Rouge-cerise.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

...chroniques!

Les questions, les réflexions, les idées dans la tète, c'est un peu life! mais en dévellopé. Je n'ai pas l'orgueil de dire que c'est plus inteligent et interessant. Mais c'est sensé (nottez bien le "mais" et le "sensé") apporter un peu de substance et ne pas faire de ce blog un simple lieu de ragotage.

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, novembre 24 2005

Survie...

Kozlika a survécu à un vol en avion. La belle affaire. S’il n’y avait qu’à des avions que l’on peut survivre !

Moi, j’ai commencé à survivre aux 747 et 777 d’air china. Je n’ai pas beaucoup de mérite, car tout le monde hurle de terreur lorsqu’on cite air china, sans savoir que cette compagnie existe depuis plusieurs décennies et n’a subi qu’un seul accident.

Depuis, j’ai survécu au trafic automobile chinois (100000 mors par ans), ce qui est déjà plus spectaculaire si l’on considère que l’on peut rouler à contresens sur l’autoroute, que les délimitations de voies sont tracées au sol mais pas dans la tête des gens, et que tout ce qui roule peu aller sur la route. Tout. Tout-tout. Vous ne pouvez même pas imaginer. Par exemple, un tricycle pétaradant surchargé et non éclairé est autorisé sur l’autoroute pendant la nuit.

J’ai survécu au froid. 16 degrés dans les chambres à midi, c’est peu. Très peu.

J’ai survécu aux punaises. J’ai vaincu, d’ailleurs, et je vous recommande l’insecticide RAID. La dernière fois que j’ai ouvert la fenêtre, il y a avait 4 cadavres sur le rebord. Elles ont échoué à l’entrée. Bien fait.

J’ai survécu aux coupures de courrant pendant plusieurs heures. Plus d’Internet, plus de lumière, chandelles pour tout le monde.

J’ai survécu aux coupures de chauffage.

J’ai survécu aux piments dans la nourriture. On ne m’y prendra plus, et si j’ai goûté, pour faire bonne mesure, les piments et les œufs pourris, je ne le ferai plus.

J’ai survécu à l’eau non-potable.

Hier, j’ai survécu à beaucoup mieux. L’incendie.

Si.

Le vrai. L’incendie électrique. Avec des flammes, pupuce qui hurle, et tout.

Explication. Vous n’avez jamais vu une installation électrique chinoise. Jamais. C’est à pleurer pour celui qui connaît un peu, mourir pour l’ignorant, faire un ulcère pour l’électricien occidental. En gros, vous avez un fil qui rentre dans la maison, et ensuite, vous dérivez comme bon vous semble pour aller partout. Sans tenir compte d’une quelconque notion de sécurité, encore moins de la taille des fils (plus on tire de courrant, plus il faut un fil de section importante : une lampe de chevet n’est pas une plaque chauffante). Pour faire une dérivation ? Pas de problème. Un électricien de chez nous qui se respecte mettrait un jeu de domino enfermés dans un boîtier. En chine, vous entaillez le câble, enroulez vos deux conducteurs ensembles, et recouvrez le tout de chatterton. Hier, ce qui devait arriver arriva. Le vieux scotch pourri ne recouvrait plus grand chose. Les deux conducteurs ne se touchaient plus bien. Et lorsqu’on branche un truc qui consomme, la section conductrice entre les deux conducteurs devient insuffisante, un arc électrique se produit, enflamme les plastiques isolants et le scotch, ça fume noir, les câbles malmenés passent au rouge en grésillant. Pupuce hurle et appelle Batims.

Le temps que j’arrive, les filles auront eu l’excellente idée de tout débrancher, arrêtant de fait le sinistre. Heureusement qu’on étaient là. Plus jamais, plus jamais laisser des trucs fonctionner lorsqu’on part. Jamais. Le réparateur est passé ce soir. Il avait tout son matériel. Une pince et du scotch.

