Rouge-cerise.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, septembre 27 2011

D'un smartphone à l'autre

J’ai longtemps et sincèrement cru en webOS. Palm avait créé une interface d’une étonnante efficacité, harmonieuse et cohérente. Faute de puissance marketing comparé aux géants Google, Apple, Blackberry et Microsoft, Palm n’a pas pu percer, et s’est donc vendu à qui lui promettait cette puissance : HP. Lequel HP s’est sabordé 5 jours après l’achat en virant son PDG. Le nouveau, issu de SAP, voulait transformer HP en IBM et annulé les projets webOS. Il s’est fait virer aussi, mais le mal est fait : le temps est passé pour webOS. Si ses concepts sont toujours intéressants, il n’a pas d’écosystème, et n’en aura jamais. Fin de l’histoire, donc.

Et donc pour moi, le besoin de me trouver une autre plateforme pour ma vie mobile. 4 se présentent : Blackberry, iOS, Android, WindowsPhone 7. J’ai eu l’occasion de toutes les tester.

Blackberry : je l’utilise professionnellement. Franchement, ça fonctionne très bien pour ce que ça prétend faire : des emails. Pour le reste, l’écosystème est très limité, et le matériel, bien que de bonne facture, limité. Et puis, pour le futur, je n’y crois pas.

iOS : des années d’utilisation d’iOS sur mon ipod touch. Franchement, ça fonctionne bien. C’est agréablement fluide, c’est cohérent, c’est plutôt stable. L’écosystème est considérable. C’est aussi remarquablement verrouillé par Apple, suivant des concepts que je n’aime pas vraiment (l’app store et ses contraintes). Je n’aime pas l’interface centrée sur ses applications, icones statiques bien alignées et rien d’autres. Cette interface m’apparait glacée, triste, aseptisée. Enfin, le choix est limité : iphone de dernière génération ou rien. Lequel iphone4 est un bel objet, mais désagréable à tenir en main. Devenu monolitique, dogmatique et assez méprisant envers partenaires et concurrents, Apple en tant que marque m’ennuie. Why not think different ?…

Android : j’ai regardé pendants des mois ce système avec méfiance, ennuyé par sa réputation d’OS fragmenté, incohérent dans son style, ouvert à tous les bricolages. J’ai aimé bricoler, mais plus maintenant. Je veux juste un truc qui marche. Grace à Matoo, j’ai pu tester pendant quelques jours le dernier né de Samsung, qui était couvert de louange par la presse : le Galaxy S2. Je crois que j’ai autant détesté le matériel que le logiciel. A vouloir dépasser à tout prix les spécifications de l’iphone, le matériel est une injure à l’ergonomie. Trop grand, trop anguleux, trop cheap au final. Quand au logiciel, il m’a semblé moche, dépourvu de toute logique et cohérence. Le clavier virtuel est mauvais. On m’a dit qu’il fallait en installer un autre. On m’a dit qu’en installant la rom Miui, ça allait être top. Moi je n’ai pas envie de bricoler un appareil en le sortant de sa boite. A tripoter ce smartphone, j’avais envie de retrouver mon palm pré. Même le blackberry me faisait plus envie.

Et puis j’ai essayé le HTC sensation, avec la surcouche Sense de HTC. J’ai revu mon jugement à la hausse. Matériel plus agréable et flatteur, logiciel à la finition bien plus réussie, plus cohérente… tant qu’on ne va pas dans les applications, où c’est la cacophonie. Et puis, il restait ces petits lags, que je pardonnais à mon vieux Palm, mais plus difficilement à un smartphone tout neuf. C’était mieux, et je commençais vraiment à me dire que ça serait possible. Mais l’impression de choix par défaut m’ennuyait. Et je regardais depuis longtemps, de loin, WindowsPhone 7.

Windows Phone 7 : A force d’avoir envie de cette intéressante interface, rassuré par l’arrivée prochaine de Nokia, séduit par l’interface multitâche apporté par Mango, encouragé par les arguments calmes d’un JC_Paris, et d’un Vince646 convaincu, j’ai fini par passer outre ma méfiance de microsoft et acheter un LG Optimus 7 « d’occasion ». (désimlocké, dans sa boite, sous blister). Au bout de 10 jours, je dois dire que cet appareil éclipse mon Palm Pré, auquel je ne reviens que parce que la portabilité de mon numéro n’est pas achevée. Fluidité (surpasse largement Android, au moins égal à iOS), qualité du clavier virtuel et de la correction automatique, stabilité, ergonomie logicielle et matérielle, rapidité, cohérence, efficacité à faire ce que l’on attend de lui, je suis allé de bonne surprise en bonne surprise. Par ailleurs, j'ai trouvé toutes les applications que je voulais, y compris celle que j'attendais avec de moins en moins d'espoir sur webOS. Tout n’est pas parfait, certaines applications sont perfectibles et Mango apportera quelques évolutions bienvenues (multitache, navigateur web HTML5, intégration de twitter et j’en passe), pour tous, dans quelques jours (et en cours d'installation chez moi). En revanche, c’est certain : Au regard de mes attentes, qui sont principalement la fluidité, la cohérence visuelle, la simplicité et rapidité d’usage, WP7 succède à webOS. Je risque d’en reparler… ^^

samedi, février 12 2011

Think beyond

Tout mon lectorat s’en fout, mais pas moi qui ai toujours cru à WebOS : Mercredi dernier, HP présentait les premiers fruits de son acquisition de Palm : 2 téléphones et une tablette. Je vais les évoquer chacun leur tour, et finir par une considération plus générale concernant la tablette.

