Rouge-cerise.net

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mardi, juin 29 2010

Le feu de joie

Bien sûr, je pourrais raconter le weekend précédent. C’était un sacré weekend. Qu’en dirais-je, sinon qu’il a fait chaud ? Chaud dans le sang, dans le cœur, dans la tête, dans les rues, les parcs et au casino de Paris, chez Joss & CK, chez Pingui & Duck, chez Rod & Cri et chez Incipio, partout, c’était brulant, puissant, sincère et irréfléchi. J’ai passé quelques jours extraordinaires, que j’ai laissés filer dans la liberté la plus absolue, sans penser au futur ni surtout me contraindre au passé. Je me suis laissé aller, à fond, dans l’instantané et l’instinctif, et en un mot, c’était bon.

Bon d’être entre amis, certains nouveaux, certains anciens, bon de parler et d’écouter, de dire bonjour à des inconnus, de répondre à ces deux mecs en cuir qui s’arrêtent juste pour dire qu’ils me trouvent craquant et entrer dans leur jeu, de vivre et d’agir sans autre contrainte que mes propres envies. Crier, bouger, danser, marcher, enlacer, rire, raconter des insanités, à fond. Libre. Oui, le weekend dernier, je me suis senti libre. Libre, non pas par absence d’obligations extérieures, mais libre des propres liens dans lesquels je m’étais trop emmêlés. En ce printemps 2010, ça craque de partout dans ma tête, et je me surprends moi-même à suivre un char de la gay-pride en me trémoussant, à sauter et battre des mains, à brailler des rythmes de Britney, à me lever et crier dans un concert. Et à certains instants de ces aventures, prendre pendant une seconde un peu de recul, me regarder moi-même, être surpris et enthousiasmé, et recommencer.

Oui, ce weekend, il a fait chaud, mais ce n’était pas seulement la faute du soleil car mon âme aussi était en feu, un feu de joie. Et merci, amis, d’avoir participé à transformer une flamme déjà vivace en ce brasier ardent et de m’avoir accompagné dans cette charmante folie. Ce weekend fut une apothéose, et c’est un peu grâce à vous.

lundi, mai 3 2010

Jeune, con et rebelle

Retour au travail aujourd'hui, après 10 jours inhabituels. J'ai assisté à mon premier mariage. Celui de mon frère en l'occurrence. Etant ce qu'il est, l'organisation était impeccable, ni trop stricte, ni trop désordonnée. C'était, il faut bien le dire, un mariage de bonne qualité. Et même, un beau mariage, le temps ayant été particulièrement généreux. Pour ma part, j'ai joué avec un certain plaisir le rôle qui m'était dévolu: n'étant pas très porté sur le cérémonial, et opportunément célibataire pour mon frère, j'ai été chargé d'une part de l'organisation et de conduire les mariés, de la mairie à l'église, de l'église à la salle des fêtes. J'avoue avoir été un peu choqué par la cérémonie à la mairie, et la lecture des articles relatifs au mariage. Pour la République, le mariage reste le coeur indispensable de la vie familiale et le cadre nécessaire à l'éducation des enfants, avec des époux se devant, comme pour l'église, fidélité et amour éternel. En entendant ça, j'ai eu le sentiment d'une effroyable intrusion de la Loi dans la vie privée et intime des mariés. J'ai donc été terriblement choqué par le caractère terriblement normatif de cette cérémonie. L'église, en revanche, ne m'a pas choquée le moins du monde, pour la simple et bonne raison que je n'ai rien écouté du tout. J'ai en effet annexé l'appareil photo avant même la cérémonie, ce qui était un excellent alibi pour se promener dans l'édifice et s'amuser à mitrailler dans tous les sens, tout le monde. Pendant plus d'une heure de bondieuseries, je ne me suis pas assis un seul instant sur les bancs des fidèles (enfin, fidèles, je rigole doucement...) et n'ai prêté une oreille distraite que pendant la prière universelle (là, j'ai eu du mal à ne pas rigoler fortement...). Si je n'avais été accaparé par les photos, je me serai bien marré aussi pendant l'instant fatidique où, au son de l'orgue, la plus jeune petite fille de l'assistance (5 ans, je crois) apporta sur un cousin blanc brodé les alliances aux mariés, face au curé, entourés de pétales de roses blanches.

