Rouge-cerise.net

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samedi, mars 27 2010

La rafle

Bien sûr, ce film a le mérite d'exister, bien sûr, il faut témoigner, bien sûr, le devoir de mémoire, tout ça, tout ça…

Il demeure que j'ai été déçu, car il y a sur cet évènement une trop grosse couche de cinéma, de plans fait exprès pour attendrir… Tout est trop propre et lisse, dans ce film, au point qu'il ressemble surtout à un film, mais pas à un témoignage de fait historique. Et je ne parle même pas des gros plans tellement attendrissant sur les enfants qui zozottent, ni de la fin-qui-fini-bien digne d'hollywood.

Donc oui, c'est pas mal joué (bravo Mélanie Laurent), pas mal filmé, pas mal reconstitué, pas mal tout, mais non, je ne trouve pas que ça soit convainquant. Donc, déçu, un peu, quand même.

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mercredi, mars 17 2010

A single man

Il y a dans ce film des instants de grande émotion qui m'on fait regretté de n'avoir pas un compagnon à qui prendre la main. Evidement, le coté gay rend l'identification plus facile et donc augmente un peu mon potentiel émotif. Il demeure que le sublime de "a single man", c'est précisément que si le propos est une histoire d'amour gay, rien ne repose sur le fait que ce soit un amour homosexuel. C'est un amour, un point c'est tout, un amour puissant, sincère, grandiose, émouvant. Le compagnon de George Falconer serait une compagne, que le film ne gagnerait ni ne perdrait rien.

J'ai admiré la qualité de la réalisation, avec des plans ultra-parfaits, qui, s'ils amoindrissent un peu l'émotion (le coté trop étudié), renforce le coté artistique, idéaliste des scènes, ce qui finalement n'est pas gênant lorsque le propos tourne autour du sentiment aussi idéaliste que celui de l'amour. Certains plans ne sont d'ailleurs là que pour admirer leur beauté intrinsèque. Et, doublée par une bande originale intéressante, d'une lenteur maitrisée et parfois brisée par des changements de points de vue, ils ne sont pas superflus et participent totalement à la réussite de l'ensemble. C'est beau, tragique, sensuel, émouvant, au point d'avoir parfois l'impression de ne pas être dans une salle du MK2 Odeon mais dans la chambre noire d'un musée et de faire partie d'un publique privilégié assistant à une performance esthétique.

Le jeu réalisé sur la luminosité et la saturation de l'image entre flash-back et temps présent est d'ailleurs intéressant, même si le contraste entre les deux est un poil trop important. Par certain points, j'ai d'ailleurs retrouvé certains aspects des films d’Eastwood que j'aime tant, en tout cas dans le soin apporté à la réalisation. Comme chez Eastwood, j'ai d'ailleurs eu l'impression que l'heure quarante de film n’avait duré que vingt minutes.

Un sacré bon film, que je recommande chaudement.

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dimanche, mars 7 2010

Le mac

Comme j'aime bien José Garcia, je suis allé voir ce film qui doit marquer son retour. Le fait est que sans lui, le film serait assez mauvais. Mais là, ça passe, grâce à la présence Jose Garcia et sa gouaille. Sinon, le scénario n'est pas totalement prévisible, l'ensemble est assez homogène (qualité des effets spéciaux, réalisation, casting). Objectivement, je n'ai pas été écroulé de rire pendant toute la projection, mais je me suis raisonnablement amusé.

Pas le film du siècle, ni même de l'année, mais un moment somme tout agréable, et qui fait passer une soirée tranquillement.

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samedi, février 27 2010

Valentine's day

Pour mon grand come-back au cinéma, c’est l’échec qui domine. Valentine’s day est en fait un plan cul : Le casting est intéressant, le scénario s’arrange pour que chacun trouve son compte, il y a quelques instants sympa, mais à la fin, il n’en restera rien. L’idée du film, c’est de raconter des histoires de cœur le jour de la saint Valentin. C’est donc forcément neu-neu à souhait. Sauf qu’en plus, c’est prévisible à mort, assez cliché, et surtout terriblement mollasson. On parle d’amour, normalement, merde, ça devrait être explosif, entrainant. Mais non, c’est juste tout mou, comme un plan cul tellement foireux que tu n’arrive même pas à bander. Il y a bien une tentative de pimenter tout cela en parlant de cravache avec un accent russe, mais bof.

Clairement, ce patchwork mal assemblé d’histoires niaises se repose sur les acteurs et leur éventuel talent. Je me suis même demandé ce que Julia Robert était venue faire là dedans. Par contre, j’ai bien aimé Topher Grace.

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Le final provoque un peu d’émotion, avec, enfin, le petit bisou gay qui provoque une petite clameur dans la salle et même un début d’applaudissement. Ca m’a à peine ému et presque agacé tellement c’était prévisible.

Bref, un film guimauve sans grande valeur.

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mardi, décembre 29 2009

Avatar

Matoo m’a volé mon billet sur ce film. Je n’ai donc plus grand chose à en dire, il suffit d’aller le lire.

