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mercredi, août 3 2011

Ceux qui m’aiment ne prennent pas le train

Ananas Biloba, puis ma mère, ont cru bon de m’envoyer cet article parce que le weekend dernier, il se trouve que je suis passé à Avalon. Précisément, je n’y suis pas allé avec le train, et précisément, j’y suis arrivé par feu la N6, c'est-à-dire la D606. En revanche, je ne suis pas passé par Vermenton. Si j’avais su, je l’aurais fait. Non, j’ai rejoins la D606 à Voutenay-sur-Cure. Oui, je sais. C’est le rêve. Not the American dream, scheduled in September, but the Burgundy Dream. C’est beau la France.

Pourtant, je dois le dire: je n’ai rien vu d’Avalon. J’ai vu la station service du Auchan, et le Mac Donald’s à coté. Un Mac-Do un weekend de grand départ, à Avalon, c’est aussi un spectacle, pourtant. Assis dans un coin en sirotant ton coca zéro, tu écoutes les adolescents de la table à coté papoter. Conversation sans intérêt de quatre adolescents qui ne sont pas encore sortis des jupes de leur mère mais qui feignent pourtant déjà d’en mépriser la vie de merde. Eux, ils feront différemment. Ils n’auront pas cette vie. Par contre en attendant, « si vous voulez après on va chez moi, mon père a ouvert la piscine ». Ouais. Je souriais, en me disant que mine de rien, j’avais vieilli, et qu’ à force d’être « si proche il y a encore peu », cette époque commençait à se faire lointaine. De l’autre coté de la vitre, un père en marcel se battait contre le hayon de la Dacia. Madame, à coté, se battait avec le fiston qui se battait avec sa sœur qui voulait la bouteille d’eau. Moi je suis différent, je n’aurai pas cette vie.

Si les meilleurs moments de mon petit périple furent après Avalon, dans les virolos du Morvan, je n’en garde pourtant pas de souvenir de la France profonde. Sans doute étais-je trop occupé à conduire. Je ne l’avais pas fait ainsi depuis un moment, et j’ai pris un certain plaisir à le faire. Rouler vite, sentir la moto tressaillir sur les bosses, basculer dans un virage, percevoir le plongement de la fourche lors d’un enchainement, serrer les cuisses pour faire corps avec elle, agir dans un mélange de réflexion et d’instinct, entendre le moteur gronder à l’accélération et pousser toujours plus fort à mesure que l’aiguille du compte tour grimpe vers les nombres à cinq chiffres, ressentir presque la caoutchouc du pneu mordre le tapis rugueux de la route, c’est pour moi se sentir vivre, égoïstement, pour soi même, gérer un risque qui est un putain de plaisir aussi.

La France profonde, je l’ai ressenti dans les lignes droites menant à Sens. Des routes bien droites, faisant fi des valons où germaient des bottes de paille bien cylindriques, parfois posées aléatoirement en plein champ, parfois bien rangées comme à la parade, l’une à coté de l’autre, l’une contre l’autre, dessinant sur les collines d’étranges traits discontinus. L’œuvre, à l’évidence, de cette moissonneuse batteuse à l’arrêt, semblant contempler son ouvrage accompli face au champ à la terre désormais nue.

Moissonneuse.jpg

Le long de la route, une voie de chemin de fer, où, sur plusieurs kilomètres, un TER Bourgogne poussée par une motrice diesel me fit la course. Je le laissais gagner lorsque, m’arrêtant sur le bas coté, je me suis arrêté pour regarder et photographier les vaches qui, elle, regardaient passer le train, de leur œil bovin vide. Je crois qu’il n’y a pas simultanément plus lamentable et admirable qu’une vache. Pacifique et innocente jusqu’à l’abattoir, entourée de vilaines mouches aux reflets verts, cette pauvre bête pourtant bien utile atteint un niveau de pathétisme presque artistique lorsqu’elle fuit en galopant de sa foulée ridiculement inefficace. Ce n’est pas étonnant qu’elle soit sacrée dans un pays et transformée en big-mac dans d’autres.

