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vendredi, septembre 3 2010

#RomaExpress: Le poids des paroles, le choc des crucifix

Je commence à croire que nous sommes face à une affaire de hautre trahison. Le rendez vous avec le faux Leopard Tacheté s'est avéré un traquenard monté par... Vinzniv. Oui, Vinzniv. Je peine à y croire. L'agent de toutes les grandes affaires, du barrage dynamité par mégarde, de l'avion détourné chez les Inuits par méprise, des élections aléatoire de Tanzanie, du scandale du réseau 3G en amazonie, et du faussaire philatéliste belge, un traitre? Pourtant, tout l'accable. Nous étions à la terrase d'un café, en attente de l'arrivée des hommes de la banque Vénitienne. Soudain, j'ai ressenti une sorte de chaleur monter en moi alors que ma vision se brouillait. N'étant sujet à aucune allergie, j'ai évidement pensé à un poison. Je me suis rué vers les toilettes du bar. Si un cuisinier est l'atout des diplomates, il est aussi celui des espions. Mon fidèle Rod n'a pas son pareil pour les antidotes et je ne me sépare jamais de quelques goutes de son multivitaminé-anti-tout. Evidement, je ne révèlerai pas ici ma cache mais croyez moi, c'est astucieux. Le temps de l'absorber, et j'ai senti les choses revenir à la normale. Que faire dès lors? J'ai opté pour jouer la simulation. Revenant en terrasse en prennant l'air d'un agonisant, j'ai découvert le comptable debout sur la table en train de chanter La Traviata. Vinzniv l'observait avec effarement, en alternance avec une fiole cachée au creux de sa main. La traitrise était manifeste. J'ai donc décidé de jouer le jeu d'Incipio. Ne connaissant pas La Traviata, j'ai entamé Nini peau de chien. Si la qualité de ce titre n'est pas contestable, la déclamer au coeur du Vatican est maladroit, à fortiori dans un bar à demi peuplé de nones. Evidement, un certain remou se produisait dans la salle. Soudain, je vis Vinzniv jeter un oeil paniqué vers le coin de la rue: Les jésuites venaient d'y apparaitre... Renversant sa chaise, il me pointa du doigt et hurla: "il est franc-maçon et a éteint tous les cierges de la basilique avec un extincteur géant!" Puis, pointant le comptable: "Et lui, pareil!". La première chose que j'ai pensée, c'est que sur ce coup là, son imagination me décevait. La seconde et dernière chose, c'est qu'on ne devrait pas laisser les nones utiliser des bombes lacrimogènes, même maquillées en crucifix.

Quand je me suis reveillé, j'étais dans une geole. Finalement, j'avais eu raison d'alerter mon cuisinier. J'espère juste qu'il était sur le chemin de Rome (normalement oui, vu que toutes les routes y mènent) et qu'il avait emporté son rouleau à patisserie...

jeudi, septembre 2 2010

#RomaExpress: A hue et à dia

La suite d'une histoire fantastique, dont des bribes sont ici, ici et encore ...

La première mission de Vinzniv se solda par quelques dizaines de milliers d'Ouzbeks noyés sous les flots d'un barrage dynamité par mégarde. Je commence à craindre que ma première mission ne s'achève par un embrasement généralisé de l'europe centrale et orientale. Je me demande comment l'Agence a pu constituer pareil équipage. Soit la mission était suicide, soit sa complexité fut mal évaluée. Ne pouvant me résoudre à la première solution, je soupçonne l'inénarable Nestor d'avoir encore omis la transmission de certaines documentations au comité central.

Arrivé à la cache de la Via Tasso, le comptable était toujours dans un état second. Vinzniv semblait lui dans un état d'euphorie parfaitement incompréhensible. Je commence à me demander si la légende de psychopathe qui le précède ne serait pas finalement justifiée. En l'espace de quelques heures, et alors que les ordres étaient de ne plus bouger en cas d'incident, il décida d'utiliser Incipio comme doublure du Leopard Tacheté auprès de la Venezia Esportatione Credito pour achever la transaction. Je ne vois pas trop l'intéret de cette opération.

Dans le même temps, il abusa des réserves d'alcool de la cache pour soutirer des informations auprès du même comptable. Je n'ai pas tout saisi, mais il me semble qu'il s'agit de disséminer les bons du Vatican de l'Helvète au travers d'une myriade de sociétés écrans basées aux Seychelles. Ce dont je suis certain, c'est que ce n'est pas dans les procédures de l'Agence.

D'autres mystères m'inquiètent: Qui étaient ces trois inconnus qu'il a abordé brièvement en gare de Firenze? Ma formation de lecture sur les lèvres m'a permis de lire un "merci Jean Baptiste, je savais que tu étais du genre à me faire plaisir". J'ose espérer qu'il ne se permet pas de profiter des déplacements de l'Agence pour exercer une activité personnelle?

