Rouge-cerise.net

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lundi, juillet 19 2010

Des laitues et du CO2

« La solution contre le CO2, c’est de planter des laitues en amazonie et ne pas les manger ».

C’est beau, c’est conceptuel, c’est ambitieux, ça a le sens de la formule et c’est parfaitement creux, bref, c’est du Vinzniv des grands jours. En l’occurrence, c’était un soir, mercredi soir pour être exact. Nous étions aux 7 plats, un restaurant très convenable du Mans, avec Lolotte et son homme, plus @vinzniv en guest star de dernière minute. Et le truc bien, c’est qu’en plus, il assurait le spectacle en défendant l’indéfendable : la supposée écolo-attitude de Lolotte. Là, normalement, tu commences déjà à ricaner. Dire que Lolotte est écolo, c’est un peu comme dire que son décolleté était décent : on aimerait bien mais c’est indéfendable. Il n’en fallait bien évidement pas plus pour motiver Vinzniv de partir à l’aventure. D’arguments en contre arguments, le débat a fatalement sombré dans une conceptualité à faire frémir un artiste contemporain maudit et, l’orateur se trouvant subitement en difficulté, décida que plus c’est gros, plus ça passe, et tira donc cet argument comme un joueur de l’équipe de France tire un but : à tout hasard. Stupéfaction, saisissement, il fit un effet bœuf comme celui qui garnissait nos assiettes (mes lecteurs peuvent noter mon talent pour la transition). Bœuf plutôt bon, comme son accompagnement, lequel fut spécial pour Lolotte (rien que des frites), mais un peu gâché pour @Vinzniv par la trop grande cordialité de la serveuse. Et oui, c’est là tout le drame de la province, qui associe à des tarifs décents un sourire assez prononcé pour être suspect, @Vinzniv a même estimé qu’elle se droguait, mais c’est son coté #psycho, lequel coté psycho dut être enchanté par les visions féériques des chimères (transition, transition !) du Mans. Dans les rues, sur la cathédrale, sur les remparts. Je suis d’ailleurs assez satisfait de mes photos, visibles sur Flickr.

lundi, mai 24 2010

See, Sarthe and Sun

Cette fois encore, je crois pouvoir dire que j'ai passé un bon weekend. Il faut dire qu'il fut agrémenté de la présence du soleil et d'Incipio, ce qui, naturellement, aide. Avec en bonus, la livraison de mon Panasonic GF1, ce qui me causa pourtant des émotions: alors que, samedi matin, j'étais occupé à la plus fun des activités qui soit (passer l'aspirateur), j'ai vu un camion Chronopost s'arréter devant chez moi. Patienter. Et repartir. Sans que la moindre sonnette ne retentisse, alors même que je m'étais précipité sur mes vêtements pour accueillir dignement un livreur tant attendu. J'étais à deux doigts d'appeller sur l'instant l'entreprise de livraison pour dénoncer un manque de professionnalisme caractérisé. Fort heureusement, une bonne heure après, c'est un postier classique qui m'a livré mon colis Chronopost, ce qui me laisse songeur quant à l'organisation logistique de Chronopost / La poste. Mais enfin, l'appareil était là, son déballage et les premiers clichés m'ont empécher d'aller déjeuner avec Incipio et son amie N. Je les ai rejoins pour partager un verre dans le vieux mans en fin d'après midi, non sans avoir fait un passage par la cathédrale du Mans pour expérimenter mon nouveau jouet. (Toutes les images sur ce billet sont cliquables)

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Dimanche, j'ai derechef rejoint le Parisien et la Mancelle sur le marché des Jacobins. Parisien en goguette, Incipio a fait le bonheur des commerçants en achetant quantité de produits. On aurait dit un enfant lâché dans un magasin de jouet, c'était très meuugnon.

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Après un nouveau passage touristique dans le vieux Mans, et une escale à l'expo Puls'art, nous avons finalement trouvé un restaurant ouvert le dimanche (au Mans, on frise l'exploit!). Même si le soleil m'a harcelé, c'était très agréable et j'ai été enchanté de faire davantage connaissance avec ce volubile Bourguino-Parisien. Nous nous en sommes ensuite remis aux talents de Tom-Tom pour rejoindre l'Abbaye de Solesmes, notoirement connue pour ses chants Grégoriens toute l'année et pour son concert d'Orgues dimanche dernier. L'Abbatiale était pleine (surtout de vieux qui sentaient l'eau de Cologne), le concert fut plaisant en dépit des bancs inconfortables. Je n'y connais strictement rien en musique classique, mais certains passages étaient émouvants. Je regrette de ne pas avoir pu visiter davantage les locaux de l'Abbaye. En meme temps, elle est encore en activité, et les moines ne sont pas des animaux de foire non plus. Le vitrail de l'église paroissiale, en revanche, était remarquable.