Le HP Veer : un mini Pré. Tout petit, au point que même le port microUSB n’a pas pu être intégré. Mais toujours un clavier complet. Ce qui me chiffonne. Un téléphone tout petit, pourquoi pas, sans doute y a-t-il une demande pour ce type de smartphone. En revanche, certains choix me semblent inappropriés, dont celui du clavier complet. Déjà, sur le Pré (ou n’importe quel Blackberry), le clavier est jugé petit. Là, il est minuscule. Franchement, je pense qu’il aurait été plus opportun d’intégrer un clavier de téléphone « à l’ancienne », c'est-à-dire avec plusieurs lettres par touches. Le logiciel T9 doublé d’une correction automatique de l’orthographe étant largement assez intelligent pour rendre le système très efficace. On s’épargne ainsi les critiques sur les touches inutilisables car trop petites. Enfin, vu le volume dévolu à la batterie, je crains vraiment pour l’autonomie…

HP_Veer.jpg

Le Palm HP Pré^3. Troisième, voir quatrième version du Pré original, après le « plus » et le 2. J’aime le Pré. C’est un bel objet, petit et maniable, avec un vrai clavier. J’ai beau avoir eu un blackberry pour le travail, utiliser un iOS sur ipod touch, essayer régulièrement android, je reviens toujours au même constat : le plus efficace, le plus compréhensible, c’est WebOS sur mon Pré. Cette nouvelle version est sans doute une œuvre de Palm plus que d’HP. Des photos que j’ai vu, j’aime. Le design s’est encore affiné, un peu plus arrondi dans le dos, les boutons sont toujours bien positionnés, et la qualité d’assemblage semble être en progrès (ce qui, ne nous mentons pas, n’est pas difficile…). L’écran s’élargit, le clavier aussi, le processeur grimpe encore en puissance jusqu’à 1.4Ghz… Quand on sait que le pré 2 avec 1Ghz faisait oublier toutes les critiques lié à la réactivité, on se dit que la fluidité sera irréprochable. Naturellement, la recharge par induction Touchstone reste de la partie, et tant mieux. Je ne comprends pas que les autres fabricants n’aient pas imité Palm HP là-dessus, car c’est vraiment un grand confort. En revanche… la batterie n’augmente que de 100mAh. Une misère. Une mauvaise nouvelle. L’autonomie du Pré + est très perfectible. « Je consulte twitter maintenant ou j’évite pour avoir encore du jus dans le train ? », «je me réfrène pendant la journée ou j’emporte le chargeur pour tenir la soirée ? » sont des questions que je me pose trop souvent. Il n’y a rien de pire à mon sens qu’un appareil mobile qui vous amène à transiger sur vos usages par anticipation de la consommation électrique. En plus, c’est typiquement le genre d’info que le bouche à oreille transmet: « ah non, ne prends pas celui là, il parait que l’autonomie est pourrie ». Je pense vraiment qu’il aurait été préférable que l’appareil reste un peu plus épais, mais puisse se prévaloir de 2 jours d’autonomie en usage normal voire intensif.

HP_Pre3.jpg

Le HP… ah et bien non. Pas d’autre smartphone, et donc pas de smartphone sous WebOS sans clavier, type iphone et autre HTC… Objectivement, c’est un trou dans la gamme : le Veer est présenté comme un public « jeune », le Pré^3 comme « professionnel ». Quid du reste, de ceux qui préfèrent le monobloc et le clavier virtuel ? Je suis convaincu que le projet est sur la table, et qu’HP ne voulait pas tout annoncer, et surtout ne peut pas tout faire en même temps (intégrer Palm, déployer WebOS sur les imprimantes, ordinateurs, netbook, concevoir la tablette et les smartphones). Pour moi, le Veer et le Pré^3 sont des produits issus de Palm, d’avant le rachat. Il faut du temps pour bénéficier de la puissance de la R&D d’HP. L’urgence, c’était la tablette.

On vient donc à la Tablette TouchPad. Techniquement, fonctionnellement, c’est une copie de l’ipad, avec un processeur plus puissant, double cœur, et plus de mémoire. Et donc, un produit pertinent. La taille de l’écran est bonne pour une tablette (le 7’ du galaxy tab et Dell streak est trop petit pour avoir un usage vraiment différent d’un smartphone). Le design est sobre, le poids un peu élevé à mon goût, mais si ça permet d’embarquer une batterie conséquente… Bref, matériellement, il n’y a rien à regretter, sauf peut être l’absence d’un port SD, mais est ce vraiment grave vu qu’il y a toujours le microUSB ? Je regrette un peu la disparition de la zone de geste, qui était une solution ergonomique efficace sur les smartphones. Cependant, avec un appareil qui peut être utilisé en portrait ou paysage, que l’on fait basculer régulièrement son implémentation est plus complexe et le risque de mauvaise manipulation plus élevé. Enfin, c’est une solution certes élégante, mais difficile à expliquer au grand public et qui a sans doute déjà joué contre le Pré et le Pixi : Imaginez un stand de démonstration à la fnac : le badaud moyen tripotera la tablette, ne comprendra rien par manque de pré-requis, et achètera finalement un autre produit. D’autant que le grand écran multitouch laisse plus de place pour des boutons de retour, et permet facilement d’utiliser des gestes directement dessus, avec plusieurs doigts, comme le fait le Playbook et désormais Apple. Dernier bon point matériel, la recharge sans fil est de la partie, et c’est indéniablement un avantage ergonomique qu’HP devrait vraiment mettre en avant à mon sens. De toute manière, ce qui compte, c’est le logiciel. La TouchPad arrivera avec WebOS 3. Hormis de nombreuses adaptations pour tirer partie du grand écran, on trouve tout ce qui fait la force de WebOS (et que j'ai déjà largement expliqué par le passé), à savoir le concept de tâche plutôt que d’application, et même de multitâche puisqu’aucun autre OS mobile ne propose une interface aussi efficace et intuitive. On retrouve également la gestion centralisée du carnet d’adresse, la recherche universelle via just-type et un peu tout ce que j’ai déjà largement expliqué sur WebOS. S’y ajoute quelques sophistications nouvelles, telles que la synchronisation sans fil entre tablette et smartphone (prendre un appel directement sur le Touchpad, partager des liens rien qu’en se faisant se toucher le Pré et la tablette…) ou le mode présentation lorsque la tablette est sur son support, le clavier virtuel ou encore la possibilité de lier un clavier. Autant de choses sur lesquels on ne peut pas encore émettre d’avis réel, puisque pas encore testé, à peine aperçu sur des prototypes. En terme d’écosystème, rappelons (puisque c’est l’éternel argument des Iphonistes et androidiens) que Facebook, Twitter, Viadeo, Foursquare, Spotify, des jeux d’EA, d’Angry birds, pour ne citer que les plus connus, sont déjà présents et intégrés dans WebOS, et que s’y ajoutent quelques nouveaux partenariats, avec l’intégration du catalogue de musique d’Amazon et du Kindle ou encore d’une application Last.fm…

