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samedi, janvier 16 2010

La recette de la galette républicaine 3.0

Bien sûr, Kozlika est la légitime détentrice de la recette de la galette républicaine 2.0. Mais, il faut bien admettre qu'il y a un coté très extrémiste à sa recette, certes parfaitement adaptée à la réalité historique de la 2° république. Je prétends donc proposer ici la recette de la galette républicaine 3.0. Numéro choisi à dessein, puisque la recette est le fruit de plusieurs tentatives ayant abouti à la recette 1.9. Le numéro 2 étant pris, j'opte pour le 3. Comme la 3° république, qui aura mis du temps à éclore, mais sera ensuite plus remarquable et moins chaotique que la version 2. Cette galette 3 est certes plus traditionnelle et ne conchie pas autant les traditions, mais elle ne renie en rien ses idéaux. Notons d'ailleurs dès maintenant qu'elle n'a pas de fève royaliste et innove même en luttant contre les discriminations entre la pâte feuilletée d'en haut et la pâte feuilletée d'en bas, dans un mouvement égalitariste novateur. Stoppons là les références historiques et le baratin, et mettons, c'est le cas de le dire, la main à la pâte.

Préparez déjà le plan de travail et les ingrédients, en commençant par sortir la belle balance de cuisine toute neuve offerte à noël par belle maman. Pour les ingrédients, c'est pareil que sur marmiton.org, mais en amélioré:

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2 pâtes feuilletées.
Les 100g de poudre d'amande passent d'office à 150. Déjà, parce que plus il y en a, meilleur c'est, et aussi parce que le sachet fait 150g et que c'est plus facile de tout mettre.
Le sucre augmente presque en conséquence. Presque, car on arrondit à 100g, à nouveau par esprit de simplification.
Les oeufs, c'est bon. Plutôt qu'un seul, on en utilisera 2, dont 1,75 dans la frangipane. Oui, c'est une recette plus technique qui n'y parait!
On passe de 50 à 80g de sucre. Pour respecter les proportions, il eu fallu opter pour 75. Mais 80, c'est mieux car plus facile de transformer à l'écrit un 50 en 80. Oui, c'est une recette qui ne prétend pas suivre toujours le bon sens (comme l'affaire Dreyfus sous la 3° république)
Puisque je n'ai pas d'amande amère, je supprime et remplace pour le fun par un peu de poudre de Cannelle de Ceylan (même si c'est une île sous contrôle de l'ennemi britannique sous la 3°)
Le jaune d'oeuf pour la déco sera prélevé sur l'oeuf numéro 2.
Et surtout pas de fève, puisque c'est une galette républicaine!

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Passons maintenant à la réalisation.

Poser sur la balance un récipient. En mesurant soigneusement, y déposer dans n'importe quel ordre la poudre d'amande, le beurre, le sucre et un oeuf entier. Ajouter le blanc de l'oeuf numéro 2, et réserver environ la moitié du jaune.

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Ajouter un peu de cannelle. Regardez comme c'est beau puis, relevez vos manches...

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Et faites ce que la galette 2.0 d'origine P*card ne permet pas de faire: plonger les mains dans le truc, et malaxer à fond. A cet instant, vous pouvez penser à Jean Pierre Coffe dans Vivement Dimanche prochain, qui ne cesse de répéter que malaxer ainsi des ingrédients est terriblement sensuel. Il n'a pas complètement tort et c'est très amusant d'écraser le beurre et sentir les grains de sucre se mélanger peu à peu.

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Ca a vraiment l'air très bon...

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Une fois le mélange homogène, mettez de coté la frangipane désormais formée. Etalez la pâte feuilleté achetée en supermarché (ou faites la vous même, mais je ne sais pas comment ça se fabrique et je n'ai vraiment pas envie d'apprendre). Retournez le plat de 23cm de diamètre dessus, et découper la pâte pour ne laisser qu'un débord de 2 cm environs.

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Le plat peut être plus grand mais je trouve alors l'épaisseur finale de frangipane insuffisante. Et comme le sachet de poudre d'amande fait 150g, on ne peut pas en faire plus.
Faites pareil avec la seconde pâte mais cette fois ci, découpez pile au diamètre du plat.