Je sais que je devrais bloquer ces agissements ou au moins les signaler. Après tout, je suis le contact, j'ai donc la légitimité, non? Mais à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle? Vinzniv semble maitriser son sujet. Quoi qu'il en soit, cette affaire sent mauvais. J'hésite à activer mon agent B qui est le seul à connaitre la réalité de cette mission pour l'Agence. Le faire dès ma première mission serait lamentable, mais je sais que si ça dérappe trop, il saura faire intervenir ses réseaux à l'eclectisme utile. D'ailleurs, Talleyrand l'avait bien compris: "Le meilleur auxiliaire d'un diplomate, c'est bien un cuisiner"!

Je clos ce rapport. Vinzniv a du dégainer sa tocante et annonce qu'il faut y aller.

Cette mission m'échappe totalement. Fuck.

mercredi, septembre 1 2010

RomaExpress: massacre au marteau

A l'évidence, détenir la clé dorée ne serait d'aucune utilité sans le code associé. Nous étions d'accord là dessus avec Vinzniv. Même le comptable, qui semblait sortir de sa léthargie opiacée, parraissait trouver de l'intéret à la situation. Alors que Vinzniv allait plancher sur le rapport à communiquer à l'Agence, je devais profiter des dernières ténèbres de la nuit pour me rendre dans la cabine des Grecs, reconnus par le plus expérimenté d'entre nous, et tenter de mettre la main sur les papiers de l'Helvète qu'ils avaient manifestement dérobé. J'ai alors commis une erreur de débutant: laisser un néophyte participer à une opération. En effet, le comptable voulait absolument venir. Estimant que nous ne serions pas trop de deux, j'acceptais. Hélas. Trois fois hélas. A peine étions nous dans la cabine qu'Incipio s'véra inutile. Il restait bêtement crispé à regarder les dormeurs, me laissant seul fouiller les Grecs. Finalement, il s'approcha de l'un d'eux et se mit à le fouiller sans grande précaution. Evidement, il se réveilla. Prit de panique, le comptable, qui avait mis la main sur le marteau brise vitre, frappa. Une fois. Deux fois. Trois fois. Sans retenue, avec un acharnement méthodique, les yeux révulsés et le souffle court, il abaissait avec violence l'arme sur le visage de sa victime. Un oeil resta accroché à la pointe du marteau. Le front défoncé laissait voir une cervelle vermillon, les joues déchirées, une collection de dent en or. Le nez éclaté bouillonnait de sang. Le second accolite, évidement tiré de son sommeil, semblait aussi choqué que moi et ne réagissait pas au drame. Mal lui en prit. Soudain, Incipio se retourna sur lui et par un vaste geste circulaire, lui enfonça la pointe de l'arme -ou brillait encore la pupille noire du premier grec- dans la nuque. L'homme s'effondra sur son lit avec un bruit sourd. Prit d'un accès de rage, le comptable hurla et frappa encore. Le temps que je réagisse et n'arrète le carnage, le second grec était méconnaissable, la boite cranienne défoncée, le cervelet éparpillé sur les draps et tout le coté gauche de la tête transformé en une sorte de bouillie répugnante.

C'est épouvanté et dans un état second que nous rejoignîmes Vinzniv. Avant de refermer le compartiment cachant l'épouvantable charnier, j'avais cependant eu la présence d'esprit de m'emparer d'un conférencier de cuir noir et satiné sur lequel brillait, en lettre dorées, les initiales convoitées: PSL. Comme il n'y a pas de petits profits, les reflexes conditionnés par la théorie de l'Agence me rendirent aussi dépositaire des passeports Grecs et surtout, d'une forte somme d'argent libélée en bon du trésor du Vatican. Nous achevions cet inventaire lorsque le train entra en gare de Roma Termini. Alors que nous tentions de quitter le funèbre convois d'un air innocent, j'aperçu soudain 3 jésuites nous pointer du doigt. Abandonnant nos malles, nous nous engouffrâmes dans un taxi...

"Via Tarquato Tasso! Presto!"

mardi, août 31 2010

#RomaExpress: Un cadavre sur les rails

Les protagonistes sont partis....

