles et de quelques sons sans signification est une prouesse. Wall-e est un petit robot attachant et j'aimerai bien avoir le même. En revanche, à partir du moment ou l'on rencontre les grosses limaces que sont devenues les humains, je suis plus circonspect: Je n'ai jamais aimé voir les humains représentés en film d'animation, sauf lorsqu'ils ont un rôle limité à la figuration ou dans un cadre totalement fantastique (genre, Schrek). Ici, ils sont plus que figurants et représentent beaucoup trop bien un futur potentiel. Cela me gâche un peu la part de rêverie que j'aime trouver dans le dessin animé.

Il demeure une morale sympathique et dans l'air du temps, un maximum d'allusion au monde actuel, et ce petit robot aux grands "yeux" si expressif (et qui en plus, fonctionne sur macOS, le "doooong" au démarrage le prouve! ;-) )

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mardi, août 5 2008

Bonjour tristesse

Encore quelques centaines de kilomètres sur rail, ce week-end. J’étais en côte d’or. Visite à but familial dans un cadre on ne peut plus calme. Là bas, pas d’internet et le GSM passe à peine à condition d’aller au milieu du jardin ou, mieux, dans le champ, en haut de la colline. Mais j’aime bien, car j’y trouve une certaine tranquillité. Pas de bruit, beaucoup de vert, le souffle de la nature, parfois, cela fait du bien.

J’y allais cependant avec un handicap : pas de bouquin. Le calme, c’est bien, mais sans rien à faire, l’ennui vient vite. Avec un bon bouquin, l’ennui ne vient pas. L’évasion que quelques pages procurent sublime encore le cadre serein et vierge de distractions importunes. Mais là, point de page, ma réserve de bouquin à lire est vide. Une fois au Mans, il faudra songer à investir. Mais, là bas, je comptais trouver quelques bouquins traînant : les vestiges de la bibliothèque de ma mère prennent tranquillement la poussière. Je dis les vestiges, car je l’ai déjà consciencieusement pillée et pas mal de volumes peuplent désormais ma propre bibliothèque. Certains l’ont d’ailleurs déjà quittée pour celle de mes frères, à qui j’ai transmis quelques une de mes lectures préférées. Notamment la série ‘’La grande patience’’, de Clavel. Je ne sais pas ou elle est passée.

Malgré tout, j’espérais découvrir encore quelques livres de poche valables. Je n’ai pas été déçu. Entre quelques histoires pour enfants -n’est ce pas incroyable, ma mère aussi fut enfant et lut des bouquins genre « club des cinq »-, un nom m’a sauté aux yeux : Françoise Sagan. Vous avais-je dis la forte impression que Sylvie Testut m’avais fait, dans le film ? Depuis, je m’en voulais furieusement de n’avoir pas lu une seule ligne de Sagan. Et là, sur les étagères poussiéreuses de la bibliothèque, dans la collection livre de poche, gisait sur un papier de médiocre qualité « bonjour tristesse », « aimez vous Brahms… », « les merveilleux nuages »… Ma mère, qui avait eu des lectures de gamine, avait aussi traîné ses yeux sur des lignes que l’on disait licencieuses !

J’ai expédié « Bonjour tristesse » en quelques heures. Et maintenant, je comprend pourquoi Françoise Sagan inscrivit à son propre épitaphe que ce livre est un ‘’mince roman qui fut un scandale mondial’’. Seulement quelques dizaines de pages, mais un propos totalement décadent et impudique porté par une plume incontestablement talentueuse. Une merveille.

dimanche, août 3 2008

C'est l'facteur!

Ce weekend, je n'étais pas chez moi. Mais quand je suis rentré chez moi, le facteur avait déposé des cadeaux dans la boite magique. Ces cadeaux sont le fruit amusant de l'imagination débordante de Peio et de son jeu: les blogueurs s'encartent...

Alors, de la part du CPE (pas de liens chez Peio, je ne connais pas, donc...), je me prend une heure de colle, à exécuter à Marseille.

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Mauvais goût avéré et conforté par l'évocation du Pastis pour supporter la chaleur...

