« La solution contre le CO2, c’est de planter des laitues en amazonie et ne pas les manger ».

C’est beau, c’est conceptuel, c’est ambitieux, ça a le sens de la formule et c’est parfaitement creux, bref, c’est du Vinzniv des grands jours. En l’occurrence, c’était un soir, mercredi soir pour être exact. Nous étions aux 7 plats, un restaurant très convenable du Mans, avec Lolotte et son homme, plus @vinzniv en guest star de dernière minute. Et le truc bien, c’est qu’en plus, il assurait le spectacle en défendant l’indéfendable : la supposée écolo-attitude de Lolotte. Là, normalement, tu commences déjà à ricaner. Dire que Lolotte est écolo, c’est un peu comme dire que son décolleté était décent : on aimerait bien mais c’est indéfendable. Il n’en fallait bien évidement pas plus pour motiver Vinzniv de partir à l’aventure. D’arguments en contre arguments, le débat a fatalement sombré dans une conceptualité à faire frémir un artiste contemporain maudit et, l’orateur se trouvant subitement en difficulté, décida que plus c’est gros, plus ça passe, et tira donc cet argument comme un joueur de l’équipe de France tire un but : à tout hasard. Stupéfaction, saisissement, il fit un effet bœuf comme celui qui garnissait nos assiettes (mes lecteurs peuvent noter mon talent pour la transition). Bœuf plutôt bon, comme son accompagnement, lequel fut spécial pour Lolotte (rien que des frites), mais un peu gâché pour @Vinzniv par la trop grande cordialité de la serveuse. Et oui, c’est là tout le drame de la province, qui associe à des tarifs décents un sourire assez prononcé pour être suspect, @Vinzniv a même estimé qu’elle se droguait, mais c’est son coté #psycho, lequel coté psycho dut être enchanté par les visions féériques des chimères (transition, transition !) du Mans. Dans les rues, sur la cathédrale, sur les remparts. Je suis d’ailleurs assez satisfait de mes photos, visibles sur Flickr.