J’émet cependant quelques réserves: En résumé : oui, j’ai apprécié ce film, qui est un bon film de science-fiction version blockbuster. Non, il n’est pas à la hauteur du tapage médiatique qu’il a suscité. Précisément parce que, s’il a été conçu pour la 3D, il a aussi été conçu pour être un blockbuster, ce qui signifie que le scénario a été écrit sur un coin de table et en vitesse. Attention, je résume : humains méchants-cupides veulent voler autochtones écolo-gentils. Un homme programmé pour être débile (militaire) et arrivé ici par hasard fait copain-copain avec les autochtones puis carrément amour-amour avec la fille du boss local (so cuuuute !). Changement de camp, bataille finale, les méchants gagnent grâce à leurs gros flingues mais retournement de situation inattendue (enfin, on se demandait juste quand le retournement aurait lieu), duel chef des méchants vs chef des gentils assisté de sa belle car l’amour gagne toujours. Il n’y avait pas de drapeau américain, car il aurait fallu le mettre du coté des méchants, mais c’est tout comme.

J’ai aussi été passablement déçu par le manque dramatique d’imagination pour les créatures autochtones. Les nav’i sont des bipèdes avec deux jambes avec pieds, deux bras avec mains, une tête, deux yeux, un nez, une bouche avec de belles dents alignées, des cheveux, des arcades sourcilières. Ils montent des quasi-chevaux (qui ont 2 pattes en plus et des nasaux sur la poitrine, c’est follement original). Attention, il y a aussi des chiens méchants. Pourtant, il y avait quelques belles idées : une planète vivante (type la théorie Gaia), où tous les êtres peuvent communiquer en se reliant par de sortes de terminaisons nerveuses (contrairement à Matoo, j’ai trouvé les nattes des nav’i intéressantes), des terres qui volent au centre d’un « vortex » qui représenterait le centre de la conscience de la planète (on n’en sait pas plus, quel dépit !!)…

En revanche, j’ai été presque convaincu par la 3D. J’ai ressenti une fatigue visuelle, mais pas aussi violente que lors de précédentes expérimentations (ou alors, c’était à prostériori, j’avais une migraine épouvantable le lendemain). Je reproche juste à la 3D d’être superbe sur le personnage au centre de l’action, mais de gêner la qualité du reste de l’image (Matoo semble avoir ressenti la même chose), à tel point que je le reverrai bien en 2D, pour comparer. Je n’ai donc pas encore d’opinion à propos de la 3D d’avatar : révolution ou début prometteurs ? Ce que je constate cependant, c’est que dans Avatar, les humains ont des grands plateaux d’imagerie 3D, et n’ont pas besoin de lunettes…

samedi, juillet 18 2009

Harry Potter et le prince de sang mélé

L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l'adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L'amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...

2h30 de film, et pourtant, on ne fait que survoler l'histoire du livre. Heureusement que le volume 7, Harry Potter et les reliques de la mort, sera divisé en deux films, sans quoi il ne serait rien resté de l'oeuvre écrite.

L'adaptation tente pourtant de condenser dans le film l'ensemble des aventures des 3 sorciers, Harry, Hermione et Ron. L'inconvénient est que toutes restent embryonnaires. Ron en joueur de quidditch, par exemple, est évoqué mais tellement superficiellement qu'on y pert un gros morceau du personnage et de sa crise d'adolescence. Il en va de même pour les cours de potion d'Harry, ou ses rencontres avec Dumbledore, dont la blessure à la main semble anecdotique alors qu'elle ne l'est pas.

L'adaptation insiste cependant lourdement sur les histoires de coeur des étudiants, et c'est tant mieux. Les petits sorciers gagnent en consistance, en crédibilité. Ils deviennent adultes et cette évolution produit quelques scènes cocasses ou émouvantes.

Le film parait cependant lent, la cause à l'absence d'aventure servant de fil conducteur, et à la primauté donnée à la psychologie des personnages sur les effets spéciaux ou les scènes d'action. En fait, ce film est à l'image du livre qu'il adapte: il met en condition pour le final, pose les personnages, les alliances, les hypothèses et les défis à surmonter.

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lundi, mai 11 2009

Wolverine

J’aime bien Xmen. C’est facile à comprendre, il y a des pouvoirs magiques et presque un début de réflexion sur l’acceptation de la différence. Le problème, c’est que Wolverine n’a jamais été mon préféré. Moi, je suis fan de Charles Xavier (parce qu’il est fort mais modéré), d’Iceberg (parce qu’il est beau et juste), de Tornade (parce qu’elle est un second couteau impeccable et me fait penser à Cuddy dans docteur House). Mais Wolverine… bof. Trop poilu, trop bestial, trop impulsif.

Donc, forcément, j’ai été un peu déçu de ne voir que Wolverine dans cet épisode. En même temps, vu le titre, j’aurais du m’en douter…

Il demeure que c’est un film d’action américain très convenable et qu’on en apprend assez à propos de Wolverine pour qu’il devienne plus sympathique ou, au moins, plus excusable.

En revanche, comme il est exclusivement centré sur lui, on n’apprend strictement rien à propos des autres héros des épisodes précédents. Il reste donc plein de films à faire pour expliquer l’histoire de Magneto et Charles Xavier, la création de l’école, l’enfance de Jean, les rencontres des différents professeurs…

Mais bon, c’est quand même un film qui ne fait pas de mal à être vu.

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