Rouge-cerise.net

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lundi, décembre 12 2011

Comme un petit film

J’ai une proposition un peu particulière à te faire : « La Cigale et son copain passent à Paris, (…) il m’a dit que ça ferait plaisir à La Cigale de te voir ».

L’idée de prendre quelques nouvelles de celui avec qui j’ai partagé 5 ans de ma vie me trottait dans la tête depuis quelques temps, et l’envie devenait insistante depuis quelques semaines. Et puis, je ne savais pas trop comment m’y prendre. En vérité, j’avais aussi un peu peur. Alors, quand j’ai lu ça… En fait, j’ai senti mon cœur bafouiller. Je pensais lui parler au téléphone, et j’avais l’opportunité de le voir. Dans l’instant, j’ai su que j’allais dire oui. Je voulais le revoir. Je voulais connaitre cet homme qui l’accompagne désormais depuis presque 2 ans. Et puis, narcissiquement, je voulais aussi lui montrer à quel point j’avais accompli ce que je n’étais pas parvenu à faire avec lui : construire ma vie. Vivre mes envies. Avoir des amis. Aimer un autre. Etre meilleur.

Je sentais bouillonner en moi une envie de plaire, une envie de flashback, une envie de montrer que j’existais encore, une envie de brandir notre passé comme on brandit un rainbow flag un jour de gay pride : fièrement, comme un défi aux autres. J’y sentais le danger malsain de comparer. Son homme et le mien. Moi et son homme. Lui et le mien. Sa vie et celle qu’il exigeait. La mienne et celle que je voulais. Son couple actuel et son couple passé. Mon couple actuel et le sien. Qui avait gagné dans cette rupture ? Qui avait eu ce qu’il voulait ? Qui restait au bord du chemin ? Avec cette question, je sais pourquoi depuis quelques temps, je me sentais prêt à le revoir : parce qu’au fond, avec un mélange de prétention honteuse et de satisfaction malsaine, j’avais le sentiment que moi, je n’étais pas au bord du chemin. Je n’avais pas peur, parce que j’avais la conviction que son éventuel bonheur ne me rendrait pas jaloux. Au plus profond de moi, ce que je disais lors de notre rupture n’étais pas un vœu pieu, une parole de raison un peu contrainte : oui, je lui souhaite d’être heureux, sans moi, oui, le voir heureux me ferait plaisir. Parce que moi, sans lui, je le suis. Et donc parce que je ne veux pas que lui, sans moi, ne le sois pas.
Dans les jours précédents, pourtant, la tension montait. Heureux, impatient, angoissé. Je n’avais pas peur de lui, j’avais peur de moi. Comment allais-je réagir ? Pourrais-je éviter le lapsus malvenu ? Une jalousie ridicule ? Comment allait-il me parler ? Me regarder ? Comment rassurer E ? Et puis nous sommes arrivés dans ce restaurant. Le cœur battant, légèrement tremblant, arborant un parfait sourire de circonstance, nous sommes entrés.
Et puis on s’est vu.
Les yeux dans les yeux.
On s’est souri.
Il parait qu’on voit sa vie défiler, quand on est sur le point d’y passer. Que tout te revient, comme un petit film, à l'accéléré. Moi je dis que revoir un ex qui a compté, c’est un peu comme y passer. Tout revient d’un coup, des tas de moments surgissent, des souvenirs, des sensations, des instants. Les bons moments. Les pires, aussi.
Quand le petit film a pris fin, que nos regards se sont quittés, l’affaire était réglée. On n’était pas étranger, on avait un passé commun, mais un présent différent. Pas de regrets. Juste de l’estime.
Sacrée bonne soirée.

