Aujourd'hui, grand débat en cour de Chinois.
Enfin, plutôt, aujourd'hui, cours de Chinois, qui, fatalement, se termine en grand débat délirant.

Deux parties s'opposaient: D'une part, ceux qui maintiennent qu'on ne peut apprendre que dans les livres, et que le vécu n'est qu'un complément. D'autre part, les autres, pour qui le vécu est le plus significatif, les bouquins sont là pour approndir, une fois qu'on connais le sujet un minimum.
Pour simplifier, le camp numéro 1 incluait la prof, le camp 2, le reste de la classe, soit 9 personnes (oui, le cour est facultatif, alors, forcément...).
Personnellement, j'aurais tendance à me ranger dans le camp de la prof. Non pas que je néglige le vécu. Si c'était le cas, je ne chercherai pas à aller en Chine l'année prochaine, je me contenterai du classique UK>London. Simplement, je pense que pour creer un vécu, encore faut il avoir un référentiel commun. Or, si je pense avoir un vrai référentiel commun avec les anglo-saxon(s) (faut accorder ou pas?), je suis plus circonspect en ce qui concerne la Chine.
Pour tout dire, j'ignore quasiment tout de cette culture. Nous n'avons aucune histoire commune, aucun liens culturel fort (alphabet, religion, ...), nous n'avons pas la même manière d'aborder la vie. C'est probablement ce qui fait peur à certains et captive les autres. Cette absence de repères commun rend toute discussion complexe. Comment débattre si on ne connais pas les fondements de l'autre, les principes sur lesquels se base son comportement, sa vie? On ne peut pas, tout simplement, ou alors, ca dégénère.
D'un autre coté, le second point de vue peut s'expliquer. Pour nous, étudiants, le monde est Occidental, et rare sont ceux qui ont passé suffisament de temps hors de ce monde (ou sont suffisament sorti des sentiers touristiques) pour comprendre que ce monde est multipolaire, pas seulement pour des raisons politiques, financière ou technologique, mais surtout pour des raisons culturelles. Je suis convaincu qu'un Chinois ne voit pas la vie, le bien, le mal, le beau, le laid, comme le voit un Africain ou un Européen. Bien sur, ca ne tiens qu'a moi et moi seul, moi qui suis pourtant mal placé, car je ne suis jamais allé ni en Afrique, ni en Chine (Défaut à combler...).
Pour en revenir au sujet premier, je pense que dès lors qu'on dispose d'une base commune, le contact direct est viable et peut apprendre. Les différences sont minimes entre un Francais et un Allemand, un Espagnol ou un Anglo Saxon.
Pour le reste, un minimum de culture de l'autre doit être puisée dans les livres, afin de construire ce socle indispensable à une conpréhension juste de l'autre.

D'ailleurs, je ferai bien de m'y mettre...

Batims'