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Au petit bonheur la chance, nous avons cependant flanné aux abords, fait quelques clichés, papoté de bouquins en latin et en Allemand, comparé la Sarthe et la Côte d'Or, constaté la supériorité du couple Palm Pré et SFR sur Iphone et Bouygues, et émis l'idée d'une semaine au fil de l'eau en Aout, sur le canal de Bourgogne. Allongés au bord de l'eau, à l'ombre d'un arbre, la vie était magnifique.

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Incipio_Sarthe_2.JPGIncipio_Sarthe_3.JPG

Nous sommes finalement rentrés chez moi pour l'apéro, puis ressorti nous balader dans les chemins creux proches de chez moi. En fin de compte, nous sommes restés un bon moment allongés dans les herbes hautes, les paquerettes et autres marguerites d'un parc de Disc-Golf, alors que le soleil déclinait doucement. C'est sans doute la fin de journée la plus aggréable qui m'ait été donnée de vivre en Sarthe depuis que j'y suis installé.

De retour chez moi, alors que je m'affairais aux fourneaux pour tenter de faire croire en mes talents de cuisinier, mon hôte profitait du réseau Bouygues et d'un martini-citron sur la terasse. Eclairés de quelques photophores, la soirée s'est conclue sur un verre de Génépi, pour Incipio seulement, puisqu'il n'était pas prévu qu'il découvre mon canapé magique et que je devais donc conduire pour le ramener au centre ville.

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Vraiment très chouette weekend.

(Et une fois de plus, même pas honte pour le titre)

mardi, avril 6 2010

Les hystériques cocottes Mancelles

A l'invitation de Bilibull, aka Max, je me suis rendu samedi soir à une soirée... Une soirée, comment dire... indescriptible? Étonnante? Mancelle, ça, c'est sûr...

Je pensais arriver en retard, et finalement j'étais parmi les premiers, ce qui m'a permis de faire rapidement connaissance avec Max et son mari, ainsi que deux autres convives. Notre hôte avait soigneusement dressé la table et officiait en cuisine. Je m'attendais donc à une soirée "un diner presque parfait" et regrettait déjà de n'avoir pas apporté mes fiches de notes. J'ai commencé à me dire qu'il y avait baleine sous grain de sable lorsque les invités déjà présent s'interrogèrent sur le fait que je n'étais pas du tout connu dans le milieu gay Manceau et que c'était incroyable, après plus d'un an dans cette ville. Lorsque j'ai ensuite constaté qu'ils attaquaient le premier apéro à la vodka-redbull, je me suis dis que la baleine était énorme et le grain de sable microscopique, et que ça allait déraper.

Lorsque les autres invités sont arrivés, l'ambiance a encore grimpé et j'avais l'impression d'être dans une représentation théâtrale de la cage aux folles, version hystériques, et n'arrivait déjà plus vraiment à comprendre qui était en couple avec qui, vu que tout le monde se tripotait à moitié. Comme entre temps, j'avais viré ma cuti de jeune homme sage et étais passé à la vodka-orange, j'ai fini par décider que de toute manière, tout le monde avait apparemment sucé tout le monde au moins une fois, et que donc, peu importait. Néanmoins, je ne savais par la même plus vraiment s'il y avait des célibataires dans le tas, et donc s'il était dans mon intérêt d'aller faire les yeux doux à quelqu'un.

En attendant, je rigolais bien, surtout lorsque Deezer a commencé à jouer Dalida, repris en cœur à ma grande consternation par tout le monde (donc, les gays sont vraiment fan...). Je me suis d'ailleurs demandé comment le mec de Max avait pu être hétéro un jour, surtout en le voyant récité en sautant les couplets de Dalida. Par la suite, un des convives s'est mis à nous réciter des sketchs entiers d'Elie Kakou. Parmi la dizaine de personnes, certains commençaient doucement à se dire qu'ils donnaient là un spectacle... heuu... intéressant d'eux même, et commençaient à dire que "le pauvre Baptiste doit vraiment se demander où il est tombé..."