lundi, novembre 22 2010

Inter-vies

Alors que je pensais que cette période transitoire, celle du préavis après une démission, ces quelques semaines d'une vie à une autre, allait être une promenade de santé, il s’avère que c’est un véritable chemin de croix. Plus vraiment ici, pas encore là bas. Professionnellement, j’ai envie d’être sérieux et efficace jusqu’au bout. Je tente de préparer ma succession, pour ne pas infliger à celui ou celle qui prendra ma place la même galère que ce que j’ai vécu en arrivant (zero archive, zero documentation), et je tente de baliser les gros sujets afin de lui simplifier la vie : je sais que pour un nouvel arrivant, il n’est pas facile de se forger une opinion en quelques mois, et, un peu par prétention, je me dis qu’il sera bien content de pouvoir se remettre aux instructions conseils de son prédécesseur. Quitte à faire porter le chapeau à mon fantôme si ça foire. Sauf qu’en fait, je suis toujours accaparé par la gestion du quotidien, et le temps que j’aimerai consacrer à des sujets plus sérieux, ceux que j’aurais aimé traiter avant de partir, et bien je le consacre à gérer des urgences. Et quand les urgences sont finies, et bien il s'avère que se motiver pour des sujets dont l'échéance dépasse, et de loin, mon départ, et nécessiteraient de faire bouger des montagnes pour aboutir... Et bien... En fait, je n'ai pas la motivation, finalement!

D’un point de vue personnel, c’est encore pire… Je crois qu’il n’y a rien de plus cruel que de rencontrer quelqu’un, se sentir séduit… et devoir partir par obligation. Je me suis toujours senti capable de vivre une relation à distance. Sauf que débuter une relation à distance, c’est juste ingérable. Mon coté possessif, que je tente de maitriser et de relativiser, s’insurge en permanence. Que fait-il ? Qui voit-il ? Que pense-t-il ? Fonde-t-il des espoirs dans notre rencontre ? Pense t il à moi autant que moi à lui ? Que pensent les autres ? Que savent-ils de nous ? Et je passe bien sûr l’éternelle question : ne suis-je pas en train, une fois de plus, de me monter la tête, d’idéaliser complètement ce garçon comme les quelques liens qui semblent se tisser entre nous ? Si je n’étais pas ici, au Mans, où par la force des choses (et aussi ma propre faute) je ne connais personne, le verrais-je de la même manière ? Est ce que je ne vais pas tout droit vers une désillusion, cette saleté de confrontation à une réalité qui veut toujours amoindrir les merveilles d'un garçon à l'amour trop longtemps rêvé? Et lui, de son coté, ne risque t il pas d'être cruellement déçu, dans 10 jours, 10 mois? Ce que je peux lui apporter d'ici là mérite-t-il la souffrance d'un éventuel échec, plus tard? Tant de questions, pour certaines qui n’ont même pas vocation à avoir de réponses... Mais que je ressasse sans arrêt, d’une manière bien ridicule, j’en conviens moi-même lorsque je me force à prendre un peu de hauteur et regarder ma propre situation avec un peu d’objectivité. Au fond, je sais que je ne dois pas m’inquiéter, qu’avec ou sans prise de tête, le futur se construira. Ou pas, mais dans ce cas, se faire des nœuds au cerveau est encore plus ridicule et vain. D'ici là... Je me contente d'y croire. Parce que j'en ai envie (d'y croire, et de lui).

En attendant, je compte les semaines et les jours avant mon arrivée à Paris.

mercredi, septembre 15 2010

Le remplacement

Il y a plus dur que se faire quitter : il y a se faire remplacer. Evidement, on ne peut pas empêcher un ancien compagnon de poursuivre sa vie affective. Le faire serait d’ailleurs un comble. Mais au terme d’une aventure de plusieurs années, se sentir remplacé en quelque mois est particulièrement douloureux. Imaginer un autre emménager dans un appartement que l’on a connu, utiliser des appareils qui furent des présents sans même imaginer la dose d’amour et de communauté qu’un autre que lui y avait projeté, dormir dans un lit qui fut le sien, découvrir les défauts et merveilles d’un corps qui fut habituel, et surtout savoir, ressentir au plus profond de soi que la plus belle composante de l’amour qu’est la complicité entre deux êtres, est déjà présente entre un ex-compagnon et sa nouvelle conquête, c’est comme se faire arracher le cœur, c’est savoir que l’unique d’une relation n’est plus, c’est découvrir que ce que l’on était, un autre peut l’être aussi aisément. Cauchemar d’égo. Sentiment de trahison. Le sexe, les aventures sont une chose, mais l’essence d’une relation, c’est l’intimité, la complicité qui s’établit entre deux personnes et qui constitue la douce confiance de se réveiller avec l’autre, se sentir fort en le voyant, sourire de ses manies, jouir de sa complaisance aux siennes, ressentir sa présence comme une évidence.