Je pense donc qu’intrinsèquement, cette tablette dispose d’avantages réels. Deux inquiétudes d’ici le lancement : l’écran, dont la définition risque d’être surpassée par l’ipad 2 et l’autonomie, pas encore annoncée.

HP_Touchpad.jpg

Derniers points, et non des moindres : le timing et le prix. Avec l’annonce du Pré, Palm avait rencontré un succès de critique, tout le monde saluant l’excellence de WebOS. Cependant, le lancement plusieurs mois après n’a pas permis de bénéficier de cette aura. S’y est ajouté une campagne de communication ratée et une exclusivité avec un opérateur mineur, ce qui mena à l’échec commercial. Cette fois encore l’annonce précède de presque 6 mois la mise en vente. Cependant, si elle n’a pas d’avance, la Touchpad n’aura pas non plus de retard (hors ipad) en arrivant à l’été, avec l’ipad 2, la motorola Xoom et la RIM Blackberry Playbook. Autant de concurrents de qualité. Je pense d’ailleurs qu’HP s’est focalisé sur la tablette et non les smartphones, et ce à raison car le marché de la tablette n’est pas encore figé. Il ne faut donc surtout pas laisser RIM et Android s’y ancrer. Je note d’ailleurs que moins d’un an entre le rachat de Palm et la mise en vente de la tablette, c’est déjà une performance remarquable si on considère tout le travail de rapprochement et de partage à réaliser entre les deux entités. Reste le prix, qui demeure inconnu. La Xoom serait positionnée à 800 euros, ce qui me semble presque deux fois trop cher. La RIM serait au prix de l’ipad, c’est déjà plus raisonnable. HP n’a pas une image de marque aussi forte que celle d’Apple, et débarque sur un marché où il n’est pas forcément attendu (en tout cas moins que RIM). Je pense donc qu’il ne faudrait pas que le prix soit supérieur à celui de l’ipad et de la Playbook. Avec WebOS, HP veut gagner son indépendance logicielle. La priorité est donc de faire du volume, afin d’attirer les développeurs et créer l’écosystème et la notoriété qui font encore défaut à WebOS. Ensuite, il sera temps d’améliorer les marges en lançant des modèles premium.

vendredi, octobre 22 2010

Back to the WebOS

Aujourd’hui, en exclusivité mondiale (oui, oui), SFR proposera le Palm Pré 2, une évolution du Pré, embarquant en plus Palm HP WebOS 2.0.

Palm Roadrunner

En bon fanboy, je suis donc excité comme une puce, même s’il est peu probable que j’acquiers cet appareil : je vais sagement attendre que WebOS 2.0 arrive tout seul (OTA) sur mon Pré, et aussi que mon contrat arrive à son terme. De toute manière, ce qui est intéressant dans cette affaire, ce n’est pas tant le matériel que le logiciel. D’ailleurs, je ne suis pas complètement emballé par la partie matérielle :

  • Ecran en verre plat: mon écran « plastique » n’a pas la moindre rayure. Et j’aime sa forme légèrement bombée.
  • Suppression du camouflage du port microUSB : Ca fait moche. Je sais, c’était fragile. Sauf que je l’utilise rarement puisque je dispose du Touchstone (recharge sans fil).
  • Processeur plus puissant : Je n’ai jamais pris en défaut mon pré en matière de vitesse.
  • Mais : l’autonomie serait sensiblement améliorée… là, ok, c’est une bonne nouvelle. Reste à savoir s’il s’agit de l’optimisation de WebOS ou un réel apport du nouveau processeur.

Donc, d’un point de vue matériel, j’attends surtout, en 2011, les nouveaux smartphones qui seront les premiers conçus sous l’ère HP, et qui seront peut être même vendus sous cette marque.

En revanche, WebOS 2.0 me semble plus intéressant :

  • Le flash : OK, flash mobile, c’est tabou-on-en-viendra-tous-à-bout, n’empêche que ça peut servir, et que c’est bien implémenté : il ne fonctionne pas constamment : une action est nécessaire pour le lancer, et ce de manière systématique, à chaque besoin. Une bonne méthode pour ne pas tuer l’autonomie et dégrader les performances sur les pages utilisant de la pub en flash.
  • Les Stacks : Une très belle évolution du multitache ! Oui, WebOS est l’OS le plus élégant et efficace pour le multitache, qu’il rend réellement utile. La possibilité d’empiler les « cartes » (application où activités ouvertes) permettra de gérer plus facilement et surtout plus rapidement de nombreuses applications, ou de nombreuses pages web ouvertes. Définitivement, WebOS garde une longueur d’avance en interface utilisateur.
  • Just type : peut être un peu geek, mais révèle un potentiel : Il suffit de taper au clavier pour effectuer non seulement des recherches dans tout le téléphone, mais aussi directement dans le contenu des sites web compatibles, et même effectuer des actions. Exemple : écrire « twitter Mon Pré est fantastique » envoie immédiatement le tweet. D’autres actions existent, pour envoyer des emails ou SMS, ajouter des entrées dans le calendrier, changer un statut FB, etc… On imagine facilement la puissance du système lorsqu’il sera doublé de la reconnaissance vocale.
  • Je passe sur la correction automatique, le VPN, le nouveau lanceur d’application, Skype, l’intégration complète des dernières nouveautés Facebook, l’arrivée de QuickOffice, les actions automatiques lorsque le téléphone est déposé sur le Touchstone… Je n’évoque même pas la soit-disant indigence du catalogue d’application. C’est faux et c’est un non-débat créé par Apple. Je constate d’ailleurs que sur de nombreux forums, WebOS n’est plus regardé avec dédain et suscite la curiosité, d’autant plus que ses utilisateurs ne sont jamais négatifs à son sujet (moi compris, forcément ^^)