Chaleur dont le facteur a du être frappé, et qui ne manque pas dans le sang bouillonnant de Pierro...

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Oui, oui, en petit, c'est bien deux mec en chaps et harnais de cuir, cul à l'air. Monsieur Pierro connait décidément bien mes goût, puisqu'il me reparle de mon shopping parisien et de mon succès au permis moto. Lequel était d'ailleurs l'ultime cadeau du facteur:

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Ouééé, j'ai reçu mon nouveau permis. Et en plus, suprème avantage, je n'ai plus une photo d'adolescent pré-pubère, dessus!

mercredi, juillet 30 2008

1542km et une grosse dame

Le weekend dernier, j'ai fait 1542km en train. C'est écrit sur les billets. Je rendais visite à La Cigale. Nous avons passé de délicieux moments, j'ai eu l'occasion de rencontrer également quelques uns de ses amis d'enfance et le copain de Rodrichou.

1542km, donc, tous en train. J'ai emprunté la gamme complète, du rutilant TGV Est aménagé par Lacroix au tacot régional de la liaison Rouen Dieppe. Deux extrêmes, deux catégories d'usagers.

Enfoncé dans le siège enveloppant du TGV, je regardais défiler les paysages à un train d'enfer. A 320km à l'heure, la machine semble vivre, alternant les sifflements d'accélération et les moments de détente où seul le grognement des roues sur les rails rompt le silence feutré de la rame et le souffle régulier de la climatisation. Avec mon style de touriste, je détonnais parmi les complets sombres et les cravates ternes. Les Thinkpads IBM Lenovo étaient à la parade et semblaient se congratuler mutuellement de leur austère professionnalisme. Alors que le train déboulait dans les plaines de la Beauce, un blackberry, sûrement jaloux de l'attention exclusive portée aux Thinkpads, se mit à couiner. Regards réprobateurs des Thinkpads, troublés pendant plusieurs minutes par la colère froide et difficilement contenue d'une responsable after market face à la gestion désastreuse d'un customer issue. Elle était à l'image de ce qu'elle attendait de ses troupes: sans faute. Chignon serré, tailleur sec, bijoux discrets mais probablement hors de prix, le corps tendu et svelte, sans le moindre gramme superflu, elle picorait entre deux invectives une barre céréalière sans sucre ni matière grasse. Dans les yeux, deux mitrailleuses et une période glacière toute entière vous rappellait qu'on n'était pas là pour rigoler.

Changement de scène. La ridicule vitesse du tacot régional ne suffisait pas à renouveler l'air, même fenêtres ouvertes. La moiteur crasseuse du vieil express régional stagnait. L'engin clopinait à un rythme de sénateur arthritique et dans un concert de craquement. Tout vibrait, râlait, grinçait. A quelques mètres de moi, la porte des toilettes, à demi détraquée, claquait à chaque virage. Un trentenaire un peu précieux semblait avoir atterrit ici par accident et tentait de se rafraîchir en agitant d'un geste las un éventail bleu cobalt. Son polo noir, ouvert, révélait une pilosité entretenue et un bronzage maîtrisé. Tandis que des ados partageaient bruyamment leurs exploits de skate-board, il regardait avec un mélange de tristesse, de résignation et de dégoût la grosse dame. Elle, je l'avait repérée dès sa montée à bord. La manquer eut de toute manière été difficile. Pendant un instant, j'ai cru qu'elle ne passerait jamais par la porte. Finalement, si. Elle est passée, avec tout le barda qui multipliait encore son volume. Un sac en papier siglé "Paul", une besace, un petit sac à main, un gros duvet et un énorme sac à dos de voyage, tout cela semblait pourtant ridiculement sous dimensionné eu égard aux proportions colossales de leur propriétaire. En soufflant, elle est arrivée jusqu'à sa place. D'un coup de rein surprenant, elle hissa son sac à dos dans le porte bagage, refusant l'aide d'un autre passager. Il y avait dans la maîtrise de sa corpulence quelque chose d'étonnant et de beau. Après avoir empilé tout le reste, elle entreprit de s'insérer dans un siège. Face aux accoudoirs, ses formes rebondies s'effacèrent, laissant glisser le volumineux corps jusqu'à l'assise. Enfin installée, elle ressemblait à une montagne sur un tabouret, les accoudoirs étant presque invisibles, masquées dans les plis des bourrelets. Ceux ci descendaient jusqu'aux pieds, débordants par les interstices des sandales. De ses doigts boudinés, elle s'empara d'une main d'un guide touristique et de l'autre d'un sandwich poulet-mayonnaise. Elle s'en délecta à petites bouchées, tandis que ses yeux couraient sur les lignes du guide au travers d'une paire de lunettes mauves à la forme quelconque. Son menton double -il n'y avait plus la place d'en accueillir un troisième- tressautait au rythme des mauvaises jointures des rails. Tranquille, elle assumait. D'autres ne seraient plus sorties de chez elles, se contentant de zapper bêtement sur des émissions de télévision vantant les bienfaits d'une crème amincissante miracle. Elle, elle voyageait, promenant sa colossale silhouette et ses cheveux soigneusement coiffés à la garçonne sur les routes Normandes. Elle était à des années lumières des canons de beauté mensuellement rabachées jusqu'à la nausée par Glamour et Cosmopolitan, mais elle était belle. Elle était humaine, assumant ses excès sans honte ni morgue, habillant son corps adipeux d'une sobriété étudiée et de couleurs assorties.