La sortie de l'église fut aussi un grand moment d'émotion kitsh, avec les coeurs de papier voletant autour des mariés qui s'embrassaient pour la photo. J'ai mitraillé comme un malade.

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C'était presque mignon, et en vérité, j'étais assez heureux pour mon frère et son épouse, qui rayonnaient de plaisir. Je passe ensuite sur le vin d'honneur, le diner, la fête. Débarrassé des impératifs de l'organisation, je dois dire que j'ai eu quelques moments de grande solitude. J'avais tellement anticipé d'être en couple pour ce mariage, que les inévitables questions du genre "et ton tour, c'est pour quand?" m'ont particulièrement meurtri. J'ai eu un accès de haine féroce en entendant une de mes cousines demander à mes parents "Alors, on se revoit quand pour le mariage de Rouge-Cerise?". Et mes parents, d'esquiver la réponse en regardant ailleurs. Et moi, d'avoir envie de pleurer qu'ils ne puissent assumer l'homosexualité de leur second fils. Je n'en veux à personne pour cela. Tout le monde pense poser une question innocente et plutôt sympathique. J'en veux seulement à la société hétéronormée dont nous faisons partie. Et encore, même pas tant pour les interdictions qui nous frappent que pour le sens commun général qui fait qu'alors que je répétais inlassablement à tout le monde que non, je ne me marierai pas, jamais, personne n'a su imaginer une autre réponse que "tu changeras d'avis en rencontrant une belle jeune fille" en me regardant comme un jeune con qui se la joue rebelle.

Dans ces moments là, je suis content de l'invention du téléphone portable qui permet d'échanger quelques SMS avec un autre garçon sensible.

Oh, d'ailleurs, en parlant de SMS...

Palm_pre.JPG

N'est il pas magnifique, mon Palm Pré?

jeudi, avril 29 2010

frôlements à 300 à l'heure

Après le mariage (où mon texte connut un grand succès, je fis pleurer la mariée), je me devais de rentrer au Mans, et j'avais pour cela opté pour le TGV, parce que Lyon - Le Mans en 3h, c'est quand même bien pratique. Pour être exact, c'était un TGV duplex (c'est important pour la suite), et ma place était réservé au numéro 42, étage inférieur. C'était aussi la voiture de queue, ce qui signifiait qu'elle était un cul de sac et n'avait qu'un seul accès. Oui, cette précision à son importance. Après avoir installé mes affaires, je me suis installé et plongé dans un épisode de 6 feet under. Le petit manège à commencé.

Place 47, un jeune homme dormait lorsque je suis arrivé (pour la suite, on le nommera 47). Ou en tout cas, faisait tout comme, avec en plus un casque pour la musique. Il devait sans doute venir de Marseille, ou Toulon, ou une autre ville du Sud. Un second garçon s'est installé à coté de lui à Lyon, après manifestement avoir hésité et regardé plusieurs fois son billet, comme si ce n'était pas vraiment sa place. Il est vrai que dans les TGV, même si les places sont numérotés, sa propre place est parfois occupée et pour ne pas faire d'histoire, on se met ailleurs. Quoi qu'il en soit, 42, 46 ou 47, le passager monté en gare de Lyon Part Dieu s'installa au 46. Ce qui le baptise ainsi pour la suite.

Mon épisode était déjà passablement entamé lorsque j'ai constaté que les choses évoluaient.

