Bien sûr, Kozlika est la légitime détentrice de la recette de la galette républicaine 2.0. Mais, il faut bien admettre qu'il y a un coté très extrémiste à sa recette, certes parfaitement adaptée à la réalité historique de la 2° république. Je prétends donc proposer ici la recette de la galette républicaine 3.0. Numéro choisi à dessein, puisque la recette est le fruit de plusieurs tentatives ayant abouti à la recette 1.9. Le numéro 2 étant pris, j'opte pour le 3. Comme la 3° république, qui aura mis du temps à éclore, mais sera ensuite plus remarquable et moins chaotique que la version 2. Cette galette 3 est certes plus traditionnelle et ne conchie pas autant les traditions, mais elle ne renie en rien ses idéaux. Notons d'ailleurs dès maintenant qu'elle n'a pas de fève royaliste et innove même en luttant contre les discriminations entre la pâte feuilletée d'en haut et la pâte feuilletée d'en bas, dans un mouvement égalitariste novateur. Stoppons là les références historiques et le baratin, et mettons, c'est le cas de le dire, la main à la pâte.
Préparez déjà le plan de travail et les ingrédients, en commençant par sortir la belle balance de cuisine toute neuve offerte à noël par belle maman. Pour les ingrédients, c'est pareil que sur marmiton.org, mais en amélioré:
2 pâtes feuilletées.
Les 100g de poudre d'amande passent d'office à 150. Déjà, parce que plus il y en a, meilleur c'est, et aussi parce que le sachet fait 150g et que c'est plus facile de tout mettre.
Le sucre augmente presque en conséquence. Presque, car on arrondit à 100g, à nouveau par esprit de simplification.
Les oeufs, c'est bon. Plutôt qu'un seul, on en utilisera 2, dont 1,75 dans la frangipane. Oui, c'est une recette plus technique qui n'y parait!
On passe de 50 à 80g de sucre. Pour respecter les proportions, il eu fallu opter pour 75. Mais 80, c'est mieux car plus facile de transformer à l'écrit un 50 en 80. Oui, c'est une recette qui ne prétend pas suivre toujours le bon sens (comme l'affaire Dreyfus sous la 3° république)
Puisque je n'ai pas d'amande amère, je supprime et remplace pour le fun par un peu de poudre de Cannelle de Ceylan (même si c'est une île sous contrôle de l'ennemi britannique sous la 3°)
Le jaune d'oeuf pour la déco sera prélevé sur l'oeuf numéro 2.
Et surtout pas de fève, puisque c'est une galette républicaine!
Passons maintenant à la réalisation.
Poser sur la balance un récipient. En mesurant soigneusement, y déposer dans n'importe quel ordre la poudre d'amande, le beurre, le sucre et un oeuf entier. Ajouter le blanc de l'oeuf numéro 2, et réserver environ la moitié du jaune.
Ajouter un peu de cannelle. Regardez comme c'est beau puis, relevez vos manches...
Et faites ce que la galette 2.0 d'origine P*card ne permet pas de faire: plonger les mains dans le truc, et malaxer à fond. A cet instant, vous pouvez penser à Jean Pierre Coffe dans Vivement Dimanche prochain, qui ne cesse de répéter que malaxer ainsi des ingrédients est terriblement sensuel. Il n'a pas complètement tort et c'est très amusant d'écraser le beurre et sentir les grains de sucre se mélanger peu à peu.
Ca a vraiment l'air très bon...
Une fois le mélange homogène, mettez de coté la frangipane désormais formée. Etalez la pâte feuilleté achetée en supermarché (ou faites la vous même, mais je ne sais pas comment ça se fabrique et je n'ai vraiment pas envie d'apprendre). Retournez le plat de 23cm de diamètre dessus, et découper la pâte pour ne laisser qu'un débord de 2 cm environs.
Le plat peut être plus grand mais je trouve alors l'épaisseur finale de frangipane insuffisante. Et comme le sachet de poudre d'amande fait 150g, on ne peut pas en faire plus.
Faites pareil avec la seconde pâte mais cette fois ci, découpez pile au diamètre du plat.
Mettez ensuite la pâte numéro 1 dans le plat, découpez les bordures du papier sulfurisé et l'excès éventuel de pâte sur les rebords. Versez et égalisez la frangipane sans en perdre un gramme (ce serait vraiment trop triste).
Ajouter la pâte numéro 2. Normalement, les deux bordures sont presque rejointes.
Pincez les pour les réunir, puis roulez le rebord vers l'intérieur pour faire joli. Etalez généreusement les deux tiers du jaune d'oeuf restant. L'ensemble doit être tout beau et tout luisant. Si vous avez des talents artistiques, vous pouvez même dessiner Marianne dessus avec la pointe d'un couteau.
Mettez au four, entre 180 et 200 degrés. 15 minutes après environs, on atteint la partie républicaine de la galette, qui ressemble alors à ça:
C'est beau, hein. Mais quoi de plus désagréable qu'une pâte brisée belle et croustillante en haut et à peine cuite et moche en bas? Une pâte d'en haut et une pâte d'en bas, moi je dis que c'est totalement contre-républicain! On ne peut accepter pareille discrimination. Notre galette sera égalitaire ou ne sera pas! Sortez donc la préparation du four, et démerdez vous pour la retourner sur du papier sulfurisé. Versez et étalez le jaune d'oeuf restant dessus. Réenfournez ainsi sur la grille ou une plaque. A nouveau dix minutes après, votre galette a désormais un cul magnifique, adorablement bruni.
C'est le moment de vous démerder pour la retourner à nouveau dans le plat. Puis, encore quelques minutes de cuisson, pour parfaire l'esthétique. Une fois que la couleur vous convient, sortez le tout du four…
Bon appétit!
Bon, par contre, je ne suis pas très très doué en cuisine, mais j’essaie... Donc, contre toute attente, je viendraiscar je brûle de voir à quoi ressemble une réunion tupperware ! En plus, il fait beau tout le weekend, donc je ferrai ma sortie moto du weekend le dimanche !

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