Rouge-cerise.net

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mardi, mai 18 2010

5 jours

Dois-je vraiment faire un compte rendu de mon weekend parisien ? Weekend tellement long qu’il est d’ailleurs plus proche de la semaine. De toutes les fois où je suis allé à Paris, je crois que je n’ai jamais été déçu. Cette fois ci ne déroge pas à la règle. Pourtant, j’ai innové, je trouve : je n’ai pas vu la traditionnelle team-blog Orpheus, Virgile, Garf, Kozlika, Chondre… Les temps changent, j’ai vu plus de twitteux que de blogueurs. J’ai joué au commis de cuisine avec Pingui et son homme, déjeuné presque en famille avec Crit et Rod, diné et revu avec un certain plaisir SaintLaz, Incipio et Jusquici, bu un verre avec Matoo (ça faisait tellement longtemps, Matoochou, je suis ravi de notre soirée, vraiment !), d’autres twitteux déjà nommés et d’autres encore dont finalement, je ne connais même pas le prénom (ni même le pseudo pour certains !), rencontré (trop brièvement vu mon retard, mea culpa) Carlton Jacquier, Christophe et un certain S, diné avec certains d’entre eux plus mon cher Josselin, passé un dimanche très calme et tranquille avec Fef (si je ne m’abuse, le seul hétéro de ces quelques jours, Alexandre Bernique n’ayant pas voulu me rencontrer :-p ) et Joss. Tout cela, en exhibant mon Palm Pré. Et, enfin, réalisé la pause culturelle à Beaubourg, au travers des expositions Dreamlands, Lucian Freud et enfin, « La substance du design » par Patrick Jouin.

Dreamlands ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. N’en ayant entendu que du bien, j’en espérais beaucoup, et le fait est que j’ai été déçu, lui reprochant surtout un manque de structure et de pédagogie. Je suis allé voir l’expo des œuvres de Lucian Freud presque par hasard, parce que j’avais du temps, et j’ai été assez intéressé et surpris. Il y a en effet une véritable vision, un certain talent dans la peinture des corps et la représentation des chairs. C’est à la fois très cru, très réaliste, presque effrayant, et pour autant captivant. Ce n’est pas photographique du tout, et pourtant d’une très grande justesse. Moi qui suis totalement ignare en la matière, je n’ai pas regretté d’être passé par là.

Enfin, « la substance du design » m’a réellement passionné et j’ai regardé dans son intégralité le film projeté dans l’exposition et qui explique et retrace la conception d’objets aussi disparates qu’un service de table Puiforcat, des toilettes publiques de Paris ou des chaises du restaurant Jules Vernes. J’aime le design, surtout doublé d’ergonomie. A l’issue de mon DUT, j’avais d’ailleurs hésité à rejoindre une école de design industriel, et puis, finalement, non. Parfois, je regrette. J’adore réfléchir sur un produit et sa fonction, remettre en cause son caractère commun, réfléchir à son intégration dans son environnement, à ses interactions avec ses usagers. C’est fascinant. Je suis resté plus de deux heures dans cette expo qui est pourtant assez petite.

Et puis, déjà, il était temps de reprendre le train. Après 5 jours, je suis reparti de la capitale avec un mélange de tristesse, de bonheur et de sérénité. Mais cette fois ci, sans le coup de cafard du retour. Peut être parce que, si je n’ai pas encore vraiment trouvé la vie que je veux, je commence doucement à repenser à l’avenir. Oui, sérénité est le bon mot.

dimanche, mai 9 2010

Jambon-beurre-cornichon

Parisiens, Parisiennes

Comme vous le savez peut être, je suis à Paris de jeudi à lundi prochain.

Il se trouve que la météo est formelle: Dimanche 16, il fera beau.

Ce qui m'a donné envie de faire un pique-nique à plein de gens, comme à la grande époque (1 et 2). Le principe est simple: on se retrouve dans un parc ensoleillé, chacun apporte des trucs, et on papote.