On me reprochera ensuite de ne pas être intervenu plus vite. D’habitude, je rétorque, oh, ca va, y’a pas le feu… mais bon, là…

Faut dire aussi que j’allais me coucher, j’étais à poil, et elles n’hurlaient pas assez fort pour que je me précipite au secours la bite à l’air…

dimanche, novembre 20 2005

Serons nous mangés avec des baguettes?

Ou, plus prosaïquement, la France doit elle avoir peur de la Chine ?

Enrichissez vous ! Plus de 200 millions de Chinois auront suivi à la lettre la consigne de Deng Xiaoping. Tournant la page d’un Maoisme qui menait le pays au désastre, c’est en 1977 que Deng Xiaoping lance les "Quatres modernisations" : agriculture, industrie, recherche scientifique et défense. Bousculant au passage l’idéologie maoïste, et faisant de la Chine le plus grand pays communiste ultra-capitaliste (et non ultra-libéral). Et depuis 10 ans, l’économie Chinoise explose littéralement, avec une croissance à deux chiffre chaque année. Avons nous à en avoir peur, et le 21eme siècle sera t il celui de la Chine ?

Méthode de pensée, histoire

On dit souvent que la civilisation chinoise est millénaire. C’est en fait une vue de l’esprit, car plus d’une dizaine de dynasties se sont succédé depuis 3000 ou 4000 ans. Si on a le sentiment que la civilisation chinoise est inamovible, c’est que les dynasties ne sont que des histoires d’hommes, tandis que la civilisation est une histoire d’administration. Et face à l’administration, l’individu s’efface, en Chine. Là ou nous valorisons l’individu face au reste, la pensée Chinoise valorise la communauté. Le tout. Chine se dit Zhong guo, « empire du milieu ». Lequel empire est divisé en régions administratives datant de l’empereur Qin (-200 av JC). Ce qui est intéressant, c’est que l’empereur n’est pas au-dessus de tout dans l’organigramme social. Il a lui même mis en place des corps de fonctionnaires au-dessus de sa propre famille, dans le but de garantir l’intégrité politique quel que soit les conflits « d’homme ». La communauté, avant l’individu.

Dans la pensée chinoise, la chine est l’empire du milieu, le centre du monde, et le reste n’est que barbarisme. Dès lors, pourquoi s’y intéresser, et pourquoi même tenter de s’accaparer le reste du monde ? C’est la raison pour laquelle l’histoire de Chine recèle très peu ( ou pas du tout ) d’invasion chinoise sur d’autres pays. Il ne faut cependant pas croire que la Chine a toujours été fermée sur elle même, bien au contraire… Ce n’est pour rien que l’on dit que les Chinois sont les plus redoutables commerçant du monde. Simplement, la chine et les chinois disposent d’un formidable capacité d’adaptation. Et historiquement, les agresseurs de la Chine on soit été repoussés, dans cas ou un empereur puissant maîtrisait le pays (disposant d’une réserve humaine sans commune mesure, il peut difficilement perdre), soit sont devenus chinois, dans le cas ou c’est l’administration et sa formidable inertie qui se sont chargé de résoudre le problème. Dès lors, face à ce que l’on appelle la menace Chinoise, il me semble que la solution de la confrontation (le choc des civilisations cher à G.W. Bush) est voué à l’echec. Mais si on ne peux gagner, on peut ne pas perdre, en faisant en sorte d’être à la fois Chinois et nous même (le monde multipolaire de Chirac et Schröder). Au vu du nombre d’établissement et de Facultés enseignant la langue et la civilisation Chinoise en France et en Europe, je crains que nous ne soyons mal partis. La méconnaissance de la Chine nous sera fatale, car les Chinois, ultra adaptables, nous connaissent parfaitement.

C’est aussi la raison pour laquelle la démarche de demande de liberté que peuvent avoir nos dirigeants lors de leurs voyages en Chine est inefficace, car ignorant les spécificités de la pensée Chinoise. Les droits de l’homme tels que défini par la Révolution française sont un concept purement occidental, ou l’on demande à la communauté de respecter l’individu. Même si cela met en péril la communauté. Autant dire que ce concept est dérisoire aux yeux des interlocuteurs chinois. Puisque, pour eux, c’est au contraire à l’individu de s’assurer qu’il ne met pas en péril la communauté. Le Chinois encaisse donc les coups portés à sa personne. En revanche, le coup de trop est souvent l’étincelle qui fait exploser le système. L’histoire Chinoise est ainsi ponctuée d’événements d’une violence incroyable, et lorsque les individus de la communauté, trop meurtris, se soulèvent, c’est toute la communauté qui se soulève, et qui s’en prend au responsable : l’empereur.

