Rouge-cerise.net

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mardi, août 24 2010

Une table et des roues

Une visite décidée une petite dizaine de jours avant, et 2 jours de plaisir à recevoir Rod et Cri au Mans. Une certaine pression pour moi, car recevoir cooking-gaga quand on n'est pas très doué en cuisine c'est quand même prendre un risque conséquent. A vrai dire, je comptais un peu sur le siège arrière de la Kawette pour faire oublier les imperfections des assiettes. Astucieusement, j'avais d'ailleurs opté pour des menus participatifs: en allant au marché ensemble, nous allions trouver les vivres du weekend et ensuite, les cuisiner ensemble. Finalement, j'ai d'ailleurs surtout fait l'assistant puisque c'est Rod qui officia au brunch, à la tarte tatin et à la moitié des crèpes aux champignons (allez revient à la maisoonhonhon, j'te f'rai des...), et Cri qui se chargea du poulet dominical.

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Nous avons donc sorti les motos samedi et Cooking-gaga s'est installé derrière moi, comme une évidence, sous l'oeil consterné d'un Cri au poussin délaissé. Et nous voila partis pour 160 km de plaisir. L'allure fut parfois soutenue afin de profiter au mieux des quelques petits virages Sarthois. J'ai constaté que mes 2650km du #MotoTour2010, et surtout les virages du Tarn, avaient créé leur petit effet: je me suis engagé dans des virages un peu serrés avec une tranquilité et une facilité que je ne me connaissais pas. Cooking-gaga, après un briefing à l'entrée de la D6 pour lui rappeler que normalement, la moto n'est pas censée tourner toute seule à cause des mouvements du passager, était devenu très sage. Serré contre moi, je ne sentais plus son poid. Peut être un effet de l'apesanteur? En tout cas, que Cri se rassure, il ne m'a pas tripoté, moi...

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samedi, juillet 24 2010

Petits Alexandrins en pays Angevin

Un weekend provincial, une visite s'organise
Parmi les bons auspices, le soleil généreux
Sublime cette ville où l'on flâne heureux
Assisté d'un ami amateur de cerises.

A petites enjambées, mon hôte déambule
De la place Saint Eloi à la rue du musée
Passage au bord de Loire, traversée pont de Cé,
Pour enfin retrouver la chapelle des Ursules.

Un bistrotier charmant propose ses services,
Un martini pour l'un et pour l'autre un porto
On échange des mots, Baratin de Saint Laud
Avec sincérité, mais exempts de tout vice

L'un s'amuse gaiement, en ces terres connues
Où pourtant le passé ne fut pas toujours rose,
Et qu'il aura du fuir pour qu'enfin le coeur ose,
Sans aucun préjugés, ses amours mettre à nu.

L'autre ne cache pas sa joie de partager ici
Le désir renaissant et l'ambition fluette
Que l'angoisse de manquer, fait demeurer secrète
Sauf auprès de celui qui demeure un ami.

Mais hélas peu à peu, le soleil décline
Signifiant à l'un d'eux qu'il est désormais temps
De se dire aurevoir et rouler vers le Mans
Achevant en douceur, cette journée Angevine.

lundi, juillet 19 2010

Des laitues et du CO2

« La solution contre le CO2, c’est de planter des laitues en amazonie et ne pas les manger ».

