Rouge-cerise.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

...life!

Trois double-vés point malife point com. Bref, tout ce qui ne rentre pas ailleurs, les ragots, les niouzes, les trucs privé sauf pour vous, ce qui constitue les détails insignifiants de ma banale petite existence!

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi, décembre 2 2005

Lettre ouverte aux lecteurs

Cher lecteur

Ce blog est apparu en Janvier 2005. Il est temps d’en faire un court bilan. Dans les faits j’avais commencé quasiment deux mois plus tôt, mais mes velléités à modifier Dotclear et à jouer au programmeur ont eu raison de pas mal de messages. Je pense que ce n’est pas plus mal, car si je lis un peu mes archives, il y a quand même pas mal de nullissime au début.

Il y a un peu plus d’un an, j’arrivais à Belfort, un peu perdu. Nouvelle ville, nouvelle direction pour les études, nouveaux amis. Je voulais clairement tirer un trait sur les années IUT, qui, sans avoir étés mauvaises, n’étaient pas non plus un souvenir palpitant. C’est pourtant des amis d’IUT qui m’ont attribué ce pseudo, que j’ai choisi d’utiliser pour écrire finalement pas mal de choses. Pas mal de mièvreries, d’imbécillités, de réflexions à deux balles, mais finalement, je me suis bien amusé. Et il semble que j’ai amusé aussi plus de 700 visiteurs par jour. Ça en fait, une fois additionné, du temps perdu !

Initialement, le blog était une simple expérimentation. Et puis, je m’y suis habitué. Ce blog et ses étoiles rouge cerises, cet exutoire, ce défouloir, ce morceau de moi.

Quelques aménagements stylistiques mineurs ont eu lieu grâce à l’aide inestimable de Tarvalanion, Mais rien de profond, pour une simple raison : le style me convient et je ne m’en lasse pas. Le contenu aura évolué, je n’en doute pas, mais le rouge cerise sera resté. Le fond, pas la forme : il aura finalement bien suivi l’évolution de son propriétaire !

Cette année passée aura en effet été tellement riche ! L’année de la Cigale, l’année du coming out, l’année du stage Parisien. Belfort, Paris, la Chine. La vie seul, la vie à deux, la colloc’.

L’année des rencontres intéressantes, au Paris Carnet, notamment. La blogosphère est abonde en personnes aussi charmantes qu’intelligentes! Merci tout particulièrement à toi, Kozlika, merci à Tarvalanion, Tarquine, Ron, Matoo, Finis-africae, Orpheus, Cossaw. Merci Tatou, merci Thomas, merci Mélie,. Merci tant d’autres.

A vous tous, vous m’avez ouvert de nouvelles perspectives, de nouveaux horizons. Des bouffées d’oxygène, de liberté, d’humanisme.

Mais du fait de toutes ces rencontres, ces nouveautés, ces (r)évolutions, le Batims d’il y a un an n’a plus grand chose à voir avec le Batims d’aujourd’hui. Et je n’arrive plus à m’identifier à ce pseudo, inventé un jour d’ennui et de déconne, par des gens qui finalement ne me connaissaient pas.

J’ai beaucoup changé. Je le ressens, mes amis le disent, mes proches le répètent. C’est un peu grâce à vous.

Je vous en remercie.

Adieu, ou au revoir. Je ne sais pas encore.

Batims.

mercredi, novembre 30 2005

Un petit pas grand chose... V2

C'est au tour des lecteurs de se signaler, s'ils le souhaitent...

A vos claviers, vous avez 24h, après... il sera encore temps!

lundi, novembre 28 2005

Lettre ouverte à monsieur la Cigale.

Cher monsieur Cigale.

Il y a maintenant un an, jour pour jour, s’est produit un événement considérable. Alors que nous terminions décemment un week-end Belfortain pluvieux et terne, vous avez profité de la détresse sexuelle affective du sieur Batims. Moi, donc.

Et vous vous êtes jeté sur lui.

Oui, bon, d’accord, c’était l’inverse, mais ça ne change rien au problème.

À l’issue de cette brutale mise en commun de nos intimités mutuelles, nous avons passé un mois entier de baise non-stop même qu’on était épuisé à l'école à échanger beaucoup d’affection. Il faut le dire, vos progrès en la matière n’incitaient pas à la rupture unilatérale de nos relations. Alors, n’écoutant que mon plaisir ma bite rien ni personne, nous sommes restés ensemble. Notre relation a évolué. Un mois. Deux mois. Trois mois.