Mort. L'homme à la chemise de flannelle était mort. C'est à cet instant que je réalise que Vinzniv était l'homme de la situation. L'agence fait bien les choses et avait opté pour un de ses meilleurs éléments, un de ces types formé dans les balkans avant la chute de l'union soviétique. En un clin d'oeil, il s'empare de la clé dorée et empoche le mouchoir brodé. Profitant d'un cahot de la mauvaise voie Savoyarde, soulève le corps du macabé en fermant son veston, masquant ainsi le sang. Encore un cahot, et le cadavre disparait sur le voie. On entend un craquement sinistre lorsque les roues du convois broient le squelette. Sur la plateforme désormais vide, on découvre l'arme du crime. Je m'en saisis rapidement. Soudain, un hurlement. Derrière Vinzniv, je découvre le visage horrifié de la demoiselle du couple d'amoureux qui, à l'évidence, avait tout vu. Les réflexes de l'entrainement jouent et la dague part toute seul, s'enfichant dans la gorge nue et douce de la dulcinée dont le cri s'étouffe. "merde", souffle Vinzniv. "On avait vraiment pas besoin de ça. Putain, mais il est ou le nettoyeur?". "Quel nettoyeur?", reponds-je. En quelques mots, je découvre que Vinzniv s'imaginait qu'Incipio était un technicien de l'agence. A mes dénégations, je vois son visage se décomposer. Incipio, c'est juste le comptable. A l'arrivée à Rome, il devait nous permettre d'obtenir de la Venezia Esportatione Credito le paiement pour les informations du Leopard Tacheté. Pendant ce temps, la demoiselle avait suivi le même chemin que l'industriel...

La 241 mountain emit un long sifflement tragique. La nuit allait être longue, et nous la passâmes dans la voiture restaurant. L'examen de la dague renforça nos craintes: elle était frappée aux armes du gouvernement Grec. Un faux pas, et une affaire d'état pouvait eclater et projeter dans la guerre une Europe devenue poudrière. Vinzniv, voyant les initiales PSL du mouchoir, m'apprit qu'il s'agissait sans doute de Philipon de Saint Laze, un industriel Helvétique ombrageux plusieurs fois impliqué dans des affaires de trafic d'armement, mais toujours relaxé faute de preuves. En revanche, il restait perplexe devant la clé. Ayant juste achevé mes classes, j'entrepris de l'examiner et découvri rapidement un poinçon caractéristique: celui de la Bayerisches Kommerzbank basée à Munchen. Hélas, sorti de ses brumes opiacées, le comptable nous informa que l'ouverture des coffres de cette banque nécessitaient bien une clé, mais aussi un code... Quand on connaissait les véleités indépendantistes de la Bavière, on ne pouvait que commencer à vraiment s'inquiéter. Vinzniv lui même semblait soucieux et qUe l'auteur du dynamitage du barrage Ouzbeque fut inquiet n'était pas pour me rassurer.

La nuit s'achevait...

D'autres explications par là...

samedi, août 28 2010

#RomaExpress

Rouge-cerise: "Si je dis "train de nuit, Rome, 5 jours, Septembre", ça provoque quelque chose?"
Vinzniv: je dis "Epouse moi"

9 heures plus tard naissait le #RomaExpress. Nous avons délaissé les épousailles mais avons conservé le voyage de noce. Et comme plus on est de folles, plus on rit, Incipio s'est joint à nous, puis Rod et Cri pour le weekend seulement, tandis que @Jonajour hésite encore. Le départ aura lieu le mardi 31 Aout à 18h52 en gare de Paris Bercy. Je vois déjà la scène. Sur le quai numéro 7, luisante d'huile, une locomotive 241P Moutain à demi enveloppée d'une vapeur imaculée attendra sous l'attention passionnée de son mécanicien qui, une burette à la main, voltige autour d'elle en prodiguant ses soins. Déjà attelés, une quinzaine de voitures Pullman rouges et cramoisies, hautes, auxquelles ont accède par un petit marchepied de fer forgé et aidé par la main puissante d'un homme de circonstance. Autour de tout celà, un incroyable ballet de personnages duquel émergera un couple d'amoureux échangeant un interminable baiser, ignorant sublimement l'agitation ambiante et le regard appuyé d'un homme à l'allure inquiétante, tout de sombre vétu, penché par la fenètre ouverte de la voiture numéro 9

A 18h49, la locomotive émettra un puissant hurlement qui résonnera sous les voutes de la gare et Vinzniv, sortant une tocante de la poche revolver de sa #VesteHorrible, dira: Messieurs, il faut y aller". Escortés par un aéropage de vallets obséquieux portant nos malles, nous gravirons les marches de la voiture numéro 3, découvrant les cabines boisées, aux rideaux de dentelles, de ce légendaire #RomaExpress.

Commencera alors la plus fantastique épopée ferrovière de l'histoire contemporaine. Incipio, sujet au mal du train, restera dans la cabine à déguster du thé au pavot tandis que Vinzniv et moi-même, justiciers, irons traquer les couples illégitimes dans la voiture restaurant. Mais, par un coup du destin et alors que le convoi traversera en serpentant les paysages grandioses de Savoie dans le battement rythmé des 4 cylindres de la 241P nous découvrirons sur la plate-forme de la voiture numéro 7 le corps ensanglanté d'un homme. Cet homme, à postériori reconnu par les gazettes comme étant un puissant industriel helvétique, sera élégament vétu d'un complet de tweed et de souliers impecablement vernis tandis que sa chemise de flannelle blanche sera atrocement souillée par le sang s'écoulant d'une plaie manifestement provoquée par l'action d'un poignard accéré.