lundi, juillet 28 2008

Si j'étais...

En réponse à la solicitation de Matoo.

  • Si j'étais un slip !

L'important est le contenu, pas le contenant. Je veux bien être n'importe quoi, boxer, string, jock strap, un peu moins caleçon ou slip (un slip, c'est un sous vetement trop prudasse pour être un string, ou un boxer boutonneux qui n'a pas fini sa croissance...). Mais quand même pas une vieille horreur en coton détendu et informe...

  • Si j'étais un sextoy !

Sans doute un petit plug en acier, pour caresser discrètement la prostate, incognito...

  • Si j'étais un fantasme !

(NDLR: grâce à Matoo qui m'a fourgué la chaine, j'ai découvert un nouveau mot: Bukkake. Quand je pense que personne ne me croit lorsque je dis que je suis une colombe innocente sortie de l'oeuf...)

Une belle action d'amour (pas de la grosse baise à la Matoo, nan, nan!) dans l'éclairage tamisé d'un musée d'art moderne, en fin de journée, quand il n'y a plus personne.

  • Si je devais faire l'amour avec un animal !

Non. Non, non, non, impossible. Avec un animal, c'est impossible.



(Ceci dit, j'ai explosé de rire en imaginant, façon cartoon, la scène proposée par Matoo!)

  • Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour !

Quand c'est vraiment l'amour, et pas seulement de la baise, "je t'aime" et la seule parole appropriée. De toute manière, le reste n'est pas très compréhénsible...

  • Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel !

Je cite en adaptant: "J'avoue, j'irais minauder un peu dans un lieu bien hétéro, et je me taperais un des mégabourrins. Huhuhu." Quoique, allez, soyons francs, minauder me semble un peu tiède. Gagnons du temps: J'irai faire ma grosse salope, l'objectif, c'est la coucherie, inutile de s'imfliger pareil corps trop longtemps.

  • Si j'étais une zone érogène !

La plus efficace: la prostate.

  • Si j'étais un détail absolument irrésistible !

Un piercing à l'arcade ou au téton. Des yeux bleus transparents, envoutants.

  • Si j'avais une morale sexuelle !

Une quoi? :-)

  • Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin !

Me réveiller avec un vagin serait peut être pire que sans pénis. Brrr, les deux me font froid dans le dos.

  • A qui je refile la chtouille?