46 ne parvenait pas à s'installer pour regarder, lui aussi, une video sur un iphone ou ipod touch. La faute à son voisin, 47, qui monopolisait outrageusement l'accoudoir. N'importe quel passager un peu observateur put remarquer l'agacement de 46. Un moment, il se releva à demi pour jeter un oeil sur le reste du wagon, manifestement à la recherche d'un place plus confortable. Hélas, le train était complet. Le temps passait, nous roulions depuis presque une heure et 46, semblant faire contre mauvaise fortune bon coeur, était parvenu à se caler convenablement. 47, lui, dormait toujours, ou feignait de le faire. Son bras débordait toujours amplement de son siège. A la réflexion, il débordait tellement qu'il était même quasiment contre la cuisse gauche de 46 (oui, de là où j'étais, je voyais tout!). Les mouvements du train aidant, sa main touchait par instant le jean Freeman Porter de 46, qui ne bronchait pas. Plusieurs fois, il tourna cependant la tête vers le dormeur et le dévisagea. Je me trompe peut être, mais je crois qu'il ne regardait pas seulement son visage. La chemise à demi ouverte de 47 laissait entrevoir une pilosité moyenne et entretenue. Et donnait envie au regard d'aller voir, hum… disons, plus bas encore. Ne nous mentons pas, la situation semblait louche, et tous mes sens étaient en éveil. 46 bougea soudainement, posant ses pieds sur le repose-pieds, et s'écarta pour laisser de la place à la main importune. Presque comme par magie, une secousse propulsa à nouveau la main droite de 47 contre lui. Je crus voir comme un léger sourire amusé passer fugacement sur les lèvres de 46. Et aussi, un léger mouvement de la main de 47, comme s'il cherchait volontairement à entretenir le contact par frôlements successifs.

Arrivé à ce niveau, mon episode de 6 feet under s'achevait. Résolument passionné par la tournure des évènements, je fis semblant d'en attaquer un second. Il semblait en aller de même pour 46, qui ne prêtait plus aucune attention à son film et s'ingéniait à gesticuler depuis 15 minutes pour se mettre hors de porté de 47, avec un petit sourire amusé et les yeux quand même un peu trop brillants. De frôlements en esquives, 10 minutes encore après, 46 était penché vers l'avant, regardant son baladeur, les avants bras sur les genoux. Le coude de 47 touchait franchement le flanc de 46, son poignet, qui reposait désormais presque objectivement sur la cuisse de 46, en frôlait aussi l'avant bras. Les oscillations du train aidant, je voyais, à intervalle régulières, le petit doigt de 47 se porter sur le bras de 46, qui feignait l'ignorance. Franchement, la situation était torride. Soudain, un mouvement plus brutal du train encouragea 46 à reposer ses pieds par terre, déséquilibrant l'instable imbrication des deux hommes. En quelques secondes, la main de 47 se retrouva finalement sur le coté intérieur de l'avant bras de 46, qui reposa son poignet et sa main tenant l'ipod sur son propre genou gauche. Nous en étions donc là: le bras complet de 47 était entre le corps et l'avant bras de 46, et sa main ouverte reposais sur le haut de la cuisse de 46, qui ne bronchait pas mais dont la respiration s'accélérait manifestement. Les yeux écarquillés, tous les sens aux aguets, j'attendais avec une véritable impatience la suite, certain d'être en train de vivre un truc énorme. Nous en étions à 1h35 de voyage, et mes sens ne mentaient pas: ce n'est plus les mouvement du train qui faisait osciller la main de 47. Clairement, indubitablement, je voyais son index caresser très subtilement l'intérieur de l'avant bras de 46, lequel répondait très doucement en bougeant peut à peu son bras et avant bras pour resserrer l'étreinte de 47. La situation se maintint ainsi 5 ou 6 minutes. 46 prit finalement l'initiative. En bougeant à nouveau, sa main gauche lâcha l'ipod et vint résolument se poser contre celle de 47. Lequel n'en demandait pas tant pour la saisir carrément. 46 ne manifesta aucun rejet. Encouragé, 47 bougea d'un coup tout son corps en direction de 46. Il vint poser sa tête sur son épaule, tandis que les deux mains enchevêtrés glissaient vers le haut et l'intérieur de la cuisse gauche de 46. Par la fenêtre du TGV, il me sembla percevoir très distinctement un arc en ciel.

