Rouge-cerise.net

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samedi, février 27 2010

Valentine's day

Pour mon grand come-back au cinéma, c’est l’échec qui domine. Valentine’s day est en fait un plan cul : Le casting est intéressant, le scénario s’arrange pour que chacun trouve son compte, il y a quelques instants sympa, mais à la fin, il n’en restera rien. L’idée du film, c’est de raconter des histoires de cœur le jour de la saint Valentin. C’est donc forcément neu-neu à souhait. Sauf qu’en plus, c’est prévisible à mort, assez cliché, et surtout terriblement mollasson. On parle d’amour, normalement, merde, ça devrait être explosif, entrainant. Mais non, c’est juste tout mou, comme un plan cul tellement foireux que tu n’arrive même pas à bander. Il y a bien une tentative de pimenter tout cela en parlant de cravache avec un accent russe, mais bof.

Clairement, ce patchwork mal assemblé d’histoires niaises se repose sur les acteurs et leur éventuel talent. Je me suis même demandé ce que Julia Robert était venue faire là dedans. Par contre, j’ai bien aimé Topher Grace.

Topher_Grace.jpg

Le final provoque un peu d’émotion, avec, enfin, le petit bisou gay qui provoque une petite clameur dans la salle et même un début d’applaudissement. Ca m’a à peine ému et presque agacé tellement c’était prévisible.

Bref, un film guimauve sans grande valeur.

Valentines_day.jpg

mercredi, février 24 2010

Sanctuarisation, Grenelle, diffamation

Je suis de plus en plus consterné par la vie politique de notre pays. L’indécence et l’irrespect dominent tellement que c’en est effrayant. Les coups de communications se succèdent à un rythme effréné en laminant toute possibilité de traiter de sujet de fond, tout espoir de faire preuve de réelle pédagogie. A ces coups de communication, les représentants politiques se répondent mutuellement par avocats interposés. Tout le monde attaque tout le monde en diffamation, dans la droite ligne d’une époque devenue procédurière et revancharde. Et tandis que les protagonistes débattent dans les tribunaux de l’irrespect de tel ou tel mot lancé à dessein pour faire parler, plus personne parmi nos dirigeants ni nos journalistes ne trouve le temps de demander si l’irrespect, ce n’est pas d’envoyer dans un collège de ZEP des professeurs débutants et contrôler 10 fois par jour l’identité de ses étudiants. Ni personne pour dire que l’indécence, c’est qu’un homme puisse être rémunéré plusieurs centaines de fois plus qu’un autre alors que rien ne peut justifier pareille différence.

Mais de temps en temps, pour faire croire qu’un changement va se produire, un Grenelle est annoncé. De l’environnement, de l’emploi, des jeunes, de la banlieue, des retraites et même de l’île-de-France. On use jusqu’à la corde un mot qui fut synonyme de bouleversement, de consensus, et qui ne promet plus aujourd’hui que paroles et désillusions. Des paroles qui, parfois, se transforment en déclaration de sanctuarisation des établissements scolaires, annonce faite avec un air grave et un ton martial. Je ne sais pas ce que signifie sanctuarisation pour vous, mais pour moi, ça sent la mort, la pierre poussiéreuse, l’immobilité, l’encens, l’obscurantisme et le mur d’enceinte. Le contraire de ce que devrait être l’école publique, lieu de jeunesse, d’activité, d’élévation intellectuelle, d’échange. Sanctuariser, c’est isoler, jeter un voile pudique sur les problèmes, les renvoyer hors du mur d’enceinte et se mentir en croyant qu’ils n’existent plus.

Ce n’est pas de sanctuaire dont l’école, et la société dans son ensemble, a besoin. C’est d’espoir, de décence, de sérénité. A l’évidence, ce ne sont pas des choses que l’on peut obtenir en travaillant plus pour gagner plus.

mercredi, janvier 7 2009

Palme d'or et navet de plomb 2008

Fin d’une année, début d’une autre: il est temps de discerner la palme d’or et la navet de plomb. L’année 2008 m’aura vue moins assidu aux salles obscures que 2007 : seulement 27 films au palmares :

  • Burn after reading
  • Largo Winch
  • L’échange
  • Vilaine
  • Mesrine 1 et 2
  • The Duchess
  • Le crime est notre affaire
  • Vicky Christina Barcelona
  • Entre les murs
  • Comme les autres
  • Le premier jour du reste de ta vie
  • The dark knight
  • Babylon AD
  • Braquage à l’anglaise
  • Wall e
  • Iron Man
  • Mongol
  • Sagan
  • Les femmes de l’ombre
  • Paris
  • 4 minutes
  • Astérix et Obelix
  • Bienvenu chez les chtis
  • Jumper
  • Cloverfield
  • Into the wild