C’est beau, c’est conceptuel, c’est ambitieux, ça a le sens de la formule et c’est parfaitement creux, bref, c’est du Vinzniv des grands jours. En l’occurrence, c’était un soir, mercredi soir pour être exact. Nous étions aux 7 plats, un restaurant très convenable du Mans, avec Lolotte et son homme, plus @vinzniv en guest star de dernière minute. Et le truc bien, c’est qu’en plus, il assurait le spectacle en défendant l’indéfendable : la supposée écolo-attitude de Lolotte. Là, normalement, tu commences déjà à ricaner. Dire que Lolotte est écolo, c’est un peu comme dire que son décolleté était décent : on aimerait bien mais c’est indéfendable. Il n’en fallait bien évidement pas plus pour motiver Vinzniv de partir à l’aventure. D’arguments en contre arguments, le débat a fatalement sombré dans une conceptualité à faire frémir un artiste contemporain maudit et, l’orateur se trouvant subitement en difficulté, décida que plus c’est gros, plus ça passe, et tira donc cet argument comme un joueur de l’équipe de France tire un but : à tout hasard. Stupéfaction, saisissement, il fit un effet bœuf comme celui qui garnissait nos assiettes (mes lecteurs peuvent noter mon talent pour la transition). Bœuf plutôt bon, comme son accompagnement, lequel fut spécial pour Lolotte (rien que des frites), mais un peu gâché pour @Vinzniv par la trop grande cordialité de la serveuse. Et oui, c’est là tout le drame de la province, qui associe à des tarifs décents un sourire assez prononcé pour être suspect, @Vinzniv a même estimé qu’elle se droguait, mais c’est son coté #psycho, lequel coté psycho dut être enchanté par les visions féériques des chimères (transition, transition !) du Mans. Dans les rues, sur la cathédrale, sur les remparts. Je suis d’ailleurs assez satisfait de mes photos, visibles sur Flickr.

mardi, juin 29 2010

Le feu de joie

Bien sûr, je pourrais raconter le weekend précédent. C’était un sacré weekend. Qu’en dirais-je, sinon qu’il a fait chaud ? Chaud dans le sang, dans le cœur, dans la tête, dans les rues, les parcs et au casino de Paris, chez Joss & CK, chez Pingui & Duck, chez Rod & Cri et chez Incipio, partout, c’était brulant, puissant, sincère et irréfléchi. J’ai passé quelques jours extraordinaires, que j’ai laissés filer dans la liberté la plus absolue, sans penser au futur ni surtout me contraindre au passé. Je me suis laissé aller, à fond, dans l’instantané et l’instinctif, et en un mot, c’était bon.

Bon d’être entre amis, certains nouveaux, certains anciens, bon de parler et d’écouter, de dire bonjour à des inconnus, de répondre à ces deux mecs en cuir qui s’arrêtent juste pour dire qu’ils me trouvent craquant et entrer dans leur jeu, de vivre et d’agir sans autre contrainte que mes propres envies. Crier, bouger, danser, marcher, enlacer, rire, raconter des insanités, à fond. Libre. Oui, le weekend dernier, je me suis senti libre. Libre, non pas par absence d’obligations extérieures, mais libre des propres liens dans lesquels je m’étais trop emmêlés. En ce printemps 2010, ça craque de partout dans ma tête, et je me surprends moi-même à suivre un char de la gay-pride en me trémoussant, à sauter et battre des mains, à brailler des rythmes de Britney, à me lever et crier dans un concert. Et à certains instants de ces aventures, prendre pendant une seconde un peu de recul, me regarder moi-même, être surpris et enthousiasmé, et recommencer.

Oui, ce weekend, il a fait chaud, mais ce n’était pas seulement la faute du soleil car mon âme aussi était en feu, un feu de joie. Et merci, amis, d’avoir participé à transformer une flamme déjà vivace en ce brasier ardent et de m’avoir accompagné dans cette charmante folie. Ce weekend fut une apothéose, et c’est un peu grâce à vous.

mardi, juin 22 2010

Le drame, la route, les amis

Le drame

Samedi matin, ouverture des volets... La pluie. Le weekend #PTMC commence mal.

