L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l'adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L'amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...
2h30 de film, et pourtant, on ne fait que survoler l'histoire du livre. Heureusement que le volume 7, Harry Potter et les reliques de la mort, sera divisé en deux films, sans quoi il ne serait rien resté de l'oeuvre écrite.
L'adaptation tente pourtant de condenser dans le film l'ensemble des aventures des 3 sorciers, Harry, Hermione et Ron. L'inconvénient est que toutes restent embryonnaires. Ron en joueur de quidditch, par exemple, est évoqué mais tellement superficiellement qu'on y pert un gros morceau du personnage et de sa crise d'adolescence. Il en va de même pour les cours de potion d'Harry, ou ses rencontres avec Dumbledore, dont la blessure à la main semble anecdotique alors qu'elle ne l'est pas.
L'adaptation insiste cependant lourdement sur les histoires de coeur des étudiants, et c'est tant mieux. Les petits sorciers gagnent en consistance, en crédibilité. Ils deviennent adultes et cette évolution produit quelques scènes cocasses ou émouvantes.
Le film parait cependant lent, la cause à l'absence d'aventure servant de fil conducteur, et à la primauté donnée à la psychologie des personnages sur les effets spéciaux ou les scènes d'action. En fait, ce film est à l'image du livre qu'il adapte: il met en condition pour le final, pose les personnages, les alliances, les hypothèses et les défis à surmonter.

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