Deux femmes qui se tiennent la main
Ca n’a rien qui peut gêner la morale
Là ou le doute s’installe
C’est que ce geste se fasse sous la table
Je ne connaissais pas cette musique, tout comme je ne connaissais pas vraiment Mecano. J’avais entendu, à l’époque, mais sans jamais y faire attention. Je crois que c’est Tarvalanion qui a donné cet album a la cigale, et par conséquent, je l’ai eu aussi.
Je n’arrête pas d’écouter cette chanson. Elle me rend mélancolique, me fait penser à son absence. Un soir, je me suis surpris a écraser une larme au coin de mes yeux. Cette petite voix cristaline paraît si faible, si vulnérable, si douloureuse, et porte en même temps tellement de force.
Ce qu'ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux au ras du sol
Une femme avec une femme
Ces brusques accélérations du tempo, où la mélancolie devient, l’espace d’une seconde, une fierté, une force sans limites, j’ai l’impression de les ressentir au plus profond de moi.
J’aime beaucoup cette musique, et je la passe quasiment une fois par jour. Cette complainte triste me fait penser à pauvre plante, une fleur de montagne, seule au milieux des rochers, malmenée par le vent, le froid, et qui s’accroche, valeureusement. Envers et contre tout. Et tous.
Et si, en poussant la porte
Je les trouve bouche-à-bouche dans le salon
Je n'aurais pas l'audace de tousser
Si ça me dérange, je n'ai qu'à m'en aller
Avec mes pierres elles construiraient leur forteresse
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux, au ras du sol
Une femme avec une femme
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