Ma chère ville du Mans est mondialement célèbre pour ses rillettes sa course automobile. Les 24h, ici, c'est une institution. Il y a les 24h voitures, mais aussi camions, voitures anciennes, motos, vélos, rollers, course à pied, tout ce que tu veux. Mais bien sûr, les 24h du Mans, les véritables, ce sont les 24h automobiles. Initiée au début des années 1920, c'est d'ailleurs, je crois, la plus ancienne compétition automobile encore en activité.
Pour cette occasion, la ville se transforme et se prépare. Des portions de route sont coupée (puisqu'elles font partie du circuit), les riverains ont des pass spéciaux pour rentrer chez eux, le ciel se charge d'une quantité invraisemblable d'avions d'affaire et les routes de voitures de sport et de luxe. En moins de 10 jours, j'ai ainsi vu plusieurs Ferrari, Aston Martin, Bentley, Dodge Viper, Jaguar anciennes, Lotus, Lamborghini... Et je ne compte plus les BMW, Mercedes, Audi et Porsche en coupé, cabriolet ou version ultra sportive. C'est là qu'on remarque aussi à quel point l'Allemagne domine la production de voiture de prestige.
Le mercredi et le jeudi soir furent marqués par le bruit, au loin, des voitures aux essais. De chez moi, (au moins 15km à vol d'oiseau), le bruit du circuit est très audible. Le vendredi soir, quant à lui, est dédié à la parade des pilotes. Pas de gay pride au Mans, donc, mais une foule nombreuse et une organisation milimétrée pour faire défiler dans les rues un cortège de supercar puis une nuée de pilote en combinaison dans des voitures anciennes. Je ne suis pas un grand passionné (mais j'aime bien quand même), et je voulais voir ça (et aussi le live-twitter, même si hormis @critwi76, tout le monde s'en tappe dans mes followers). Suivant les recommandations de mes collègues, je suis arrivé 1h en avance afin de trouver une place au plus proche du cortège. Je n'ai pas été déçu, puisque j'ai pu voir 2 voitures que je voulais voir de mes yeux:
La Buggati Veyron. Un monstre de 1001 chevaux. 16 cylindres, 64 soupapes, 4 turbos, 1001 chevaux, 1000k€ hors taxe. C'est au delà de tout. Il ressort de cet engin un sentiment de puissance compacte. La voiture semble petite, basse, râblée. C'est de la performance brute, presque 2 tonnes qui atteint 100km/h en 2,5 secondes et grimpe à 400km/h en pointe. On sent cependant l'ascendance Audi (Alors que la prestigieuse marque était Française, elle appartient depuis 10 ans à Volkswagen) dans le design rigoureux, précis, homogène mais, il faut le dire pas très original.


Tout le contraire pour ma chouchoute, l'Alfa Romeo 8C Competitione, présente à la parade en version spider. Ma quale macchina splendida! L'Italie dans sa toute sa splendeur (du nord, donc...). Superbe, avec des courbes comme seuls savent en faire les Italiens, et cette calandre si typiquement Alfa Romeo. Avec 8 cylindres pour 450 chevaux, on est loin de la sur-performance de la Buggati, mais quel charme! Le bruit semble avoir été tout particulièrement travaillé: la voiture avance dans un grondement sourd et grave. J'adore!



Et enfin, sur un tout autre registre, plusieurs véhicules électriques étaient de la partie, dont le roadster Tesla. Ne nous mentons pas: l'assistance était assez dubitative devant ces engins silencieux. Il faut dire que le petit sifflement électrique est décevant et pauvre en sportivité. Les appareils photos ne crépitaient pas beaucoup, même si un "oooh" de surprise s'est élevé lorsqu'un pilote sans doute lassé de passer pour le faire valoir écolo de la journée, s'est arrété et à démontré l'intéret du moteur électrique en réalisant une accélération impressionnante, tant par sa vigueur que par le silence déconcertant qui y est associée.
Une fois cette parade achevée, celle des pilotes a commencé. Elle fut décevante à mon goût, car il se passait 10 longues minutes entre chaque équipage. Je ne suis pas assez passionné pour attendre ainsi indéfiniment que 3 mecs en combinaison juchés sur un tacot veuillent bien défiler en lançant à l'assistance des goodies débiles. Encore que, dans le feu de l'action...

Surtout que, comme le fit remarquer ma voisine de droite: "mais en fait il ne sont pas très beau..." Connaisseur, je lui ai confirmé que je partageais son dépit, même s'il y a eu une ou deux exceptions.

Il y avait aussi les inévitables pom-pom girls et fanfares. Mes collègues m'ont d'ailleurs beaucoup parlé des pom-pom girls. Sooo predictable...

Par contre, j'avais aussi un voisin à ma gauche.

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