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La France profonde, je l’ai surtout trouvée à l’entrée de Flogny la Chapelle. Perturbant le maigre flot de voitures de la D905, une bergère, sortie directement de l’entre deux guerre, menait au pré son petit troupeau de moutons canalisé par deux chiens plus un en laisse. Une véritable image d’Epinal, avec blouse bleue à petits carreaux, fichu bleu-gris sur la tête, un bâton vaguement droit à la main droite tandis que la gauche tenait le chien. Le visage ravagé par le temps, sec, aux rides profondes mais où brillaient, au fond de leurs orbites, deux yeux bleus métalliques. Je ne l’ai vue que le temps de passer, à petite vitesse, à coté de son troupeau. J’ai eu envie de m’arrêter, de faire demi-tour, et de lui demander si je pouvais la prendre en photo, elle, son troupeau et ses chiens. Elle aurait dit oui, se serait laissée photographier, aurait peut être dévoilé un sourire édenté mais dans son regard, il y aurait eu de la curiosité, de l’amusement, un peu de plaisir, peut être. Avec de la chance, j’aurai réussi à saisir toute la simplicité de la vie dans ce cliché. Je lui aurais demandé son adresse, elle se serait appelée Simone, j’aurai fait un tirage de la photographie et je le lui aurais envoyé. Elle l’aurait posé sur le vieux buffet en chêne sombre de la pièce centrale de sa vieille ferme. Si je m’étais arrêté, si j’avais fait demi-tour, si j’avais fait cette photo, alors entre le capteur électronique de mon appareil et son visage buriné, il y aurait eu une merveilleuse diversité. Mais à force de tergiversation, je ne l’ai pas fait et je le regrette amèrement.

mardi, avril 26 2011

Le weekend des premières fois

Samedi après midi, c’est la première fois que j’ai offert une poêle Tefal (et des Ferrero Rochers). Oui, moi, quand j’aime je ne compte pas, et j’ai le sens des cadeaux. Une poêle Tefal, parce que les fleurs c’est périssable, les bonbons c’est tellement bon et les poêles c’est tellement… ok, je n’arrive pas à trouver de rime, sans doute parce que précisément, offrir une poêle ça ne rime à rien.

Samedi soir, c’est la première fois que je m’invitais chez Fcranky. Je sais qu’il appréciera ce titre à sa juste valeur, comme moi j’ai apprécié son cosmopolitan. C’était une soirée fort amusante, tant par son menu que ses convives. De Chondre & Snooze à AnanasBiloba & LaBonnePlanQ en passant par LesTamaris ou Joss, on avait une belle brochette de blogueurs.

Dimanche matin, c’était la première fois que je prenais le Vogueo. C’était aussi la première fois que je voyais la bibliothèque François Mitterrand, qui m’est apparue assez laide. Ce n’était pas la première fois que je voyais Kozlika en revanche, ni que je participais à un pique-nique de blogueurs.

Dimanche soir, c’est la première fois que j’invitais des hétéros chez Solal2. En l’occurrence, Lolotte et un ancien camarade de promo. Je sais qu’il apprécia ces hétéros à leur juste valeur, comme nous avons apprécié son cosmopolitan. Et aussi son accueil.

Lundi, c’est la première fois que j’ai emmené Jonajour en moto. Avec Nicoco, nous sommes allés en aval de la Seine, jusqu’à La Roche-Guyon. Je ne dirais pas que les routes furent une merveille, puisque ça n’existe pas vraiment en région Parisienne: j’en viens à regretter la sarthe, c’est dire. Après une première partie un peu épuisante du fait d’un passager cherchant à m’étouffer à force de me serrer, la position s’est améliorée et le retour fut plus confortable, et aussi un peu plus dynamique. Je me suis même senti presque à l’aise sur les interfiles de l’A13. Et puis au retour, c’est la première fois que je… non, rien, en fait.