De mouvement en mouvements, et comme les 2 protagonistes étaient assez tranquilles, en bout de wagon de queue de train, le blouson de 47 tomba sur leurs genoux respectifs, masquant l'activité de leurs mains gauches et droites. On voyait seulement, parfois, le tissus bouger étrangement. L'accoudoir avait été rangé depuis longtemps et ils étaient tous les deux serrés sur le siège le plus proche de la vitre, quasi invisible pour les autres voyageurs. Détail aussi, la main gauche de 47 finit sous le t-shirt de 46 et semblait jouer avec son nombril. 46 se laissait faire visiblement de bonne grâce. Sa propre main droite caressait discrètement le bras gauche de 47. Moins masqué que ce dernier aux yeux des autres voyageurs, il lançait cependant des regards inquiets autour de lui, de temps à autre. Un moment, 47 souleva a chemise légèrement pour montrer son propre nombril à 46. Ses lèvres bougèrent comme pour dire "oh, toi aussi?", ce qui m'amène à penser qu'ils avaient tous les deux un piercing à cet endroit là, ce qui explique le jeu de 47.

Nous en étions à environ 2h de trajet. Il ne restait qu'une heure. 46, collé à 47, avait sa tête tout contre celle de 47 qui lui posait discrètement de petits bisous en dessous de l'oreille gauche. Au départ de la gare de Massy, dans un murmure, 46 tourna la tête et sa bouche rencontra celle de 47. Il y a longtemps que je ne regardais plus 6 feet under, l'ipod se contentant de débiter une musique que je n'écoutais plus. Les deux protagonistes de la mythique rencontre gay du TGV 5350 parlaient doucement, les bras se frôlaient, il me semblait assez clair que la main gauche de 47 jouait discrètement avec le téton gauche de 46. Je n'ose raconter ce que l'autre main semblait faire. Régulièrement, 46 et 47 s'embrassaient, tout en jetant un oeil méfiant aux alentours. Mais le wagon était parfaitement calme. Nous étions à 35 minutes du Mans. Soudain, après que 47 eu parlé quelques secondes à l'oreille de 46, les deux se levèrent et s'engagèrent dans le couloir. Arrivé sur la plate forme, 47 jeta un oeil sur le voyant rouge indiquant que les toilettes étaient occupés, alors que 46 était déjà dans l'escalier. Ils montèrent à l'étage.

15 minutes après, ils revinrent. 46 affichait un petit sourire en coin. 47 avait manifestement tenté de masquer qu'il était très décoiffé.

Encore 10 minutes, et le train arrivait au Mans et je devais quitter cet incroyable wagon numéro 07. Forcément, 46 en fit autant, après un dernier baiser à 47 qui lui tendit aussi un morceau de papier.

mardi, avril 6 2010

Les hystériques cocottes Mancelles

A l'invitation de Bilibull, aka Max, je me suis rendu samedi soir à une soirée... Une soirée, comment dire... indescriptible? Étonnante? Mancelle, ça, c'est sûr...

Je pensais arriver en retard, et finalement j'étais parmi les premiers, ce qui m'a permis de faire rapidement connaissance avec Max et son mari, ainsi que deux autres convives. Notre hôte avait soigneusement dressé la table et officiait en cuisine. Je m'attendais donc à une soirée "un diner presque parfait" et regrettait déjà de n'avoir pas apporté mes fiches de notes. J'ai commencé à me dire qu'il y avait baleine sous grain de sable lorsque les invités déjà présent s'interrogèrent sur le fait que je n'étais pas du tout connu dans le milieu gay Manceau et que c'était incroyable, après plus d'un an dans cette ville. Lorsque j'ai ensuite constaté qu'ils attaquaient le premier apéro à la vodka-redbull, je me suis dis que la baleine était énorme et le grain de sable microscopique, et que ça allait déraper.

