Dois-je vraiment faire un compte rendu de mon weekend parisien ? Weekend tellement long qu’il est d’ailleurs plus proche de la semaine. De toutes les fois où je suis allé à Paris, je crois que je n’ai jamais été déçu. Cette fois ci ne déroge pas à la règle. Pourtant, j’ai innové, je trouve : je n’ai pas vu la traditionnelle team-blog Orpheus, Virgile, Garf, Kozlika, Chondre… Les temps changent, j’ai vu plus de twitteux que de blogueurs. J’ai joué au commis de cuisine avec Pingui et son homme, déjeuné presque en famille avec Crit et Rod, diné et revu avec un certain plaisir SaintLaz, Incipio et Jusquici, bu un verre avec Matoo (ça faisait tellement longtemps, Matoochou, je suis ravi de notre soirée, vraiment !), d’autres twitteux déjà nommés et d’autres encore dont finalement, je ne connais même pas le prénom (ni même le pseudo pour certains !), rencontré (trop brièvement vu mon retard, mea culpa) Carlton Jacquier, Christophe et un certain S, diné avec certains d’entre eux plus mon cher Josselin, passé un dimanche très calme et tranquille avec Fef (si je ne m’abuse, le seul hétéro de ces quelques jours, Alexandre Bernique n’ayant pas voulu me rencontrer :-p ) et Joss. Tout cela, en exhibant mon Palm Pré. Et, enfin, réalisé la pause culturelle à Beaubourg, au travers des expositions Dreamlands, Lucian Freud et enfin, « La substance du design » par Patrick Jouin.
Dreamlands ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. N’en ayant entendu que du bien, j’en espérais beaucoup, et le fait est que j’ai été déçu, lui reprochant surtout un manque de structure et de pédagogie. Je suis allé voir l’expo des œuvres de Lucian Freud presque par hasard, parce que j’avais du temps, et j’ai été assez intéressé et surpris. Il y a en effet une véritable vision, un certain talent dans la peinture des corps et la représentation des chairs. C’est à la fois très cru, très réaliste, presque effrayant, et pour autant captivant. Ce n’est pas photographique du tout, et pourtant d’une très grande justesse. Moi qui suis totalement ignare en la matière, je n’ai pas regretté d’être passé par là.
Enfin, « la substance du design » m’a réellement passionné et j’ai regardé dans son intégralité le film projeté dans l’exposition et qui explique et retrace la conception d’objets aussi disparates qu’un service de table Puiforcat, des toilettes publiques de Paris ou des chaises du restaurant Jules Vernes. J’aime le design, surtout doublé d’ergonomie. A l’issue de mon DUT, j’avais d’ailleurs hésité à rejoindre une école de design industriel, et puis, finalement, non. Parfois, je regrette. J’adore réfléchir sur un produit et sa fonction, remettre en cause son caractère commun, réfléchir à son intégration dans son environnement, à ses interactions avec ses usagers. C’est fascinant. Je suis resté plus de deux heures dans cette expo qui est pourtant assez petite.
Et puis, déjà, il était temps de reprendre le train. Après 5 jours, je suis reparti de la capitale avec un mélange de tristesse, de bonheur et de sérénité. Mais cette fois ci, sans le coup de cafard du retour. Peut être parce que, si je n’ai pas encore vraiment trouvé la vie que je veux, je commence doucement à repenser à l’avenir. Oui, sérénité est le bon mot.





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