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mardi, janvier 4 2011

Mouvement et allégresse

Voila donc mon premier billet après le grand changement du début de 2011.

Au début du mois de décembre, je comptais faire le traditionnel billet récapitulatif de l’année. Et puis, les semaines ont passé. Et nous sommes déjà en 2011, j’ai changé d’emploi, de région.

Le 31 décembre 2010, je suis sorti du métro, station filles du calvaire. Une bouteille de champagne à la main, le fond de l’air, frais, n’était pas pour autant glacial. Une foule assez compacte était amassée devant le cirque d’hiver. Et soudain, j’ai réalisé. La dernière fois que j’étais passé par ici, j’étais en weekend. Tu sais, un de ces weekends qui se sont succédés à la fin de 2010, un de ces weekends où je fuyais Le Mans comme la peste, un de ces weekend où je venais diner, bruncher, parler, rire avec mes amis. En l’occurrence, à fille de calvaire, avec Joss. J’ai réalisé aussi que c’est à cet endroit que, quelques semaines précédemment, j’avais vu pour la seconde fois Jonajour. J’étais avec Vinzniv. Nous allions fêter l’anniversaire de Pô. Devant cette station de métro, je lui avais fait la bise.

Dans cet air un peu fade, un peu gris, j’ai réalisé surtout que nous étions vendredi, que nous n’étions pas en weekend, que je n’étais pas en vacances, et qu’aussi stupéfiant que cela puisse paraitre, c’était normal, c’était ma vie, et que ma vie n’était plus en Sarthe. Ma vie, elle était un peu dans des cartons et des meubles bâchés dans un atelier de Nanterre, un peu éparpillées dans une chambre quelques mètres plus loin, un peu dans un cœur à quelques stations de métro, un peu dans le garage de Rod&Cri et aussi un peu dans cette bouteille de champagne, destinée à être ouverte avec une trentaine d’autres chez Matoo dans quelques heures. 2010, année du changement, jusqu’à son crépuscule puisque c’est dans les dernières heures que s’est décidée la présence de Joss et Cyril, de , d’Incipio, de Bernique, de Jonajour et moi-même à cette soirée du nouvel-an chez Matoo. L’occasion de faire la bise à certains blogueurs fameux et même à certains membres de feu coquecigrue dont je garde encore pieusement le bandeau « blog sans contenu (ou presque) »

Une soirée mémorable s’il en est, couronnement d’une année commencée dans le doute et la tristesse et achevée dans le mouvement et l’allégresse !

A mes quelques lecteurs, bonne et heureuse année !

mardi, mai 18 2010

5 jours

Dois-je vraiment faire un compte rendu de mon weekend parisien ? Weekend tellement long qu’il est d’ailleurs plus proche de la semaine. De toutes les fois où je suis allé à Paris, je crois que je n’ai jamais été déçu. Cette fois ci ne déroge pas à la règle. Pourtant, j’ai innové, je trouve : je n’ai pas vu la traditionnelle team-blog Orpheus, Virgile, Garf, Kozlika, Chondre… Les temps changent, j’ai vu plus de twitteux que de blogueurs. J’ai joué au commis de cuisine avec Pingui et son homme, déjeuné presque en famille avec Crit et Rod, diné et revu avec un certain plaisir SaintLaz, Incipio et Jusquici, bu un verre avec Matoo (ça faisait tellement longtemps, Matoochou, je suis ravi de notre soirée, vraiment !), d’autres twitteux déjà nommés et d’autres encore dont finalement, je ne connais même pas le prénom (ni même le pseudo pour certains !), rencontré (trop brièvement vu mon retard, mea culpa) Carlton Jacquier, Christophe et un certain S, diné avec certains d’entre eux plus mon cher Josselin, passé un dimanche très calme et tranquille avec Fef (si je ne m’abuse, le seul hétéro de ces quelques jours, Alexandre Bernique n’ayant pas voulu me rencontrer :-p ) et Joss. Tout cela, en exhibant mon Palm Pré. Et, enfin, réalisé la pause culturelle à Beaubourg, au travers des expositions Dreamlands, Lucian Freud et enfin, « La substance du design » par Patrick Jouin.