Lorsque les autres invités sont arrivés, l'ambiance a encore grimpé et j'avais l'impression d'être dans une représentation théâtrale de la cage aux folles, version hystériques, et n'arrivait déjà plus vraiment à comprendre qui était en couple avec qui, vu que tout le monde se tripotait à moitié. Comme entre temps, j'avais viré ma cuti de jeune homme sage et étais passé à la vodka-orange, j'ai fini par décider que de toute manière, tout le monde avait apparemment sucé tout le monde au moins une fois, et que donc, peu importait. Néanmoins, je ne savais par la même plus vraiment s'il y avait des célibataires dans le tas, et donc s'il était dans mon intérêt d'aller faire les yeux doux à quelqu'un.

En attendant, je rigolais bien, surtout lorsque Deezer a commencé à jouer Dalida, repris en cœur à ma grande consternation par tout le monde (donc, les gays sont vraiment fan...). Je me suis d'ailleurs demandé comment le mec de Max avait pu être hétéro un jour, surtout en le voyant récité en sautant les couplets de Dalida. Par la suite, un des convives s'est mis à nous réciter des sketchs entiers d'Elie Kakou. Parmi la dizaine de personnes, certains commençaient doucement à se dire qu'ils donnaient là un spectacle... heuu... intéressant d'eux même, et commençaient à dire que "le pauvre Baptiste doit vraiment se demander où il est tombé..."

Max semblait tout particulièrement dépassé par la tournure des évènements lorsqu'il annonça qu'il était temps de passer à table. Il m'a donc d'autorité placé à coté de lui, sur la grande table, étant entendu que la petite était celle des connasses. L'ensemble de la conversation tourna évidement autour du cul, dans un concert général pour savoir qui était la plus grosse salope. J'ai cru comprendre qu'un certain R. était en pôle position, tandis qu'un S. tentait désespérément de laver sa réputation vis à vis de moi en m'expliquant que ses amis étaient dans cet état parce qu'ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps, que tout ça n'était que du bruit, et que lui était en couple avec l'autre jeune de la table (26 ans) et que donc il ne draguait personne parce que pour l'instant, il était bien avec cette personne et que d'ailleurs, il n'avait pas mis les pieds au Babylone depuis au moins un an, ce qui est une preuve semble-t-il indiscutable de moralité.

Pendant ce temps, Max tentait d'éviter que la voisine n'appelle la police pour tapage nocturne, son propre mec s'égosillant sur "bécassine", de Chantal Goya, tandis que le fameux R. ne touchait plus le sol, tenu par un mec par les épaules et les pieds sur celles d'un autre qui simulait une sodomie. Nous atteignions le sommet du bon goût et de la distinction et l'animation finale allait être lancée par Max.

Il annonça en effet que les cloches étaient passées et qu'il y avait des œufs et des cocottes planquées dans toute la maison, et qu'on pouvait tout fouiller. Déjà passablement énervés, les invités s'égayèrent dans la maison et se mirent à tout retourner, rapportant à chaque voyage un butin sur la table. En moi même, je me suis dit qu'il n'avait peur de rien, à laisser ainsi une dizaine de pédés passablement surexcités mettre leur nez jusqu'au fond du tiroir de la table de chevet...

Mais la soirée avançait et il était déjà presque deux heures. Ayant un invité le lendemain, et ayant laissé mon appartement dans un triste état, j'ai donc choisi de décliner l'invitation au Babylone. Dans un sens, j'en avait déjà assez vu et entendu pour ce soir... Autant garder le plaisir de la découverte pour une autre fois! J'espère juste avoir fait assez bonne impression pour être ré-invité, surtout si c'est pour visiter la backroom du Babylone.

lundi, mars 8 2010

Un samedi soir de probité

Objectivement le weekend dernier n’était pas si bien engagé que ça. J’avais bien prévu une sortie avec un collègue, mais finalement c’est tombé à l’eau. L’après midi du samedi était donc vide, la soirée aussi et le dimanche, également. Et comme en plus, j’ai fini les épisodes de Dr House, je n’avais rien à faire, si ce n’est me remettre vraiment à lire. En soit, ce n’est pas un drame, d’autant que je ne cesse de me reprocher de ne plus lire assez.

