Auschwitz-Birkenau
Par Batims le dimanche, janvier 30 2005, 16:57 - ...autres? - Lien permanent
Au début, je pensais ignorer volontairement les commémoration de la libération d'Auchwitz. Non que je ne ressente pas d'émotion face à ce nom funèbre, mais seulement, j'estimai que les médias en faisaient déja assez, pour ne pas avoir le besoin d'écrire sur ce délicat sujet. Et puis, redirigé par Matoo vers Tenner, j'y ai lu une de ces histoires qui remplissent d'effroi. Il est d'ailleurs étonnant de constater que les 50 ans de la libération du camps sont passé dans une indifférence médiatique quasi générale, tandis que les 60 ans sont ressasés jusqu'à l'écoeurement. Effet de la situation internationnale actuelle? Je ne sais pas.
Je trouve, en accord avec Matoo, que le texte de Tenner est bon, et représente bien l'état d'esprit que l'on a lorsqu'on se retrouve a Auschwitz Birkenau. Comment rester incensible? J'y suis allé il y a maintenant 2 ans, avc un amis. AU départ de Cracovie, nous avons prit le trian pour aller vers Auschwitz. La campagne Polonaise éait écrasée par un soleil de plomb. Pas un ruit, juste le claquement de ce train, désespérément lent. A l'arrivé, nous avinons l'impression d'être dans une ville morte; Sous le Soleil, rien ne bougeait, seulement les "touristes", que je préfère qualifier de pélerins, car un tel lieu ne se visite pas. Nous avons marché jusqu'a Auschwitz, et lors du trajet, nous avons parlé avec un Allemand, qui nous à expliqué cette honte que ressentait encore tant d'Allemands.
Le camps d'auschwitz ne m'a, il faut bien le dire, que peut marqué. Pour avoir déja visité d'autre camps, celui ci ne ma parraissait pas le pire. Les "expositions" sont bien sûr monstrueuses de précision, mais rien de pire que ce que l'on peu voir dans les musées.
En revanche, aprè Auschwitz, nous somme allé vers Birkenau. En fait, ce lieu de mort et de cruauté est divisé en 2 camps: Auschwitz, l'original, et Birkenau, l'extension.
Déja passablement secoué par ce que nous avions vu, nous avons marché, toujours dans le silence d'un soleil brulant, ce soleil ecrasant qui fait taire les oiseaux et arrète le vent. Alors, nous l'avons vu.
Birkenau.
La plaine.
Le vide, le néant, ce qui n'aurrait jamais du existé.
Là, on ne savait plus que dire. On osait à peine respirer, se regarder. C'est immense. Il ne reste que des sortes de piquets, qui, une fois a proximité, se révèlent êtres les conduits de cheminée des barraquements des déportées. Imaginez une plaine, sans horizon, morne, monstrueuse. Avec juste, vue de loin, un ocean de piquet. En approchant, on se rend compte de la réalité. Alors, on se tait. On en prend pas de photo, on n'ose plus respirer. On ne peut pas comprendre. c'est trop grand, trop terrible. Ausune photo, aucun film ne réussira jamais a creer cette athmosphère morbide. Des groupes circulent dans les allées, le long des rails de chemin de fer. Le silence est écrasant. Certains éclatent en sanglots et tombent à terre. On ne dit rien, on s'aasoit a coté d'eux, on laisse le silence car aucune parole ne peut justifier et consoler.
Après Birkenau, nous ne savions plus quoi nous dire. On se regardait, on se comprennait Il n'y avait rien a dire. Un tel pélerinage n'est pas anodin, et nous n'avons pas regretté d'y être allé. On en ressort différent. On ne comprend plus comment l'intolérance peut encore exister. Chacun devrait vivre, une fois dans sa vie, vivre cette expérience. Le monde n'en irait que mieux. Le monde serait bien obliger de comprendre ce que la folie des homme, l'intolérance, la haine, peut entrainer.
Batims'
Je m'excuse pour l'orthographe déplorable de ce post.
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