Dernier point, il est intéressant de voir que désormais, il est possible d’appairer WebOS avec un clavier bluetooth. Aucun intérêt pour un smartphone, évidement. En revanche, difficile de ne pas penser à la future tablette. La disparition de la mention « Palm » dans le nom du système d’exploitation est également évocateur. Il est très clair qu’HP n’a pas acheté Palm devenir vendeur de smartphones, mais bien pour entrer dans le club fermé des entreprises maitrisant hardware et software à l’occasion de l’apparition du nouveau marché des tablettes, et plus globalement, de celui des appareils électroniques connectés (smartphone, tablettes, box TV, imprimantes, etc…). Je suis d’ailleurs impatient de voir cette « slate » arriver. HP travaillait dessus avant l’achat de Palm, et prend son temps pour peaufiner le produit. Sa taille et son assise permettront un lancement en grand, en beaucoup plus grand que ce que Palm fut capable de faire avec les smartphone. Et peut être à la clé un succès mérité. Dès sa présentation, j’ai cru à WebOS, et je continue d’y croire !

Pre2-001.jpg

vendredi, mai 21 2010

10 jours avec le Pré

J’utilise le Palm Pré Plus depuis maintenant plusieurs jours, après l’avoir attendu plusieurs mois, tant j’avais été séduit lors de sa présentation en janvier 2009. Depuis, les errements marketings et commerciaux de Palm ont fait s’accumuler les nuages au dessus de Palm, au point que l’on me disait (et que l’on me dit encore) que je suis dingue d’acheter l’appareil d’une marque moribonde. 2 réponses : 1. couplé à un engagement d’un an, je me moque éperdument de la pérennité du fabricant de l’appareil. 2. Palm appartient depuis quelques semaines à HP, qui a annoncé sa volonté d’investir sur WebOS. Qui souhaite parier sur la mort prochaine du premier constructeur informatique mondial ?

Ceci dit, le temps est venu de faire un petit bilan de ce Palm Pré Plus.

Palm_Pre_01.JPG

Déballage : la boite est simple, assez bien organisée. La batterie est déjà installée dans l’appareil. On retrouve le cordon USB est l’adaptateur secteur / USB, une oreillette main libre, un guide succinct, une housse de qualité moyenne, et les traditionnels papiers de garantie limité. Rien d’extraordinaire.

Palm_Pre_02.JPG

Palm_Pre_03.JPG

Je trouve qu’il manque le chargeur sans fil touchstone car je ne pense pas que quelques dizaines d’euros en plus auraient effrayé les consommateurs (d’ailleurs, le coût réel de ce dock est certainement très inférieur). En revanche, ça serait un vrai élément différentiateur par rapport à la concurrence qui ne propose pas cette technologie qui, à l’usage, est vraiment cool.

Palm_Pre_09.JPG

L’appareil : Les goûts, les couleurs, ça ne se discute pas… Mais l’appareil est beau. Une très belle forme de galet, en rondeur, qui tient très bien en main.

Palm_Pre_07.JPG

Palm_Pre_08.JPG

Comparativement, mon ipod touch me fait mal à la main, maintenant ! J’ai été surpris par le poids comparé à la taille. La finition est assez bonne. L’appareil étant de type slider, il y a quelques jeux d’assemblage dans la glissière, mais c’est comparable à mon précédent Nokia E65. Rien à signaler sur la partie arrière, démontable, les ajustements sont de bonne facture.

Palm_Pre_04.JPG

Palm_Pre_05.JPG

La partie arrière, compatible Touchstone de série sur le pré (pas sur le pixi), est matte, presque douce, mais pas glissante, ce qui améliore la prise en main.

Palm_Pre_06.JPG

L’avant est fait d’une seule pièce, brillante. Le slider est très bien fait, et donne un léger angle entre le clavier et l’écran. Concernant le clavier, les touches sont petites mais on les sent assez bien sous les doigts. A l’usage, je fais très, très peu de fautes de frappe et je tape avec les deux pouces. Comparativement à l’ipod touch, la précision du clavier physique est incomparable et je préfère très largement. Tous les autres boutons sont en plastiques, et ils sont bien intégrés. Globalement, c’est satisfaisant.

WebOS : Au premier démarrage, il faut créer son profil Palm et utiliser une adresse Gmail pour la première synchronisation. Cette limitation à Gmail est regrettable et incompréhensible d’un point de vue général, pas gênant pour moi vu que j’utilise Gmail. Le profil Palm sert ensuite de sauvegarde : tous les jours, l’appareil effectue une sauvegarde sur les serveurs Palm (configuration générale, applications comprises). Une fois le profil créé, un petit tutoriel explique et fait essayer les principaux gestes nécessaires à l’usage (retour arrière, ouverture du lanceur d’application, utilisation du multitâche et fermeture des applications). En effet, en dessous de l’écran se trouve une zone tactile. Passer le doigt dessus, vers la gauche, la droite, vers le haut, provoque des actions sur le téléphone. WebOS est multitâche de la manière la plus élégante qui soit : les applications ouvertes sont représentés comme des cartes sur le bureau. On passe de l’une à l’autre très facilement, un peu comme le cover flow des pochettes d’album sur iphone. Pour fermer une application, il suffit de jeter la carte hors de l’écran, vers le haut. Voila pourquoi un petit tutoriel est nécessaire, et il est efficace car bien réalisé. Objectivement, je connaissais déjà tous les gestes. Cependant, je pense vraiment qu’à l’issue du tutoriel, n’importe qui peut utiliser WebOS sans aucun problème. Ensuite… l’appareil est prêt pour l’utilisation !