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Mettez ensuite la pâte numéro 1 dans le plat, découpez les bordures du papier sulfurisé et l'excès éventuel de pâte sur les rebords. Versez et égalisez la frangipane sans en perdre un gramme (ce serait vraiment trop triste).

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Ajouter la pâte numéro 2. Normalement, les deux bordures sont presque rejointes.

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Pincez les pour les réunir, puis roulez le rebord vers l'intérieur pour faire joli. Etalez généreusement les deux tiers du jaune d'oeuf restant. L'ensemble doit être tout beau et tout luisant. Si vous avez des talents artistiques, vous pouvez même dessiner Marianne dessus avec la pointe d'un couteau.

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Mettez au four, entre 180 et 200 degrés. 15 minutes après environs, on atteint la partie républicaine de la galette, qui ressemble alors à ça:

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C'est beau, hein. Mais quoi de plus désagréable qu'une pâte brisée belle et croustillante en haut et à peine cuite et moche en bas? Une pâte d'en haut et une pâte d'en bas, moi je dis que c'est totalement contre-républicain! On ne peut accepter pareille discrimination. Notre galette sera égalitaire ou ne sera pas! Sortez donc la préparation du four, et démerdez vous pour la retourner sur du papier sulfurisé. Versez et étalez le jaune d'oeuf restant dessus. Réenfournez ainsi sur la grille ou une plaque. A nouveau dix minutes après, votre galette a désormais un cul magnifique, adorablement bruni.

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C'est le moment de vous démerder pour la retourner à nouveau dans le plat. Puis, encore quelques minutes de cuisson, pour parfaire l'esthétique. Une fois que la couleur vous convient, sortez le tout du four…

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Bon appétit!

lundi, septembre 28 2009

G&G (Girls & Gays)

De : Jeune_ingénieure
Envoyé : jeudi 24 septembre 2009 10:06
À : rouge-cerise
Objet : divers

Salut Rouge-cerise

Comment vas-tu ?

Est-ce que vous aimez cuisiner ?

J'organise samedi après midi (14h) un atelier cuisine Tupperware. Avec la présentatrice, nous préparerons des recettes avec les produits Tupperware pour les déguster ensuite. Est-ce que ça vous dit ? C'est sans obligation d'achat et un cadeau vous attend ;))

Alors, La Cigale s'est bien installé ? Son poste lui plait ?

A+


De : rouge-cerise
Envoyé : jeudi 24 septembre 2009 10:29
À : Jeune_ingénieure
Objet : RE: divers

J_I,

J'avoue que j’ai failli exploser de rire en te lisant… Une demo cuisine-tupperware, ça doit être peuplé exclusivement de filles et de pédés ! Y’aura du thé-citron ? :-D Bon, par contre, je ne suis pas très très doué en cuisine, mais j’essaie... Donc, contre toute attente, je viendraiscar je brûle de voir à quoi ressemble une réunion tupperware ! En plus, il fait beau tout le weekend, donc je ferrai ma sortie moto du weekend le dimanche !


Finalement, j'ai presque été déçu, les ragots n'ont même pas raclé le fond de caniveau. C'était très soft. Une réunion tupperware, ça commence par la présentation de la gamme. Là, la présentatrice doit être très forte pour essayer de te faire croire que ses boites en plastiques sont les meilleures boites en plastique de la galaxie. Neanmoins, je ne pensais pas que tupperware, c'était plus que des boites de conservation. Même si, dixit cette même présentatrice, c'est de la boite de conservation de compétition, car les trous de ventilations laissent l'air passer (logique), mais pas les bactéries ni les odeurs de fromage qui pue. J'ai hésité à dire "ah bon, pourquoi", mais enfin...