Dreamlands ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. N’en ayant entendu que du bien, j’en espérais beaucoup, et le fait est que j’ai été déçu, lui reprochant surtout un manque de structure et de pédagogie. Je suis allé voir l’expo des œuvres de Lucian Freud presque par hasard, parce que j’avais du temps, et j’ai été assez intéressé et surpris. Il y a en effet une véritable vision, un certain talent dans la peinture des corps et la représentation des chairs. C’est à la fois très cru, très réaliste, presque effrayant, et pour autant captivant. Ce n’est pas photographique du tout, et pourtant d’une très grande justesse. Moi qui suis totalement ignare en la matière, je n’ai pas regretté d’être passé par là.

Enfin, « la substance du design » m’a réellement passionné et j’ai regardé dans son intégralité le film projeté dans l’exposition et qui explique et retrace la conception d’objets aussi disparates qu’un service de table Puiforcat, des toilettes publiques de Paris ou des chaises du restaurant Jules Vernes. J’aime le design, surtout doublé d’ergonomie. A l’issue de mon DUT, j’avais d’ailleurs hésité à rejoindre une école de design industriel, et puis, finalement, non. Parfois, je regrette. J’adore réfléchir sur un produit et sa fonction, remettre en cause son caractère commun, réfléchir à son intégration dans son environnement, à ses interactions avec ses usagers. C’est fascinant. Je suis resté plus de deux heures dans cette expo qui est pourtant assez petite.

Et puis, déjà, il était temps de reprendre le train. Après 5 jours, je suis reparti de la capitale avec un mélange de tristesse, de bonheur et de sérénité. Mais cette fois ci, sans le coup de cafard du retour. Peut être parce que, si je n’ai pas encore vraiment trouvé la vie que je veux, je commence doucement à repenser à l’avenir. Oui, sérénité est le bon mot.

lundi, mars 22 2010

Blanquette de veau Toulousaine

N'ayant pas le talent de Tarvalanion pour me souvenir des phrases malheureusement lancées sans en mesurer toutes les conséquences, je vais bien évidement peiner à apporter un démenti formel, circonstancié et précis aux points soulevés dans son billet.

Ceux qui veulent donc connaitre le détail de mon weekend toulousain sont donc invités à se rendre chez Tarvalanion.

Je retire cependant quelques souvenirs de ce passage. Déjà, à Toulouse, il fait moche. Moi qui espérais atterrir sous un soleil radieux doublé d'une brise légère et printanière, j'ai eu droit à un vent d'automne doublé d'un crachin breton. Heureusement, l'accent toulousain de Tarvalanion rattrapait un peu tout cela, et je retrouvais même le légendaire sang chaud-bouillant du sud lorsqu'il fulminait au volant de sa voiture contre les idiots qui n'avancent pas. En parlant de voiture, j'ai hésité à demander sa main à Wizmaster, lorsque Tarvalanion m'a annoncé qu'il avait fait l'acquisition d'une Alfa-Romeo Mito rouge. Comme le-dit Wiz' nous a rejoint pour le diner du samedi, j'ai pu directement monter dans la voiture, sans passer par la case mariage qui complique toujours tout… En revanche, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d'accord avec Bill, Tarvalanion, Samantdi et Wiz sur le véhicule qui faisait le plus pédé, entre la fiat 500, la mini ou l'alfa romeo. Samantdi a cependant estimé que la mini était une caisse de pouffes, et la 500 idéale pour faire des gang-bangs. Je n'ai pas osé dire que je pensais que soit elle avait du mal à apprécier les proportions de la 500, soit elle ne savait pas qu'un gang-bang se fait à plus de 2…

De bagnoles, la conversation a ensuite dévié sur les artistico-bon-à-rien, la technicité du gaydar, le speedating avec des mecs de 39 ans, la masturbation féminine, les soirées débridées des marti-niqués, aussiebum (Tarvalanion refusa de faire un défilé, mais quelle prudasse, lui, alors!), le processus d’acceptation de soi des homosexuels (j’en ai profité pour faire un peu de pub pour Quedireoufaire) et enfin, nous dissertâmes sur les différences, avantages et inconvénients des cultures japonaises et nord-américaine. Pendant se temps, Fox, le chat roux de Tarvalanion, enchainait les bêtises avec une constance de métronome, dont l’apogée fut l’émanation d’une atroce odeur de poils brulés lorsque sa queue s’enflamma sur une bougie.