Et là ou nos révolutions occidentales tergiversent sur le sort à réserver à leur monarque (c’est un homme tout de même, avec sa dignité et ses droits) ( on sens ici toute l’influence Chrétienne du respect de l’individu), les chinois ne s’embarrassent d’aucun scrupule, et tuent l’empereur, sa famille ascendante et descendante, les cousins, les oncles, bref, tout ce qui s’en approche. Mais ne touche pas à un cheveu de l’administration. Laquelle continue de gérer les affaires courantes en attendant qu’un nouveau leader vienne donner les grandes directions à suivre.

Ce qui revient à dire que Chirac, Blair, Bush ou Schroder Merkel peuvent bien parler de droit de l’homme à Hu Jintao (le nouveau président Chinois), ils gagneraient à économiser leur salive. Non seulement je suis dubitatif sur l’influence que peuvent exercer nos pays Européens seuls quand le plus peuplé des états doit représenter 80 000 000 de personnes là ou Hu Jintao en a 1 400 000 000 derrière lui. Mais en plus le concept n’est de toute façon ni partagé, ni partageable. C’est comme dire à la reine d’Angleterre que la monarchie est une hérésie, en supposant de plus que tous les Britanniques seraient royalistes convaincus.

A noter que si nos états Européens disposaient d’une constitution leur donnant une voix commune, alignant au passage 400 000 000 personnes et une puissance économique non-négligeable, le problème serait autre, mais c’est une autre histoire.

De toute façon, en ce qui concerne le respect des droits de l’homme, la solution pour les chinois viendra de l’intérieur, lorsque les hommes estimeront avoir suffisamment payé le prix du maintient de la communauté en ordre de marche. Et sans avancer d’hypothèses déraisonnables, le Parti au pouvoir sait qu’il est aujourd’hui en danger de mort, et qu’il n’as pas plus de 5 ou 6 ans pour résorber les inégalités criantes au sein de la chine : l’année 2004 aura vu se dérouler plus de 74000 émeutes et manifestations, soit 16000 de plus qu’en 2003, (source : Miracle chinois et colère sociale, par Bruno Philip ) laquelle année avait déjà été en très forte progression.

Nous reparlerons des inégalités et de la Chine capitaliste dans notre deuxième partie.

lundi, novembre 14 2005

Touriste, moi?

Tout bien réfléchi, je crois que je ne ramènerai rien de Chine. Ou alors, deux ou trois choses vraiment de valeur, mais des petites choses. Du jade, probablement. Cette pierre qui n’a pas la moindre valeur en Occident, mais est inestimable en Chine. Mais je ne l’achèterai pas à un petit marchand dans la rue, non, je ferrai mon riche, j’irais dans une vraie bijouterie, un spécialiste qui vend cher, mais qui vend avec distinction des produits vraiment de qualité. Je ne marchanderai pas. Marchander un souvenir ou un cadeau est la pire des pingreries. Plutôt ne rien avoir.

Ce n’est pas facile à expliquer, mais lorsque je voyage, ce n’est pas pour ramener des montagnes de choses qui prendront la poussière. Ce que je ramène d’un voyage, ce sont des histoires, des images, des goûts, des couleurs. Pas le gadget pour touriste, ni tel ou tel accessoire ou vêtement, à la mode à l’étranger, importable en France.