Cette année, le numéro un est, sans discussion possible, « Comme les autres ». Victoire de l’émotion sur tout le reste. Je ne sais toujours pas quoi dire de ce film.. Je me suis identifié aux personnages, l’émotion a fait le reste. D’autres n’ont pas démérités, à commencer par Vicky Christina Barcelonna, dont l’histoire au soleil Espagnol est savoureusement distillé par la réalisation d’un Woody Allen dont j’aime de plus en plus le cinéma. Je garde aussi un excellent souvenir de Sagan, et de la prestation de Sylvie Testud. J'y ai en plus découvert un auteur dont j'aime désormais beaucoup la plume. André Dussolier et Catherine Frot, dans le crime est notre affaire, furent un bon moment de cinéma dont la réalisation rappelle si bien la lecture d’un roman pour la construction et une pièce de théatre dans ses dialogues. Vient ensuite Cloverfield. Jamais je n’aurai pensé pouvoir apprécier un film godzilla-like. Tout le mérite va au choix de réalisation type « caméra au poing ». Voila pour les marches d’un podium élargis. S’il fallait encore élargir un peu, j’ajouterai bien Batman, the dark knight, au rang de bonne surprise et pour l’interprétation d’Heath Ledger, et L’échange, d’Eastwood, parce que c’est Eastwood avec tout ce que cela comporte.

En ce qui concerne le navet de plomb, aucun doute possible : Babylon AD mérite l’oubli pur et simple, encore qu’il puisse servir de référence sur ce qu’il ne faut pas faire en matière de film de pseudo anticipation. Encore qu'Astérix et Obélix...

samedi, mai 31 2008

Moto: heures 7 et 8: teuf-teuf, vroum-vroum et boum.

Mercredi soir, sur Skype, Lolotte avait eu la bonne idée de m'encourager: "tu n'es toujours pas tombé, d'accord, mais tu verras, sur le lent, tu tomberas forcément. Tout le monde tombe."

Moi même, assez content de bien progresser, je commençais à angoisser à l'idée du premier vrai foirage et donc, de la chute.

C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai rejoint la moto-école vendredi soir pour mes cours 7 et 8. J'y ai retrouvé mes collègues habituels. Finalement, JC le moniteur est arrivé avec les motos, on s'est préparé, radio, blouson, gilet, casque, gants, et hop, sur la moto. J'ai constaté immédiatement que j'avais une Honda dont le cale pied gauche pilote n'avait plus de ressort, et celui passager avait disparu. Signe d'une gamelle. Parfait pour me rassurer.

Nous sommes donc parti et en vérité, je n'étais pas à mon aise. L'absence de ressort du cale pied le rendait trop mobile et je m'embrouillais en reculant le pied après les passages de rapports, du coup j'embrayais comme une merde et le moniteur a fini par constater depuis la voiture que je faisais de la grande improvisation. Plus je foirais, plus j'angoissais, et moins j'y arrivais. A force de ne penser qu'au pied gauche, j'en oubliai le droit qui restait sur la pédale de frein. Ca m'a pourrit la séquence sur route, qui est pourtant le meilleur moment. J'ai à peine savouré les virages de départementale. Chié.

Nous sommes finalement arrivés sur le plateau. Nous avons commencé par un tour de vérification de moto, puisque c'est l'une des épreuves du permis: niveaux des liquides, pneumatiques, amortisseurs, tension de la chaîne, fonctionnement et état des éclairages... Retour ensuite sur les motos. Mes collègues ont attaqué directement sur le lent, tandis que je refaisais quelques 8 et quelques exercices de lacets en jouant sur l'embrayage et le frein arrière. Ca fait comme ca: teuf teuf (ralenti semi embrayé), tourner à mort, vroum-vroum (un peu de gaz, embrayage por relever la moto), frein, teuf-teuf, tourner, vroum-vroum, etc... Ca allait à peu près.

Au bout de quelques minutes, satisfait de voir ma maitrise, JC fit passer les deux autres sur un autre parcours lent afin de libérer le premier pour moi. Le grand moment était arrivé et Lolote, sans doute par télépathie depuis Londres, me susurrait "tu vas tomber, tu vas tomber, tu vas tombeeeeeeeeer!"

JC me fit une démonstration. En vérité, il suffisait d'enchaîner les lacets comme avant, sauf en plus court et plus serré. Ca semblait bête comme chou. Finalement, je me lance. Vroum-vroum, teuf, oula c'est vraiment serré, hein, heu? teuf-vroum, oulala, vrouuuuum, flûte l'embrayage, teuf, mais qu'est ce qu'il fout là ce cône de merde? teuf-teuf-teuf, vroum, merde, manqué, vrouum-teuteuf, bigre, alleeeez, on sort du parcours, c'est un désastre. Sur 7 portes, j'avais zappé les deux dernières et posé 3 fois le pied par terre. Je retourne vers JC pour le commentaire.

"Ouais, la position est bonne et le regard aussi, ca va. Comme dit (JC est alsacien) je pense que d'ici la fin, tu devrais réussir à le passer presque correctement."