Naturellement, Tarvalanion a fait passer son sempiternel petit carnet. J'ai pu y constater qu'en dépit de mes efforts et de ma décence pendant toute la soirée, les convives semblaient considérer que ma présence avait participé à faire sombrer la conversation dans des abimes de vulgarité sexuée. Navrant…

Quoi qu’il en soit, j’ai passé une excellente soirée en appréciant tout particulièrement l’accent chantant du sud de mes convives, à commencer par celui des deux dames, Samantdi et Ennairam, que j’ai eu grand plaisir à rencontrer pour la seconde, et revoir pour la première.

Une fois les convives partis (dans sa belle voiture rouge pour Wizz’), nous rejoignîmes nos lits respectifs, tandis que l’adorable chat de la Tarval-mansion brisait un bol avec fracas.

Le lendemain, mon hôte avait prévu de m’emmener dans un centre aquatique disposant entre autre de sauna et haman. C’était bien sûr une occasion inespérée de mettre sens dessus dessous la pédétwitosphère, et je ne m’en suis pas privé. Que chacun se rassure finalement, notre moralité n’a été mise en danger à aucun moment. Je dois dire cependant que j’ai bien apprécié ce moment. De moi-même, jamais je ne serai allé dans un lieu pareil, à tort, puisque c’est bien agréable d’enchainer bain à bulles, sauna, cascade d’eau, haman…

C’était assez amusant d’ailleurs de voir tous ces gens qui, passant un moment de détente un peu sensuel, se souriaient tous bêtement d’aise. Sur le coup, je me suis dit que les Français (pour ne pas dire les humains) étaient vraiment des veaux. Comme en plus, Tarvalanion se plaignait d’avoir faim, l’association d’idée veaux + Français me fit penser à une blanquette de veau. Et, à la réflexion, l’écume blanche et bouillonnante du bain à bulle dont surgissaient des faces rosies et parfois, une jambe ou un bras ressemblaient à merveille à une blanquette géante qui mijote. En bon blogueur, je me suis dit que je tenais là un titre magnifique.

Dont acte.

mardi, janvier 5 2010

D'une décennie à l'autre

Et voila, c'est fait. Nous sommes en 2010. Woow! Quand je vois ce chiffre, je le trouve irréel. Deux milles, et un chiffre en dizaine après. Quand nous sommes arrivés à 2000, l'idée d'atteindre 2010 me semblait pire que de la science fiction: carrément de l'illusion pure et simple. Une époque lointaine ou la vie serait complètement différente. Finalement, cette décennie est passée sans même sans rendre compte. C'en est presque décevant: la science fiction s'avère bien consensuelle.

Comme en 2000, Renault vend des méganes diesels, Ferrero du Nutella, Danone des yaourts et TF1 du temps de cerveau disponible. Les lignes électriques menacent toujours de tomber par terre au premier coup de froid ou de vent et la SNCF a beaucoup progressé en matière de vente de billet, par exemple en vendant des billets pour des trains qui n'existent pas (j'ai testé il y a 7 jours). Internet a beaucoup évolué, mais le fonctionnement des box est toujours aussi incompréhensible que celui des modems 56k. Ca marche, ça marche pas, on tente les même grigris pour rétablir les réseaux wifi que ceux pour parvenir au bout de l'interminable tonalité de connexion RTC. Par exemple, le mien, il marchait mieux si on ne le regardait pas. Si. En la matière, on a même régressé, car les box ne s'expriment pas, alors que le 56k faisait la conversation en tentant de se connecter. Bi-bi-tuu-tulutuduuuuu-grchchchch-tuuuu!. Entre copains, on s'appelle maintenant sur portable Orange, alors qu'en 2000, c'était le fixe France télécom des parents. La problématique s'est décalée, puisque le problème de la facture demeure insoluble. Mais pour se plaindre, on parle désormais à une Indienne incompréhensible de Bangalore au lieu d'une fonctionnaire apathique en boutique.

