Pas de regret, le titre est libre: Fcranck ne l'a pas utilisé.

Ma première gaypride, donc, ou marche des fiertés LGBT.

Ce qui l'en ressort, en émotion première: un grand dégoût. un grand dégoût, pour les médias. Pour la télévision, en premier lieux. Je vais vous dire la vérité: j'y suis allé parce que je subodorai que le journal de TF1 ne montrait que la face la plus provoc, et cachait soigneusement les gens comme moi, comme la Cigale, et faisait croire que les pédés, ce ne sont que des folles avec des platform-shoes, des plumes dans le cul et des cheveux roses. Ou alors, des motards percés de partout, avec rien que du cuir partout, des chaines, des pics, des fouets. la vérité, c'est l'image que m'en avait donné le 20h de TF1 lorsque je le regardais encore, il y a 2 ou 3 ans. Je n'aimais pas tellement, et je me demandais ce qu'allaient bien croire mes parents lorsque j'ouvrirai le placard. Avec l'expérience, et la chance d'avoir rencontré sur paris quelques pédés ne correspondant pas à l'image décrite, j'ai commencé à douter: et si la gaypride, c'était aussi, c'était surtout, la marche des pédés comme moi, qui sont juste fiers d'exister, et qui refusent de renier l'amour qu'ils ressentent pour un autre? Remarquez, je suis pas non plus contre quelques morceaux de cuirs par ci par là

ooops falépaldire?

Bref, une gaypride, c'est déjà une marche de ceux qui aiment ceux qui leur ressemblent, pour montrer qu'on est là, que nous aussi, on aime, et qu'on aimerai bien que les autres nous laissent aimer comme bon nous semble.

Samedi, il faisait beau. Malgré les mises en garde de la Cigale, une veste était absolument superflue (elle m'a fait chier toute l'après midi) (ne jamais écouter la Cigale) (j'déconne mon amour, tu sais bien...). D'ailleurs, certains marcheurs estimaient que les Tshirts étaient superflus, eux aussi. Pour notre plus grand plaisir. Quelques très beaux costumes, avec des plumes, de la couleur, et tout. J'aime bien, les truc excessifs, comme ça. C'est fun. C'est un peu nawak, mais c'est sympa.

Je ne vous raconterai et ne vous montrerai rien de plus. Juste, souvenez vous, pour vraiment voir la vérité, il faut aller la voir directement. La gaypride, c'est une vérité, chaque année, dans toutes les plus grande ville de France.

Maintenant, ce que j'aimerai, c'est que cette vérité soit assez forte pour que je puisse marcher dans la rue, tous les jours, en posant ma main sur l'épaule de ma Cigale, ou en unissant nos mains comme nous l'avons fait ce samedi Parisien. C'était fort, bien et beau, et ça m'a donné du courage pour l'année à venir.