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mardi, janvier 26 2010

Faire-part

Parce que ce blog avait trop souvent été victime de l'état de ma relation avec mon copain, parce que ses lecteurs m'étaient devenus trop peu anonymes, parce que tout ne pouvait pas être public, j'avais décidé il y a environ un an et demi de ne plus parler ici autant ouvertement de ma vie sentimentale qu'auparavant.

Mais parce que ce blog m'accompagne depuis bien longtemps et qu'il est un reflet assez fidèle des grandes évolutions de ma petite vie, certain changements de la réalité ne peuvent être ignorées sur ce support virtuel.

Depuis samedi dernier, me revoila célibataire. C'est un fait et le taire ne servirait à rien. Notre rupture s'est faite dans les larmes mais est le fruit de la raison. En cela, je crois bien qu'elle est définitive. Réparer les choses ne conduirait qu'à une frustration à moyen terme, puisque nous ne pouvons pas offrir à l'autre la vie dont il rêve. Nous ne pouvons plus nous mentir à nous même. Moi, je ne peux plus.

Je suis d'ailleurs parfaitement conscient de ma part de responsabilité dans cette rupture. Je voudrais continuer notre histoire sur le rythme d'aujourd'hui et laisser au temps qui passe le soin de nous faire évoluer dans un sens satisfaisant pour tous les deux. Mais lui a besoin de plus à court terme, et à moyen et long terme souhaite vie que je ne peux pas envisager. Ni avec lui, ni avec qui que ce soit, au moins pour les 5 prochaines années. Je le ressens, au plus profond de moi. Je ne peux pas, c'est ainsi. Je ne me lancerai pas davantage dans une explication sur le pourquoi et le comment.

D'ailleurs, ça ne regarde que nous.

Ce que je sais cependant, c'est qu'aujourd'hui ma plus grande douleur est de penser que peut être, je lui ai fait mal. Plus que l'arrêt brutal d'une relation qui me plaisait, plus que le sentiment de solitude, plus que la peur de l'avenir, savoir qu'il souffre m'est insupportable. Je voudrais le consoler, lui dire qu'il sera heureux, le protéger. Je lui dois tant de bonheur, et j'ai si peu à lui reprocher. Aujourd'hui et demain, j'aimerai tellement, tellement le savoir heureux.

Alors pour épiloguer, je veux juste écrire ici que je ne regrette rien de cette histoire. Et que j'espère, du plus profond de mon cœur, que lui non plus ne regrettera jamais nos 5 années passées ensemble, que jamais, jamais, il ne pensera qu'avec moi, il a perdu son temps. Si tel était le cas, ça serait vraiment une douleur insoutenable.

jeudi, octobre 8 2009

Go / no go

Billet de train pour demain Le Mans - Paris - Dijon - Beaune: Go

Billets de retour : Go

Rangement préalable de l'appart: Go

Bouquin: Go

Chargement du ipod : Go

Je veux un nouveau ipod: Go

Ticket de métro : Go

Valise: Go

Jockstrap: Go

Brosse à dent: Go

Parapluie: Go

Fer à repasser: G... heuu, qui est le con qui a mis un fer à repasser dans la check list??

Lubrifiant (le bon): Go

Ordinateur portable: Go

Téléphone : Go

Chargeurs divers: Go

Autres accessoires divers: Go

Lunettes de soleil: No go, mais on risque de pas en avoir besoin...



Beaune, ici Le Mans, on est Go pour le weekend!

vendredi, février 20 2009

La vie à deux, c'est merveilleux

Pendant une semaine, j'ai la chance d'avoir la Cigale à la maison. C'est l'occasion de constater à quel point de petites habitudes peuvent vite surgir, et surtout combien le passage de la vie étudiante à celle de salarié modifie les envies (pour ne pas dire les besoins). C'est l'occasion, aussi, pour la Cigale de redécouvrir à quel point je suis chiant. Je segmente en effet ma vie de manière très rigoureuse : Il y a le temps du travail et du quotidien vs le temps du loisir et de l'exceptionnel. La saveur de l'un n'a de valeur que face à l'insipidité de l'autre. La calme et optimisée organisation de l'autre est indispensable à l'imprévisible éclectisme de l'un.

Du lundi au vendredi, je suis donc réglé comme du papier à musique millimétré. L'improvisation n'est pas la bienvenue et j'ai jalonné chaque moment. Un temps pour tout et l'efficacité avant tout, j'ai l'impression d'être ma mère. Les minutes sont comptés selon leur utilité : le temps de la détente post-travail (silence impératif, blog et lecture variée), le temps du repas (simple et conventionnel), le temps de l'information (journal TV ou presse online), le temps du vidage de tête (télévision conne, documentaire, film), le temps du rangement (vaisselle dans le lave vaisselle, douche), le temps du dodo (fermer les volets, quelques pages de lecture, dodo). Tandis que le weekend, c'est bordel partout, assiettes sales qui trainent, repas n'importe quand, n'importe quoi et surtout, pas de projets, le vie au petit bonheur la chance.