A l’usage : Au bout de quelques jours, le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire le Palm Pré, c’est « souple ». L’appareil n’est pas bâclé, et le système d’exploitation a un énorme potentiel. Je n’ai pas eu de mauvaises surprises, et tout ce que je voulais faire, j’ai réussi à le faire sans chercher. Le multitâche est une réussite d’ergonomie. Quoi de plus pratique qu’écrire un tweet ou un email, aller vite fait sur le net vérifier une date, un mot, un lieu, et en quelques glissements, revenir finir le message ? Lire un article sur Le Monde, recevoir une notification de SMS, voir immédiatement l’expéditeur, répondre en 2 pichenettes et retourner sur l’article exactement là où on l’a laissé ? L’interface telle qu’elle est pensée est douce et on voit constamment les tâches en cours. Bref, une merveille. A chaque fois que je reprends mon ipod touch, le système d’Apple souffre de la comparaison. C’est bien simple : sur WebOS, j’ai un sentiment de souplesse et d’ouverture. Sur OSX pour Iphone, j’ai un sentiment d’emprisonnement sur cet environnement noir rempli d’icones. Avoir une application pour tout, c’est bien. Mais l’application ne compte pas, c’est l’usage qui est important.

Palm_Pre_10.JPG

Palm_Pre_12.JPG

En parlant d’usage, beaucoup de mal a été dit sur l’autonomie du Palm pré. A raison, je pense : ne nous mentons pas, 3G activée, elle est mauvaise. On peut tenir une journée, mais pas plus. Après essai : une journée « calme », débutée à 7h, avec notifications twitter toutes les heures, quelques SMS, quelques emails, environ 20 minutes sur internet, un appel manqué et essai du GPS pendant 15 minutes : à 19h, il ne restait plus que 35% de la batterie. Le lendemain, j’ai reproduit la même journée, sans la 3G : à 19h, il restait 65%. A titre de conseil, je pense qu’il faut régler les emails / twitter pour un relevé 1 fois par heure maximum. La luminosité de l’écran peut être réglée au minimum sans gène (il est vraiment très lumineux d’origine). Et dans l’éventualité où on sait que la journée sera chargée, désactiver la 3G est une bonne idée. D'ailleurs, mon usage étant principalement SMS-email-twitter, la 3G ne m'est que d'une utilité limité... Pour info, j’ai mesuré qu’il faut 24 secondes à l’application « Le Monde » pour se mettre à jour en 2G et moins de 10 secondes pour mettre à jour mon client twitter. Sinon, il existe une batterie vendue par Seido Innocell, de 1350mAh au lieu de 1000 sur l'originale, qui affirme augmenter significativement l'autonomie, pour la modique somme de $44.

Au-delà de ces considérations générales, j’ai été assez agréablement surpris par la fonction Synergie de WebOS, qui consiste à consolider sur le téléphone les carnets d’adresses des différents comptes mails et gtalk (je n’ai pas essayé facebook, vu que je ne l’ai pas). Je craignais une importation sauvage et bordélique : il n’en est rien. De plus, le système permet de corriger les mauvais liens effectués, où en ajouter lorsqu’ils n’ont pas étés détectés.

La boite au lettre unifiée est également assez pratique, d’autant qu’elle n’est pas pour autant totalement verrouillée : soit on regarde la boite unifié, soit on peut regarder les comptes les uns après les autres. Je regrette en revanche l’absence d’agglomération par discussions, comme Gmail, qui est bien pratique. Comparativement, le logiciel de messagerie instantanée regroupe les SMS et Gtalk, et les échanges sont rangés par destinataire (comme sur l’iphone).

Concernant l’usage du clavier, j’ai déjà dit qu’en dépit des touches petites, on les sent bien sous les doigts et que je fais donc peu d’erreur. Le clavier physique azerty permet de tenir l’appareil à deux mains, pouces sur les touches, et de glisser de l’une à l’autre pour saisir, sans empiéter sur l’écran. Ce qui me permet de mieux tenir l’appareil, et d’utiliser les deux mains. Je tape donc bien plus vite que sur l’ipod où je n’arrive pas à utiliser les 2 pouces sans avoir mal aux mains en quelques minutes (et avec l’appareil en position instable, en plus). Néanmoins, ça ne gâcherait rien d’ajouter un correcteur type T9. Je lui délèguerai avec joie le positionnement des accents et on atteindrait l’idéal en termes de saisie.

Quelques mots sur la boutique d’application. Déjà, mes félicitations au marketing d’Apple, qui est parvenu, en 5 ans, à faire dire aux fanboys que le nombre ne compte pas, c’est la qualité qui prime (sur Mac OSX vs Windows), puis que les applications ne comptent pas car l’avenir est aux web-applications (iphone v1 vs windows mobile / symbian), pour finalement ne se comparer aux autres qu’au nombre d’applications disponibles (iphone vs Blackberry / Android / WebOS) en prenant soin de verrouiller l’accès à sa plateforme dans une posture que n’aurait pas renié Microsoft en 1998. (Parenthèse : Il faut dire que le fanboy de 2005 n’est plus celui de 2010, et je suis enchanté d’avoir autre chose que l’ultra commun iphone. Fin de la parenthèse). Corolaire de ce gros succès de communication : certains services qui pourraient très bien être totalement indépendants d’une plateforme (exemple, dernièrement, l’application vélib pour connaitre le nombre de vélos dispo à la station la plus proche) se retrouvent limités à un seul appareil (et encore, il ne faut pas qu’il soit un iphone v1, je suppose…) Bref. En ce qui me concerne, je suis resté un fanboy version 2005 : rien à foutre de la quantité. Le fait est qu’il y a quelques milliers d’application sur le catalogue WebOS, incluant plusieurs clients twitter, facebook, foursquare, Le Monde, les pages jaunes et l’inévitable sabre laser… Elles sont bien foutues, je n’ai pas besoin de plus. En revanche, je trouve l’application google maps un peu light.