Max semblait tout particulièrement dépassé par la tournure des évènements lorsqu'il annonça qu'il était temps de passer à table. Il m'a donc d'autorité placé à coté de lui, sur la grande table, étant entendu que la petite était celle des connasses. L'ensemble de la conversation tourna évidement autour du cul, dans un concert général pour savoir qui était la plus grosse salope. J'ai cru comprendre qu'un certain R. était en pôle position, tandis qu'un S. tentait désespérément de laver sa réputation vis à vis de moi en m'expliquant que ses amis étaient dans cet état parce qu'ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps, que tout ça n'était que du bruit, et que lui était en couple avec l'autre jeune de la table (26 ans) et que donc il ne draguait personne parce que pour l'instant, il était bien avec cette personne et que d'ailleurs, il n'avait pas mis les pieds au Babylone depuis au moins un an, ce qui est une preuve semble-t-il indiscutable de moralité.

Pendant ce temps, Max tentait d'éviter que la voisine n'appelle la police pour tapage nocturne, son propre mec s'égosillant sur "bécassine", de Chantal Goya, tandis que le fameux R. ne touchait plus le sol, tenu par un mec par les épaules et les pieds sur celles d'un autre qui simulait une sodomie. Nous atteignions le sommet du bon goût et de la distinction et l'animation finale allait être lancée par Max.

Il annonça en effet que les cloches étaient passées et qu'il y avait des œufs et des cocottes planquées dans toute la maison, et qu'on pouvait tout fouiller. Déjà passablement énervés, les invités s'égayèrent dans la maison et se mirent à tout retourner, rapportant à chaque voyage un butin sur la table. En moi même, je me suis dit qu'il n'avait peur de rien, à laisser ainsi une dizaine de pédés passablement surexcités mettre leur nez jusqu'au fond du tiroir de la table de chevet...

Mais la soirée avançait et il était déjà presque deux heures. Ayant un invité le lendemain, et ayant laissé mon appartement dans un triste état, j'ai donc choisi de décliner l'invitation au Babylone. Dans un sens, j'en avait déjà assez vu et entendu pour ce soir... Autant garder le plaisir de la découverte pour une autre fois! J'espère juste avoir fait assez bonne impression pour être ré-invité, surtout si c'est pour visiter la backroom du Babylone.

lundi, mars 8 2010

Un samedi soir de probité

Objectivement le weekend dernier n’était pas si bien engagé que ça. J’avais bien prévu une sortie avec un collègue, mais finalement c’est tombé à l’eau. L’après midi du samedi était donc vide, la soirée aussi et le dimanche, également. Et comme en plus, j’ai fini les épisodes de Dr House, je n’avais rien à faire, si ce n’est me remettre vraiment à lire. En soit, ce n’est pas un drame, d’autant que je ne cesse de me reprocher de ne plus lire assez.

Et puis, en fin d’après midi, un type me propose de sortir au Babylone, LA boite gay du Mans. Franchement, je n’étais pas motivé. Maintenant, il faut savoir faire des efforts et comme Joss insistait en me disant que je n’y allais pas pour la boite mais pour le mec (quand je pense qu’ensuite, c’est lui dénigre ma moralité sur twitter…), j’envisageais presque de me laisser convaincre, ne serais ce que pour le plaisir de pouvoir ensuite en faire un billet ici.

Et puis, en fin de compte, un autre me propose un diner chez lui avec une amie à lui. Ca me correspond déjà beaucoup mieux et en plus, ayant déjà pas mal papoté avec, il semblait intéressant. A 21h, je marchais donc dans le vieux Mans en direction de mon rendez vous. Comme j’étais un peu en avance, j’ai fait un léger détour pour admirer une fois de plus un tableau, exposé à la vitrine d’un bar et que je trouve totalement admirable (penser à entrer et demander combien ils en veulent). Je pense d'ailleurs qu'il vient de la galerie toute proche de l'artiste, galerie ou je m'interdis d'entrer car je craquerai obligatoirement, sinon. Bref. J’étais le premier, ce qui a permis de faire un peu connaissance avant l’arrivée du troisième protagoniste.

Et la soirée a décollé.