Et semaines après semaine, le coup d’un soir est devenu le coup d’un mois, et puis, il a fini par n’être plus un coup du tout. Il a fini par devenir une épaule sur laquelle s’endormir. Un appui. Une présence.

Monsieur Cigale, vous m’avez permis d’avancer dans la vie. Vous m’avez rendu heureux, plus que je ne l’ai jamais été. Vous m’avez aidé à chasser mes démons du passé.

Monsieur Cigale, vous m’avez aidé à renaître, et à m’aimer. Vous avez ruiné la planification de ma vie et ce n’est pas plus mal.

Monsieur Cigale. Voilà un an que, comme on dit, « nous sommes ensembles ». Il s’en est passé, des choses, en un an. Oui, il s’en est passé. Qu’en dire ? C’était bien, voilà tout. Ce n’était pas comme dans les contes de princes, ce n’était pas le coup de foudre tous les jours comme dans les films, le soleil se levant sur le ciel azur dans le gazouillis des oiseaux, mais c’était bien. C’était honnête, c’était juste. C’était humain.

Monsieur Cigale, avec votre permission, j’aimerais être encore honnête, juste et humain avec vous un an de plus.

Monsieur Cigale, parfois, je crois que je suis amoureux de vous.


Batims.

dimanche, novembre 27 2005

J-1

lundi, novembre 21 2005

Le concurrent

Durant toute ma scolarité, j’ai eu un concurrent.

Je ne jouerai pas le faux modeste en disant que j’avais un niveau correct, la vérité est que j’étais plutôt bon élève et dès le milieu de primaire, j’ai pris l’habitude de truster le haut du classement. Masculin, s’entend. Car comme chacun sait, en primaire, les demoiselles sont nettement meilleures que leurs camarades masculins. Je n’ai d’ailleurs jamais tellement compris pourquoi elles déclinaient ensuite.

Enfin bref, quoi qu’il en soit, en tant que 6° de la classe, j’étais le meilleur garçon de mon école. Signe prémonitoire, j’étais aussi le cancre en sport.

Je mangeais à la cantine, en primaire, et pour cela, un bus venait nous chercher pour nous emmener dans une autre école primaire, disposant d’un restaurant.

C’est là que je l’ai vu pour la première fois. L-. Mon concurrent. Il était le meilleur garçon de son école. Je ne sais pas pourquoi, mais l’antipathie s’est immédiatement installé entre nous. Nous nous regardions en chien de faïence, tandis que la garde rapprochée mesurait les résultats de l’un et de l’autre. 16 en math. 15 en histoire. Je l’aplatissais en histoire. Il me massacrais en sport. Un footeux. Ridicule.

Nous nous sommes retrouvés au collège. J’en ai profité pour évacuer mes encombrants amis de primaire. La course a repris de plus belle. Le concours Kangourou mathématique. Il me lamine. Je le massacre en retour en Allemand. Il se déchaîne en sport ? Je lui règle son compte en Biologie. Pour faire bonne mesure, je m’inscris aussi en latin. Il loupe le coche, et le voilà en arrière.

Et puis, le collège, vous savez ce que c’est, on grandit, les hormones y mettent du leur. Les garçons restent avec les garçons, les filles avec les filles. Hélas, mes hormones à moi n’ont pas tout compris, et je ne me mets dans aucun des camps. Je m’isole donc des groupes, créant mon propre écosystème fait d’amis de passages, que je change régulièrement lorsqu’ils m’ont prouvé leur plus totale inanité intellectuelle. Cette attitude anti-machiste me vaut au passage un solide crédit vis-à-vis des filles (je me suis toujours mieux entendu avec les filles de toute façon : on ne se refait pas…) Mais de fait, je suis hors de la mêlée. Et lui, bien campé en chef du groupe de footeux, dérape un peu. Si je me laisse distancer sur le terrain des notes scientifiques, je le lamine consciencieusement sur le terrain des matières littéraires, ou en histoire. Il faut dire que vous en connaissez beaucoup, vous, des gamins qui à 14 ans lisent les mémoires d’Albert Speer -architecte et ministre de l’armement d’Hitler- (1500 pages assommantes), les chroniques de De Gaulle, pour étayer son discours en histoire ? Vous en connaissez des types de 14 ans qui ont déjà absorbé toute la bibliothèque parentale (pourtant conséquente, surtout avec les encyclopédies), et imposer la prise d’une carte de bibliothèque pour arrêter de grever le budget familial à cause d’un appétit littéraire inextinguible ( 3 bouquins de 400 pages par semaines, ça coûte vite cher) ? Vous en connaissez, vous, des gamins de 14 ans qui ont le dictionnaire des synonymes comme livre de chevet ?

