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Mot-clé - 4L trophy

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mardi, octobre 16 2007

Le scientifique de bac à sable

Je suis un scientifique de bac à sable. C'est la raison pour laquelle, parti d'un bac scientifique spécialisé science de l'ingénieur, j'ai terminé dans les métiers du commerce et du marketing industriel. En fait, je suis un bricoleur, dont la démarche se base surtout sur l'empirisme: je n'aime la théorie que lorsqu'elle est visible et immédiate. Et comme je suis faignant, je préfère qu'elle soit très visible, sans trop de calculs. En gros, j'aime comprendre le comment des choses (le moteur de la voiture tourne par l'assemblage judicieux de pistons, cylindres, bielles et bielletes, courroies et soupapes et l'explosion du mélange essence-air), mais le pourquoi m'ennuie rapidement (le moteur tourne car les atomes de carbone du carburant aiment s'amuser avec l'oxygène de l'air, allez savoir pourquoi...). En fait, je veux du pratique: les atomes de carbone s'envoient en l'air avec l'oxygène, c'est très bien, mais l'important, c'est que ca fait bouger les pistons qui meuvent ensuite la voiture de plus en plus vite grâce à cette splendeur mécanique qu'est la boite de vitesse synchronisée. Et du coup, je peux me déplacer en prennant des photos dans le désert.

Parfois, ca merde, un tuyau se bouche, la pompe suce sans que rien ne vienne (pouf-pouf), les chambres explosives anémiés crachotent avant de s'éteindre dans un tremblement qui serait pathétique s'il n'était pas aussi amusant. Sooo funy! Car après, il faut faire fonctionner la matière grise, penser aux différents éléments qui composent ce qui est devenu un tas d'acier en panne, et trouver comment faire pour le remettre en route. Et là, on peut prendre le tournevis, démonter, admirer l'impecable usinage des éléments luisants d'huile de synthèse, respirer les vapeurs d'essence (j'aime beaucoup l'odeur du super 95 et suis effaré et décu par l'odeur minable du mazout de jolie-307), s'extasier devant l'intelligence du filtre à air qui laisse passer l'air et arrète les saloperies qui iraient bètement abimer toute cette belle mécanique...

Ca, c'est fun. Le tuyau s'est bouché car un crétin irresponsable a perdu le bouchon du réservoir qui s'est lamentablement rempli de sable, c'est le pourquoi de la chose, et ca, franchement, tout le monde s'en tappe, pas vrai Lolotte?

C'est cet aspect visible de la technologie, je l'aime. C'est aussi la raison pour laquelle je préfère nettement la mécanique à l'electricité. Moi, une belle cinématique en mouvement, ca me parle, ca m'impressionne. Je pense aux concepteurs qui se sont pris la tête pour imaginer les gracieux mouvement synchronisés des roues dentées, des bielles et des arbres à cames. C'est beau. Un circuit électrique, franchement, c'est naze, on ne voit rien, tout au plus entend on un stupide grésillement. Pourtant, c'est la combinaison de l'électricité et d'une grosse mécanique qui m'ont données l'envie de faire des études scientifiques. Mes études sont l'aboutissement de l'oeuvre de Jules Verne. Rien que ca.

dimanche, avril 29 2007

4L trophy

Pour les vrais fans du raid 4L trophy, et encore plus pour ceux qui ont suivi notre aventure, retrouvez le film de notre 4L trophy sur notre site internet.

Etant donné que Dailymotion refuse les films de plus de 20 minutes, il m'a fallu bricoler un peu. Le film de notre 4L trophy est donc hébergé par nos soins, sur notre site. Munissez vous de quicktime 7, et rendez vous sur la page dédiée.

mercredi, mars 28 2007

Je voudrais pas me la ouèj...

Mais entre le courrier des lecteurs, la préparation pour notre publication, le road book... Le film du 4L trophy n'avance pas beaucoup! Je viens seulement de finir la genèse... Mais j'en suis extrèmement satisfait!

C'est ca, d'être en première page de google pour la recherche 4L trophy...

Allez, je vous donne une exclusivité, même pas encore sur le site officiel: toutes nos photos sont ici, et même, le road book, en pdf et en images, c'est ...