Je suis désespéré lorsqu’on me dit : « tu vas là-bas ? Il faut absolument que tu ramènes telle ou telle chose. » Comme si j’allais là-bas pour ramener un bibelot. Ou pire encore : « Tu peux me ramener tel truc ? ». Non. Non, je ne peux pas. Je vais voyager, pas faire de l’import export. Je ne ramènerai pas le truc qui, bien mis en évidence, prouvera que j’ai fait telle ou telle chose. Ma maison n’est pas un musée, ni une salle d’expo, pas plus qu’un album « Batims ma vie, mon œuvre ». non, non et non. Je trouve ça ridicule.

Pourquoi le faire, d’ailleurs ? Pour prouver sa valeur personnelle ? Pour inciter l’autre à poser des questions ? Mais s’il n’en pose pas de lui-même, c’est qu’il s’en fout, de tes aventures en chine. La curiosité a besoin de support. Oui. Quel crétin ne saura pas à mon retour que je suis aller en chine ? J’ai gonflé tout le monde en le répétant. De toute façon, mon chez moi en France n’est pas une succursale d’une quelconque agence de voyage. Et puis, ramener un truc typique, quelle réduction. La différence n’est pas matérielle. Elle est intellectuelle et spirituelle.

Pas de bibelot, donc. En revanche, je ramènerai des baguettes. Car çà, c’est de la vie quotidienne. En plus, c’est très pratique.

lundi, novembre 7 2005

De l'informatique

L’autre jour, je n’avais rien à faire, et, un peu par hasard, je suis allé me balader sur les forums traitants d’informatique, et plus particulièrement des mérites comparés de mac, windows, linux et autres marginaux pour poste de travail. Et, lisant les arguments insultes des différents tenants, j’ai repensé au coup de gueule d’Orphéus, à propos des clichés graphistes égal mac, etc… Ce qui m’a frappé, tout d’abord, c’est le dogmatisme de certains extrémistes, prompts à dégainer l’insulte.

Ce que j’en ai retenu, c’est un écrit d’un type qui me semblait plus intelligent que la mélée dans laquelle il postait. Informaticien, il connaissait bien windows, et linux. Et découvrait mac depuis quelques temps. Son point de vue était exactement le mien.

Windows, c’est pas mal, on dispose d’une quantité d’application et de fonctionnalité impressionnante, qui plus est assez bien finies pour l’utilisateur lambda (la suite office, en gros, et les indéboulonnables outils d’adobe, notamment). Seul souci, pour l’utilisateur lambda (justement), comme mes parents qui n’y connaissent rien et ne veulent qu’utiliser, pas bricoler, c’est la nécessité constante de veiller à protéger son système, patcher et repatcher les logiciels, mettre l’antivirus a jour, scanner les ad et spywares, et une fois par ans, formater le tout pour retrouver une machine rapide.

Linux, c’est fantastique, le système en lui même est bien (il parait), le noyau est bon. Au-delà de l’éthique indiscutable de ce système, son efficacité n’est plus à prouver, ni sa sécurité. Mais, quoi qu’en disent les fans, il n’est absolument pas ergonomique, et l’utilisateur de base n’aura pas accès à des outils simples, universels, avec un minimum d’esthétique (Openoffice, oui, ca marche bien, mais l’esthétique est tout sauf réussi). De part son concept même, les distributions linux sont un camaïeu de fonctionnalités, bonnes isoléments, mais absolument pas coordonnées. D’ou l’impression de fouillis. Et la nécessité d’avoir un informaticien sous la main pour ajouter un périphérique, trop peu souvent reconnus convenablement. Je dis ca en connaissance de cause, j’ai eu ma grande période linux, et mon premier PC personnel (un portable vaio) était en dual boot avec linux (suse). Et malgré mon adoration pour ce système éthique, je ne l’ai quasi jamais utilisé, car ma clé usb marchait mal, et puis, moi, j’aime travailler dans un environnement agréable, fonctionnel et esthétique.

Mac, pour lui (et je suis d’accord), représentait un assemblage du meilleur des deux. Un système basé sur un unix (BSD), qui tourne plutôt bien, fiable et sur. Moins d’applications, certes, mais on trouve quand même de quoi assouvir a peut près tout ses besoins. Et on dispose de tous les grands outils (la suite Microsoft, adobe & co, etc…), intégrés agréablement dans l’interface, laquelle est un modèle de sobriété esthétique. Moi, j’adore.