Et j’ai passé une très bonne soirée. L’amie en question était extraordinairement volubile et amusante, nous avons parlé de tout, de rien, de musique, de marche à pied, de Lady Gaga et de Benjamin Biolay, de vin blanc, des crises d’adolescence, de plan cul, du printemps de Bourges, de peinture au glycérol et du château du haut Koenigsburg. Finalement, elle nous a quitté vers 2h30, et je suis resté papoter avec mon hôte jusqu’à 4h. A ce moment là, nous avons décidé qu’il était temps de dormir, un peu, et, en vrai gentleman, il m’a raccompagné jusqu’à ma voiture. Ma moralité n’a ainsi pas été mise en cause à un seul instant, Joss peut donc être rassuré. Et d’autres avec lui (au hasard, Pingui, Jusquici, Ydikoi…). Oui, je suis rancunier. ;-)

mercredi, juin 3 2009

Ascenseur, clafoutis et chaise longue (et la formule de politesse qui va bien)

En dépit des soucis que me cause mon pommier, je mentirai en disant que j'ai passé un mauvais weekend. C'est la seconde fois que je rencontrais Joss en vrai. Cette fois ci, c'était au Mans, chez moi. 4 ans et demi de vie conjuguale avec La Cigale ont laissé leur trace. Ce weekend, je recevais, il fallait faire les choses bien, car mal recevoir, ça ne se fait pas du-tout-du-tout. Je m'étais approvisionné en biscuits apéritifs, en rillettes (Sarthe powered), en boissons diverses et variées et avait même poussé mes capacités d'hôte à l'extrème en achetant du Martini, puisque j'avais noté que Joss aimait ça et qu'il faut veiller au bien être des invités. Je me suis même lancé dans la réalisation d'un clafoutis aux pommes, qui m'occasionna une frayeur en montant largement au dessus de son contenant, mais qui fut très bon.

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Je suis aussi allé pour la première fois au marché pour acheter du vrai pain (pour les rillettes!) et quelques vraies pommes, car mon panier à fruits était vide (à cause du clafouti) et que ça faisait moche. Je les ai prises rouges, pour assortir au tableau au dessus de la table et au chemin de table. (qui a dit "pédé!"?). Vraiment, Samedi à 11h30, j'étais assez fier de moi et je suis sûr que La Cigale l'aurait été aussi. L'arrivée de Joss fut parfaitement originale. Il trouva seul ma rue, mon immeuble, mon appartement. Première surprise qui n'est que peu de chose lorsque, stupéfait, je le vis débouler des escaliers. En bon pédé qui prend soin de ses muscles fessiers, il avait snobé l'ascensceur. C'est particulièrement remarquable pour moi qui n'ait visité cette cage d'escalier qu'une fois, en descente. Le ton était donné. Après avoir dégusté ce fameux clafouti (je rabache, avec ma patisserie), nous nous sommes baladés dans le Mans. La visite fut culturelle.

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Sachez ainsi que la rue des sonnettes se nomme ainsi en raison des sonnettes qui équipaient 3 maisons au moyen âge. Tout porte donc à croire que la rue des bouchers accueillait les activités d'équarissage. Reste à savoir si la crypte de Notre Dame de la Couture servait de planque à une trentaine de chinois sans papiers exploités par des moines friants de pourpoints bien ajustés. En tout cas, Joss semblait apprécier. Vers 17h, lassés des ruelles pavées, nous sommes allés échanger des confidences dans les bois de l'Arche de la Nature. Nous partageons beaucoup de choses mais je ne dirais pas tout, car comme Martine et Ségolène, nous avons droit à un peu d'intimité, mais oui. Que La Cigale se rassure même s'il ne s'inquiète pas, nous fûmes très sages, bien sûr. La soirée s'acheva sur le balcon en dégustant des crudités (et des rillettes) (et un peu de claf...ok, ok, j'arrête...:-D ).