Et puis, en fin d’après midi, un type me propose de sortir au Babylone, LA boite gay du Mans. Franchement, je n’étais pas motivé. Maintenant, il faut savoir faire des efforts et comme Joss insistait en me disant que je n’y allais pas pour la boite mais pour le mec (quand je pense qu’ensuite, c’est lui dénigre ma moralité sur twitter…), j’envisageais presque de me laisser convaincre, ne serais ce que pour le plaisir de pouvoir ensuite en faire un billet ici.

Et puis, en fin de compte, un autre me propose un diner chez lui avec une amie à lui. Ca me correspond déjà beaucoup mieux et en plus, ayant déjà pas mal papoté avec, il semblait intéressant. A 21h, je marchais donc dans le vieux Mans en direction de mon rendez vous. Comme j’étais un peu en avance, j’ai fait un léger détour pour admirer une fois de plus un tableau, exposé à la vitrine d’un bar et que je trouve totalement admirable (penser à entrer et demander combien ils en veulent). Je pense d'ailleurs qu'il vient de la galerie toute proche de l'artiste, galerie ou je m'interdis d'entrer car je craquerai obligatoirement, sinon. Bref. J’étais le premier, ce qui a permis de faire un peu connaissance avant l’arrivée du troisième protagoniste.

Et la soirée a décollé.

Et j’ai passé une très bonne soirée. L’amie en question était extraordinairement volubile et amusante, nous avons parlé de tout, de rien, de musique, de marche à pied, de Lady Gaga et de Benjamin Biolay, de vin blanc, des crises d’adolescence, de plan cul, du printemps de Bourges, de peinture au glycérol et du château du haut Koenigsburg. Finalement, elle nous a quitté vers 2h30, et je suis resté papoter avec mon hôte jusqu’à 4h. A ce moment là, nous avons décidé qu’il était temps de dormir, un peu, et, en vrai gentleman, il m’a raccompagné jusqu’à ma voiture. Ma moralité n’a ainsi pas été mise en cause à un seul instant, Joss peut donc être rassuré. Et d’autres avec lui (au hasard, Pingui, Jusquici, Ydikoi…). Oui, je suis rancunier. ;-)

mardi, février 16 2010

Un babouin en camisole

Après les agapes parisiennes, je me prévoyais un weekend de repos total, articulé autour du glandage sur internet, de bouquinage et de DVD. Et, franchement, ça avait bien commencé. Samedi à 9h, le pot de nuttela était ouvert, je zonais dans mon appartement entre le canapé et l'ordinateur, je chattais un peu avec Nicoco_m et Josselin et un dessert finisait de cuire dans le four. Tout a dérapé vers 19h, lorsqu'un manceau m'a proposé d'aller boire un verre. J'ai instantanément rajeuni d'au moins 7 ans, et me suis retrouvé ridiculement hystérique, à ne pas savoir quoi faire: ruiner ma soirée loose, sortir boire un verre sans autre ambition, sortir avec arrière pensée... Joss, en bonne mère maquerelle, me poussait au stupre et je me laissais doucement tenter, tandis que le jeune homme se faisait pressant.

Finalement, à 20h05, je m'énervais sur le bouton disfonctionnel de l'ouverture électrique du parking en me disant que j'étais déjà en retard. A 20h25, définitivement en retard, j'arrivais au point de rendez vous. Je me sentais comme une pucelle noble du 19° qui, vétue d'une longue robe de mousseline blanche légèrement évanescente, arrive à son premier rendez vous galant, au fond du parc faiblement éclairé par un croissant de lune, avec les ballerines à ruban rose qui font craquer les feuilles mortes des chênes centenaires du parc du chateau de la famille où s'est introduit en escaladant le mur un officier de la marine de retour des Indes orientales. La seule différence, c'est que je ne suis ni noble ni pucelle, on est au 21°, j'avais mis mon jean neuf, ce n'est pas mon premier rencart, c'était au centre ville éclairé par des mauvais réverbères et mes chaussures ne faisaient craquer que les débris de verre d'une cannette de Kronenbourg. Mais bon.

