Bien sûr, je pourrais raconter le weekend précédent. C’était un sacré weekend. Qu’en dirais-je, sinon qu’il a fait chaud ? Chaud dans le sang, dans le cœur, dans la tête, dans les rues, les parcs et au casino de Paris, chez Joss & CK, chez Pingui & Duck, chez Rod & Cri et chez Incipio, partout, c’était brulant, puissant, sincère et irréfléchi. J’ai passé quelques jours extraordinaires, que j’ai laissés filer dans la liberté la plus absolue, sans penser au futur ni surtout me contraindre au passé. Je me suis laissé aller, à fond, dans l’instantané et l’instinctif, et en un mot, c’était bon.

Bon d’être entre amis, certains nouveaux, certains anciens, bon de parler et d’écouter, de dire bonjour à des inconnus, de répondre à ces deux mecs en cuir qui s’arrêtent juste pour dire qu’ils me trouvent craquant et entrer dans leur jeu, de vivre et d’agir sans autre contrainte que mes propres envies. Crier, bouger, danser, marcher, enlacer, rire, raconter des insanités, à fond. Libre. Oui, le weekend dernier, je me suis senti libre. Libre, non pas par absence d’obligations extérieures, mais libre des propres liens dans lesquels je m’étais trop emmêlés. En ce printemps 2010, ça craque de partout dans ma tête, et je me surprends moi-même à suivre un char de la gay-pride en me trémoussant, à sauter et battre des mains, à brailler des rythmes de Britney, à me lever et crier dans un concert. Et à certains instants de ces aventures, prendre pendant une seconde un peu de recul, me regarder moi-même, être surpris et enthousiasmé, et recommencer.

Oui, ce weekend, il a fait chaud, mais ce n’était pas seulement la faute du soleil car mon âme aussi était en feu, un feu de joie. Et merci, amis, d’avoir participé à transformer une flamme déjà vivace en ce brasier ardent et de m’avoir accompagné dans cette charmante folie. Ce weekend fut une apothéose, et c’est un peu grâce à vous.