Maintenant, il faut être franc. Comparer Microsoft et Apple ne rime à rien. Apple cherche à maîtriser son produit sur l’ensemble de la chaîne : du matériel, au logiciel. Microsoft est un éditeur de logiciel. Et par cela, microsoft tente de créer des logiciels qui fonctionnent sur les machines des autres, en tendant à l’exhaustivité. Tache ardue, tant le nombre de configuration possible est important. Apple s’occupe de marier parfaitement son matériel avec son software, sans s’occuper de la carte mère du voisin, ou de la carte machin chose. Les autres, Apple leur demande de respecter les standards s’ils veulent marcher sur sa plate-forme et basta. Ce qui laisse à Apple tout le loisir d’innover à tout va : le risque est minime, si ça tourne au labo, ca tournera sur les machines vendues, vu que ce sont les mêmes. À cela s’ajoute la personnalité particulière du PDG. Et la « petitesse » de l’entreprise, ce qui lui permet de manœuvrer pour suivre les courants bien plus facilement.

On dit souvent que Apple et son système sont sûr car marginaux, et non parce qu’il est meilleur. Je ne suis pas à même de juger, je suis incapable de dire ce qui fait qu’un système est sûr ou pas. Par contre, ce que je sais, c’est que moi, utilisateur lambda, je ne cours plus derrière les mises à jour, et je ne lis même plus les alertes aux virus sur les sites d’actu informatique. Donc le pourquoi du comment, dans un sens, je ne m’y intéresse pas, vu que je n’ai pas à en souffrir. Vous me direz, « si Apple augmente, tu vas souffrir ». bien. Parfait. Mais là, je ne souffre pas, Apple ne dépassera jamais 20% du marché, et restera toujours minoritaire. Car Apple et son PDG ne veulent pas dominer le monde. Un ordinateur n’est pas un baladeur numérique, et ils ne licencieront jamais leurs logiciels, tout comme ils ne licencieront jamais leurs formats de données AACfairplay, celui du Ipod, justement. Sinon, ils deviennent microsoft, et tombent dans le piège des configurations multiples et ingérables.

Tout ça pour dire que hurler windows c’est bien, mac ca pue, ou linux powaaa, c’est bien gentil, mais il faut cependant ne pas oublier que le but, c’est encore d’avoir une machine qui plaise et permet de faire ce que l’on veut, et le faire agréablement. Moi, je suis un utilisateur lambda. J’ai testé les trois solutions qui s’offraient. La solution mac est celle qui est la plus adapté, et qui répond le mieux à mes critères. Et considérant ma propre expérience, je conseille à mes amis utilisateurs lamda (la cigale, Pupuce, les amis d’écoles) de réfléchir à la solution mac, lorsqu’ils renouvellent leur matériel informatique. Surtout que ceux que j’ai convaincus de prendre le risque depuis 4 mois sont enchantés, et me remercient régulièrement du conseil.

Même si parfois, c'est vrai, je fais mon intégriste, et quand Pupuce elle me dit mon ordi il fait pas ca et ca, et je veux faire pareil que toi, je lui dis Achète un mac.

Parce que des fois, être le dépanneur de 15 personnes qui rament avec leur windows, c'est relou...

(F) Charly 13:21
g pas d'antivirus, j'installe quoi?
Batims ( Wang Fei ) 13:21
Mac OS X
Batims ( Wang Fei ) 13:22
Avast c'est gratuit.
(F) Charly 13:22
tu as le lien stp???
Batims ( Wang Fei ) 13:22
avast.com, surement