Du dimanche, je crois que nous nous souviendrons des craquottes du petit déjeuner. Craquottes au beurre et à la confidure de myrtilles sauvages pour moi, 4 fruits pour lui, c'était exquis. Les saveurs sont surtout, parfois, liées à des émotions ou des souvenirs. Chez moi, la tartine beurre-confiture de myrtilles un matin de beau temps est associée aux vacances chez mon grand père bourguignon. Avec cette confiture remontent des souvenirs au moins aussi délicieux que la tartine. Après une dernière balade sur les bords de Sarthe, Joss a repris la route. Inutile de préciser la destination: sa voiture se charge de renseigner qui le souhaite en arborant un mouchetage qu'un hétéro féru de carroserie n'aurait pas toléré. Connasses (de mouettes)!!

samedi, avril 4 2009

Samedi sur la route, dimanche sur le chemin et lundi à la rue

pour conclure mon fabuleux voyage en Angleterre, Lolotte me rendait visite le weekend dernier. Samedi matin, vers 10 heures, LeCitadin et Finis-Africae, de retour d'une semaine chez Lionel (Jospin), se sont également proposé pour un arret au Mans. le mode panique fut immédiatement enclenché. J'avais deux heures pour aller chercher un costard aux galleries Lafayettes, acheter à manger pour tout ce petit monde et rendre l'appartement présentable. On frolait la mission impossible (surtout sur le dernier point). Lorsque les deux compères sont arrivés, je rangeais l'aspirateur, un repas fort moyen était au four et j'achevais de tenter de camoufler l'ampleur du désordre un peu partout.

Nous avons cependant passé un moment sympathique. Pascal nous a expliqué que docteur House racontait n'importe quoi, ce qui n'a aucune espère d'importance puisque seul compte la manière dont il le raconte. Philippe fut fort désapointé de la non classification de ma maigre bibliothèque. Lolotte refusa de manger des haricots, suivie en ce sens par Philippe. Tous furent très polis et mangèrent mon assez mauvais gateau (beaucoup de farine pour trop peu de fromage blanc).

Vers 14h15, je mettais les deux dans l'ascenseur et rentrait en vitesse me changer. J'avais en effet organisé une balade à moto, départ 14h30. Nous sommes arrivé en retard et mon itiniéraire était largement baclé. J'étais en plus dépassé par l'ampleur prise par ma proposition de sortie: nous étions près de quinzes. Le début fut calamiteux, puisque nous avons pris une averse sérieuse. Lolotte tentait de se cacher derrière moi tandis que je sentais un filet d'eau s'insinuer dans les bottes. Cependant, même si le cuir n'est pas très étanche, c'était toujours mieux que le jean de Lolotte qui subissait en plus l'inefficacité flagrante de la bavette de ma petite Kawette. Fort heureusement, la pluie fit place au soleil lorsque nous sommes arrivé au début de la partie agréable de la balade, et l'enchaînement de petits virages fut assez plaisant. Comme d'habitude, la route entre Ballon et Bonétable fut un véritable bonheur. Après une erreur d'itinéraire, un demi tour et la perte de quelques participants (que nous avons finalement attendu), nous étions de retour au Mans et achevions l'après midi par un chocolat chaud (ou bière ou café) bien mérité sur la place de la République.

C

Franchement, j'étais bien épuisé. Avec Lolotte, nous finîmes la soirée par une raclette (idéal quand on est déjà claqué) puis nous échouâmes sur le canapé pour un film d'une qualité remarquable: Priscilla, folle du désert.

Le dimanche fut poussif. Nous n'avons émergé que vers 11h et trainassés un bon moment. Finalement, histoire de profiter un peu du beau temps, nous sommes allés nous promener sur un chemin au bord de la Sarthe. Nous avons parlé de nos vies. Pour les amateurs, Lolotte recherche la perle tellement rare qu'elle n'existe pas: le père de ses enfants, beau, riche, acceptant une femme ambitieuse et gagnant plus que lui, n'aimant pas les animaux (hors, poisson rouge, négociable) mais prêt à supporter 3 mômes dont au moins un garçon et une fille, acceptant (et pouvant!) avoir au garage une porsche et une moto, au moins, garage situé dans une grande maison de caractère moderne. Candidats, déclarez vous en commentaire...

Lundi, naturellement, il fallait retourner au bureau. Bonne nouvelle, ma valise perdue m'y attendait. Léger détail, Lolotte partait après moi et je devais en plus poser ma voiture chez Peugeot. J'ai donc eu l'occasion de tester la peugeot 1007 à portes coulissantes électriques. C'est petit, haut perché, avec une direction trop souple, une finition quelconque et un moteur 1.4hdi anémique. Vers 18h, je fus content de retrouver jolie-307-verte qui avait brillament passé le contrôle technique au prix d'un échappement neuf.