Bien naïvement, je me suis voilé la face, refusant de croire que je n’avais plus le monopole de cette intimité absolue et que le mot « rupture » ne signifie pas l’entrée dans une sorte de relation libre mais est bien le terme définitif et absolu d’une union. Qu’il ne demeure pas une fidélité de l’esprit, un lien définitif, l’évidence que l’autre est le numéro un et que tout le reste n’est qu’un arrangement matériel vécu en toute transparence, dans l’attente d’inévitables retrouvailles. Cuisante illusion : Rupture, cela signifie table rase, néant et solitude.



A chaque fois que j’y pense, au réveil, en journée, au couché, une lance glaciale me transperce les entrailles et me ravage l’esprit, dans une massacrante douleur à l’intensité puissante et chaque fois renouvelée qui me plonge dans une angoisse indéfinissable et me laisse épuisé.



Oui, je souffre.

mardi, janvier 26 2010

Faire-part

Parce que ce blog avait trop souvent été victime de l'état de ma relation avec mon copain, parce que ses lecteurs m'étaient devenus trop peu anonymes, parce que tout ne pouvait pas être public, j'avais décidé il y a environ un an et demi de ne plus parler ici autant ouvertement de ma vie sentimentale qu'auparavant.

Mais parce que ce blog m'accompagne depuis bien longtemps et qu'il est un reflet assez fidèle des grandes évolutions de ma petite vie, certain changements de la réalité ne peuvent être ignorées sur ce support virtuel.

Depuis samedi dernier, me revoila célibataire. C'est un fait et le taire ne servirait à rien. Notre rupture s'est faite dans les larmes mais est le fruit de la raison. En cela, je crois bien qu'elle est définitive. Réparer les choses ne conduirait qu'à une frustration à moyen terme, puisque nous ne pouvons pas offrir à l'autre la vie dont il rêve. Nous ne pouvons plus nous mentir à nous même. Moi, je ne peux plus.

Je suis d'ailleurs parfaitement conscient de ma part de responsabilité dans cette rupture. Je voudrais continuer notre histoire sur le rythme d'aujourd'hui et laisser au temps qui passe le soin de nous faire évoluer dans un sens satisfaisant pour tous les deux. Mais lui a besoin de plus à court terme, et à moyen et long terme souhaite une vie que je ne peux pas envisager. Ni avec lui, ni avec qui que ce soit, au moins pour les 5 prochaines années. Je le ressens, au plus profond de moi. Je ne peux pas, c'est ainsi. Je ne me lancerai pas davantage dans une explication sur le pourquoi et le comment.

D'ailleurs, ça ne regarde que nous.

Ce que je sais cependant, c'est qu'aujourd'hui ma plus grande douleur est de penser que peut être, je lui ai fait mal. Plus que l'arrêt brutal d'une relation qui me plaisait, plus que le sentiment de solitude, plus que la peur de l'avenir, savoir qu'il souffre m'est insupportable. Je voudrais le consoler, lui dire qu'il sera heureux, le protéger. Je lui dois tant de bonheur, et j'ai si peu à lui reprocher. Aujourd'hui et demain, j'aimerai tellement, tellement le savoir heureux.