Evidement, même ceux qui ne bloguent pas pourraient venir (surtout que tout le monde sait qu'aujourd'hui, les blogs, c'est fini), et le racolage des Facebookistes et Twitteux est permis.

Je ne sais pas vraiment où on pourrait faire ça, mais on trouvera.

Qui en serait?

mardi, avril 13 2010

De l'esthétique des crevettes

Ayant opportunément positionné des rendez vous professionnels en région Parisienne, j'ai eu le grand plaisir de dormir pendant 4 nuits chez Cereal Killer et Joss, de jeudi soir à lundi matin, avec en plus le vendredi en congé. 3 jours pleins en région parisienne, donc, et 3 jours assez intensément géniaux. J'ai consacré le vendredi à ma famille et à un petit peu de shopping. J'ai trouvé à mon grand bonheur la chemise qui aurait fait de moi le plus beau du mariage de mon frère. Je parle au conditionnel, puisque mon dépit fut grand, une fois rentré au Mans, de constater que je n'ai pas donné la bonne taille à la caisse. Au lieu d'une merveille délicieusement ajustée à mes sveltes formes, j'ai donc un futur chiffon, très adapté à cirer les chaussures. Mon fait d'arme de vendredi est donc l'achat du chiffon à cirage le plus cher du monde. Gloire.

Le second fait d'arme est la #twitterencontre. Comme le dit Matoo, les blogs se meurent des assauts répétés des réseaux sociaux. Avec retard, je m'y suis donc mis. Avec un peu de regret, car j'aime le coté tellement plus personnel du blog. Mais avec bénéfice, puisque j'ai eu la grande joie de rencontrer ce fameux vendredi @sailortoshyo, @SaintLaz, @critwi76 et son @rod_cook, @Plantex, @incipio, @jusquici, @effix , @mcmambmy, @misterpurpleye, @iBao, @billbibijules, @soubi (et d'autres ?). Après avoir légitimement baptisé le blackberry de @SaintLaz, nous sommes aller diner ensemble, rejoints en cela par @Joss_davril. Nous avons pu, tous ensemble, constater l'excellente tenue et respectabilité d'une table de 8 pédés volubiles, comparativement à la crasse vulgarité d'une demi douzaine d'hétéro situés à coté de nous et débitant des horreurs à pleine voix. Ils nous en ont gâché un débat particulièrement prometteur à propos de l’esthétisme comparés de la crevette et de la vache. A titre personnel, j'ai soutenu que la crevette fait partie des bestioles les plus moches du monde, ce qui la rend impropre à ma consommation, au contraire de la vache qui me semble visuellement plus respectable, même si elle est tout particulièrement ridicule lorsqu'elle court. J'ai cru comprendre que les convives de vendredi n'étaient pas tout à fait de mon avis, mais que voulez vous, personne n'est parfait. Un débat sur la pédoproctologie avorta également, mais c'est un sujet que j'aborderai un jour, peut être, si Joss nous fait un billet sur le cyprine. Quoi qu'il en soit, j'ai passé une délicieuse soirée, seulement ternie par le départ prématuré de certains. Je regrette aussi de n'avoir pas obtenu de Sailortoshyo le droit de compulser son iphone, alors que je l'ai laissé fouiller tout mon ipod, même les emails. C'est injuste mais que voulez vous, il suffit d'être beau et de me sourire pour tout obtenir de moi. J'accorde aussi une mention particulière à @Jonajour, qui lança la rumeur que je n'aurai pas dormi seul vendredi soir. C'est évidement faux. Magnanime, je mets ce tweet malheureux sur le compte du profond désespoir de n'avoir pas été avec nous. N'empêche, ça m'a poursuivit tous le weekend.