Finalement, nous nous sommes rendu dans un bar et avons papoté pendant 4 bonnes heures. Mon interlocuteur s'est avéré sympathique. Il a la chance d'être équipé d'un cerveau et de s'en servir. S'il étudie à Paris, c'est un Manceau AOC et de ce fait est assez impliqué dans la vie de la ville: il participe notamment à l'organisation d'un festival de rock. J'ai eu l'occasion de voir le brouillon (déjà assez abouti) de l'affiche promotionnelle de l'édition 2010. Sur un fond de hangar désaffecté, sombre, on y voit un babouin rugissant et en camisole jaillir d'une caisse. J'ai trouvé ça assez réussi et me suis dit que ça ferait un bon titre de billet.

Dont acte.

dimanche, janvier 31 2010

Story board

Avant de passer à la partie du billet relative au titre, je veux dire que j'ai passé plein de temps aujourd'hui à faire des essais de retouche / post-prod sur des photos. Finalement, je conserve quasi les images d'origine de l'appareil. Il y a un peu de bruit, mais j'ai eu raison de faire des essais de réglage manuel sur l'appareil. En fin de compte, il faut un ISO faible pour limiter le bruit, et un peu de sous-exposition parce que je voulais une ambiance un peu sombre. Mais ça, c'est dur à gérer, parce que l'écran du imac est lumineux (trop d'ailleurs), et je me demande si sur d'autres écran, ça ne va pas être tout noir. Voyez plutôt. C'est peut être améliorable, mais si vous aviez vu les premières photos... Super bruitées, avec flash qui crame tout, sans flash tout flou...

kawette_garage.jpg (clic)

Mais après, j'ai découvert le site qui permet de faire des jolis avatars (parce qu'en fait, j'étais jaloux de l'avatar de Nicoco_m et de Leto sur Twitter).

Et je me suis bien amusé à faire plein d'avatars, et ça a dégénéré en scénario en voyant les possibilités...

Installe toi, prends des chips, je te raconte (oui, maintenant je tutoie mes lecteurs, je fais mon Joss)

Rouge-cerise est à la maison, et il a mis son beau t-shirt bleu turquoise, même pour faire le ménage.

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Rouge cerise a même repassé ses chemises, pour aller au travail...

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Voire même aller en déplacement professionnel.

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Mais Rouge-cerise est de retour du travail, pfiouuu, c'était fatiguant.

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Et un jour, en rentrant du travail, Rouge-Cerise trouve dans sa boite email le message d'un admirateur enthousiaste! En vrai, c'est juste écrit "Salut..." sur la boite d'un site de rencontre, mais Rouge-cerise préfère croire à sa version des faits. Rouge-Cerise tombe tout de suite amoureux, parce qu'il est beauuuu, le prospect!

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2 mois après, Rouge-Cerise est total in love et va faire plein de kilomètres pour rencontrer son amoureux virtuel avec qui il t'chate tous les soirs. Rouge-cerise a même acheté un débardeur vert assorti à ses yeux et il déchire dedans, vu qu'il est aussi devenu musclé comme par magie.

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Mais au bout de 2 jours, Rouge-cerise est un peu déçu, finalement, ce n'est pas l'homme de sa vie. Mais c'est pas grave, ça pourrait faire un plan cul très convenable. Chaleuuuur!

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Mais c'est qu'il fait vraiment très chaud!

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Oula, l'ex homme de sa vie devenu fuck-friend se révèle plein de talents et possède plein de trucs, et le plan dérape en plan plus... enfin moins... enfin, dérape, quoi.

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Et même uro???

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Ah, mince, le débardeur est tout sale, maintenant, mais c'est pas grave, Rouge-cerise préférait le débardeur en cuir noir!

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Mais finalement il faut rentrer à la maison et remettre un beau t-shirt blanc immaculé, symbole de pureté, parce que bon, faut pas déconner non plus mais autant faire croire que Rouge-cerise, c'est comme la colombe pure et innocente... Mais c'était bien quand même!

Rouge-cerise-12.png

Reste maintenant à savoir si, comme l'explique si bien Virgile, tous les fantasmes gagnent vraiment à être réalisés.

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