Voila donc mon premier billet après le grand changement du début de 2011.
Au début du mois de décembre, je comptais faire le traditionnel billet récapitulatif de l’année. Et puis, les semaines ont passé. Et nous sommes déjà en 2011, j’ai changé d’emploi, de région.
Le 31 décembre 2010, je suis sorti du métro, station filles du calvaire. Une bouteille de champagne à la main, le fond de l’air, frais, n’était pas pour autant glacial. Une foule assez compacte était amassée devant le cirque d’hiver. Et soudain, j’ai réalisé. La dernière fois que j’étais passé par ici, j’étais en weekend. Tu sais, un de ces weekends qui se sont succédés à la fin de 2010, un de ces weekends où je fuyais Le Mans comme la peste, un de ces weekend où je venais diner, bruncher, parler, rire avec mes amis. En l’occurrence, à fille de calvaire, avec Joss. J’ai réalisé aussi que c’est à cet endroit que, quelques semaines précédemment, j’avais vu pour la seconde fois Jonajour. J’étais avec Vinzniv. Nous allions fêter l’anniversaire de Pô. Devant cette station de métro, je lui avais fait la bise.
Dans cet air un peu fade, un peu gris, j’ai réalisé surtout que nous étions vendredi, que nous n’étions pas en weekend, que je n’étais pas en vacances, et qu’aussi stupéfiant que cela puisse paraitre, c’était normal, c’était ma vie, et que ma vie n’était plus en Sarthe. Ma vie, elle était un peu dans des cartons et des meubles bâchés dans un atelier de Nanterre, un peu éparpillées dans une chambre quelques mètres plus loin, un peu dans un cœur à quelques stations de métro, un peu dans le garage de Rod&Cri et aussi un peu dans cette bouteille de champagne, destinée à être ouverte avec une trentaine d’autres chez Matoo dans quelques heures. 2010, année du changement, jusqu’à son crépuscule puisque c’est dans les dernières heures que s’est décidée la présence de Joss et Cyril, de Pô, d’Incipio, de Bernique, de Jonajour et moi-même à cette soirée du nouvel-an chez Matoo. L’occasion de faire la bise à certains blogueurs fameux et même à certains membres de feu coquecigrue dont je garde encore pieusement le bandeau « blog sans contenu (ou presque) »
Une soirée mémorable s’il en est, couronnement d’une année commencée dans le doute et la tristesse et achevée dans le mouvement et l’allégresse !
A mes quelques lecteurs, bonne et heureuse année !


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