2h après, équipé pour la pluie, je pars. 50km de pluie. Loose. Finalement, le temps se dégage. Le soleil apparait. Je commence à avoir chaud, et décide d'enlever le pantalon de pluie. Je m'engage sur une toute petite route à travers champs, idéale pour une pause. Je m'arrète, tourne le guidon pour faire demi tour, petit coup de gaz... et à ma surprise, kawette qui glisse tout droit en avant, roue avant sur une plaque de boue que je n’avais pas vu (bordure de bas-coté). Comme j’étais positionné pour tourner, je suis déséquilibré, je sens kawette verser à gauche, mais c'est rattrapable, je repose vite le pied gauche pour retenir... Double malchance, la botte est sur des gravillons... Ca glisse de partout, impossible de retenir, kawette est déjà penchée à 45°… Je ne peux plus que la laisser tomber et sauter à coté. Alors que je retrouve mon équilibre, j'entends le fracas de la moto qui s'affale au sol. La haine... Plus de 16 mois sans aucun souci, plusieurs centaines de kilomètres sous la pluie, pour finalement, la faire tomber à l’arrêt, à cause d’une plaque de boue... Le moteur tourne encore, hoquette, j’actionne vite le coupe circuit. Heureusement, c’est léger, une kawette, très facile à relever. Je ferme les yeux en sortant la béquille. Je ne veux pas voir le résultat... J'entrouvre et... Divine surprise: le top block gauche a rempli son office: Aucune rayure, ni sur le réservoir, ni sur l'écope! Seul dégâts : rétro gauche un peu rayé sur la pointe, et la manette d’embrayage tordue (la pointe part vers l’avant, comme un genre de crochet). Un peu bizarre au début, et finalement, je ne m’en rend même plus compte, ce n'est donc pas grand-chose.

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Le moteur n'a pas aimé l'accrobatie, et il faudra plusieurs coups de démarreur pour le relancer. Un automobiliste, me voyant penché sur le moteur de mon engin, motard lui même, fait demi tour pour venir voir si j'ai un problème. Solidarité, c'est chouette. Rassuré, vexé et furieux de m'être fait avoir comme un con, je repars, tranquillement. De toute manière, je suis plus qu'à l'heure pour retrouver les Parisiens! (c'est pas difficile)

La route

Nous sommes donc 5 motos, à l'Aigle. 2 BMW, 2 ER6N et le XJ6-poussin-aux-anabolisants de @Critwi76. Nous avons deux bébé-motards avec nous: Critwi et son poussin, et Mat et son ER6 vert. Critwi faisant le choix de préter son @rod_cook à quelqu'un d'autre afin d'être plus à l'aise, j'embarque donc un passager au départ de l'Aigle. Et comprend très vite pourquoi les 2 BMistes se lamentaient de la lenteur des deux bébés... Donc, en fait, quand ils disaient ne pas dépasser 80km/h, ca voulait vraiment dire 80km/h... Mais ils ont raison, il ne faut pas se forcer à aller plus vite qu'on ne le souhaite, surtout au début (donc moi, tout porte à croire qu'il ne faut pas que je reste à l'arret où que je roule trop lentement vu ma performance du matin...). Mais je vois de jolis virages s'enchainer à un train de sénateur... Je piaffe... N'y tenant plus, je dépasse les nouveaux-nés et vais pousser un peu Ydikoi... @Nicoco_m en fait de même... Le rythme s'accélère, et je m'habitue bien à la présence de mon sac de sable passager, qui est assez amusant car il anticipe les virages. Lesquels s'enchainent, je m'amuse beaucoup à basculer Kawette d'un sens, de l'autre, et à pousser un peu le régime. Le malheureux Rod peine à rester en selle... Enfin, malheureux... Il n'a pas l'air de se plaindre non plus, et finit par se tenir directement à moi, formule bien plus efficace pour résister aux freinages et accélérations. A chaque changement de direction, nous attendions bien sûr nos deux pitits amis débutants, bien sûr. Finalement, @nicoco_m me dépasse, et le jeu continue sur les petites routes. L'experimenté Ydikoi ouvre la route, nous nous accrochons pour suivre. Le surcrois de poid à l'arrière me donne le sentiment de mieux accrocher la route et j'engage la kawette à des angles presque inédits. Dans un petit virage particulièrement serré, je sens même d'un coup ma botte frotter le sol!

Après quelques facéties liées au GPS un peu débile d'Ydikoi (comme par exemple, une cession 4x4, particulièrement difficile avec des véhicules à deux roues), nous sommes arrivés à Cabourg, dans la chouette résidence trouvée par Crit. Certains ont repris les motos pour aller picoler en ville, d'autres ont opté pour un peu de natation et de marche à pied...