Dernière petite élégance de WebOS, enfin, les notifications : un véritable bonheur. A chaque nouveau SMS, mail, tweet ou alerte quelconque d’une application, un petit bandeau apparait en bas de l’écran avec l’intitulé du message et l’expéditeur (ou application concernée). Si on ne regarde pas, le bandeau disparait et ne subsiste qu’une icône en bas à droite. Au fur et à mesure des notifications, les icones s’empilent. Un clic dessus, et tous les bandeaux réapparaissent. On peut alors soit cliquer dessus pour ouvrir l’application concernée, soit les faire disparaitre en glissant de gauche à droite. C’est non intrusif, efficace et élégant. De tous les smartphones que j’ai pu approcher, c’est la meilleure solution de notification.

Et puis, il y a l'option must-have, c'est le dock touchstone, de recharge sans fil. Une merveille! C'est un petit objet cylindrique, tronqué, qui reçoit le téléphone et le maintient magnétiquement, en lui donnant une inclinaison d'une trentaine de degrés. Les aimants positionnent l'appareil, qui se met alors en charge. C'est magique-magique, j'adore, le soir, rentrer et poser le Palm pré dessus, et le voir passer en charge. Je peux le reprendre sans devoir manipuler le moindre câble, c'est un vrai bonheur. Par ailleurs, lorsque je suis en conversation, si je pose le Pré sur le touchstone, il passe instantanément en mode main libre. Si je l'enlève, il repasse en mode normal. Je n'arrête pas de m'amuser avec, et je trouve vraiment que c'est une killer-feature, l'accessoire fun que personne d'autre n'a, qui rend l'ensemble encore plus élégant.

Palm_Pre_13.JPG

Palm_Pre_14.JPG

Pour le reste, rien à signaler. En conclusion, j’ai envie de dire que WebOS et le Palm Pré sont des produits qui ont été pensés et conçu soigneusement, avec une véritable philosophie d’utilisation, sans tenter de copier ou de reproduire les concepts d’autres appareils. L’efficacité d’usage et le soin apportée à la finition du système d’exploitation est remarquable. A l’usage, le mot le plus adapté à l’usage est doux. « smooth », dans la langue de Sunnyvale

Si des lecteurs ont des questions, je me ferrais un plaisir d’y répondre.

PS: Je n'ai même pas parlé du navigateur web, pour une raison simple: il n'y a rien à en dire. Le rendu est identique à celui sur l'iphone, en vitesse comme en qualité. Il y a des onglets sous forme de miniature des sites web, très pratique. Le zoom se fait comme sur l'iphone, par multitouch ou double-tap sur la zone à zoomer.

PS2: je n'ai pas osé le titre "le bonheur est dans le pré". Mais je me suis retenu. Je suis vraiment convaincu par ce smartphone que je ne regrette pas d'avoir attendu!

lundi, mai 3 2010

Jeune, con et rebelle

Retour au travail aujourd'hui, après 10 jours inhabituels. J'ai assisté à mon premier mariage. Celui de mon frère en l'occurrence. Etant ce qu'il est, l'organisation était impeccable, ni trop stricte, ni trop désordonnée. C'était, il faut bien le dire, un mariage de bonne qualité. Et même, un beau mariage, le temps ayant été particulièrement généreux. Pour ma part, j'ai joué avec un certain plaisir le rôle qui m'était dévolu: n'étant pas très porté sur le cérémonial, et opportunément célibataire pour mon frère, j'ai été chargé d'une part de l'organisation et de conduire les mariés, de la mairie à l'église, de l'église à la salle des fêtes. J'avoue avoir été un peu choqué par la cérémonie à la mairie, et la lecture des articles relatifs au mariage. Pour la République, le mariage reste le coeur indispensable de la vie familiale et le cadre nécessaire à l'éducation des enfants, avec des époux se devant, comme pour l'église, fidélité et amour éternel. En entendant ça, j'ai eu le sentiment d'une effroyable intrusion de la Loi dans la vie privée et intime des mariés. J'ai donc été terriblement choqué par le caractère terriblement normatif de cette cérémonie. L'église, en revanche, ne m'a pas choquée le moins du monde, pour la simple et bonne raison que je n'ai rien écouté du tout. J'ai en effet annexé l'appareil photo avant même la cérémonie, ce qui était un excellent alibi pour se promener dans l'édifice et s'amuser à mitrailler dans tous les sens, tout le monde. Pendant plus d'une heure de bondieuseries, je ne me suis pas assis un seul instant sur les bancs des fidèles (enfin, fidèles, je rigole doucement...) et n'ai prêté une oreille distraite que pendant la prière universelle (là, j'ai eu du mal à ne pas rigoler fortement...). Si je n'avais été accaparé par les photos, je me serai bien marré aussi pendant l'instant fatidique où, au son de l'orgue, la plus jeune petite fille de l'assistance (5 ans, je crois) apporta sur un cousin blanc brodé les alliances aux mariés, face au curé, entourés de pétales de roses blanches.

La sortie de l'église fut aussi un grand moment d'émotion kitsh, avec les coeurs de papier voletant autour des mariés qui s'embrassaient pour la photo. J'ai mitraillé comme un malade.