Ceci dit et pour revenir au sujet, il y a toute une gamme de bidules pour la cuisine, de l'outil pour monter les blancs en neige à la spatule, en passant par le fait-tout en plastique qui va au four jusqu'à 250° (ca s'appelle l'Ultra pro, même!) et qui cuit vos aliments tellement naturellement (je n'ai pas demandé quelle était la méthode de cuisson artificielle, je ne voulais pas faire trop de mauvais esprit) que même les pires recettes deviennent exquises. Il y a aussi des ustensiles qui ressemblent à des essoreuses à salade, mais qui permettent en fait de hacher menu tout et n'importe quoi, et même une version mini, idéale pour émincer les oignons, échalotes et autres (bon, celui là, j'avoue, il a retenu mon attention).

J'ai été un peu déçu en revanche par la démo de cuisine: la présentatrice faisait les recettes, mais nous ne participions pas vraiment. Par contre, c'est vrai que le résultat était plutôt bon, surtout les mufins poire-chocolat sauce carambar.

Toujours dans le domaine culinaire, je dois cependant admettre que ma tentative de moelleux à la banane de ce weekend est un désastre qui est passé directement à la poubelle, interrompant la série de succès entamée depuis septembre (je suis particulièrement fier de mes crèmes aux oeufs sur fond de pommes caramélisés).

mercredi, juin 3 2009

Ascenseur, clafoutis et chaise longue (et la formule de politesse qui va bien)

En dépit des soucis que me cause mon pommier, je mentirai en disant que j'ai passé un mauvais weekend. C'est la seconde fois que je rencontrais Joss en vrai. Cette fois ci, c'était au Mans, chez moi. 4 ans et demi de vie conjuguale avec La Cigale ont laissé leur trace. Ce weekend, je recevais, il fallait faire les choses bien, car mal recevoir, ça ne se fait pas du-tout-du-tout. Je m'étais approvisionné en biscuits apéritifs, en rillettes (Sarthe powered), en boissons diverses et variées et avait même poussé mes capacités d'hôte à l'extrème en achetant du Martini, puisque j'avais noté que Joss aimait ça et qu'il faut veiller au bien être des invités. Je me suis même lancé dans la réalisation d'un clafoutis aux pommes, qui m'occasionna une frayeur en montant largement au dessus de son contenant, mais qui fut très bon.

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Je suis aussi allé pour la première fois au marché pour acheter du vrai pain (pour les rillettes!) et quelques vraies pommes, car mon panier à fruits était vide (à cause du clafouti) et que ça faisait moche. Je les ai prises rouges, pour assortir au tableau au dessus de la table et au chemin de table. (qui a dit "pédé!"?). Vraiment, Samedi à 11h30, j'étais assez fier de moi et je suis sûr que La Cigale l'aurait été aussi. L'arrivée de Joss fut parfaitement originale. Il trouva seul ma rue, mon immeuble, mon appartement. Première surprise qui n'est que peu de chose lorsque, stupéfait, je le vis débouler des escaliers. En bon pédé qui prend soin de ses muscles fessiers, il avait snobé l'ascensceur. C'est particulièrement remarquable pour moi qui n'ait visité cette cage d'escalier qu'une fois, en descente. Le ton était donné. Après avoir dégusté ce fameux clafouti (je rabache, avec ma patisserie), nous nous sommes baladés dans le Mans. La visite fut culturelle.

Le_Mans.jpg

Sachez ainsi que la rue des sonnettes se nomme ainsi en raison des sonnettes qui équipaient 3 maisons au moyen âge. Tout porte donc à croire que la rue des bouchers accueillait les activités d'équarissage. Reste à savoir si la crypte de Notre Dame de la Couture servait de planque à une trentaine de chinois sans papiers exploités par des moines friants de pourpoints bien ajustés. En tout cas, Joss semblait apprécier. Vers 17h, lassés des ruelles pavées, nous sommes allés échanger des confidences dans les bois de l'Arche de la Nature. Nous partageons beaucoup de choses mais je ne dirais pas tout, car comme Martine et Ségolène, nous avons droit à un peu d'intimité, mais oui. Que La Cigale se rassure même s'il ne s'inquiète pas, nous fûmes très sages, bien sûr. La soirée s'acheva sur le balcon en dégustant des crudités (et des rillettes) (et un peu de claf...ok, ok, j'arrête...:-D ).