Musicalement, l'histoire est injuste, puisque Michael Jackson est finalement mort avant Johny Hallyday. Le Belge résidant en Suisse connu seulement en France est passé tout prêt de la sortie, pourtant. Les boys band sont morts et leurs clips ovulatoires à la télé ont été remplacés par les blagues de Valérie Damido. Une constante décennale, cependant: Madonna ne sait toujours pas chanter.

Politiquement, Saddam Hussein est mort mais les employés du world trade center aussi, l'humanité a testé GW Bush pour finalement opter pour BH Obama. Hormis un prix Nobel de la Paix, les deux veulent la guerre contre Al Qaeda et qu'on leur foute la paix à propos de l'environnement. Car, n'en déplaise aux idéalistes, l'humanité n'a toujours strictement rien à foutre de l'écologie. Chirac avait fait sensation avec sa métaphore "la maison brûle, et nous regardons ailleurs". La bonne analogie aurait été "les grenouilles sont dans la casserole, et la température monte doucement". La grenouille riche installera une clim, les autres cuiront. Chacun sa merde. L'Europe a choisi de son coté de passer une fois de plus son tour en dépit du succès inattendu de l'Euro, en optant, en guise de porte drapeau, pour un Belge (décidément, ils sont partout) sans charisme et une Anglaise unilinguiste. La France, de son coté, a choisi de passer d'un vieil éléphant politique qui cache ses petits lorsqu'ils meurent et qui aime les civilisations anciennes à un petit roquet hargneux qui montre ses gosses même quand ils sont cons et qui n'aime que les Rolex neuves. Comme il ne savait pas si bien chanter qu'une cigale, il a épousé une Italienne refaite pour compenser. Il est cependant bien plus actif que l'autre: les petits déficits sont devenus des grands emprunts.

Non, vraiment, cette décennie fut décevante pour le monde.

A titre personnel, pourtant, quel succès que cette décennie! Oui, toute modestie gardée, ces 10 ans auront été bien plus réussi que prévu. J'ai réalisé quelques rêves de gosse, voyagé plus que je ne le pensais, réussi mieux que je ne l'imaginais. Tout n'est pas que gloire et prestige cependant: je lis beaucoup moins Jean Diwo et regarde beaucoup plus Gregory House. Mais en troquant le biactol de Reckitt Benckiser pour le sperme de Cigale (on avait bien dit que ce n'était pas la décennie du bon goût, pas vrai?), je me suis donné le droit de vivre autrement qu'introverti et malheureux. Ma famille l'a accepté et la famille de la Cigale m'a accepté. Je ne pense pas être devenu beaucoup plus intelligent pendant ces dix ans, mais je suis devenu beaucoup plus beau. Il faut croire que j'ai parfaitement suivi le mouvement de mon époque.

Oh, et pour Noel, j'ai eu l'impensable d'il y a 10 ans: un long email, d'un parfait inconnu, me disant juste qu'à la lecture de mon blog, il avait trouvé que j'étais un mec bien. Car oui, en 10 ans, il y a aussi eu les blogs. Pour moi, pour les rencontres qu'elles m'ont donnée, ce fut une révolution. Merci à celles et ceux que j'ai rencontré en vrai comme à celles et à ceux que je ne connais encore qu'épistolairement. C'est vous qui m'avez transformé, pour le meilleur. A vous tous, je vous souhaite non pas une bonne année, mais carrément une décennie aussi réussie que l'a été pour moi celle qui vient de s'achever.

lundi, juillet 27 2009

Des courgettes, des lardons, de l'oignon, des herbes, de la crème, des pommes de terre... et de l'huile d'olive.

Ce soir, je suis rentré vers 19 heures. J'étais déjà en retard. Vu ce qu'il me reste dans le frigo à 4 jours du départ en vacances, il fallait s'engager dans les grandes manoeuvres.

N'écoutant que mon inconscience courage, j'ai entrepris de réaliser une tourte. Enfin, quelque chose qui y ressemble. (J'ai aussi pleeeein de conserve de légumes et des pâtes, et du riz, si ça foire!)

Alors que 2 courgettes revenaient doucement dans l'huile d'olive, Joss, de retour des unaïted stètez of amériquà, surgit sur msn.