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Le retour, le lendemain, s'est fait sans évènement notable. Nous avons encore assez bien roulé, pour le plaisir de tous, je pense. En ce qui me concerne, j'ai continué avec l'ami Rod derrière moi, ce qui me laisse croire qu'il avait apprécié la route de la veille. J'admire d'ailleurs son tweet de résumé, au propos hautement politique: "Pour le look je vote Poussin, pour le confort BMW, pour le plaisir Kawette", et la réponse quelques heures après du volailler (c'est ainsi qu'on appelle les éleveurs de poussins, non?): "Bon, j'ai pas fini d'entendre du @_rougecerise_ il penche sa moto, @_rougecerise_ il accélère, @_rougecerise_ blablabla... #defi"

Quoi qu'il en soit, merci à tous pour ces kilomètres de plaisir et bravo, aussi, à @critwi76 et Mat pour leur courage. Même si on les a bien charrié, nos bébé-motards, ils furent courageux de se lancer dans cette longue sortie et ont très dignement roulé.

Les amis

Le plaisir est meilleur encore lorsqu'il est partagé. Ce weekend, j'étais en bonne compagnie. En dépit des ambitions de Rod, ça n'a pas été le festival des papilles gustatives, mais on s'est bien amusé. En tout cas, moi, j'ai passé de bon moments, dans la piscine avec Crit et Rod, puis en terrasse avec en plus Ydikoi, Nico et Mat, et enfin au resto.

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De cette rencontre et du temps passé ensemble, certaines constantes vont bientôt finir en proverbes, comme par exemple "PTMC au restaurant, voisin bruyants", "Rouge-cerise sort sa Kawette, sort ton K-way" ou encore "PTMC à moto, beaufs à gogo" (précisons que pour cette maxime célèbre, les beaufs ne sont bien sûr pas les membres du PTMC mais bien les habitants des contrées traversées), sans oublier le très célèbre "GPS de Béhème, GPS à problèmes". Entre amis, donc, je me suis baigné, ai marché sur la plage, diné, brunché en front de mer. Le tout, avec beaucoup de bonne humeur, et juste ce qu'il faut de langue-de-putage. Sans oublié, le twitting de folie pour faire baver certains.

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Donc en fait, c'était vraiment un super weekend, mais trop court, vraiment trop court.

Je dois le dire, le retour à la réalité du lundi est rude.

lundi, mai 24 2010

See, Sarthe and Sun

Cette fois encore, je crois pouvoir dire que j'ai passé un bon weekend. Il faut dire qu'il fut agrémenté de la présence du soleil et d'Incipio, ce qui, naturellement, aide. Avec en bonus, la livraison de mon Panasonic GF1, ce qui me causa pourtant des émotions: alors que, samedi matin, j'étais occupé à la plus fun des activités qui soit (passer l'aspirateur), j'ai vu un camion Chronopost s'arréter devant chez moi. Patienter. Et repartir. Sans que la moindre sonnette ne retentisse, alors même que je m'étais précipité sur mes vêtements pour accueillir dignement un livreur tant attendu. J'étais à deux doigts d'appeller sur l'instant l'entreprise de livraison pour dénoncer un manque de professionnalisme caractérisé. Fort heureusement, une bonne heure après, c'est un postier classique qui m'a livré mon colis Chronopost, ce qui me laisse songeur quant à l'organisation logistique de Chronopost / La poste. Mais enfin, l'appareil était là, son déballage et les premiers clichés m'ont empécher d'aller déjeuner avec Incipio et son amie N. Je les ai rejoins pour partager un verre dans le vieux mans en fin d'après midi, non sans avoir fait un passage par la cathédrale du Mans pour expérimenter mon nouveau jouet. (Toutes les images sur ce billet sont cliquables)

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Dimanche, j'ai derechef rejoint le Parisien et la Mancelle sur le marché des Jacobins. Parisien en goguette, Incipio a fait le bonheur des commerçants en achetant quantité de produits. On aurait dit un enfant lâché dans un magasin de jouet, c'était très meuugnon.