Alors, évidement, lorsque quelqu'un (même la Cigale) vient déranger cette redoutable organisation, ça me choque et je deviens désagréable. Parce que ce n'est pas comme d'habitude, parce que ce n'est pas optimisé, et parce que c'est comme ça. Etre un vieux con à 25 ans, c'est possible, c'est moi. J'étais déjà relativement ainsi étant étudiant, mais devenir salarié a largement renforcé cette tendance. Je me demande à quel point la vision encore plus long termiste qu'avant est responsable de cela. Pour un étudiant, la prochaine étape majeure n'est jamais à plus de 2 ans. Pour un salarié en CDI en début de carrière, c'est 40 ans. Ca modifie l'approche.

Mais à ma décharge, j'ai quand même un copain désorganisé, qui fume trop, boit trop, fait du bruit, ne peut pas vivre sans télé allumée, se nourrit trop de choses peu saines puis plus du tout pour compenser, ne prend soin de rien, mérite son pseudo, est impulsif, capricieux et me fait tourner en bourrique.

Mais, allez savoir, c'est peut être pour ça que je l'ai choisi ?

Ah, et j'oubliais: il est maniaque et ne pense qu'à manger. D'ailleurs, ce soir, en rentrant du travail, il avait nettoyé tout mon appartement, shampouiné la moquette, rangé le linge sec, fait un gâteau au flan et achevait une pleine assiette de madeleines maison... :-D

vendredi, novembre 28 2008

Quatre ans

Le 28 novembre 2004, en fin de soirée, nous terminions la soirée, couchés sur les canapés, sirotant un coca pour moi, un whisky pour lui. La chaine hifi jouait en boucle une musique relaxante. Il y avait des bruits d'oiseaux et d'océan. C'était la pénombre, seulement rompue par quelques photophores agonisants. C'était un dimanche, et j'avais sans doute encore squatté son appartement tout le weekend. Pour le travail, bien sur. En vérité, nous nous cherchions un peu depuis quelques semaines. Lui essayait de me faire cracher la vérité -je suis homosexuel-, moi je retardais l'échéance en me demandant pourquoi il insistait tellement. J'hésitais. Que se passerait il si je lâchais le morceau ? Il n'était pas mon genre, mais bon, il n'était pas mal quand même et je n'étais pas contre une petite coucherie.

De provocations en mains tendues, on a fini par s'embrasser sur le canapé. Il m'a emmené dans son lit. C'était le 28 novembre 2004, et c'était le début d'un plan cul qui dure depuis 4 ans. Ni lui, ni moi ne donnions plus de 3 mois d'espérance de vie à cette histoire. Franchement, la seule chose qui nous tenait ensemble, c'était le sexe. Après tout, pourquoi larguer un bon coup qui n'en demande pas plus ? En plus, son appartement était mieux que le mien et il m'a laissé m'y installer, sans même que l'on y réfléchisse. Ce fut une période de sexe intensif.

Et puis, après… De semaines en semaines… Le bon coup s'est révélé intelligent et équilibré. J'étais plutôt fier de coucher avec un mec comme lui. Je ne l'aimais pas encore vraiment, mais je le respectais. Alors j'ai fais mon coming out. Auprès de mes amis, d'abord. A force de le respecter, j'ai fini par l'estimer. Et je l'ai ramené chez mes parents.

Tout n'a pas toujours été très simple, cependant. J'ai mes défauts, il a les siens. Comme les miens sont aussi rédhibitoires que les siens, on s'est engueulé, on s'est quitté plusieurs fois. Et puis, on s'est réconcilié, parfois avec l'entremise de Tarvalanion, qui s'est révélé un ami attentif. On lui doit nos plus beaux moments de réconciliation (comme des bêtes sous la couette). (Bon, en vrai, pas sous la couette, car elle était tombé par terre et nous avec).

Notre dernière rupture date d'un an et demi. Ce fut la plus longue et la plus douloureuse. Il a fallu un peu de temps pour recoller les morceaux. Mais ce fut une véritable catharsis. Nous avons chacun admis que si l'autre n'est pas parfait, il n'en est que plus humain et que ce qui compte, c'est de se sentir bien avec lui. Notre amour n'en est que plus sincère et notre relation progresse désormais dans le bon sens, à tous points de vue. Je l'aime quand il fait ses caprices, je l'aime quand on va faire les courses et qu'il achète n'importe quoi, je l'aime quand il s'exile sur le balcon pour fumer, je l'aime quand il est incapable de prévoir un horaire de train, je l'aime quand il me prend dans ses bras même si c'est trop rare et trop bref, je l'aime quand il range n'importe comment des papiers important mais se plaint de 3 grains de poussière, je l'aime quand il dit qu'il est le plus malheureux du monde et que si seulement j'allais lui chercher un carré de chocolat, ça irait déjà mieux.