Je sais bien que j'avais dit j'arrète de vous saouler avec ca, mais, oh, hé, je fais c'que j'veux avec mes ch'veux mon blog!

lundi, mars 19 2007

To do list

J'ai hésité. Devais-je poursuivre le carnet de route jusqu'au retour final à Belfort? D'une certaine manière, c'était nécessaire pour boucler la boucle. Mais d'un autre coté, l'aventure s'acheva à Marrakech, dans une chambre d'hôtel aux standards internationnaux, verrouillée par une clé électronique, équipée de la télévision, d'une salle de bain avec des petits savons individuel et d'un climatiseur. Le reste du voyage, le passage de Gibraltar, la remonté de l'Espagne puis de la France... Ce n'est que de la logistique.

Le carnet de bord a bien été tenu jusqu'à Belfort, mais méritait il d'être retranscrit jusqu'à la dernière ligne? J'ai décidé que non. L'aventure humanitaire et sportive a commencé à Belfort, lorsque nous sommes partis chargé de nos cahiers, cartables et stylos. Elle s'est terminé à Marrakech, en rendant le roadbook du raid sportif. Rideau, donc.

Conclusion? Même pas. Je l'ai déjà faire, la conclusion: Incroyable, épuisant, fantastique, éprouvant, splendide, intense, inoubliable.

Et si c'était à refaire? Je le ferrais. Le challenge fut plus dur que je ne le pensais, mais quelle fierté d'avoir fait ce raid, que d'aventures, d'émotions avec les enfants, de poussées d'adrénaline au coeur des oueds! Alors, oui, je le dis: Egoïstement, je suis fier d'avoir accompli ce 4L trophy 2007.

Et maintenant? Tous ces autres billets en souffrances, les ricochets, tout ça? Et bien, retour à l'imprévu. Je ne sais pas moi même! Je tourne la page du 4L trophy. Et encore une fois, je remercie tous ceux qui, par leur aide, leurs encouragements, nous ont permis, à Lolotte et à moi, de vivre ces moments inoubliables.

dimanche, mars 11 2007

carnet de route: 24.02.2007

Marrakech 24.02.2007

Journée tranquille de visite. Rien à signaler. On plane un peu, avec ce retour au bruit et à l’agitation.

Le copilote, qui doit être un peu dingue, s’est levé à 8h pour aller réparer l’échappement et rajouter une sangle neuve à la plaque arrière. (c’est juste que j’aimerai bien que cette voiture rentre tranquillement, avec tout ce qu’on a vécu à son bord, j’y tiens !) Échappement réparé avec de la pâte répare tout, qui sert à remplacer la soudure défaillante. Le silencieux est soutenu par une sangle, et un morceau de fil de fer donné par un autre équipage.

La voiture est prète pour l'ultime épreuve d'endurance: les 2000km de route pour rentrer à Belfort. Et l'équipage, des souvenirs et des émotions plein la tête, est fatigué, mais heureux. Comme dit Orpheus, Yes, we did it!

carnet de route: 23.02.2007

Quelque part dans le désert. 23.02.2007
Km 86349

Départ 6h15, alors que l’aube commence à naitre. Nous attaquons le col de Semkabel. Les 4L sont à la suite les unes des autres. Il y a une zone difficile à passer, avec des ornières monstruseuses. Beaucoup de voitures vont s’y coincer, il faut les éviter en prenant garde aux bas coté, quasi à pic. Nous passons sans soucis, le moteur hurlant, Laurène cramponnant le volant tandis que Baptiste tient le levier de vitesse, pour empècher la première de sauter ! La voiture cogne abominablement et racle le sol ou se cachent de dangeureux rochers tranchants. Le copilote pense à « sa » plaque arrière. Avant de se raviser : de toute façon, cette foutue plaque protège un réservoir qui ne sert plus à rien. Elle peu bien se casser la gueule encore, on l’arracherai définitivement, et basta !

D’ailleurs, le bouchon bricolé est pas mal, les émanations d’essence sont limités.

La piste est assez bonne, un peu caillouteuse, mais on a vu pire. Les voitures roulent bien. La fin est proche.

8h15. PK217 sur le roadbook. Km 86381. Fin de l’étape marathon. Pointage kilométrique. Succès pour nous, nous n’avons que 6 km de trop, sur 217 ! Dernier ravitaillement au camion total. Contrôle de l’état de la voiture. L’échappement a méchamment touché lors du passage de Semkabel, et nous faisons un peu de bruit. Le silencieux est franchement défoncé, et s’est reculé, et tient désormais par le tube, qui est dessoudé, d’ailleurs. Les attaches caoutchouteuse sont cependant en bon état.