Alors là, il me semblait d'un optimisme béat, le JC. J'avais rien maîtrisé, tout improvisé et constamment retenu la moto avec les pieds. Par télépathie, Lolote murmurait "la chute! la chute! la chute!".

J'ai continué à essayer, et finalement la situation s'améliorait peu à peu. Enfin, elle s'est surtout améliorée quand j'ai compris qu'il fallait oublier les cône à éviter, et n'être que dans la préparation de la porte suivante: de toute manière, au moment d'en passer une, il est trop tard pour s'y positionner. Si on l'a mal anticipée, on la rate, c'est tout. Et JC avait raison: au bout d'une bonne demi heure, ca faisait teuf-teuf, suivante, position, regard, vroum, "ok", teuf-teuf, suivaaaante vroum, teuf-teuf, alleeez, coup de hanche pour aider à redresser, teuf, teuf, c'est bon, ca passe, suivante, pas regarder le cône, pas regardeeeer!, vroum-vroum, teuf, teuf, allez, le dernier, le dernier, on se bat pour l'avoir, teuf, vroum-vrouuum et c'est gaaaagnééé! Un passage complet, réussi sans poser le pied ni toucher un cône. Grosso-modo, je réussissais une fois sur deux.

JC semblait content et par télépathie, Lolotte s'étranglait de rage. Finalement, le temps passait vite. JC me dit d'en refaire un ou deux pour finir, puis de revenir à la voiture afin de s'équiper pour le retour. Je me relance sur le circuit, en pérorant par télépathie avec une Lolotte qui fulminait. Du coup, je n'étais plus très attentif à ce que je faisais. teuf, teuuuf, vroum-vroum-vroum, et je suis même pas tombé, teuf, teuf, en fait, le lent, c'est trop facile, vroum, on en fait une histoire mais il n'y a vraiment pas de quoi, teuf, teuf, teuf, d'ailleurs j'y arrive déjà bien, vroum-vrouuum, c'est pourtant simple, suffit de bien transférer les masses, teuf-teuf-teeeeuf-teuteuteu? heu? oula, attend, elle est ou la porte, là?, teuteufvrrruuuûûû, merde-merde-merdeuu, teuteteteteuuuûûû-PLOC-ouuuups?-CHBROOUUUUM!!

Et ben voila. Je me suis éjecté à temps de la moto, après l'avoir calée en plein virage, en étant mal positionné, inattentif, et donc bien incapable de réagir en débrayant pour éviter l'arrêt brutal, le déséquilibre... et la chute. Cette truie de Lolotte hurlait de rire pendant que je regardais la moto gisant par terre. Et merdeuuuu!

Un collègue est venu m'aider à la relever, pendant que l'autre me disait "et voilà, c'est ta première, mais c'est normal, moi aussi je l'ai fait tomber la semaine dernière". JC, magnanime, prenait un air blasé pour ne pas en rajouter à mon dépit. Il se contenta de vérifier l'état de la moto, suivit d'un "comme dit, si tu es bien positionné, même en calant, tu devrais pouvoir la rattraper. Ouéouéoué... C'était l'heure de partir, on s'est équipé et on est rentré.

Prochain cours, lundi.

vendredi, mai 2 2008

Iron Man

Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d'armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Aghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu'il utilise pour s'échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l'améliorer et de l'utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

Consternant d'Hollywoodisme.

J'attendais le bon vieux film d'action un peu lourdingue, à la Xmen ou 4 fantastiques, mais finalement regardable pour peu que l'on ne soit pas trop exigent. C'est finalement un recueil indigeste de blagues banales et de gags surjoués, dans une trame suintant la sufisance Américaine dans ce qu'elle a de pire et en mettant en scène l'auto-satisfaction et la puérilité d'une nation et de son héros qui se considèrent comme les plus forts parce qu'ils ont la plus grosse. Le tout dans un délire technologique ahurissant que l'on croyait mort: il ne se passe pas 5 minutes sans que l'on entende une sortie du genre "chargeons les paramètres préférentiels suractivés de l'impédence nucléo-rachidienne", bref un bon truc qui fait high tech mais ne veut strictement rien dire.

C'est désolant, car images et effets spéciaux sont beaux, et l'armure rouge et or d'iron man en elle même est très belle et laisse rêveur. Le problème est le personnage qui se glisse à l'intérieur: s'il aurait pu prétendre à une certaine consistance, il ne l'atteint pas faute de passer d'un cliché extrème à l'autre. En plus, il n'est même pas beau, ce qui gâche encore le plaisir de sa belle armure.

armure_ironman.jpg

Il en va de même pour l'histoire en générale: contrairement à bien des films du genre, elle dispose de plusieurs parties (et non le couple basique avec le méchant et le gentil). Mais elle n'en fait rien, engluée qu'elle est dans des moyens purements techniques.

Bref, si certains affirment qu'il s'agit là du meilleur film du genre, je trouve moi que c'est le pire.

armure_ironman.jpg