Le samedi a lui aussi ressemblé à un marathon. J'ai déjeuné avec Virgile et Joss à la fourmi ailée (très sympa, comme endroit), vers Cluny-Sorbonne. Joss dut nous quitter trop rapidement pour sauver le monde tandis que @Garfield renonçait à nous rejoindre, victime d'une allergie à l'éjaculation faciale (parait il). Nous avons alors rejoint Matoo et Colin au café de Beaubourg. Ensuite, je suis allé faire connaissance avec CDDB qui était avec Jusquici, rue de Rivoli. Alors qu'il était déjà presque 18h et que j'envisageais de rejoindre @ViRayCha, j'ai été rejoint par mon ami Fef, puis par Joss qui avait vraiment sauvé le monde à lui tout seul. Ensemble, nous sommes allés diner rue Montorgueil. C'est ainsi que cette belle et ensoleillée journée s'est achevée.

Enfin, Dimanche, je suis allé chercher les croissants, les pains au chocolat et du pain. J'en ai profité pour rapporter un Nokia E71 à Josselin. C'est une autre histoire, dont je lui laisse volontiers la gloire tout en tirant la fierté d'en avoir été le point de départ. Ensuite, j'ai été rejoint par Ydikoi et sa teutonne. Nous sommes alors allé à Versailles rejoindre @nicoco_m et @critwi76, respectivement sur une fausse BMW et une Yamaha jaune poussin. Et nous sommes parti pour une bonne balade de plus de 200km. Cependant, grande fut ma souffrance: après m'avoir déversé des tombereaux d'ordure dessus à cause de la rumeur de @jonajour, mes co-motards m'ont infligé des moqueries sur le fait de rouler en passager BMW. Là encore, je suis magnanime. Ces pédés rigoleront moins quand ils tenteront de suivre Kawette sur la D6. Et puis, j'ai assez bien fait diversion en offrant pendant la journée son cadeau d'anniversaire à Joss. J'ai cru comprendre qu'il l'a essayé dans les heures qui ont suivi. C'est donc officiel: on peut désormais parler de feu la vertue de QueDireOuFaire. Que les rumeurs en tiennent compte avant de trainer ma réputation dans la boue le sperme, moi qui n'ai été honoré par personne depuis bien plus d'un mois.

Enfin, après avoir assez mal déjeuné de patates à l’huile dans une brasserie de Mante, nous sommes allé chercher @rod_cook avant de faire route pour Boulogne, chez Pingui et son époux, où nous a enfin rejoint Virgile. Nous avons passé encore 2 bonnes heures à parler philosophie antique baillon à boule.

Hélas, c’était déjà fini. Dès le lendemain, je dinais avec un vieil Israélien qui me donna des nouvelles de la bite de son petit fils.

dimanche, mars 14 2010

Joss, CK, Vanessa

Samedi, la semaine dernière:

Ikare signale l’ouverture prochaine des ventes pour le concert acoustique de Vanessa Paradis. Ca m’intéresse, en plus j’ai des chèques culture à écouler.

Dimanche :

Oh, c’est le 28, 29 et 30 juin. Pile après la gay pride Parisienne à laquelle je participerai. L’occasion idéale. Je mets Joss et CK sur le coup. Vu leur passion pour le chant, ils ne résisteront pas à une prestation acoustique de Vanessa, c’est sûr.

21h15 : Pour réservation en ligne, le site ticketnet semble accepter le paiement avec des chèques culture. Hop, dans les favoris.

Lundi : 8h45 : Je transfère mon RTT de vendredi 25 juin au lundi 28 juin. Il faut qu’on ait des places pour la première, le lundi, obligatoirement. Je commence à penser qu’il faudra suivre l’ouverture des ventes avec une extrême attention.
13h00 : Oh mon dieu, la fnac annonce l’ouverture des réservations demain, 10h00.
20h45 : Validation officielle de Joss. On y va, je me charge d’acheter les places
21h05 : Oulalala, je stresse, j’ai peur que les places partent vite. Il faut que je réserve dès l’ouverture, à 10h. Mais alors, je vais déroger à ma règle sacrée : hormis entre 12h et 14h, pas d’usage perso du web au boulot.