Toujours est il que je me retrouve régulièrement à lire mes dissertations à toute la classe, leader honteux certes (ca ne se fait pas, d’être bon, au collège), mais ravis de voir les yeux du rival baissés sur son médiocre 13 sur 20. Furieux, et méditant déjà la correction que j’allais recevoir à la prochaine intero de math.

À force de laisser filer les résultats en mathématique (pourquoi lutter ?), je passe sous le niveau parentalement admissible. Volée de bois vert. Je redresse la barre en bossant comme un fou (faire tous (tous) les exo de tous (tous) les chapitres du livre concernés par l’intero), et me paye le luxe d’un 20 sur 20 à faire pâlir l’ex leader, devenu outsider. Surtout qu’il s’était rétamé en beauté, ce coup là.

Et enfin, le drame. A force de trainer avec des cons, L-, déjà peu aimé des profs malgré ses résultats brillants, fait parti d’un groupe turbulent. L’atmosphère dans la classe s’en ressent, et la communauté féminine n’en peu plus (une histoire de cœur par dessus,ca fait vite exploser le consensus). De ma position d’observateur aimé des profs, je sens l’orage arriver. Mais les filles n’osent trop rien faire. Ne supportant plus ni l’ambiance calamiteuse, ni ce groupe de cons, je me rapproche du groupe féminin. Et décide de faire payer à ce con mon échec aux élections des délégués, où, à égalité des suffrages (toutes les filles pour moi, tout les mec pour lui), il l’emporte à cause de son plus jeune age. En moins de 3 jours, notre groupe dissident fait la tournée des profs, se plaignant du groupe pénible. Nous avons le beau rôle, à nous 7, nous sommes 5 bon élèves, 1 moyen, 1 mauvais. Mon concurrent est le seul élève convenable, sa bande de bras cassés et de cerveaux vides ne vaux rien. Coup de poignard dans le dos, manœuvre de fourbe et bon élève merdeux, certes, mais le temps qu’ils réagissent, tous les profs, à l’exception de la prof de musique qui est de toute façon complètement ravagée, nous soutiennent. Une heure entière de cours d’allemand fait office de congrès. Propos violents, les deux clans lavent leur linge sale en public, sous l’œil médusé de la prof et des quelques neutres de la classe. Forcément, nous obtenons gains de cause, et l’affaire remonte jusqu’au proviseur, qui, ne supportant déjà pas le groupe concurrent avant cet épisode, se fend d’un discours en classe contre les fauteurs de trouble. Heure de gloire. Il ne me le pardonnera jamais. Et même lorsque nous devons travailler ensemble, en seconde (ses potes n’étant pas au lycée général), nous ne deviendrons jamais proches, tout au plus partenaires de travail.

Je me débarrasse de toutes ces relations au milieu de la seconde, rejoignant un groupe nettement plus sympathique a mes yeux. Nous continuerons à nous observer durant tout le lycée. A travailler ensemble, parfois. Je continuerai cependant à truster les bonnes appréciations des profs, lui les mauvaises. A briller en histoire, en langues, en français, en Philo. Lui en math, en physique, en chimie, en sport. Il n’arrivera pas, cependant, à me déloger du leadership en Science de l’ingénieur. Les coefficients lui donnent une facile victoire au bac, ou il décroche le bien (loupé le Très bien, bien fait pour sa gueule et son 6 en philo) quand mes médiocres 10 en math et physique me limitent à l’assez bien.

Nos routes se séparent là. Je sais seulement qu’il n’a pas aussi bien réussi les prépas que prévus.

samedi, novembre 19 2005

Last but not least, volume 1/2

Mais pourquoi il s'était mis en ligne tout seul ce billet? D'une part, il n'était pas fini, et d'autre part, ce n'était vraiment pas le moment.

Certain(e)s comprendront.

mercredi, novembre 16 2005

Pas plus

Deux semaines. Pas une de plus.

- page 1 de 15