Notre évolution commune me rend confiant. Depuis quelques mois, quand je réfléchi réellement à mon avenir, je n'y suis plus seul. Il y a toujours quelqu'un qui me tient la main. Lui. Je lui confierai ma vie s'il le fallait. Aujourd'hui, 28 novembre 2008, nous fêtons nos 4 ans et je crois plus que jamais à notre futur commun. La Cigale, et moi.

Mon chéri, je t'aime.

vendredi, septembre 5 2008

Comme les autres

Ouais, ouais, ouais...

comme_les_autres.jpg

J'ai pleuré, pour la première fois, dans un cinéma. 3 fois. Comment font les hétéros, quand ils s'identifient un peu trop?

Il me faudra un peu de temps avant de savoir ce que je pense vraiment de ce film. Du sujet, je ne le sais que trop bien.

vendredi, janvier 25 2008

Ce soir, je vais bien

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Les nuages s'en vont. Je suis heureux et amoureux.

mardi, août 21 2007

Que se passe t il?

Oh, c'est bien simple, et même les lecteurs peu attentifs on bien du le comprendre: L'amour m'a quitté récemment, et à entraîné avec lui l'envie de m'exprimer ici. Il suffit de voir la pauvreté de mes écrits ce dernier mois.

Ma relation passée était très liée à mon blog. Pour tout dire, j'ai commencé à bloguer lorsque s'est présenté dans ma vie mon premier vrai amour. C'était, d'une certaine manière, lié. J'avais 20 ans. J'arrivais à Belfort. Je quittais le foyer parental. Mon coeur s'est ouvert. Ma vie, celle que je refoulais depuis des années, a jailli avec force, ravageant les barrages et les digues qui contenaient une vérité que je craignais. Je dois immensément à l'homme qui m'a ainsi ouvert à la vie. J'ai eu envie, par le blog, de témoigner de mon bonheur. Quand je relis les archives pieusement conservés au creux de mon disque dur depuis 3 ans, je revois tout ce bonheur neuf. Ca me donne un cafard monstrueux. Dieu, que ce fut bien!

Peu à peu, les écrits se sont aseptisés. Logique: les pseudos de mes lecteurs devinrent des personnes en chair et os, certains même, des amis. On ne dit pas aux gens ce que l'on confie à des pseudos. Mois après mois, j'ai beaucoup moins confié mon bonheur et mes joies à ce petit paradis numérique. A me relire, je réalise que j'aurais du coup moins de souvenirs et de fragments d'amour des 2 dernières années, qui furent pourtant une grande aventure. Je ne sais pas si je dois le regretter. C'est ainsi. Le blog, d'exutoire, est devenu un moyen de communication, un lien avec des amis. Mais alors, pourquoi, pourquoi avoir perdu cette envie de partager avec vous, alors même que certains billets sont là, prêts, dans l'attente d'une mise en ligne?

Je ne sais pas. Ou plutôt, si, je sais. J'ai changé, mais pas complètement: Dans la douleur et le doute, je retrouve mes bons vieux réflexes: je coupe les liens, j'oublie les adresses, je tranche les fils téléphoniques, je dynamite les ponts, je pulvérise mon entourage. C'est plus fort que moi: je suis adepte de la terre brûlé, de la table rase, de la rupture, du néant entourant le bunker, où se réfugie ma sensibilité blessée, avec pour seule compagnie ma garde rapprochée d'amis. En attendant des jours meilleurs.

Aujourd'hui, j'ai besoin d'intimité. J'ai besoin de reprendre mon souffle, d'entrouvrir de nouvelles portes où, peut être, m'attendent de nouvelles expériences, et peut être même un nouveau bonheur. Il aura du mal à atteindre le niveau du précédent et à me faire rêver autant. Mais j'appliquerais à moi même les solutions que je suggère abondamment aux autres en pareille situation: Personne n'est mort, par conséquent, tout va bien. Ne nous laissons pas emporter par les émotions mélodramatiques excessives. Tout ce qui est excessif est insignifiant, fit remarquer Talleyrand. Etant un maître en matière de louvoiement et de rebond lorsque la situation se fait difficile, il ne me reste plus qu'à l'imiter. En attendant, je vous salue bien tous, et je vous remercie pour tout.



Rouge-cerise

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