Mardi :

7h40 : J’ai envoyé sur mon adresse pro un lien direct pour accéder à la réservation. J’ai une enveloppe pour envoyer immédiatement le règlement, mon chéquier, tout. Ca va bien ce passer. Mais si.
8h10 : consulter Outlook.
8h12 : Oh
8h13 : Mon
8h14 : Dieu.
8h15 : A 9h, j’ai la réunion hebdomadaire marketing-qualité-logistique. Elle dure toujours plus longtemps que prévu, au s’cour !
8h21 : M’en fout, quitte à déroger, j’irai en réunion avec le portable. Pourvu que le wifi fonctionne.
8h57 : Preum’s dans la salle. Annexion de l’unique câble ethernet dispo. Par sureté, j’active le wifi aussi. Je m’installe en bout de table, personne ne pourra voir mon écran. Stratégiiiiie !
9h18 : bla-bla-bla
9h43 : bla-bla-… « bon, on fait un tour de table ? » Oh non, pour une fois on est dans les temps, mais c’est la merde, vu le timing, ça sera mon tour pile à 10h, la cata-cata-cata !!
9h58 : Mon voisin est sur le point d’achever. C’est la merde.
9h59 : le boss : « Rouge-cerise, des points importants ?». Galèèèère, en plus, j’ai un sujet hyper-chaud.
10h00 : « Oui, alors on a une grosse confusion entre le BE et la qualité au sujet de la qualification selon gnagnagnagna, et d’ailleurs, Luc bosse dessus, Luc, tu peux faire un topo rapide pendant que je réserve Vanessa au Casino de Paris ? » Ohlala, j’ai honte de moi. Discrètement, je clique sur mon lien direct
10h01 : Oh mon dieu, déjà plus rien de dispo à l’orchestre ?! Il reste des places au balcon ! viiite !!
10h02 : Validation de 3 places.
10h03 : « Veuillez noter votre référence de dossier paiement :465624552. Vos billets vous seront envoyés en recommandé avec signature. Nous vous conseillons d'imprimer cette page qui vous sera nécessaire en cas de litige. Veuillez nous expédier sous 48h un chèque de 171.35 Eur »
10h04 : Yeeees !!!

19h55 : hop, expédié ! 20h10 : oh, en fait, il reste des places à la fnac, j’ai eu tort de m’affoler. Pas grave, on a les places, et j’ai liquidé mes chèques-cultures !

Et maintenant, j'attend de recevoir les billets.

jeudi, février 11 2010

Eh, Eh (Nothing Else I Can Say)

Ce matin là, il tombait une légère bruine sur l'avenue Saint Germain. Il faisait froid, je suis sorti du métro en me cachant sous l'écharpe. Lundi matin, Paris se réveillait et allait travailler. Ipod dans les oreilles, je me suis mis à marcher, un peu au hasard, le sac sur le dos. Le nez en l'air, les mains dans les poches du jean, je marchais, tranquille et détendu, le nez en l'air. Je regardais les immeubles, les gens. Les bâtiments sont beaux, vers Saint Germain, et le bruit de la ville était juste assez étouffé par la bruine et ma musique pour être plaisant. C'était le bruit du mouvement, de la vie, de l'anonymat des Parisiens s'affairant dans leur vie de citadins. Un scooteur qui klaxonne, le vrombissement d'une voiture démarrant après un feu rouge. Je passe devant l’Eglise de Saint Germain. Il y a une sublime moto BMW, à l'ancienne, beige et noire, phare rond. J'arrive devant la Fnac. Elle est fermée pour inventaire. Je choisis donc de poursuivre ma marche sans but défini. J'avance, tout droit, en regardant toujours à droite, à gauche, les magasins qui ouvrent, le papy appuyé sur sa canne qui rentre dans une boulangerie, cette jeune fille qui marche vite. Ce petit crachin continue de tomber doucement. Lady gaga chante dans mes oreilles. Il fait froid, mais je garde un petit sourire au coin des lèvres. Je suis heureux de ce bruissement de la vie. Je ne me sens pas vraiment concerné par ce monde là, je suis en vacances, je ne fais que marcher, sans but. L'agitation m'amuse. Je m'interroge sur les gens que je vois. Quelle est leur vie? Ou vont ils, là, maintenant, tout de suite? Ils ont tous leurs préoccupations, leur urgence du moment. Moi, je n'ai rien du tout, juste du temps à perdre. Ne rien faire en bougeant, c'est jouissif. Au croisement de saint Germain et de saint Michel, j'hésite. Finalement, je vire à gauche. Je continue à marcher en calant mon pas sur le rythme de la musique, Poker face, et je précède une petite famille. Monsieur, plan d'une main, garçon de 8 ans de l'autre, madame, poussant une poussette. Je m'amuse à les suivre. Qui sont ils, que font-ils, un 8 février à Paris? Soudain, l'homme se retourne et m'aborde avec son plan. Il cherche Notre Dame et il est italien. Je lui indique le chemin, et décide de m'y rendre aussi. Ils avancent lentement, je les double. Soudain, à la fin de l'avenue, la cathédrale apparait. Les Italiens me suivent. Je leur indique de la main la cathédrale. Il s'exclame et se baisse pour montrer à son enfant. Son bonheur fait plaisir à voir. Je ne sais pas qui ils sont, mais je suis content pour eux.

