Je suis de mauvais poil. Toute la journée à été de mal en pire. Levé trop top, gros nazes sur la route, soleil dans les yeux. A 8h, ca allait déjà mal. A 12h, j'avais la migraine. A 13h, j'apprends que j'accompagne mon chef demain à une conférence. Les délais deviennent sérés. Mon projet à boucler vendredi prenait un air de campagne de Russie. A 14h, il devient une Bérézina. Je croyais tenir les délais, las, le couperet est tombé vers 14h avec le dernier calcul prévu pour couronner la démarche et ses nombreuses hypothèses. Résultat de 12 au lieu de 3 attendus. Pourtant, la suite logique est impeccable, on a planché avec mon collègue, on a vérifier, tester, rien à faire, les chiffres refusent de s'accorder à la réalité. A 15h30, la conclusion était claire: "bon, ben en fait, on n'en sait rien. Heu, tu as quoi, là, à montrer à la téléconférence de vendredi?". Ben rien, ou très peu, si l'on décide que les résultats précédent ne peuvent être présentés vu le désastre final qui met à mal la logique suivie.

J'ai encore la moitié de ma soutenance 1 à préparer pour vendredi. La conférence 2 sera aléatoire.

Ce soir, j'en ai marre. Marre de tout, de rien, de cette vaisselle pas faite, de ce courrier en attente, de ce climat de chiotte qui n'arrive pas à choisir entre le chaud et le froid, marre de ce putain de moustique de sa race de merde qui voltige dans mon appartement, marre de sentir ma vie d'étudiant foutre le camp, marre même du bain qui devait me rapporter moral et sourire et était trop chaud, puis trop froid, puis nul et je n'en voulais plus.

Ce soir, faut pas me parler. Ca tombe bien, personne ne m'a appelé, sauf un crétin pour un renseignement.

Je vais aller me coucher, voila.