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Culturelosphérique

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mardi, mars 1 2011

Black Swan et Les femmes du 6e étage

Les femmes du 6eme étage. Synopsis :

Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois.

Le thème m’intéressait, de part la période historique, par le visuel de la bande annonce, et aussi pour Luchini que j’aime assez. Pourtant, je ne pensais pas rire particulièrement durant la projection, mais ce fut le cas. J’ai d’ailleurs rarement vu une salle complète rire ainsi à l’unisson. Et dans le même temps, je suis aussi convaincu que quelques instants après, cette même salle était étreinte par l’émotion. C’est là toute la qualité de ce film : alterner humour et drame, avec douceur, et avec un Luchini qui ne Luchinise pas trop et qui est particulièrement touchant en grand bourgeois conservateur qui, subitement, découvre sa vie.

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Le second film, Black Swan, n’était pas prévu mais je me suis laissé entrainé, à force d’en avoir entendu parler.

Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily... (Je ne trouve pas du tout que ce synopsis présente la réalité du film. Mais alors, pas du tout).

Je dois dire que les 15 première minutes, j’ai crains que cette projection ne soit un calvaire : la réalisation faisant le choix de filmer avec une caméra au poing, l’image bouge beaucoup, avec des couleurs très froides, et pour tout dire c’était assez intenable. Ensuite, je ne sais pas si c’est l’habitude, ou si l’image se stabilise, où encore si je suis rentré dans le film, mais ça allait beaucoup mieux. La tension augmente progressivement, jusqu’à atteindre son point culminant dans les dernières minutes. L’effet est réussi, puisque tout le film tourne autour de cet instant, de ces dernières minutes. Film passionnant, donc, et servi par Nathalie Portman qui excelle dans le rôle principal.

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mercredi, janvier 26 2011

Somewhere

On devait aller voir Another year. Et puis, comme on est très fort avec Fef, on s’est rendu compte devant le cinéma qu’en fait il ne passait pas. Du coup on s’est rabattu sur Somewhere.

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Le film porte bien son titre, et c’est bien du Sofia Coppola. A la sortie, on ne s’est pas vraiment ennuyé, parce qu’il y a de beaux plans, une bande son intéressante… Mais je ne savais pas vraiment quoi en dire. Le film est finalement vraiment à l’image de la vie qu’il décrit : lent, sans beaucoup d’action, se laissant aller dans une certaine aisance pour ne pas dire luxe. On entend davantage le moteur rauque d’une Ferrari noire que les dialogues, quasi inexistants. Finalement, c’est pour ça que je trouve ce film assez bon, dans le sens où le spectateur partage l’ennui de la vie de Johny (Stephen Dorff), mais ne sort pas de la salle avec le sentiment de s’être profondément ennuyé. C’est donc que la réalisatrice est parvenue à produire une sorte d’alchimie qui empêche de dire que ce film est raté. Les lenteurs sont des langueurs, agrémentées, à deux moments sublimes, d’un sourire de Stephen. Instant de grâce, rare, dans la vie du héros comme dans le film, et dont la fugacité renforce encore le coté magnifique.

Par contre, je pense qu’il faut vraiment voir ce film au cinéma car depuis chez soi, je crois que l’ennui gagnerait. C’est l’avantage de la salle de cinéma : elle participe à l’ambiance.

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dimanche, septembre 26 2010

Des hommes et des dieux

Deux heures, ça peut parfois être long. Dans cette salle de cinéma, ça le fut. J'attendais plus, mieux de ce film jouissant de bonnes critiques. Mais ce film est d'une lenteur tellement exceptionnelle qu'elle est magistrale. Pourtant, les plans ne sont pas forcément mauvais, les acteurs non plus… C'est juste que c'est lent et que finalement, on ressort de là sans rien avoir appris, ni même avoir été poussé à la réflexion. Pourtant, j'ai eu un espoir, au début. Les moines voulant rester sur le site car leur présence apportait une protection au village construit autour, j'ai pensé que l'interaction avec ces mêmes autochtones allait être développer, et qu'en plus des doutes et des craintes des hommes de religion, on verrait aussi celui des civils. Mais non. Il y a quelques scènes avec les villageois, mais ça reste bien maigre, et surtout sans construction. La présence d'un moine médecin qui, à un moment, affirme faire plus d'une centaine de consultations par jour, prouve pourtant l'intensité de cette interaction. Mais dans le film, le monastère semble totalement replié sur lui même, autarcique. Du coup, les moines me sont rapidement apparus comme de simples intégristes de leur religion, incapable d'observer la réalité d'une menace, se préparant seulement à être martyrs. Etait ce le cas? Je ne sais pas, mais ce que je pense, c'est qu'un film sur ce genre de sujet mérite mieux. Car finalement, à la fin, je n'ai pas vraiment été ému par leur capture et leur mort. Parce que c'était inévitable, et qu'ils l'attendaient presque.