Je me sens d'humeur nostalgique, plus que jamais étranger à cette agitation qui m'entoure. Je suis sur le pont d’Arcole. Lady gaga dans les oreilles, mains dans les poches, menton enfoui dans l'écharpe, le sac à dos pesant sur les épaules. Il fait froid, mais je me sens bien, arrêté sur ce pont, face à la cathédrale. La seine coule en dessous. Je tourne sur moi même. Tout est beau. A cet endroit, Paris donne le meilleur de lui même. Même ce temps humide et maussade participe à l'ambiance de l'instant, un peu mystérieux, un peu étouffé, mélancolique. Je respire, très fort. Je suis ému par cet instant, je suis heureux d'être ici, à cet instant précis. Je me sens solitaire, satisfait et calme. Je tourne sur moi même, me cache encore un peu plus dans le col de mon blouson, frissonne un peu. A cet instant, j'aurai voulu avec un compagnon à coté de moi. Nous aurions partagé le moment. En silence, je l'aurai pris dans mes bras, je l'aurai serré très fort. On se serait embrassé, j'aurai senti le gout un peu salé de la bruine matinale sur ses lèvres et la chaleur de son corps au travers des vêtements. Des passants n'auraient rien vu, d'autres auraient été choqués, d'autres gênés, d'autres jaloux, d'autres heureux, peut être. Moi, j'aurai juste été ému, fier d'être ici, d'exister avec un autre, j'aurai juste atteint le niveau maximum du plaisir simple, égoïste mais innocent, et sans un mot, on serait resté ainsi quelques minutes, l'un contre l'autre, à tourner lentement sur ce pont de Paris, inconscients du monde tournant autour de nous, partageant seulement l'instant, le bonheur, la vie. J'ai senti une larme se former au coin de l'œil. Je l'ai écrasé du bout de l'index. Lady Gaga a continué à chanter.

Boy we've had a real good time
And I wish you the best
On your way
Eh, Eh
I didn't mean to hurt you
I never thought we'd fall
Out of place
Eh, Eh

J'ai respiré un coup, jeté un dernier coup d'œil autour de moi, et, encore un peu bouleversé par mes propres émotions, je suis reparti avec un discret et énigmatique sourire aux lèvres.