Alors pour épiloguer, je veux juste écrire ici que je ne regrette rien de cette histoire. Et que j'espère, du plus profond de mon cœur, que lui non plus ne regrettera jamais nos 5 années passées ensemble, que jamais, jamais, il ne pensera qu'avec moi, il a perdu son temps. Si tel était le cas, ça serait vraiment une douleur insoutenable.

jeudi, octobre 8 2009

Go / no go

Billet de train pour demain Le Mans - Paris - Dijon - Beaune: Go

Billets de retour : Go

Rangement préalable de l'appart: Go

Bouquin: Go

Chargement du ipod : Go

Je veux un nouveau ipod: Go

Ticket de métro : Go

Valise: Go

Jockstrap: Go

Brosse à dent: Go

Parapluie: Go

Fer à repasser: G... heuu, qui est le con qui a mis un fer à repasser dans la check list??

Lubrifiant (le bon): Go

Ordinateur portable: Go

Téléphone : Go

Chargeurs divers: Go

Autres accessoires divers: Go

Lunettes de soleil: No go, mais on risque de pas en avoir besoin...



Beaune, ici Le Mans, on est Go pour le weekend!

vendredi, février 20 2009

La vie à deux, c'est merveilleux

Pendant une semaine, j'ai la chance d'avoir la Cigale à la maison. C'est l'occasion de constater à quel point de petites habitudes peuvent vite surgir, et surtout combien le passage de la vie étudiante à celle de salarié modifie les envies (pour ne pas dire les besoins). C'est l'occasion, aussi, pour la Cigale de redécouvrir à quel point je suis chiant. Je segmente en effet ma vie de manière très rigoureuse : Il y a le temps du travail et du quotidien vs le temps du loisir et de l'exceptionnel. La saveur de l'un n'a de valeur que face à l'insipidité de l'autre. La calme et optimisée organisation de l'autre est indispensable à l'imprévisible éclectisme de l'un.

Du lundi au vendredi, je suis donc réglé comme du papier à musique millimétré. L'improvisation n'est pas la bienvenue et j'ai jalonné chaque moment. Un temps pour tout et l'efficacité avant tout, j'ai l'impression d'être ma mère. Les minutes sont comptés selon leur utilité : le temps de la détente post-travail (silence impératif, blog et lecture variée), le temps du repas (simple et conventionnel), le temps de l'information (journal TV ou presse online), le temps du vidage de tête (télévision conne, documentaire, film), le temps du rangement (vaisselle dans le lave vaisselle, douche), le temps du dodo (fermer les volets, quelques pages de lecture, dodo). Tandis que le weekend, c'est bordel partout, assiettes sales qui trainent, repas n'importe quand, n'importe quoi et surtout, pas de projets, le vie au petit bonheur la chance.

Alors, évidement, lorsque quelqu'un (même la Cigale) vient déranger cette redoutable organisation, ça me choque et je deviens désagréable. Parce que ce n'est pas comme d'habitude, parce que ce n'est pas optimisé, et parce que c'est comme ça. Etre un vieux con à 25 ans, c'est possible, c'est moi. J'étais déjà relativement ainsi étant étudiant, mais devenir salarié a largement renforcé cette tendance. Je me demande à quel point la vision encore plus long termiste qu'avant est responsable de cela. Pour un étudiant, la prochaine étape majeure n'est jamais à plus de 2 ans. Pour un salarié en CDI en début de carrière, c'est 40 ans. Ca modifie l'approche.

Mais à ma décharge, j'ai quand même un copain désorganisé, qui fume trop, boit trop, fait du bruit, ne peut pas vivre sans télé allumée, se nourrit trop de choses peu saines puis plus du tout pour compenser, ne prend soin de rien, mérite son pseudo, est impulsif, capricieux et me fait tourner en bourrique.

Mais, allez savoir, c'est peut être pour ça que je l'ai choisi ?