Dans un dernier sursaut, s'accrochant au revers de la #VesteHorrible de Vinzniv comme Liliane à son magot, il murmurera: "Le Leopard tacheté..." Et trépassera. En s'ouvrant, son poing gauche révèlera, enroulé dans un mouchoir de soie bleue pâle brodé du chiffre PSL, un petite clée dorée...

mardi, août 24 2010

Une table et des roues

Une visite décidée une petite dizaine de jours avant, et 2 jours de plaisir à recevoir Rod et Cri au Mans. Une certaine pression pour moi, car recevoir cooking-gaga quand on n'est pas très doué en cuisine c'est quand même prendre un risque conséquent. A vrai dire, je comptais un peu sur le siège arrière de la Kawette pour faire oublier les imperfections des assiettes. Astucieusement, j'avais d'ailleurs opté pour des menus participatifs: en allant au marché ensemble, nous allions trouver les vivres du weekend et ensuite, les cuisiner ensemble. Finalement, j'ai d'ailleurs surtout fait l'assistant puisque c'est Rod qui officia au brunch, à la tarte tatin et à la moitié des crèpes aux champignons (allez revient à la maisoonhonhon, j'te f'rai des...), et Cri qui se chargea du poulet dominical.

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Nous avons donc sorti les motos samedi et Cooking-gaga s'est installé derrière moi, comme une évidence, sous l'oeil consterné d'un Cri au poussin délaissé. Et nous voila partis pour 160 km de plaisir. L'allure fut parfois soutenue afin de profiter au mieux des quelques petits virages Sarthois. J'ai constaté que mes 2650km du #MotoTour2010, et surtout les virages du Tarn, avaient créé leur petit effet: je me suis engagé dans des virages un peu serrés avec une tranquilité et une facilité que je ne me connaissais pas. Cooking-gaga, après un briefing à l'entrée de la D6 pour lui rappeler que normalement, la moto n'est pas censée tourner toute seule à cause des mouvements du passager, était devenu très sage. Serré contre moi, je ne sentais plus son poid. Peut être un effet de l'apesanteur? En tout cas, que Cri se rassure, il ne m'a pas tripoté, moi...

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vendredi, août 20 2010

Aubépine

Brule brume vapeur de ton corps
va dans l'ombre danse dans le noir tu as tort
virevolte oui j'aime ça j'adore
dans cette chaleur d'un beau soir d'automne
sinueux cherche à s'évader
on croirait à la félicitée
attraction de ton moi sur mon corps
mais tu ne sais pas que tu danses avec la mort

Ah, terrible chanson. J'associe à certaines musiques des moments de ma vie. Celle ci, c'est sur le chemin de la gare de Beaune, lorsque je repartais de chez mon Ex, le lundi, alors qu'il était déjà parti au travail. L'air froid et piquant de la campagne bourguignonne…

Aube, épine, quand je danse avec ton corps qui se dessine
Aube, épine, fichu espoir qui se résigne

déportée de ton corps tu frissones ricoches dans les ombres que tu me donnes
gesticule et montre du doigt
mais je suis là et tu n'auras pas froid
vivre une vie pour être vieilli
à 20 ans être seul dans son lit
voir ses courbes se rider faiblir mais toi tu es là tu refuses de vieillir

Le petit pont, pour passer sous les voies. Le carrefour bordélique. Prendre la rue en sens unique sur la droite. Trainer cette valise qui roule si mal. Penser à ce weekend déjà achevé, en faire le petit bilan, réfléchir un peu, penser au suivant, regarder ce petit vieux, là, et ces trottoirs couleur ocre, penser à mon grand père et à cette bourgogne que je n'imaginais pas retrouver ainsi un jour… Chantonner, heureux, amoureux aussi, se trémousser légèrement, mais discrètement, penser, jeter un oeil au ciel, inquiet un peu, aussi, du futur.


Aube, épine, quand je danse avec ton corps qui se dessine

Aube, épine, fichu espoir qui se résigne

quand tu te levais le matin c'était moi

quand tu te couchais le soir c'était encore moi

tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça

tu m'as dans la peau et même au-delà

puisqu'on ne peut pas vivre l'un sans l'autre chacun

puisque j'ai décidé d'un avenir commun tu resteras soudée à ma vanité

tu restes avec moi et pour l'éternité



Aube, épine, quand je danse avec ton corps qui se dessine

Aube, épine, fichu espoir qui se résigne

Parfois, j'y repense, en l'écoutant. Mais je crois que désormais, je suis résigné. Quoi que je dise, ce n'étais pas si évident.

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