Déçu.

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Mlle de Bourge, quand à elle, partage mon avis. Au moins, c'est rassurant, je n'aurais pas supporté l'odeur de saucisson pour rien.

mercredi, juin 16 2010

Le Mans pride

Ma chère ville du Mans est mondialement célèbre pour ses rillettes sa course automobile. Les 24h, ici, c'est une institution. Il y a les 24h voitures, mais aussi camions, voitures anciennes, motos, vélos, rollers, course à pied, tout ce que tu veux. Mais bien sûr, les 24h du Mans, les véritables, ce sont les 24h automobiles. Initiée au début des années 1920, c'est d'ailleurs, je crois, la plus ancienne compétition automobile encore en activité.

Pour cette occasion, la ville se transforme et se prépare. Des portions de route sont coupée (puisqu'elles font partie du circuit), les riverains ont des pass spéciaux pour rentrer chez eux, le ciel se charge d'une quantité invraisemblable d'avions d'affaire et les routes de voitures de sport et de luxe. En moins de 10 jours, j'ai ainsi vu plusieurs Ferrari, Aston Martin, Bentley, Dodge Viper, Jaguar anciennes, Lotus, Lamborghini... Et je ne compte plus les BMW, Mercedes, Audi et Porsche en coupé, cabriolet ou version ultra sportive. C'est là qu'on remarque aussi à quel point l'Allemagne domine la production de voiture de prestige.

Le mercredi et le jeudi soir furent marqués par le bruit, au loin, des voitures aux essais. De chez moi, (au moins 15km à vol d'oiseau), le bruit du circuit est très audible. Le vendredi soir, quant à lui, est dédié à la parade des pilotes. Pas de gay pride au Mans, donc, mais une foule nombreuse et une organisation milimétrée pour faire défiler dans les rues un cortège de supercar puis une nuée de pilote en combinaison dans des voitures anciennes. Je ne suis pas un grand passionné (mais j'aime bien quand même), et je voulais voir ça (et aussi le live-twitter, même si hormis @critwi76, tout le monde s'en tappe dans mes followers). Suivant les recommandations de mes collègues, je suis arrivé 1h en avance afin de trouver une place au plus proche du cortège. Je n'ai pas été déçu, puisque j'ai pu voir 2 voitures que je voulais voir de mes yeux:

La Buggati Veyron. Un monstre de 1001 chevaux. 16 cylindres, 64 soupapes, 4 turbos, 1001 chevaux, 1000k€ hors taxe. C'est au delà de tout. Il ressort de cet engin un sentiment de puissance compacte. La voiture semble petite, basse, râblée. C'est de la performance brute, presque 2 tonnes qui atteint 100km/h en 2,5 secondes et grimpe à 400km/h en pointe. On sent cependant l'ascendance Audi (Alors que la prestigieuse marque était Française, elle appartient depuis 10 ans à Volkswagen) dans le design rigoureux, précis, homogène mais, il faut le dire pas très original.

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Tout le contraire pour ma chouchoute, l'Alfa Romeo 8C Competitione, présente à la parade en version spider. Ma quale macchina splendida! L'Italie dans sa toute sa splendeur (du nord, donc...). Superbe, avec des courbes comme seuls savent en faire les Italiens, et cette calandre si typiquement Alfa Romeo. Avec 8 cylindres pour 450 chevaux, on est loin de la sur-performance de la Buggati, mais quel charme! Le bruit semble avoir été tout particulièrement travaillé: la voiture avance dans un grondement sourd et grave. J'adore!

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Et enfin, sur un tout autre registre, plusieurs véhicules électriques étaient de la partie, dont le roadster Tesla. Ne nous mentons pas: l'assistance était assez dubitative devant ces engins silencieux. Il faut dire que le petit sifflement électrique est décevant et pauvre en sportivité. Les appareils photos ne crépitaient pas beaucoup, même si un "oooh" de surprise s'est élevé lorsqu'un pilote sans doute lassé de passer pour le faire valoir écolo de la journée, s'est arrété et à démontré l'intéret du moteur électrique en réalisant une accélération impressionnante, tant par sa vigueur que par le silence déconcertant qui y est associée.