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Après un nouveau passage touristique dans le vieux Mans, et une escale à l'expo Puls'art, nous avons finalement trouvé un restaurant ouvert le dimanche (au Mans, on frise l'exploit!). Même si le soleil m'a harcelé, c'était très agréable et j'ai été enchanté de faire davantage connaissance avec ce volubile Bourguino-Parisien. Nous nous en sommes ensuite remis aux talents de Tom-Tom pour rejoindre l'Abbaye de Solesmes, notoirement connue pour ses chants Grégoriens toute l'année et pour son concert d'Orgues dimanche dernier. L'Abbatiale était pleine (surtout de vieux qui sentaient l'eau de Cologne), le concert fut plaisant en dépit des bancs inconfortables. Je n'y connais strictement rien en musique classique, mais certains passages étaient émouvants. Je regrette de ne pas avoir pu visiter davantage les locaux de l'Abbaye. En meme temps, elle est encore en activité, et les moines ne sont pas des animaux de foire non plus. Le vitrail de l'église paroissiale, en revanche, était remarquable.

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Au petit bonheur la chance, nous avons cependant flanné aux abords, fait quelques clichés, papoté de bouquins en latin et en Allemand, comparé la Sarthe et la Côte d'Or, constaté la supériorité du couple Palm Pré et SFR sur Iphone et Bouygues, et émis l'idée d'une semaine au fil de l'eau en Aout, sur le canal de Bourgogne. Allongés au bord de l'eau, à l'ombre d'un arbre, la vie était magnifique.

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Incipio_Sarthe_2.JPGIncipio_Sarthe_3.JPG

Nous sommes finalement rentrés chez moi pour l'apéro, puis ressorti nous balader dans les chemins creux proches de chez moi. En fin de compte, nous sommes restés un bon moment allongés dans les herbes hautes, les paquerettes et autres marguerites d'un parc de Disc-Golf, alors que le soleil déclinait doucement. C'est sans doute la fin de journée la plus aggréable qui m'ait été donnée de vivre en Sarthe depuis que j'y suis installé.

De retour chez moi, alors que je m'affairais aux fourneaux pour tenter de faire croire en mes talents de cuisinier, mon hôte profitait du réseau Bouygues et d'un martini-citron sur la terasse. Eclairés de quelques photophores, la soirée s'est conclue sur un verre de Génépi, pour Incipio seulement, puisqu'il n'était pas prévu qu'il découvre mon canapé magique et que je devais donc conduire pour le ramener au centre ville.

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Vraiment très chouette weekend.

(Et une fois de plus, même pas honte pour le titre)

mardi, avril 13 2010

De l'esthétique des crevettes

Ayant opportunément positionné des rendez vous professionnels en région Parisienne, j'ai eu le grand plaisir de dormir pendant 4 nuits chez Cereal Killer et Joss, de jeudi soir à lundi matin, avec en plus le vendredi en congé. 3 jours pleins en région parisienne, donc, et 3 jours assez intensément géniaux. J'ai consacré le vendredi à ma famille et à un petit peu de shopping. J'ai trouvé à mon grand bonheur la chemise qui aurait fait de moi le plus beau du mariage de mon frère. Je parle au conditionnel, puisque mon dépit fut grand, une fois rentré au Mans, de constater que je n'ai pas donné la bonne taille à la caisse. Au lieu d'une merveille délicieusement ajustée à mes sveltes formes, j'ai donc un futur chiffon, très adapté à cirer les chaussures. Mon fait d'arme de vendredi est donc l'achat du chiffon à cirage le plus cher du monde. Gloire.