Du dimanche, je crois que nous nous souviendrons des craquottes du petit déjeuner. Craquottes au beurre et à la confidure de myrtilles sauvages pour moi, 4 fruits pour lui, c'était exquis. Les saveurs sont surtout, parfois, liées à des émotions ou des souvenirs. Chez moi, la tartine beurre-confiture de myrtilles un matin de beau temps est associée aux vacances chez mon grand père bourguignon. Avec cette confiture remontent des souvenirs au moins aussi délicieux que la tartine. Après une dernière balade sur les bords de Sarthe, Joss a repris la route. Inutile de préciser la destination: sa voiture se charge de renseigner qui le souhaite en arborant un mouchetage qu'un hétéro féru de carroserie n'aurait pas toléré. Connasses (de mouettes)!!

lundi, novembre 24 2008

Lolotte au Mans

Ma chère Lolotte était de visite au Mans ce weekend. Elle venait fêter sa pitoyable performance à sa dernière soutenance scolaire. Pour se consoler, elle eut donc la primeur de mon tour touristique Manceau standard. Le circuit se rodera avec les futurs visiteurs. Normalement, Mlle de Bourge devrait s'extraire de Sibérie et venir dans les semaines à venir. Elle aura donc droit au même parcours. Je m'abstiendrai en revanche de passer du centre historique au centre actif et commercial. Lolotte, qui est une fille (nul n'est parfait), m'a en effet trainé dans tous les magasins de fille de la ville. Plus les essayages. Plus les achats. J'étais désespéré mais j'ai fait semblant. Je n'ai même pas soupiré, sauf quand elle essayait des trucs modérément seyants.

C'était samedi et Lolotte a estimé que Le Mans, c'est bien (oui, la Cigale-chéri-d'amour, Le Mans, c'est bien, je ne l'ai pas forcée à te le répéter !).

Dimanche, il a fait très mauvais. N'écoutant que notre courage, nous sommes quand même allé à la messe nous avons lamentablement rouillé sur le canapé devant M6 et quelques films. Et aussi, navigué sur facebook. En effet, Lolotte m'a lâchement trahi en s'inscrivant sur ce site démoniaque (au moins). Elle était la dernière à me soutenir dans ma croisade dogmatique anti-réseau social à la mode. Désormais, je suis seul mais je tiens bon. En tout cas, ça m'a permis d'aller voir ce qu'il s'y passe. De mater certaines photos, de déblatérer sur d'autres, de médire sur les crétins qui révèlent tout. J'hallucine vraiment, d'ailleurs, en voyant les gens se ranger avec enthousiasme et sans pudeur aucune dans des catégories politiques, religieuses, mettre en ligne des photos d'eux bourrés, et lâcher leurs adresses, téléphones, email à tous les vents. Devant mes hurlements, Lolotte a cru bon de préciser que seuls les amis pouvaient voir ces infos. Quand je vois les gens qu'elle-même, plutôt méfiante, a accepté comme ami… un mec croisé deux fois à une fête, je n'appelle pas ça un ami. M'enfin, c'est mon coté rétrograde. Finalement, on est retourné devant la télé.

De toute manière, il nous fallait bien ça pour digérer les agapes de la veille et celles à venir. J'ai en effet réalisé sur Lolotte mon premier truithonage. Je m'étais mis au fourneau, j'avais même fait un gâteau (à base de sucre, de formage blanc et de crème). Pour le diner, une recette perso à base de mont-d'or, de crème, de pomme de terre et d'oignon. Plus les mousses au chocolat, plus les nuggets au fromage, plus le poulet caramélisé au miel, plus le riz et les pâtes bolognaise au comté. C'était très bon.

Nous avons aussi parlé de cul, puisque Lolotte, devenue célibataire durant ses 6 mois Londoniens, est tout de même parvenue à l'exploit de coucher le lendemain de son retour. J'applaudi la performance, d'autant que le mec est pas mal du tout (en vrai, je l'avais repéré bien avant de découvrir l'existence de La Cigale, je suis donc un peu jaloux car normalement, les beaux doivent être pédé).