And eh! There's nothing else I can say
Eh, eh, eh, eh
There's nothing else I can say
Eh, eh, eh, eh
I wish he never looked at me that way
Eh eh, eh eh
There's nothing else I can say
Eh, eh, eh, eh
Eh eh, cherry cherry, boom boom
Eh eh, eh eh
Oh, yeah
All I can say is eh eh

mardi, février 9 2010

Les joyeuses commères de Boulogne

Ah! Ce weekend parisien, quel weekend, quel weekend! Ce fut intense. De vendredi 10h à lundi 16h, j'ai visité le Louvre et ses spectaculaires colonnes du palais de Darius, acheté des livres d'occasion chez Boulinier, bu un verre avec Mlle de Bourge dans un bar vers Beaubourg, assisté à une représentation des joyeuses commères de windsor de Shakespeare à la comédie Française, reçu un SMS de mon ex qui m'a fait plaisir, déjeuné dans un resto crétois rue Mouftard avec des Tchèques, promené à Montmartre, expliqué à Fef ce qu'était un coupon de tissu, diné au Barramundi pour mon anniversaire, été dragué par un certain Sylvain, regretté n'avoir pas osé être indécent et féter mes 26 ans par un plan cul, regretté encore plus n'avoir même pas été capable de donner mon email, reçu en cadeau la biographie du duc de Richelieu par l'auteur de celle de Talleyrand, petit déjeuné chez Cereal Killer et Joss, reçu encore en cadeau l'auto-biographie satyrique de Jean Sarkozy, déjeuné chez Pingui et son mari à Boulogne en présence de Virgile, son mari et Joss ou nous avons été rejoins par Matoo, hélas sans son Colin Ducasse de mari, et avons passé l'après midi à faire les commères en mangeant des crèpes à la pâte de spéculos. J'ai aussi constaté que le mari de Pingui savait faire des trucs impressionnants avec ses doigts (et la wii), que l'engin de Pingui est vraiment énorme, dormi avec Poppers (en pensant qu'avec Sylvain et du poppers, c'eut été encore mieux), petit déjeuné avec mes hôtes, aidé un Italien à trouver Notre Dame de Paris, re-visité cette même cathédrale et été déçu, essuyé une larme sur le pont d'Arcole, déjeuné avec Ydikoi, parlé moto et militantisme, monté sur une BMW R1200RT, décidé que finalement, je voulais une moto Guzzy Breva, twitté à coté d'un évèque (au moins) qui relisait des affiches de propagande pour recruter des curés.

Et à la fin de tout celà, je me suis dit que j'avais bien aimé ce weekend et qu'il n'y avait pas un seul instant qui m'ai déplu. Et aussi, que mon repassage ne s'était pas fait pas miracle tout seul pendant le weekend, ce qui est navrant.

samedi, janvier 30 2010

Parce qu'il faut garder le moral

Le weekend prochain, c'est mon anniversaire. Je vais avoir 26 ans le 6 février. C'est la loose, déjà parce que je passe dans la seconde moitié de la vingtaine, aussi parce que je le fêterai en célibataire, et en plus parce que j'avais posé mon vendredi et mon lundi pour avoir un weekend super-complet avec mon copain ex.

Plus d'amoureux donc, mais encore quelques amis cependant. Je vais donc utiliser mes billets de train Le Mans - Paris - Beaune pas échangeables et pas remboursable jusqu'à Paris, pour passer le vendredi et le samedi avec mon vieil ami Fef. celui ci doit cependant partir dès le dimanche matin. Il me laisse les clés de son appartement jusqu'au lundi après midi, mais je m'imagine assez peu me morfondre tout seul à Paris pendant 2 jours en lisant la biographie de Bismark. Fort heureusement, Pingui s'est porté volontaire pour me montrer son gros engin (je crois que c'est un Nikon D quelque chose) même s'il est déçu d'avance que je ne lui montre pas le mien (kawette sera au Mans vu que je viens en tégévé). J'irai donc emménager chez lui, dès samedi soir, ou dimanche.

Pour l'instant, il n'y a rien de prévu. Je serai cependant ravi, si certains et même certaines avaient envie de partager un resto / brunch le samedi soir / dimanche midi / soir? Je sais que le dimanche soir, c'est pas top, y'en a qui bossent le lendemain...

Ce qui est sûr, c'est que je serai à Paris le weekend prochain.

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