Une fois cette parade achevée, celle des pilotes a commencé. Elle fut décevante à mon goût, car il se passait 10 longues minutes entre chaque équipage. Je ne suis pas assez passionné pour attendre ainsi indéfiniment que 3 mecs en combinaison juchés sur un tacot veuillent bien défiler en lançant à l'assistance des goodies débiles. Encore que, dans le feu de l'action...

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Surtout que, comme le fit remarquer ma voisine de droite: "mais en fait il ne sont pas très beau..." Connaisseur, je lui ai confirmé que je partageais son dépit, même s'il y a eu une ou deux exceptions.

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Il y avait aussi les inévitables pom-pom girls et fanfares. Mes collègues m'ont d'ailleurs beaucoup parlé des pom-pom girls. Sooo predictable...

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Par contre, j'avais aussi un voisin à ma gauche.

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samedi, mars 27 2010

La rafle

Bien sûr, ce film a le mérite d'exister, bien sûr, il faut témoigner, bien sûr, le devoir de mémoire, tout ça, tout ça…

Il demeure que j'ai été déçu, car il y a sur cet évènement une trop grosse couche de cinéma, de plans fait exprès pour attendrir… Tout est trop propre et lisse, dans ce film, au point qu'il ressemble surtout à un film, mais pas à un témoignage de fait historique. Et je ne parle même pas des gros plans tellement attendrissant sur les enfants qui zozottent, ni de la fin-qui-fini-bien digne d'hollywood.

Donc oui, c'est pas mal joué (bravo Mélanie Laurent), pas mal filmé, pas mal reconstitué, pas mal tout, mais non, je ne trouve pas que ça soit convainquant. Donc, déçu, un peu, quand même.

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mercredi, mars 17 2010

A single man

Il y a dans ce film des instants de grande émotion qui m'on fait regretté de n'avoir pas un compagnon à qui prendre la main. Evidement, le coté gay rend l'identification plus facile et donc augmente un peu mon potentiel émotif. Il demeure que le sublime de "a single man", c'est précisément que si le propos est une histoire d'amour gay, rien ne repose sur le fait que ce soit un amour homosexuel. C'est un amour, un point c'est tout, un amour puissant, sincère, grandiose, émouvant. Le compagnon de George Falconer serait une compagne, que le film ne gagnerait ni ne perdrait rien.

J'ai admiré la qualité de la réalisation, avec des plans ultra-parfaits, qui, s'ils amoindrissent un peu l'émotion (le coté trop étudié), renforce le coté artistique, idéaliste des scènes, ce qui finalement n'est pas gênant lorsque le propos tourne autour du sentiment aussi idéaliste que celui de l'amour. Certains plans ne sont d'ailleurs là que pour admirer leur beauté intrinsèque. Et, doublée par une bande originale intéressante, d'une lenteur maitrisée et parfois brisée par des changements de points de vue, ils ne sont pas superflus et participent totalement à la réussite de l'ensemble. C'est beau, tragique, sensuel, émouvant, au point d'avoir parfois l'impression de ne pas être dans une salle du MK2 Odeon mais dans la chambre noire d'un musée et de faire partie d'un publique privilégié assistant à une performance esthétique.

Le jeu réalisé sur la luminosité et la saturation de l'image entre flash-back et temps présent est d'ailleurs intéressant, même si le contraste entre les deux est un poil trop important. Par certain points, j'ai d'ailleurs retrouvé certains aspects des films d’Eastwood que j'aime tant, en tout cas dans le soin apporté à la réalisation. Comme chez Eastwood, j'ai d'ailleurs eu l'impression que l'heure quarante de film n’avait duré que vingt minutes.

Un sacré bon film, que je recommande chaudement.

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dimanche, mars 7 2010

Le mac

Comme j'aime bien José Garcia, je suis allé voir ce film qui doit marquer son retour. Le fait est que sans lui, le film serait assez mauvais. Mais là, ça passe, grâce à la présence Jose Garcia et sa gouaille. Sinon, le scénario n'est pas totalement prévisible, l'ensemble est assez homogène (qualité des effets spéciaux, réalisation, casting). Objectivement, je n'ai pas été écroulé de rire pendant toute la projection, mais je me suis raisonnablement amusé.

Pas le film du siècle, ni même de l'année, mais un moment somme tout agréable, et qui fait passer une soirée tranquillement.

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