Le second fait d'arme est la #twitterencontre. Comme le dit Matoo, les blogs se meurent des assauts répétés des réseaux sociaux. Avec retard, je m'y suis donc mis. Avec un peu de regret, car j'aime le coté tellement plus personnel du blog. Mais avec bénéfice, puisque j'ai eu la grande joie de rencontrer ce fameux vendredi @sailortoshyo, @SaintLaz, @critwi76 et son @rod_cook, @Plantex, @incipio, @jusquici, @effix , @mcmambmy, @misterpurpleye, @iBao, @billbibijules, @soubi (et d'autres ?). Après avoir légitimement baptisé le blackberry de @SaintLaz, nous sommes aller diner ensemble, rejoints en cela par @Joss_davril. Nous avons pu, tous ensemble, constater l'excellente tenue et respectabilité d'une table de 8 pédés volubiles, comparativement à la crasse vulgarité d'une demi douzaine d'hétéro situés à coté de nous et débitant des horreurs à pleine voix. Ils nous en ont gâché un débat particulièrement prometteur à propos de l’esthétisme comparés de la crevette et de la vache. A titre personnel, j'ai soutenu que la crevette fait partie des bestioles les plus moches du monde, ce qui la rend impropre à ma consommation, au contraire de la vache qui me semble visuellement plus respectable, même si elle est tout particulièrement ridicule lorsqu'elle court. J'ai cru comprendre que les convives de vendredi n'étaient pas tout à fait de mon avis, mais que voulez vous, personne n'est parfait. Un débat sur la pédoproctologie avorta également, mais c'est un sujet que j'aborderai un jour, peut être, si Joss nous fait un billet sur le cyprine. Quoi qu'il en soit, j'ai passé une délicieuse soirée, seulement ternie par le départ prématuré de certains. Je regrette aussi de n'avoir pas obtenu de Sailortoshyo le droit de compulser son iphone, alors que je l'ai laissé fouiller tout mon ipod, même les emails. C'est injuste mais que voulez vous, il suffit d'être beau et de me sourire pour tout obtenir de moi. J'accorde aussi une mention particulière à @Jonajour, qui lança la rumeur que je n'aurai pas dormi seul vendredi soir. C'est évidement faux. Magnanime, je mets ce tweet malheureux sur le compte du profond désespoir de n'avoir pas été avec nous. N'empêche, ça m'a poursuivit tous le weekend.

Le samedi a lui aussi ressemblé à un marathon. J'ai déjeuné avec Virgile et Joss à la fourmi ailée (très sympa, comme endroit), vers Cluny-Sorbonne. Joss dut nous quitter trop rapidement pour sauver le monde tandis que @Garfield renonçait à nous rejoindre, victime d'une allergie à l'éjaculation faciale (parait il). Nous avons alors rejoint Matoo et Colin au café de Beaubourg. Ensuite, je suis allé faire connaissance avec CDDB qui était avec Jusquici, rue de Rivoli. Alors qu'il était déjà presque 18h et que j'envisageais de rejoindre @ViRayCha, j'ai été rejoint par mon ami Fef, puis par Joss qui avait vraiment sauvé le monde à lui tout seul. Ensemble, nous sommes allés diner rue Montorgueil. C'est ainsi que cette belle et ensoleillée journée s'est achevée.

Enfin, Dimanche, je suis allé chercher les croissants, les pains au chocolat et du pain. J'en ai profité pour rapporter un Nokia E71 à Josselin. C'est une autre histoire, dont je lui laisse volontiers la gloire tout en tirant la fierté d'en avoir été le point de départ. Ensuite, j'ai été rejoint par Ydikoi et sa teutonne. Nous sommes alors allé à Versailles rejoindre @nicoco_m et @critwi76, respectivement sur une fausse BMW et une Yamaha jaune poussin. Et nous sommes parti pour une bonne balade de plus de 200km. Cependant, grande fut ma souffrance: après m'avoir déversé des tombereaux d'ordure dessus à cause de la rumeur de @jonajour, mes co-motards m'ont infligé des moqueries sur le fait de rouler en passager BMW. Là encore, je suis magnanime. Ces pédés rigoleront moins quand ils tenteront de suivre Kawette sur la D6. Et puis, j'ai assez bien fait diversion en offrant pendant la journée son cadeau d'anniversaire à Joss. J'ai cru comprendre qu'il l'a essayé dans les heures qui ont suivi. C'est donc officiel: on peut désormais parler de feu la vertue de QueDireOuFaire. Que les rumeurs en tiennent compte avant de trainer ma réputation dans la boue le sperme, moi qui n'ai été honoré par personne depuis bien plus d'un mois.

Enfin, après avoir assez mal déjeuné de patates à l’huile dans une brasserie de Mante, nous sommes allé chercher @rod_cook avant de faire route pour Boulogne, chez Pingui et son époux, où nous a enfin rejoint Virgile. Nous avons passé encore 2 bonnes heures à parler philosophie antique baillon à boule.

Hélas, c’était déjà fini. Dès le lendemain, je dinais avec un vieil Israélien qui me donna des nouvelles de la bite de son petit fils.

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