Drame.

Je devais forcément, obligatoirement, impérieusement, l'accabler de questions, toutes plus indiscrètes les unes que les autres... Comment c'était, tu as fait quoi, tu as vu quoi, quand, tu es allé où, c'était comment la boutique Abercrombie, est ce que les lits sont grands... Enfin, que des questions importantes.

Le petit fourbe en rajoutait en m'envoyant des photos sur la mauvaise adresse, pendant que je me lamentais en scrutant gmail. A force de cliquer sur "actualiser", un message me désignant comme un robot pirate est apparu. Simultanément, toutes les 3 secondes, je me précipitais vers la cuisine, pour jeter un oeil sur les courgettes et les oignons, touiller un peu, éplucher une demi patate... et revenir aussi vite en frétillant. Le plus comique, c'est que le marbre carrelage étant glissant (et moi en chaussettes), je glissais à l'arrivée et au départ, et me mouvait par petits pas pour garder l'équilibre. C'était sans doute vraiment comique. Je m'imaginais la scène: un pédé courant à petits pas dans son appartement en faisant des moulinets avec les bras, une courgette dans une main et une bouteille d'huile dans l'autre...

Lorsque les photos sont arrivées, après un détour par le spam, pour faire durer mon angoisse, j'avais un bout d'oignon sur l'oreille droite et un chiffon vert à carreaux blanc dans la main gauche.

Oh - my - god.

Phoebe et Monica au Central Perk. A moins que ça ne soit Joss et Cereal-Killer? Dieu qu'ils sont mignons, tous les deux... Pour un peu, on se ferait des idées.

Je m'en serais fait, évidement, si le bouillonnement impromptu de l'eau des patates ne m'avait extirpé de mes profondes réflexions. Je me suis précipité dans la cuisine en sautillant. J'en suis revenu avec un oeuf et un pot de crème. Accessoires indispensables pour que Joss m'explique les avantages des chambres d'hôtel de Las Vegas, puisque je n'avais plus de courgette.

Finalement, à 20h30, ma pseudo tourte était au four. La table du salon était jonché de bouts de patates, il y avait des pelures d'oignon par terre et j'avais un bout de pâte brisée coincée sous l'ongle de l'index droit. Tout en lisant son billet qui m'a inspiré, Joss et moi en étions à deviser sur la sévérité des douaniers américains et la crucherie des réceptionnistes d'hôtel...

jeudi, juin 18 2009

Je suis vraiment une star!

Stupeur et excitation en rentrant du travail... Je lis, via Matoo, une histoire de kiss-in gay. Je me dit quel beau militantisme qu'il y a peut être du beau garçon à mater, je clique. J'atteris sur le yaggeur de la semaine et organisateur de l'évènement, Nevermind. La première ligne m'apprend qu'il s'appelle Félix et est étudiant à Science Po Paris, bref, comme mon ami fef, pédétude en plus, ça commence à m'amuser. Je m'intéresse un peu plus à son histoire, d'autant qu'il est beau, ce qui ne gâche rien!

Et puis, stupeur. Je cite.

tous les jours je peux lire de nouveaux articles provenant de 46 blogs (au dernier décompte). Parmi eux, citons Yagg et GayClic dans la catégorie “gay news”, Coulisses de Bruxelles, Authueil, Journal d’un avocat et Blog d’un économiste du travail dans la catégorie “blogueurs politiques and Co”, Observatoire de l’hétérosexualité, Le genre qui ne se laisse pas faire et Olympe et le plafond de verre dans la catégorie militantisme, et Ben & Karbie, Rouge-cerise, Finis Africae, Absolument Gauthier et Il était une fois l’amour dans la catégorie blogs perso absolument géniaux.

Oualalalala, mais c'est que je suis une référence, une star, un monument! rendez vous compte, je suis dans une liste qui ne comporte même pas Matoochou et Chondrounet, et juste à coté de Pascalchou-africae! Non, mais vous vous rendez compte?? Moi qui convenait encore avec Joss il y a quelque jours que Pascal était l'Himalaya du pédéblog, celui qui nous impressionne toujours après des années de lecture, et je suis cité à ses cotés! Je suis très flatté et ça me fait des frissons dans le dos!

