Le drame
Samedi matin, ouverture des volets... La pluie. Le weekend #PTMC commence mal.
2h après, équipé pour la pluie, je pars. 50km de pluie. Loose. Finalement, le temps se dégage. Le soleil apparait. Je commence à avoir chaud, et décide d'enlever le pantalon de pluie. Je m'engage sur une toute petite route à travers champs, idéale pour une pause. Je m'arrète, tourne le guidon pour faire demi tour, petit coup de gaz... et à ma surprise, kawette qui glisse tout droit en avant, roue avant sur une plaque de boue que je n’avais pas vu (bordure de bas-coté). Comme j’étais positionné pour tourner, je suis déséquilibré, je sens kawette verser à gauche, mais c'est rattrapable, je repose vite le pied gauche pour retenir... Double malchance, la botte est sur des gravillons... Ca glisse de partout, impossible de retenir, kawette est déjà penchée à 45°… Je ne peux plus que la laisser tomber et sauter à coté. Alors que je retrouve mon équilibre, j'entends le fracas de la moto qui s'affale au sol. La haine... Plus de 16 mois sans aucun souci, plusieurs centaines de kilomètres sous la pluie, pour finalement, la faire tomber à l’arrêt, à cause d’une plaque de boue... Le moteur tourne encore, hoquette, j’actionne vite le coupe circuit. Heureusement, c’est léger, une kawette, très facile à relever. Je ferme les yeux en sortant la béquille. Je ne veux pas voir le résultat... J'entrouvre et... Divine surprise: le top block gauche a rempli son office: Aucune rayure, ni sur le réservoir, ni sur l'écope! Seul dégâts : rétro gauche un peu rayé sur la pointe, et la manette d’embrayage tordue (la pointe part vers l’avant, comme un genre de crochet). Un peu bizarre au début, et finalement, je ne m’en rend même plus compte, ce n'est donc pas grand-chose.
Le moteur n'a pas aimé l'accrobatie, et il faudra plusieurs coups de démarreur pour le relancer. Un automobiliste, me voyant penché sur le moteur de mon engin, motard lui même, fait demi tour pour venir voir si j'ai un problème. Solidarité, c'est chouette. Rassuré, vexé et furieux de m'être fait avoir comme un con, je repars, tranquillement. De toute manière, je suis plus qu'à l'heure pour retrouver les Parisiens! (c'est pas difficile)
La route
Nous sommes donc 5 motos, à l'Aigle. 2 BMW, 2 ER6N et le XJ6-poussin-aux-anabolisants de @Critwi76. Nous avons deux bébé-motards avec nous: Critwi et son poussin, et Mat et son ER6 vert. Critwi faisant le choix de préter son @rod_cook à quelqu'un d'autre afin d'être plus à l'aise, j'embarque donc un passager au départ de l'Aigle. Et comprend très vite pourquoi les 2 BMistes se lamentaient de la lenteur des deux bébés... Donc, en fait, quand ils disaient ne pas dépasser 80km/h, ca voulait vraiment dire 80km/h... Mais ils ont raison, il ne faut pas se forcer à aller plus vite qu'on ne le souhaite, surtout au début (donc moi, tout porte à croire qu'il ne faut pas que je reste à l'arret où que je roule trop lentement vu ma performance du matin...). Mais je vois de jolis virages s'enchainer à un train de sénateur... Je piaffe... N'y tenant plus, je dépasse les nouveaux-nés et vais pousser un peu Ydikoi... @Nicoco_m en fait de même... Le rythme s'accélère, et je m'habitue bien à la présence de mon sac de sable passager, qui est assez amusant car il anticipe les virages. Lesquels s'enchainent, je m'amuse beaucoup à basculer Kawette d'un sens, de l'autre, et à pousser un peu le régime. Le malheureux Rod peine à rester en selle... Enfin, malheureux... Il n'a pas l'air de se plaindre non plus, et finit par se tenir directement à moi, formule bien plus efficace pour résister aux freinages et accélérations. A chaque changement de direction, nous attendions bien sûr nos deux pitits amis débutants, bien sûr. Finalement, @nicoco_m me dépasse, et le jeu continue sur les petites routes. L'experimenté Ydikoi ouvre la route, nous nous accrochons pour suivre. Le surcrois de poid à l'arrière me donne le sentiment de mieux accrocher la route et j'engage la kawette à des angles presque inédits. Dans un petit virage particulièrement serré, je sens même d'un coup ma botte frotter le sol!
Après quelques facéties liées au GPS un peu débile d'Ydikoi (comme par exemple, une cession 4x4, particulièrement difficile avec des véhicules à deux roues), nous sommes arrivés à Cabourg, dans la chouette résidence trouvée par Crit. Certains ont repris les motos pour aller picoler en ville, d'autres ont opté pour un peu de natation et de marche à pied...

Le retour, le lendemain, s'est fait sans évènement notable. Nous avons encore assez bien roulé, pour le plaisir de tous, je pense. En ce qui me concerne, j'ai continué avec l'ami Rod derrière moi, ce qui me laisse croire qu'il avait apprécié la route de la veille. J'admire d'ailleurs son tweet de résumé, au propos hautement politique: "Pour le look je vote Poussin, pour le confort BMW, pour le plaisir Kawette", et la réponse quelques heures après du volailler (c'est ainsi qu'on appelle les éleveurs de poussins, non?): "Bon, j'ai pas fini d'entendre du @_rougecerise_ il penche sa moto, @_rougecerise_ il accélère, @_rougecerise_ blablabla... #defi"
Quoi qu'il en soit, merci à tous pour ces kilomètres de plaisir et bravo, aussi, à @critwi76 et Mat pour leur courage. Même si on les a bien charrié, nos bébé-motards, ils furent courageux de se lancer dans cette longue sortie et ont très dignement roulé.
Les amis
Le plaisir est meilleur encore lorsqu'il est partagé. Ce weekend, j'étais en bonne compagnie. En dépit des ambitions de Rod, ça n'a pas été le festival des papilles gustatives, mais on s'est bien amusé. En tout cas, moi, j'ai passé de bon moments, dans la piscine avec Crit et Rod, puis en terrasse avec en plus Ydikoi, Nico et Mat, et enfin au resto.
De cette rencontre et du temps passé ensemble, certaines constantes vont bientôt finir en proverbes, comme par exemple "PTMC au restaurant, voisin bruyants", "Rouge-cerise sort sa Kawette, sort ton K-way" ou encore "PTMC à moto, beaufs à gogo" (précisons que pour cette maxime célèbre, les beaufs ne sont bien sûr pas les membres du PTMC mais bien les habitants des contrées traversées), sans oublier le très célèbre "GPS de Béhème, GPS à problèmes". Entre amis, donc, je me suis baigné, ai marché sur la plage, diné, brunché en front de mer. Le tout, avec beaucoup de bonne humeur, et juste ce qu'il faut de langue-de-putage. Sans oublié, le twitting de folie pour faire baver certains.

Donc en fait, c'était vraiment un super weekend, mais trop court, vraiment trop court.
Je dois le dire, le retour à la réalité du lundi est rude.







Derniers commentaires