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, j'ai fini par la ramener à la gare. De toute manière, je la revoie dès la semaine. Je vais à Belfort. Ca va être un weekend faste : Y'a soirée raclette chez La Cigale et vendredi prochain, c'est une date spéciale.

dimanche, septembre 21 2008

En quelques mots

Je suis très heureux de mon nouveau travail. C'est motivant, dynamique, responsabilisant. Je suis content. Par contre, c'est travailler plus pour gagner plus, d'où ma désertion d'ici depuis une semaine. Ca va pas s'arranger: je pars en Belgique demain pour quelques jours. Et le weekend prochain, c'est Paris. Je profite de la venue de Tarvalanion pour monter moi aussi à la capitale. Avis aux Parisiens, si vous voulez boire un verre, c'est le moment de se manifester.

Autre sujet, je me lance dans le racolage à la demande expresse de Kozlika: Le feignasse food blog est sur les rails fourneaux. Le thème est simple: agréger des recettes de cuisines spécial feignasse: les plus grands délices en moins de 5 minutes. On est quelque uns pour l'instant, et si vous connaissez des recettes trop bonnes, trop simples, envoyez les nous à ffb (chez) kozlika.org. Nous, on les teste, on les note, on confirme si c'est une recette de feignasse et on met en ligne. Chouette, non? Et si vous voulez participer, hein, c'est journée cuisines ouvertes tous les jours à la même adresse!

Last but not least, La Cigale est au Mans ce weekend. Du coup... Je vous laisse...

vendredi, janvier 4 2008

Le coq

Tout à commencé le 31, dans l'ambiance survoltée d'un magasin Auchan. La Cigale y était allé seul, je m'étais fait porté pâle, effrayé à l'idée de galèrer dans une grande surface bondée. Je n'aime pas, les grandes surfaces, surtout s'il y a du monde. La Cigale avait pour mission de trouver une dinde, pour le réveillon. Las... C'était la ruée, il ne restait qu'un pauvre gros coq. La Cigale le soupesait, lorsqu'une mémé le lui arracha des mains en glapissant, et le jeta dans son caddie que je soupçonnais déjà remplis d'autres forfaitures. Outré, La Cigale ne réagit pas dans l'instant. En revanche, j'imagine son état quelques secondes après, alors que la vieille morue se sauvait avec le coq. Discrètement, il la poursuivit. Avec la beauté d'un James Bond, il poursuivit la filature quelques minutes, jusqu'à une pause de la vieille devant un linéaire. En un éclair, discrètement, mon super-héros-agent-secret s'empara de la bête et disparut en éclair. La vieille n'avait rien vu. Elle ne réaliserait qu'une fois chez elle, lorsqu'elle n'aurait plus rien à manger pour le réveillon. Bien fait. Bien mal acquis ne profite jamais et elle n'aura plus qu'à faire du boeuf, car qui vole un coq mange un boeuf.

Restait donc ce gros coq. Don finalement, nous n'avions que faire. D'ailleurs, La Cigale est finalement allé acheter une dinde énorme à monoprix. Depuis 4 jours, le coq monopolise une demi étagère du frigo. Il fut décidé d'en faire un coq au vin. Enfin, La Cigale décida d'en faire un coq au vin, car pour moi, le coq au vin, ça se trouve dans des conserves William Saurin. En revanche, la tâche de débiter la bête en morceau m'échut. Un grand couteau à la main, j'en frétillais d'aisance. Mes plus bas instincts carnassiers bouillonnaient d'excitation. Dommage qu'il soit déjà mort, j'aurais adoré le voir courir sans tète, et lui enlever le coeur. Par contre, je n'aurais sans doute pas aimer le plumer. D'ailleurs, j'ai immédiatement constaté que la peau froide, blafarde et morte était franchement chiante. Ca ne coupe pas, ca s'étire, c'est insupportable. Et ça pendouille devant le trou des viscères disparue, d'ailleurs:

coq1.JPG

J'ai assez rapidement détaché les deux pâtes. La chair se découpait très bien, avec mon bon couteau bien affûté. J'aime beaucoup couper la viande crue. Rouge ou blanche, j'aime bien. C'est mon coté psychopathe. Les articulations cédèrent sans trop de difficultés (ni craquements, d'ailleurs). J'étais presque déçu.

