pour conclure mon fabuleux voyage en Angleterre, Lolotte me rendait visite le weekend dernier. Samedi matin, vers 10 heures, LeCitadin et Finis-Africae, de retour d'une semaine chez Lionel (Jospin), se sont également proposé pour un arret au Mans. le mode panique fut immédiatement enclenché. J'avais deux heures pour aller chercher un costard aux galleries Lafayettes, acheter à manger pour tout ce petit monde et rendre l'appartement présentable. On frolait la mission impossible (surtout sur le dernier point). Lorsque les deux compères sont arrivés, je rangeais l'aspirateur, un repas fort moyen était au four et j'achevais de tenter de camoufler l'ampleur du désordre un peu partout.
Nous avons cependant passé un moment sympathique. Pascal nous a expliqué que docteur House racontait n'importe quoi, ce qui n'a aucune espère d'importance puisque seul compte la manière dont il le raconte. Philippe fut fort désapointé de la non classification de ma maigre bibliothèque. Lolotte refusa de manger des haricots, suivie en ce sens par Philippe. Tous furent très polis et mangèrent mon assez mauvais gateau (beaucoup de farine pour trop peu de fromage blanc).
Vers 14h15, je mettais les deux dans l'ascenseur et rentrait en vitesse me changer. J'avais en effet organisé une balade à moto, départ 14h30. Nous sommes arrivé en retard et mon itiniéraire était largement baclé. J'étais en plus dépassé par l'ampleur prise par ma proposition de sortie: nous étions près de quinzes. Le début fut calamiteux, puisque nous avons pris une averse sérieuse. Lolotte tentait de se cacher derrière moi tandis que je sentais un filet d'eau s'insinuer dans les bottes. Cependant, même si le cuir n'est pas très étanche, c'était toujours mieux que le jean de Lolotte qui subissait en plus l'inefficacité flagrante de la bavette de ma petite Kawette.
Fort heureusement, la pluie fit place au soleil lorsque nous sommes arrivé au début de la partie agréable de la balade, et l'enchaînement de petits virages fut assez plaisant. Comme d'habitude, la route entre Ballon et Bonétable fut un véritable bonheur. Après une erreur d'itinéraire, un demi tour et la perte de quelques participants (que nous avons finalement attendu), nous étions de retour au Mans et achevions l'après midi par un chocolat chaud (ou bière ou café) bien mérité sur la place de la République.

Franchement, j'étais bien épuisé. Avec Lolotte, nous finîmes la soirée par une raclette (idéal quand on est déjà claqué) puis nous échouâmes sur le canapé pour un film d'une qualité remarquable: Priscilla, folle du désert.
Le dimanche fut poussif. Nous n'avons émergé que vers 11h et trainassés un bon moment. Finalement, histoire de profiter un peu du beau temps, nous sommes allés nous promener sur un chemin au bord de la Sarthe. Nous avons parlé de nos vies. Pour les amateurs, Lolotte recherche la perle tellement rare qu'elle n'existe pas: le père de ses enfants, beau, riche, acceptant une femme ambitieuse et gagnant plus que lui, n'aimant pas les animaux (hors, poisson rouge, négociable) mais prêt à supporter 3 mômes dont au moins un garçon et une fille, acceptant (et pouvant!) avoir au garage une porsche et une moto, au moins, garage situé dans une grande maison de caractère moderne. Candidats, déclarez vous en commentaire...
Lundi, naturellement, il fallait retourner au bureau. Bonne nouvelle, ma valise perdue m'y attendait. Léger détail, Lolotte partait après moi et je devais en plus poser ma voiture chez Peugeot. J'ai donc eu l'occasion de tester la peugeot 1007 à portes coulissantes électriques. C'est petit, haut perché, avec une direction trop souple, une finition quelconque et un moteur 1.4hdi anémique. Vers 18h, je fus content de retrouver jolie-307-verte qui avait brillament passé le contrôle technique au prix d'un échappement neuf.
Quel ne fut pas mon dépit en constatant que le badge du parking souterrain, normalement dans la voiture, n'y était pas, vu que je l'en avait enlevé pour le contrôle technique et que je l'avais ensuite oublié au bureau. Le dépit devint consternation en réalisant que la clé de l'appartement, confiée à Lolotte, était dans la boite au lettre, et que pour accéder à la boite, il fallait passer soit par le parking (impossible sans le badge) soit par le hall (impossible sans la clé). Ma voiture fonctionnait, j'avais ma valise, mais j'étais à la rue.
J'ai donc opté pour sonner chez tous mes voisins de pallier. Naturellement, il fallut tester 3 appartements pour trouver le seul chez lui (le quatrième) qui, aimablement, m'ouvrit la porte de chez moi.
Et moi qui disait que la monotonie de la vie adulte m'angoissait...
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