Il y a des sourires sur les visages. Il ne reste plus que de la route, c’est facile. La mécanique va pouvoir se détendre, les équipages aussi. D’une certaine manière, cette fin d’étape marathon, c’est un peu la fin du raid. Nous sommes heureux d’être arrivés jusque là. Il ne reste plus qu’à entre prudent sur la route de marrakech et Tanger.

10h. La route, la route, la route.

Km 86665. 16h. Bloqué depuis 15h dans le col de Tichka. Une citerne de gaz est renversé. Nous en profitons pour faire un peu de ménages dans la voiture (tout est relatif…), et retrouvé un stylo perdu sous les sièges depuis Ouarzazate. Un coup d’œil sous la voiture permet de voir que des vis de la plaque avant sont dévissées. Clé de 8 pour resserrer tout ça. La sangle de la plaque arrière est quasi sectionnée. Ca a vraiment cogné, à Semkabel ! On s’ennuie. Laurène s’agite sur le klaxon, ce qui ne sert à rien. Le monde est petit, nous rencontrons des parents d’Estaliens, ils font un trek au Maroc.

16h30 : ca redémarre !

18h : arrivée au final, récupération des entrées pour les hôtels. Nous sommes au Kenzi Farah. Rendez vous avec une amie de Mireille (mère de Baptiste) au palais des congrès, proche de l’hotel.

19h : Circulation monstre et délirante. Les règles de base de la circulation sont ignorées par tous ! Arrivée au palais des congrès. SURPRISE ! Il n’y a pas que l’amie, il y a aussi Mireille ! Hey, ça n’était pas prévu, ça ! En plus, on doit puer atrocement, on ne s’est pas lavé depuis 10 jours !

21h : à l’hotel… Evidement, notre ascenseur est en panne… Douche… quel plaisir. On évacue aussi les fringues militaires pour retourner au civil. Ca fait presque bizarre !

carnet de route: 22.02.2007

Etape marathon Timerzif - Marrakech. 22 et 23.02.2007
Km 86158

Départ vers 9h. Ca roule bien. Les voitures se suivent.

Comme toujours dans des paysages toujours sublimes.

Km 86280. 11h. Nous sommes en panne.

Le tube entre le réservoir et la pompe a essence est bouché. Tentative de débouchage au compresseur, avec des médecins de l’organisation. Ca ne marche pas, c’est complètement bouché. Nous attendons l’assistance méécanique, qui a des compresseurs plus puissant. Au bout de 2h, un 4*4 arrive enfin. Nous tentons d’utiliser son compresseur, mais rien à faire, c’est bouché, définitivement. Nous avons vérifié l’état du tube sur toute la longueur, il est intact. Le problème vient peut être de la crépine. Nous attendons le camion d’assistance avec les mécaniciens. Le temps passe, c’est l’ennui, c’est l’échec. Quelle merde. Notre premier problème grave. Laurène tente de dormir, elle est un peu malade.

14h30 : l’équipage numéro 1043 (voiture orange avec radiateur à l’arrière) nous fournissent une longue durit. Avec elle, nous relions d’un bout l’entrée de la pompe à essence, puis faisons sortir la durit du capot, courir le long de la portière passager, rentrer par la fenètre et plonger dans un jerrican ouvert, au pied du copilote ! C’est artisanal, ca pue l’essence dans la voiture… mais ca marche ! le moteur tourne à nouveau joyeusement ! Nous repartons en riant de cette délirante situation. Il y a une semaine, j’aurai (Baptiste) fait une syncope à l’idée de rouler avec un coktail molotov de 20 litre contre mes jambes…

Km 86314. Navigation à la boussole. Comme le dit le roadbook, c'est l'enfer des cailloux...

Nous sommes un peu en solitaire, à la boussole, avec juste une ou deux voitures. Le cap est pourtant bon.

On est vraiment au milieu de nulle part. Heureusement, la piste est assez stable, et le jerrican, bouché avec une serviette de toilette, ne bouge pas. Seuls ou presque au milieu du désert, avec une 4L rose bricolée et qui pue l’essence… Ce que nous faisons est assez incroyable. Quelle expérience extraordinaire !

Nous plantons la tente vers 18h, au pied du col de Semkabel. Baptiste bricole un bouchon plus performant pour le jerrican et sa durit, à base d’un morceau de bouteille en plastique, de chewing gum, de scotch et de morceau de torchon.

La nuit tombe. Au milieu du désert, la nuit est magnifique et le calme absolu. La voute céleste révèle la voie lactée comme je ne l'avais jamais vue. Sensationnel!

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