RC_photographe.jpg

C'était presque mignon, et en vérité, j'étais assez heureux pour mon frère et son épouse, qui rayonnaient de plaisir. Je passe ensuite sur le vin d'honneur, le diner, la fête. Débarrassé des impératifs de l'organisation, je dois dire que j'ai eu quelques moments de grande solitude. J'avais tellement anticipé d'être en couple pour ce mariage, que les inévitables questions du genre "et ton tour, c'est pour quand?" m'ont particulièrement meurtri. J'ai eu un accès de haine féroce en entendant une de mes cousines demander à mes parents "Alors, on se revoit quand pour le mariage de Rouge-Cerise?". Et mes parents, d'esquiver la réponse en regardant ailleurs. Et moi, d'avoir envie de pleurer qu'ils ne puissent assumer l'homosexualité de leur second fils. Je n'en veux à personne pour cela. Tout le monde pense poser une question innocente et plutôt sympathique. J'en veux seulement à la société hétéronormée dont nous faisons partie. Et encore, même pas tant pour les interdictions qui nous frappent que pour le sens commun général qui fait qu'alors que je répétais inlassablement à tout le monde que non, je ne me marierai pas, jamais, personne n'a su imaginer une autre réponse que "tu changeras d'avis en rencontrant une belle jeune fille" en me regardant comme un jeune con qui se la joue rebelle.

Dans ces moments là, je suis content de l'invention du téléphone portable qui permet d'échanger quelques SMS avec un autre garçon sensible.

Oh, d'ailleurs, en parlant de SMS...

Palm_pre.JPG

N'est il pas magnifique, mon Palm Pré?

vendredi, avril 2 2010

Ouistiti!

Mon vénérable Canon ixus 40, acquis en 2005, n'en fini plus de mourir. Ca fait déjà des mois que je songe à le remplacer, mais je n'arrive pas à me décider.

canon_ixus40.jpg

Le canon était mon premier appareil photo, numérique de surcroit, et je l'avais clairement choisi pour sa compacité. Mon voyage en Chine était déjà dans mon esprit, et je voulais clairement un appareil qui tient au creux de la main où au fond d'une poche, apte à prendre les photos à la volée sans se préoccuper de rien. En cela, il a fait merveille, et à tenu le choc au delà de mes espérances. Il aura survécu à des chutes sur les galets des plages normandes, à 6 mois en chine dont un mois de voyage, constamment dans ma poche où à la main, puis au sable du 4L trophy et il est aussi tombé au fond d'un canoë plein d'eau... Et pourtant, il fonctionne encore. L'objectif de visée directe est devenu opaque, il manque 2 ou 3 vis sur le boitier, il est cabossé, l'écran est rayé et l'objectif fait un drôle de bruit en se déployant. Finalement, c'est plus l'autonomie de la batterie qui me pose le plus de problèmes.

Mais pour le remplacer, l'ennui est que mon problème n'est pas budgétaire. S'il n'y avait que ça, j'aurai trouvé une solution. Non, le problème, c'est que je n'arrive pas à définir mon cahier des charges. Faire de la photographie m'intrigue et j'aimerai bien m'y essayer, mais je ne suis pas certain d'avoir envie de renoncer à mon ultra-compact passe partout. En attendant, j'ai examiné 5 possibilités:

1. Le compact classique. Pas cher, convenable en tout, ni grand angle ni fort zoom, c'est la suite logique du canon. Critère "tient dans la poche du blouson de moto", largement rempli, critère "qualité d'image" moyen, critère "et si je faisais de la vrai photo" non atteint.

2. Le compact renforcé, un compact classique blindé contre les chocs et l'eau. L'objectif, généralement périscopique, est moyen, mais l'ensemble est résistant. Critère "tient dans la poche du blouson de moto", largement rempli, critère "qualité d'image" bof, critère "et si je faisais de la vraie photo" non atteint.

3. Le compact un peu sophistiqué, type panasonic TZ10. Encore très compact, mais avec fort zoom et assez grand angle. Plus cher, ça reste un compact avec un capteur de petite taille et ça n'a pas vocation à être utilisé en réglages manuels. Critère "tient dans la poche du blouson de moto", atteint, critère "qualité d'image" bon, critère "et si je faisais de la vrai photo" pas vraiment atteint.

4. Un micro 4/3, nouveau format lancé par Panasonic et Olympus: un capteur de reflex dans un boitier sans miroir, donc plus compact, avec objectifs interchangeables. Le principe a largement attiré mon attention lors du lancement puisqu'il prétend réunir le meilleur des deux mondes. Le Panasonic GF1 me semble l'état de l'art actuel du concept. Critère "tient dans la poche du blouson de moto" sans doute non atteint, critère "qualité d'image" très bon, critère "et si je faisais de la vrai photo" sans doute atteint.

5. Un réflex. J'y ai pensé, j'ai grave halluciné en constatant les résultats obtenus avec l'Eos 500D offert à mon père pour Noel. Mais c’est gros, c'est lourd, vais-je vraiment l'utiliser? Critère "tient dans la poche du blouson de moto" à oublier, critère "qualité d'image" excellent, critère "et si je faisais de la vrai photo" atteint.

Arrivé à ce point, j'ai éliminé d'office le numéro 1 (compact classique) et le 5 (reflex). Tant qu'à prendre un compact, autant en choisir un résistant ou avec grand angles/fort zoom. Et le reflex, même si les résultats sont enviables, c'est vraiment trop gros et fragile.

Maintenant, dans la mesure où le canon a tenu 5 ans sans en prendre grand soin et que je n'envisage pas tellement me mettre aux sports extrêmes (ni même vraiment aux sport tout court), je me demande si un compact renforcé est vraiment pertinent. D'autant que je n'envisage pas une seule seconde pouvoir accepter une qualité d'image seulement équivalente à ce que fait mon vieil ixus. A la réflexion, on élimine.