Et en plus, le reste de l'interview est à l'avenant. Ce Nevermind est vraiment quelqu'un de bien!

Et du coup, je me suis inscrit sur Yagg... Ca ressemble à un réseau social, mais ce n'est pas facebook, alors, je peux sans avoir l'air de me renier...

mercredi, juin 3 2009

Ascenseur, clafoutis et chaise longue (et la formule de politesse qui va bien)

En dépit des soucis que me cause mon pommier, je mentirai en disant que j'ai passé un mauvais weekend. C'est la seconde fois que je rencontrais Joss en vrai. Cette fois ci, c'était au Mans, chez moi. 4 ans et demi de vie conjuguale avec La Cigale ont laissé leur trace. Ce weekend, je recevais, il fallait faire les choses bien, car mal recevoir, ça ne se fait pas du-tout-du-tout. Je m'étais approvisionné en biscuits apéritifs, en rillettes (Sarthe powered), en boissons diverses et variées et avait même poussé mes capacités d'hôte à l'extrème en achetant du Martini, puisque j'avais noté que Joss aimait ça et qu'il faut veiller au bien être des invités. Je me suis même lancé dans la réalisation d'un clafoutis aux pommes, qui m'occasionna une frayeur en montant largement au dessus de son contenant, mais qui fut très bon.

clafouti.jpg

Je suis aussi allé pour la première fois au marché pour acheter du vrai pain (pour les rillettes!) et quelques vraies pommes, car mon panier à fruits était vide (à cause du clafouti) et que ça faisait moche. Je les ai prises rouges, pour assortir au tableau au dessus de la table et au chemin de table. (qui a dit "pédé!"?). Vraiment, Samedi à 11h30, j'étais assez fier de moi et je suis sûr que La Cigale l'aurait été aussi. L'arrivée de Joss fut parfaitement originale. Il trouva seul ma rue, mon immeuble, mon appartement. Première surprise qui n'est que peu de chose lorsque, stupéfait, je le vis débouler des escaliers. En bon pédé qui prend soin de ses muscles fessiers, il avait snobé l'ascensceur. C'est particulièrement remarquable pour moi qui n'ait visité cette cage d'escalier qu'une fois, en descente. Le ton était donné. Après avoir dégusté ce fameux clafouti (je rabache, avec ma patisserie), nous nous sommes baladés dans le Mans. La visite fut culturelle.

Le_Mans.jpg

Sachez ainsi que la rue des sonnettes se nomme ainsi en raison des sonnettes qui équipaient 3 maisons au moyen âge. Tout porte donc à croire que la rue des bouchers accueillait les activités d'équarissage. Reste à savoir si la crypte de Notre Dame de la Couture servait de planque à une trentaine de chinois sans papiers exploités par des moines friants de pourpoints bien ajustés. En tout cas, Joss semblait apprécier. Vers 17h, lassés des ruelles pavées, nous sommes allés échanger des confidences dans les bois de l'Arche de la Nature. Nous partageons beaucoup de choses mais je ne dirais pas tout, car comme Martine et Ségolène, nous avons droit à un peu d'intimité, mais oui. Que La Cigale se rassure même s'il ne s'inquiète pas, nous fûmes très sages, bien sûr. La soirée s'acheva sur le balcon en dégustant des crudités (et des rillettes) (et un peu de claf...ok, ok, j'arrête...:-D ).

Du dimanche, je crois que nous nous souviendrons des craquottes du petit déjeuner. Craquottes au beurre et à la confidure de myrtilles sauvages pour moi, 4 fruits pour lui, c'était exquis. Les saveurs sont surtout, parfois, liées à des émotions ou des souvenirs. Chez moi, la tartine beurre-confiture de myrtilles un matin de beau temps est associée aux vacances chez mon grand père bourguignon. Avec cette confiture remontent des souvenirs au moins aussi délicieux que la tartine. Après une dernière balade sur les bords de Sarthe, Joss a repris la route. Inutile de préciser la destination: sa voiture se charge de renseigner qui le souhaite en arborant un mouchetage qu'un hétéro féru de carroserie n'aurait pas toléré. Connasses (de mouettes)!!

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