Ah, et j'oubliais: il est maniaque et ne pense qu'à manger. D'ailleurs, ce soir, en rentrant du travail, il avait nettoyé tout mon appartement, shampouiné la moquette, rangé le linge sec, fait un gâteau au flan et achevait une pleine assiette de madeleines maison... :-D

vendredi, novembre 28 2008

Quatre ans

Le 28 novembre 2004, en fin de soirée, nous terminions la soirée, couchés sur les canapés, sirotant un coca pour moi, un whisky pour lui. La chaine hifi jouait en boucle une musique relaxante. Il y avait des bruits d'oiseaux et d'océan. C'était la pénombre, seulement rompue par quelques photophores agonisants. C'était un dimanche, et j'avais sans doute encore squatté son appartement tout le weekend. Pour le travail, bien sur. En vérité, nous nous cherchions un peu depuis quelques semaines. Lui essayait de me faire cracher la vérité -je suis homosexuel-, moi je retardais l'échéance en me demandant pourquoi il insistait tellement. J'hésitais. Que se passerait il si je lâchais le morceau ? Il n'était pas mon genre, mais bon, il n'était pas mal quand même et je n'étais pas contre une petite coucherie.

De provocations en mains tendues, on a fini par s'embrasser sur le canapé. Il m'a emmené dans son lit. C'était le 28 novembre 2004, et c'était le début d'un plan cul qui dure depuis 4 ans. Ni lui, ni moi ne donnions plus de 3 mois d'espérance de vie à cette histoire. Franchement, la seule chose qui nous tenait ensemble, c'était le sexe. Après tout, pourquoi larguer un bon coup qui n'en demande pas plus ? En plus, son appartement était mieux que le mien et il m'a laissé m'y installer, sans même que l'on y réfléchisse. Ce fut une période de sexe intensif.

Et puis, après… De semaines en semaines… Le bon coup s'est révélé intelligent et équilibré. J'étais plutôt fier de coucher avec un mec comme lui. Je ne l'aimais pas encore vraiment, mais je le respectais. Alors j'ai fais mon coming out. Auprès de mes amis, d'abord. A force de le respecter, j'ai fini par l'estimer. Et je l'ai ramené chez mes parents.

Tout n'a pas toujours été très simple, cependant. J'ai mes défauts, il a les siens. Comme les miens sont aussi rédhibitoires que les siens, on s'est engueulé, on s'est quitté plusieurs fois. Et puis, on s'est réconcilié, parfois avec l'entremise de Tarvalanion, qui s'est révélé un ami attentif. On lui doit nos plus beaux moments de réconciliation (comme des bêtes sous la couette). (Bon, en vrai, pas sous la couette, car elle était tombé par terre et nous avec).

Notre dernière rupture date d'un an et demi. Ce fut la plus longue et la plus douloureuse. Il a fallu un peu de temps pour recoller les morceaux. Mais ce fut une véritable catharsis. Nous avons chacun admis que si l'autre n'est pas parfait, il n'en est que plus humain et que ce qui compte, c'est de se sentir bien avec lui. Notre amour n'en est que plus sincère et notre relation progresse désormais dans le bon sens, à tous points de vue. Je l'aime quand il fait ses caprices, je l'aime quand on va faire les courses et qu'il achète n'importe quoi, je l'aime quand il s'exile sur le balcon pour fumer, je l'aime quand il est incapable de prévoir un horaire de train, je l'aime quand il me prend dans ses bras même si c'est trop rare et trop bref, je l'aime quand il range n'importe comment des papiers important mais se plaint de 3 grains de poussière, je l'aime quand il dit qu'il est le plus malheureux du monde et que si seulement j'allais lui chercher un carré de chocolat, ça irait déjà mieux.

Notre évolution commune me rend confiant. Depuis quelques mois, quand je réfléchi réellement à mon avenir, je n'y suis plus seul. Il y a toujours quelqu'un qui me tient la main. Lui. Je lui confierai ma vie s'il le fallait. Aujourd'hui, 28 novembre 2008, nous fêtons nos 4 ans et je crois plus que jamais à notre futur commun. La Cigale, et moi.

Mon chéri, je t'aime.

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