Reste donc le compact amélioré, et le micro 4/3. Soit au final, le panasonic TZ7 ou TZ10 contre le GF1. Je note d'ailleurs que le TZ7 est déjà significativement plus gros que mon ixus...

Panasonic_TZ7.jpg

Et le GF1, encore plus, au point où je doute quand même de sa capacité à se glisser dans une poche. Dans une sacoche avec portefeuille, lunettes de soleil, oui, mais une poche? J'ai des doutes. Reste qu'en finition grise, il est vraiment beau avec son objectif pancake!

panasonic-gf1.jpg

350 euros contre 800 avec un seul objectif de 20mm, compact qui tient dans la poche contre gros compact déjà un peu encombrant, performance de compact contre quasi reflex. A l'évidence, ce n'est pas vraiment le même usage et je ne sais que faire. J'ai envie d'essayer de faire un peu de photographie, et je sens que ne le ferrai pas avec le compact. Mais j'ai peur que la taille malgré tout déjà conséquente du micro 4/3 ne m'ammène à ne pas le trimbaler partout. Et qu'un jour, je regrette de ne pas l'avoir au fond d'une poche. Avec en plus le coté nouveauté et technicité qui excite ma geekerie, plus Kozlika m'en a déjà fait une telle publicité sur twitter. Mais 800 euros, pour n'avoir que l'objectif pancake 20mm fixe. Contre 350 pour un grand angle et zoom optique x10.

Définitivement, je ne sais que faire.

vendredi, janvier 8 2010

Palm keynote

Il y a un an, je faisais part de mon enthousiasme à propos du Smartphone présenté par Palm lors du Consumer Electronic Show 2009. Même si je n'ai jamais eu de Palm, j'ai une sympathie particulière pour cette marque qui a créé et régné sur le marché du PDA avec le Palm pilot dans les années 90, réussissant là où Apple avait lamentablement échoué avec son Newton. Et puis, déjà à l'époque, je commençais à m'agacer du rouleau compresseur iphone, à qui il manquait pourtant des fonctions évidentes comme le MMS ou le copier-coller et des très pratiques avec le multitâche et les notifications.

Palm, en présentant son Pré sous WebOS, proposait toutes ces fonctions, en plus d'un clavier physique. A mon grand dépit, Palm s'est ensuite enferré dans une relation unique avec l'opérateur américain Sprint puis Téléphonica en Europe et le pré n'est jamais arrivé jusqu'en France. Palm a réussi cependant à livrer 1 million d’appareil, ce qui est loin d’être ridicule pour un nouvel OS, vendu par le 4° et plus petit opérateur américain et sans disposer d’une puissance marketing à la Apple.

Ne pouvant me résoudre à l'iphone, je suis resté sur mon vieux Nokia E65. Depuis, j'ai cependant acquis un ipod touch avec lequel je m'amuse beaucoup. Il m'a cependant confirmé ce que je pensais:

J'ai besoin d'un baladeur ET d'un téléphone / Smartphone. J'utilise le baladeur sur de longs voyages, et sa batterie est morte à l'arrivée. Il est impensable d'arriver à un terminus sans téléphone faute d'autonomie. Tant qu'aucun constructeur n'aura résolu le problème de l'autonomie (au moins 2 jours en lecteur audio / video / téléphone intensive), il me faut 2 appareils séparés. Un appareil unique est valable pour un usage quotidien, c'est à dire pour les personnes utilisant les transports en commun.

OSX sur iphone / ipod touch est un bon système. Mais il n'est pas du tout multitâche, ce qui me fait perdre le fil des tweets en cours de lecture si j'ai besoin de switcher sur safari pour consulter un article et empêche d'interrompre un jeu quelques instants pour aller faire autre chose. Certes, il y a 100000 applications dans le store, mais celui ci est mal foutu et il est impossible de chercher quelque chose efficacement. Finalement, je suis persuadé qu'au moins les 2/3 des logiciels sont parfaitement inutiles ou redondants. Je rigole d'ailleurs en voyant Apple insister sur la quantité, alors qu'elle expliquait il y a 5 ans que seule la qualité compte face à la gigantesque logithèque de Windows.

Enfin, le système de notification d'OSX est dramatique. Intrusif, ne permettant pas de mettre une notification en attente, c'est l'inefficacité personnifiée. Dernier point, il n'y a toujours pas flash sur iphone, et vu les relations Apple / Adobe sur le sujet, ce n'est pas prêt de changer.

Pourtant, un an après, le rouleau compresseur iphone 3GS est passé, et même Lolotte a fait une infidélité à Nokia. Mais comme l'année dernière, Palm a fait sensation au CES 2010, en présentant le Pré Plus et le Pixi Plus.

palm-pre-plus.jpg

Les mêmes, en mieux (plus de mémoire notamment), avec le chargeur sans fil en standard sur le Pré (indispensable sur des gadgets ayant constamment besoin de recharge). Mais Palm a surtout fait un bond de géant sur son webOS: Alors que celui ci dispose déjà d'une ergonomie au moins égale à celle d'Apple, de la meilleure solution multitâche du marché et d'un système de notification parfaitement pensé, les développeurs peuvent désormais coder en C++ en plus des standards web, le Flash arrive, la distribution des logiciels est libérée directement sur internet, les jeux graphiquement aboutis arrivent avec electronic arts... Et surtout, surtout, un accord est conclu avec SFR. L'appareil est prévu pour le second trimestre en France. J'espère seulement qu'il s'agira bien du Pré Plus et que la mesquinerie que Palm a très bien copié sur Apple ne poussera pas le Pré initial en France. Au dernières nouvelles, c'est le cas. C'est sûr, je vais craquer... J'ai bien fait de refuser il y a 2 semaines l'offre ridicule d'Orange qui, pour récompenser 8 ans de fidélité, m'offrait royalement 10 euros de réduction pendant 3 mois en échange d'un réengagement sur 2 ans...

- page 1 de 4