Errachidia - Merzouga, 20.02.2007
Km 85876
Légère pluie durant la nuit, cependant, la tente est sèche, ou presque, au matin. Un peu partout autour du camp, c’est le folklore des « toilettes ». Comme il n’y en a pas pas, chacun fait un peu ou il peut… c’est assez crade, il est préférable de n’être pas trop pudique…
Départ à 7h30, sous une légère pluie. Il fait toujours aussi froid. Le ciel est bouché. La voiture a bien démarré, mais a du mal à tenir le ralenti. La faute au schnorkel, désormais utilisé : l’air aspiré par le moteur est très froid, puisque non préchauffé par l’échappement. Du coup, le moteur met du temps à chauffer. Nous traversons des villages.
Tout va bien à bord.
8h40, km 85948. AAAARRRRGGGG !!!! On vient de se faire emboutir le pare choc arrière par une autre 4L !! Les voitures ont freinné assez brutalement devant nous, on a entendu des roues se bloquer derrière nous, glisser sur la route mouillée… et BLAM ! L’horreur et la colère ! Faut tenir ses distances, merde ! Le pare choc est enfoncé jusqu’à la carrosserie, mais rien de grave au delà. Seul le support de pare choc est tordu, les longerons ne semblent pas déformés, le coffre n’est pas bloqué. Nous avons surtout eu peur à cause du crochet arrière, directement soudé au chassis : le choc aurait pu endommager notre chassis, et ca, c’aurait été grave. Le mal est superficiel, mais ça fait chier quand même !
km 85971. Dunes en vue, et sable mélangé de petites pierres sous les roues. Nous abaissons la pression des pneus à 1.7 à l’arrière et 1.5 à l’avant. Le roadbook est formel : cap à suivre : 160° à la boussole. Les responsabilités du copilote augmentent… Yeah !



km 85990 Pierres et sables. Les 4L sont éparpillées partout, nous suivons le cap préconisé par le copilote lorsqu’une bosse plus violente que les autres secoue la voiture, immédiatement suivit d’un raclement continu à l’arrière. Bigre. La plaque de protection arrière traine par terre, celle avant a perdu quelques vis dans l’affaire… La plaque arrière protège le réservoir et est fixée par une ligné de vis auto-foreuses dans le chassi sur l’avant, et par deux pattes métaliques visée aux longerons à l’arrière. De ces deux pattes, l’une a été arrachée et est perdue (à droite), l’autre est gravement tordu et la vis a disparu (à gauche). Imaginer que la fixation manquante est partie par l’arrachement d’une bande de tole de près de 5mm sur près de 10cm laisse imaginer la violence des impacts qu’encaisse notre pauvre 4L.
Baptiste, en tant que copilote-mécano, soulève la voiture avec le cric, se glisse en dessous pour faire des réparations de fortune. Rien à faire pour le coté droit, pas de point d’accroche. Sur le coté gauche, la vis est remplacée par de la ficelle. C’est artisanal, et le copilote doute que cela ne tienne bien longtemps, mais nous n’avons pas le temps pour faire mieux actuellement.

Arrivée à Merzouga à 10h30. C’est un bordel et un embouteillage monstre pour le pointage et déchargement des fournitures scolaires. L’organisation semble manifestement dépassée par le nombre de voitures. D’après Jean-Jacques, la pluie (légère et intermitente) gênerait le passage de l’épreuve des dunes. Pour nous, il semble plutôt que c’est le pointage et le déchargement qui sont sous-dimensionnés… Après le fiasco lié au col de belkassem, la grogne commence à monter parmi les équipages : nous n’avons pas payé 3000 euros de frais d’inscription pour passer des heures dans les bouchons !

A 15h, nous avons enfin déchargé le matériel scolaire. Nous décidons de tenter l’épreuve des dunes. Il n’y a plus de cailloux, aussi nous abaissons la pression des pneus à 1.2 partout. La 4L est plus légère, le coffre semble vide, sans le matériel scolaire. La réparation de la plaque n’a pas bougé pour l’instant.

Km 85993. Parcours des dunes effectué de main de maître par la pilote ! pas d’ensablement !
La clé, c’est de toujours maintenir le mouvement : les roues avant doivent garder du couple quitte à patiner, et il faut éviter de tomber dans les ornières creusés par les voitures précédentes. Enfin, il faut secouer vigoureusement le volant, pour forcer les roues motrices à toujours mordre et le sable, et ne pas s’enliser.
L’aventure des dunes est tellement prenante -la voiture saute et tangue de partout- que Baptiste en oublie de prendre des photos ou de filmer !
Plantage de la tente ensuite, sous une légère pluie. Qui a dit qu’il allait faire chaud, hein ? Entre le sable et l’humidité, on ne peux pas dire que tout soit pour le mieux… Du coup, nous oublions l’idée d’aller voir sous la voiture. Il n’y a qu’à dire que ca tiendra…



21h : nous avons livré le matériel scolaire. Plein d’enfants, des dessins, un discours très émouvant lu par un petit marocain. Le moral remonte en flèche. Nous sommes heureux, et un peu fier d’être ici. J’ai enregistré l’ensemble en vidéo, et depuis, l’appareil photo ne fonctionne plus… Au s’cour ! Je repasse sur l’ultime carte de 512 me restant. Grrr, pourvu que celle de 1Go (à peine utilisée, en plus) n’ai pas foutu en l’air les quelques photos, et surtout, le discours du petit !



Quoi qu’il en soit, les enfants semblaient enchantés, et nous aussi. Que de sourires, de merci, de chaque cotés… Les épreuves et les efforts consentis sont largement récompensés par les rires de ces gamins. L’émotion était intense, ce moment était magique. Dommage que la pluie ne gène ces festivités. Nous avons rencontré quelques équipages sympathiques, « nos » piments, par exemple. Si seulement la pluie, les parkas et les écharpes pouvaient disparaître, cette soirée serait parfaite. Le soleil, même trop chaud, aurait été plus sympatique, et aurait magnifier le cadre mis en place. Nous sommes pourtant surpris par certains équipages, totalement décalés. Certaines élégantes trouvent et prennent encore le temps de se maquiller et entretenir coiffure sophistiquée ! Incroyable ! D’autres ressemblent, au sortir de leur voiture, à des parisiens arpentant les rues branchées ! En ce qui nous concerne, c’est très clair : fonctionnel et solide ! Le style, tant pis !
Bénies soient d’ailleurs les pompes et les fringues des militaires, impeccables de confort et de tenue dans le sable ou la caillasse ! Le style est détonnant, mais quelle importance, ca fait aussi partie de l’aventure !
Cependant, Laurène fait remarquer que je peux bien critiquer, moi qui sort mon rasoir électrique… Oui, bon… Le style « n’importe quoi » à ses limites ! Nomého !

Cliquez pour voir les images en grand. Encore plus de photos sur notre compte flickr.
Derniers commentaires