A Tarvalanion, JM, Pascal, Mr Brightside ET Thanos, et naturellement Joss puisqu'il devient très chaudasse, ces derniers temps...

jeudi, juillet 24 2008

Main droite ou main gauche

Evidement, on va encore dire que je ne sais pas choisir. Mais j’ai assez rigolé de la stupeur d’Arnaud devant l’image de mon imac, et plus précisément de l’agencement du couple souris - clavier : oui, la souris est à gauche. Mais après tout, pourquoi donc le fait d’être gaucher pouvait il présenter une information intéressante ou au moins anecdotique ? Les gauchers sont-ils plus intelligents ? En ont-ils une plus grosse ? Ont-ils plus de succès ? Sont plus régulièrement pédés ?

J’ai tenté de réfléchir par moi-même, mais mon esprit chétif ne s’est souvenu d’aucune rumeur croustillante sur la question. Quand à Wikipedia, il ne m’a rien appris d’extraordinaire, tout au plus que pour être complètement gaucher, il faut l’être pour les mains, mais aussi le reste (yeux, etc…).

Avec une curiosité teintée de sadisme, j’ai laissé la confusion s’installer lorsque Tarvalanion est intervenu également. Le malheureux, qui m’a pourtant davantage vu en vrai qu’Arnaud Seldon, ne se souvenait pas non plus que j’étais gaucher. Et pour cause : je ne le suis pas. Enfin, par pour les mains. Du moins, pas pour tout : il est vrai que j’utilise la souris de la main gauche, et que je change toujours la position du couteau pour le mettre à gauche. Mais j’écris de la main droite, et ma main droite sera ma main naturelle pour quasi toutes les activités... En revanche, j’ai constaté que pour les yeux, par exemple, je suis clairement gaucher : mon œil gauche a toujours l’ascendant sur le droit, toujours. Si je dois fermer un œil, je fermerai le droit, si je dois regarder dans une longue vue ou un microscope, je choisirai inconsciemment l’œil gauche. Je soupçonne d’ailleurs mon œil droit d’être une grosse faignasse et de faire le minimum, surtout en fin de journée.

Maintenant, pourquoi utiliser la main gauche pour la souris ? C’est très simple : parce que c’est plus pratique. Notez que je suis parfaitement capable d’utiliser une souris de la main droite, avec la même précision, et d’ailleurs, mes souris sont placées à gauche mais configurées en mode droitier : le clic droit est toujours à droite, et le clic gauche, à gauche. Je clique droit avec mon index, et gauche avec mon majeur. Limpide, n’est ce pas ?

Maintenant, pourquoi est ce que j’estime que c’est plus pratique ainsi ? Simplissime :

Installez votre matériel : face à l’écran, le clavier alphabétique. A sa droite, décentré par rapport à l’écran, le pavé numérique. Et encore plus décentré, la souris. Tout est concentré sur la partie droite, il n’y a aucun équilibre visuel et ça fait moche. Mais si vous placez la souris à gauche, vous équilibrez les masses par rapport à l’écran, c’est plus beau. Voila pour l’argument qui tue. Pour un PC, c’est mesquin, pour un splendide imac, c’est vital

Mais ce n’est pas tout. Vous êtes droitier, souris à droite. Vous voulez utiliser le pavé numérique : vous lâchez la souris, tapez, revenez à la souris, la reprenez, recherchez la position du pointeur… Peu pratique, perte de temps, mouvements superflus. Alors, vous conservez la souris en main, et utilisez la main gauche pour le pavé numérique. Vous faites plein d’erreur car vos doigts de la main gauche ne sont pas précis. En plus, vous êtes contraints de tourner tout votre buste pour atteindre le pavé numérique de la main gauche. Anti-ergonomique et surtout, épuisant si vous le faites à longueur de journée. Ou alors, vous décalez tout le clavier, mais vous devez ensuite le rebouger à chaque besoin de taper un texte.

Autre solution, vous faites comme moi : bureau équilibré, pavé numérique à droite, souris dans la main gauche. Vous tapez les chiffres de la main droite, tout en conservant le contrôle du pointeur, rien de plus naturel, moins de temps perdu et un buste bien en face du bureau, 100% du temps. Pour le texte, mains droite et gauche se rejoignent naturellement au centre. Rien de plus simple!

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