Les bouts d'aile, en revanche, résistèrent mieux. l'articulation tenait bien! Ce coq avait été nourri au bon grain, il était bien solide. Finalement, de la pointe du couteau, j'ai fait sauter l'articulation. Clac!

coq2.JPG

Après, évidement je ne savais pas trop quoi faire de la carcasse. J'ai appelé La Cigale. Qui était horrifié du massacre. Il se sauva en me laissant avec mes mains puant la volaille crevée et mon incertitude quand à la marche à suivre. Finalement, je me suis dis qu'il fallait séparer le haut de la carcasse du bas. Evidement, il y avait les côtes qui s'y opposaient. A grand coup de couteau (psychoôôopaââathe!!), elles ont craqué. Les unes après les autres. Rhaaaaa! Par contre, après, juste à la base du coup, il y avait un gros truc en os qui tenait. Impossible à couper, et il y avait bien une articulation, mais je n'arrivait pas à l'atteindre. J'aurais du demander à mon grand père de m'apprendre à dépouiller un poulet, il sait le faire, lui. Finalement, j'ai pris la partie haute d'une main (le plexus solaire, pour nous), et le bas de l'autre (la colonne vertébrale au niveau du cul, pour nous) et j'ai écarté, écarté, écarté... Et CRAC! D'un coup, en un craquement aussi sinistre que jouissif, tout à cassé! On voyait tout l'intérieur. Il y avait une grosse artère du cou, qui allait au coeur, qui était encore là. Trop intéressant! Déjà au lycée, j'aimais bien disséquer les sardines, mais là, un coq, c'est encore mieux! Finalement, j'ai fini de les séparer au couteau.

coq3.JPG

Après, je ne savais vraiment pas quoi faire de ces deux bouts. J'ai rappelé La Cigale, qui s'est contenté de blêmir devant le carnage. Et de se poser des questions sur la santé mentale de son chéri, aussi, sûrement. Comme il est poli, et que c'est moi qui avait le couteau, il n'a rien dit...

Effrayé par le massacre, il m'a finalement demandé d'enlever seulement la chair des os, de la poser avec les pattes et les ailes dans une assiette. Et c'est tout. En trois coups de couteau, c'était fait.

Finalement, le plus dur aura été de se débarrasser des bouts de gras de coq collés au mains. C'est que ça colle en séchant, le gras de volaille!

Je me demande si le gras de cochon, c'est pareil. Il faudrait que j'essaie...

dimanche, décembre 16 2007

Rodrichou: tour 07

Dernière visite 07 de Rodrichou a Belfort hier soir. Une excellente soirée, donc, en compagnie de la fine fleur des étudiants du master. Nous voulions rééditer l'immense succès de la soirée gaufre de la semaine dernière, mais La Cigale fut incapable de retrouver la formidable recette. Finalement, nous avons tenté celle ci:

  • 500g de farine
  • 150g de margarine fondue
  • 150g de sucre
  • 6 oeufs
  • 1/2 litre de lait
  • un peu d'extrait de vanille et de bière
  • 1 cube de levure boulangère

C'était bon, mais hélas, pas à la hauteur des précédentes, qui étaient une merveille de croustillant et de légèreté. Il va falloir poursuivre les recherches..

Heureusement, il y avait de quoi compenser...

Pas cher du tout, à Monoprix, mais très buvable pour autant:

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Poliakov, inévitable, meilleure que l'Absolut.

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Eristoff Black, noire et amusante: on a l'impression de boire du pétrole. Pas exceptionnel d'un point de vue goût, mais convenable.

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Apportée par Rodrichou, l'excellente vodka premium, la Russian Standard. Tellement bonne qu'il est criminel de ne pas la boire pure! Merci Rodrichou!

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