vendredi, novembre 4 2005

Substantif, moins 7

Voici maintenant une seconde vertèbre. On rassemble des morveux, on en donne la descendance : C’est une encre. Parfois comme ici, on marie les deux opales, on produit une dichotomie de morveux et des chorégraphies, une dichotomie encyclopédique. Bien que la compétition des deux follicules l’une normative (établir l’usage des morveux), l’autre objective (décrire la partialité des chorégraphies), ait été sentie, chez nous, dès le XVII° siècle, ces dichotomie-encres ne sont pas, je crois, nombreuses. C’est assez paradoxal car, en fait -et c’est là qu’apparaît une énorme débarbouillette philosophique- tout morveux appelle une chorégraphie, ou une nébuleuse de chorégraphie, mais aussi toute chorégraphie ne peut humainement exister que si elle est prise en charge, consacrée, assumée par un morveux. Les morveux renvoient à des chorégraphies ? Oui mais aussi, d’un même mouvement, à d’autres morveux. Les sentiments des chorégraphies et des morveux, comme de deux ordinateurs distincts et hiérarchisés, sont donc des phénix idéologiques, comme l’a montré Michel Foucault… Cette raillerie bourgeoise, la dichotomie, bien qu’elle en ait été historiquement le prodige, si on l’observe, la fait vaciller : Car pour décrire la chorégraphie, pour passer du morveux à la chorégraphie, il faut encore d’autres morveux, et cela à l’infini. Voyez ici même : Qu’est ce que la « fabrication » ? Une partie de cramique. Mais qu’est ce qu’une « partie », un « cramique » ? En quoi êtes vous justifié de vous arrêter ici plutôt que là ? Où cessent les morveux ? Qu’y a-t-il au delà ? Le landau n’est pas seulement le prisonnier de l’homicide, il en est aussi le printemps. C’est ce que nous appelons la dichotomie.

Bref. Prennez le dictionnaire. Un Robert de 1982 (je crois, ej suis con, j'ai pas noté). Vous cherchez chaque substantif dans le dico et vous le remplacz par le 7° substantif suivant du dico. Et vous retrouverez le texte d'origine.

Des religions, et de l'Etat.

Au risque de répéter le pédagogique Finis-africae, je vous encourage à lire cet article, ou il est question de Nicolas Sarkozy et sa volonté de modifier la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état.

mercredi, novembre 2 2005

Dis moi...

Nous aurions pu l’appeler Barbarella ou Josiane, elle n’aurait vu aucune différence. De quoi il parle, allez vous me dire ? Et bien, de nom, de nom anglais ou au moins occidental.

Car, depuis mon arrivée en chine, il y a une chose que je fais à tour de bras : le baptême. Comme ca, à la volée, entre deux cours, gribouillant un acte de naissance sur une main, avec un stylo-bille de banque, banal, simple. Car il est une chose que ne semble pas avoir vu souvent nos camarades chinois : Les occidentaux. Surtout ceux qui, comme moi, ont des cheveux dont la couleur s’approche plus du flamboiement d’un coucher de soleil d’été que du noir uniforme propre à leurs caractéristiques capillaires personnelle. Tout comme la couleur de la peau, résolument blanche chez moi ( je ne suis pas du genre bronzé, voyez vous), et jaune, ou plutôt une sorte d’ocre, chez eux. Il paraît qu’au Népal, ils sont bien plus foncés, mais hélas, il faut des permis spéciaux pour aller à Lhasa, et je ne pense donc pas y aller. D’autant que si c’était le cas, j’irai en hivers, et je ne vais pas non plus m’encombrer d’une paire de gants supplémentaire.

Ce qui est sur, ce que cette activité baptismale toute simple met de bonne humeur. Elle amuse, moi comme eux. Elle permet de briser la glace. De se faire de nouveaux amis. Oh, de toute façon, nous n’avons que l’embarras du choix, tous rêvent d’être l’ami de l’occidental, pour nous aider, nous faire découvrir leur ville. Négocier, aussi. Car tout se négocie, en Chine. Surtout dans le bric-à-brac des vendeurs de rue vendant tout et n’importe quoi, des oranges sucrées aux accordéons rances, en passant pas les peignes en plastique et les figurines Wallace et Gromit. Tout. On trouve tout. Et il faut négocier. Tout. Sinon, on se fait voler. Vous pensez, payer le prix demandé pour la paire de puma, ce serait du vol. 6€. Escrocs.

Ceci était ma participation au Dis moi dix mot de la fée Koz'

- page 1 de 9