Quel ne fut pas mon dépit en constatant que le badge du parking souterrain, normalement dans la voiture, n'y était pas, vu que je l'en avait enlevé pour le contrôle technique et que je l'avais ensuite oublié au bureau. Le dépit devint consternation en réalisant que la clé de l'appartement, confiée à Lolotte, était dans la boite au lettre, et que pour accéder à la boite, il fallait passer soit par le parking (impossible sans le badge) soit par le hall (impossible sans la clé). Ma voiture fonctionnait, j'avais ma valise, mais j'étais à la rue.

J'ai donc opté pour sonner chez tous mes voisins de pallier. Naturellement, il fallut tester 3 appartements pour trouver le seul chez lui (le quatrième) qui, aimablement, m'ouvrit la porte de chez moi.

Et moi qui disait que la monotonie de la vie adulte m'angoissait...

lundi, novembre 24 2008

Lolotte au Mans

Ma chère Lolotte était de visite au Mans ce weekend. Elle venait fêter sa pitoyable performance à sa dernière soutenance scolaire. Pour se consoler, elle eut donc la primeur de mon tour touristique Manceau standard. Le circuit se rodera avec les futurs visiteurs. Normalement, Mlle de Bourge devrait s'extraire de Sibérie et venir dans les semaines à venir. Elle aura donc droit au même parcours. Je m'abstiendrai en revanche de passer du centre historique au centre actif et commercial. Lolotte, qui est une fille (nul n'est parfait), m'a en effet trainé dans tous les magasins de fille de la ville. Plus les essayages. Plus les achats. J'étais désespéré mais j'ai fait semblant. Je n'ai même pas soupiré, sauf quand elle essayait des trucs modérément seyants.

C'était samedi et Lolotte a estimé que Le Mans, c'est bien (oui, la Cigale-chéri-d'amour, Le Mans, c'est bien, je ne l'ai pas forcée à te le répéter !).

Dimanche, il a fait très mauvais. N'écoutant que notre courage, nous sommes quand même allé à la messe nous avons lamentablement rouillé sur le canapé devant M6 et quelques films. Et aussi, navigué sur facebook. En effet, Lolotte m'a lâchement trahi en s'inscrivant sur ce site démoniaque (au moins). Elle était la dernière à me soutenir dans ma croisade dogmatique anti-réseau social à la mode. Désormais, je suis seul mais je tiens bon. En tout cas, ça m'a permis d'aller voir ce qu'il s'y passe. De mater certaines photos, de déblatérer sur d'autres, de médire sur les crétins qui révèlent tout. J'hallucine vraiment, d'ailleurs, en voyant les gens se ranger avec enthousiasme et sans pudeur aucune dans des catégories politiques, religieuses, mettre en ligne des photos d'eux bourrés, et lâcher leurs adresses, téléphones, email à tous les vents. Devant mes hurlements, Lolotte a cru bon de préciser que seuls les amis pouvaient voir ces infos. Quand je vois les gens qu'elle-même, plutôt méfiante, a accepté comme ami… un mec croisé deux fois à une fête, je n'appelle pas ça un ami. M'enfin, c'est mon coté rétrograde. Finalement, on est retourné devant la télé.

De toute manière, il nous fallait bien ça pour digérer les agapes de la veille et celles à venir. J'ai en effet réalisé sur Lolotte mon premier truithonage. Je m'étais mis au fourneau, j'avais même fait un gâteau (à base de sucre, de formage blanc et de crème). Pour le diner, une recette perso à base de mont-d'or, de crème, de pomme de terre et d'oignon. Plus les mousses au chocolat, plus les nuggets au fromage, plus le poulet caramélisé au miel, plus le riz et les pâtes bolognaise au comté. C'était très bon.

Nous avons aussi parlé de cul, puisque Lolotte, devenue célibataire durant ses 6 mois Londoniens, est tout de même parvenue à l'exploit de coucher le lendemain de son retour. J'applaudi la performance, d'autant que le mec est pas mal du tout (en vrai, je l'avais repéré bien avant de découvrir l'existence de La Cigale, je suis donc un peu jaloux car normalement, les beaux doivent être pédé).

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, j'ai fini par la ramener à la gare. De toute manière, je la revoie dès la semaine. Je vais à Belfort. Ca va être un weekend faste : Y'a soirée raclette chez La Cigale et vendredi prochain, c'est une date spéciale.

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