Faire-part
Par Rouge-cerise le mardi, janvier 26 2010, 19:43 - Egosphérique - Lien permanent
Parce que ce blog avait trop souvent été victime de l'état de ma relation avec mon copain, parce que ses lecteurs m'étaient devenus trop peu anonymes, parce que tout ne pouvait pas être public, j'avais décidé il y a environ un an et demi de ne plus parler ici autant ouvertement de ma vie sentimentale qu'auparavant.
Mais parce que ce blog m'accompagne depuis bien longtemps et qu'il est un reflet assez fidèle des grandes évolutions de ma petite vie, certain changements de la réalité ne peuvent être ignorées sur ce support virtuel.
Depuis samedi dernier, me revoila célibataire. C'est un fait et le taire ne servirait à rien. Notre rupture s'est faite dans les larmes mais est le fruit de la raison. En cela, je crois bien qu'elle est définitive. Réparer les choses ne conduirait qu'à une frustration à moyen terme, puisque nous ne pouvons pas offrir à l'autre la vie dont il rêve. Nous ne pouvons plus nous mentir à nous même. Moi, je ne peux plus.
Je suis d'ailleurs parfaitement conscient de ma part de responsabilité dans cette rupture. Je voudrais continuer notre histoire sur le rythme d'aujourd'hui et laisser au temps qui passe le soin de nous faire évoluer dans un sens satisfaisant pour tous les deux. Mais lui a besoin de plus à court terme, et à moyen et long terme souhaite vie que je ne peux pas envisager. Ni avec lui, ni avec qui que ce soit, au moins pour les 5 prochaines années. Je le ressens, au plus profond de moi. Je ne peux pas, c'est ainsi. Je ne me lancerai pas davantage dans une explication sur le pourquoi et le comment.
D'ailleurs, ça ne regarde que nous.
Ce que je sais cependant, c'est qu'aujourd'hui ma plus grande douleur est de penser que peut être, je lui ai fait mal. Plus que l'arrêt brutal d'une relation qui me plaisait, plus que le sentiment de solitude, plus que la peur de l'avenir, savoir qu'il souffre m'est insupportable. Je voudrais le consoler, lui dire qu'il sera heureux, le protéger. Je lui dois tant de bonheur, et j'ai si peu à lui reprocher. Aujourd'hui et demain, j'aimerai tellement, tellement le savoir heureux.
Alors pour épiloguer, je veux juste écrire ici que je ne regrette rien de cette histoire. Et que j'espère, du plus profond de mon cœur, que lui non plus ne regrettera jamais nos 5 années passées ensemble, que jamais, jamais, il ne pensera qu'avec moi, il a perdu son temps. Si tel était le cas, ça serait vraiment une douleur insoutenable.
Commentaires
Je sais (comme beaucoup) qu'une rupture peut faire mal à l'un comme à l'autre.
Ta réaction est tout à fait logique et sensée (concernant ton souhait qu'il ne souffre pas, qu'il soit heureux dans le futur). Maintenant vous avez fait votre choix et il faut essayer de regarder devant soi même si, je le pense bien, c'est très douloureux à l'heure actuelle.
Gros bisous et courage !
Bisous et bon vent à toi et à lui
:''(
Bon courage !
Grosse pensée pour toi et pour lui. Ce n'est jamais un moment très facile. Et ce ne sont pas des bloggueurs qui viendront te réconforter. On essaiera néanmoins de t'envoyer le plus d'ondes positives pour les prochaines semaines.
Bisous
Je suis très touché par les deux derniers paragraphes, parce qu'ils démontrent une maturité et une pureté dans les sentiments dont je suis finalement assez admiratif. J'ai beaucoup de respect pour ta façon de penser à lui aujourd'hui.
Je te souhaite en tout cas de retrouver prochainement le sourire.
Y'a des trucs qui font partie du paysage, on s'y habitue trop facilement...
:'(
Allez, on pense à vous!
Il n'y a pas forcément beaucoup de mots à dire, juste plein de pensées à avoir.
Bon courage à toi, bon courage à lui.
Si tu as besoin, tu as mon numéro.
Si ces moments sont parmi les plus rudes de la vie, il doit y avoir du réconfort à trouver dans ce que tu exprimes à la fin de ce billet...
Et je me dis que cela doit être bon d'être aimé de toi.
S'il lit les derniers paragraphes, il le dira aussi, je pense...
Courage...
Ce n'est pas très original mais de grosses pensées toulousaines vous accompagnent. Puisse le temps faire rapidement son oeuvre et que vous alliez mieux tous les deux aussi vite que possible.
Affectueuses pensées.
Je te lis avec toujours autant de plaisir depuis longtemps et ne commente pas beaucoup, mais je tenais juste à te dire que je pense à toi et t'apporte tout mon soutien moral.
Un motard parisien
Je profite de ce billet pour completer ce que nous nous sommes dit au téléphone.
Penser à son bonheur, c'est une belle grandeur d'âme. Mais dans un premier temps, il n'est pas honteux d'agir un rien en égoïste et de ne penser qu'à son équilibre à soi (à défaut de bonheur, s'il est un peu tôt pour cela).
Des bises et du courage.
Juste une bise pour te donner du courage. Il n'y a rien d'égoïste à penser à soit de temps en temps, et votre décision à l'air d'être tout sauf égoïste puisque vous pensiez aux deux à la fois. Courage !
tu pourrais me communiquer ton email?
waouh, pour ceux qui se sentent concernés par les relations longues, et les évidentes difficultés qui vont avec, les questions, et finalement le plaisir de se dire que partager une vie, un morceau de chemin, être partenaire et complices, c'est quand même le plus beau.
grandeur d'âme pour parler de soi, voilà
courge à vous deux !
Triste circonstance, ce billet m'a foutu une boule au ventre... Bon courage
C'est le genre de billet qui me fait me dire qu'une année à cicatriser d'une rupture ne parviendra jamais à m'empêcher d'avoir une boule dans la gorge en lisant cela.
Souvenirs....
Courage.