Matoo m’a volé mon billet sur ce film. Je n’ai donc plus grand chose à en dire, il suffit d’aller le lire.

J’émet cependant quelques réserves: En résumé : oui, j’ai apprécié ce film, qui est un bon film de science-fiction version blockbuster. Non, il n’est pas à la hauteur du tapage médiatique qu’il a suscité. Précisément parce que, s’il a été conçu pour la 3D, il a aussi été conçu pour être un blockbuster, ce qui signifie que le scénario a été écrit sur un coin de table et en vitesse. Attention, je résume : humains méchants-cupides veulent voler autochtones écolo-gentils. Un homme programmé pour être débile (militaire) et arrivé ici par hasard fait copain-copain avec les autochtones puis carrément amour-amour avec la fille du boss local (so cuuuute !). Changement de camp, bataille finale, les méchants gagnent grâce à leurs gros flingues mais retournement de situation inattendue (enfin, on se demandait juste quand le retournement aurait lieu), duel chef des méchants vs chef des gentils assisté de sa belle car l’amour gagne toujours. Il n’y avait pas de drapeau américain, car il aurait fallu le mettre du coté des méchants, mais c’est tout comme.

J’ai aussi été passablement déçu par le manque dramatique d’imagination pour les créatures autochtones. Les nav’i sont des bipèdes avec deux jambes avec pieds, deux bras avec mains, une tête, deux yeux, un nez, une bouche avec de belles dents alignées, des cheveux, des arcades sourcilières. Ils montent des quasi-chevaux (qui ont 2 pattes en plus et des nasaux sur la poitrine, c’est follement original). Attention, il y a aussi des chiens méchants. Pourtant, il y avait quelques belles idées : une planète vivante (type la théorie Gaia), où tous les êtres peuvent communiquer en se reliant par de sortes de terminaisons nerveuses (contrairement à Matoo, j’ai trouvé les nattes des nav’i intéressantes), des terres qui volent au centre d’un « vortex » qui représenterait le centre de la conscience de la planète (on n’en sait pas plus, quel dépit !!)…

En revanche, j’ai été presque convaincu par la 3D. J’ai ressenti une fatigue visuelle, mais pas aussi violente que lors de précédentes expérimentations (ou alors, c’était à prostériori, j’avais une migraine épouvantable le lendemain). Je reproche juste à la 3D d’être superbe sur le personnage au centre de l’action, mais de gêner la qualité du reste de l’image (Matoo semble avoir ressenti la même chose), à tel point que je le reverrai bien en 2D, pour comparer. Je n’ai donc pas encore d’opinion à propos de la 3D d’avatar : révolution ou début prometteurs ? Ce que je constate cependant, c’est que dans Avatar, les humains ont des grands plateaux d’imagerie 3D, et n’ont pas besoin de lunettes…