En tout cas, ce n’est pas la première fois que je me dis que venir à Paris a été ma meilleure décision de l’année passée.

lundi, août 16 2010

Un voyage, 5 sens, 5 adjectifs

La vue : Bien sûr, il y a eu les magnifiques paysages du Tarn, les piles élancées du viaduc de Millau, les forets des Cévennes, les cols des Pyrénées… C’est beau, mais parce qu’on est jeune, parce qu’on est gay et qu’on ne pense qu’à ça, il y a eu aussi les beaux garçons de Toulouse, que nous vîmes avec un regard concupiscent, et ces incroyables et si nombreux couples de copines Lyonnaises… Ah, comme tout cela est beau ! Et, presque plus que leur plastique, c’est voir ces couples ensemble et heureux qui agite mes neurones et fait rebondir mon petit cœur naïf. Visions estivales de corps puissants presque dénudés et souvent soigneusement entretenus… Plaisir des yeux…

L’ouïe : Evidement, si je parle des pétarades de ma Kawette qui décélère, ou de son hurlement à l’approche de la zone rouge, ou du grondement de la superbe Guzzi Breva au démarrage, je vais passer pour un beauf ?... Tant pis, j’assume être de ceux qui apprécient le ronronnement d’une mécanique… Mais quelque part, ce n’est pas spécifique à ce voyage, n’est ce pas ? Alors, je vais plutôt parler de la musique ecclésiastique diffusée sous les arches de la cathédrale d’Autun, qui fut le passage surprise du road book. Je n’ai constaté que je passais à proximité qu’en lisant des panneaux indicateurs… Je ne pouvais décemment pas aller jeter un œil (et donc, trainer l’oreille) dans l’évêché de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, n’est ce pas ? Si je n’ai pas visité le palais épiscopal, j’ai découvert que résonnaient sous les voutes de la cathédrale des chants liturgiques et, encore humide de l’averse rencontrée, je me suis laissé allé à fermer les yeux, assis sur un banc, et à seulement écouter le mélange de voix graves et de timbres cristallins, et à me laisser porter. Je ne suis pas croyant, mais j’aime me laisser envouter par les résonnances des églises, abbatiales et autres chapelles, resentir le caractère divin des odes sacrées, abandonner mon esprit aux flux et reflux mystique des orgues et harmoniums.



L’odorat : Alors là, aucun doute : pour l’odorat, c’est la sensation du jeudi 5 Aout qui l’emporte. Au départ de Mende, nous sommes partis sur les routes humides des Cévennes, traversant des forêts épaisses et des clairières verdoyantes, chargés d’une odeur de nature mouillée, vous savez, cette odeur moite de chlorophylle fraiche, de terre humide chargée des relents de feuilles déjà presque compostées, la fragrance ronde et molle de la mousse spongieuse, et celle plus musquée et lourde de l’écorce mouillée… Une odeur d’automne à la campagne. Et, en moins d’une demi heure, le passage à l’Ardèche, paysages ocres du sud qui exhalent un fier parfum de soleil estival, d’herbes aromatiques, de fruits tièdes, où explosent les effluves entêtants des conifères rabougris et de la terre sèche et poussiéreuse, les arômes de lavande qui font penser aux armoires à linge des grand-mères.



Le toucher : Ah ! le toucher… J’aurais, par moment, dans ces passages odorants des Cévennes, adoré sentir un corps amoureux sur le siège passager. De la main gauche, je lui aurai doucement caressé la cuisse afin de partager en silence les effluves du monde. Dans les viroles du Tarn, ramassé sur la moto, j’aurai senti sa main se tenir à mon torse et suivre mes mouvements d’accompagnement de l’engin. J’aurai frémi. Hélas, rien de cela : d'un passager, je n’aurai senti que les crispations des jambes d’un Tarvalanion épouvanté, crispations que je prenais naïvement pour la simple application des consignes données (en passager, on se retient autant par les jambes que par les bras). Point de cela… Conditionné par ma réputation acquise lors du voyage à Cabourg avec @rod_cook en passager, et aussi peut être par le caractère plus sec et brutal de mon petit roadster comparé au trail BMW plus onctueux de @nicoco_m, c’était juste une peur viscérale. Injustifiée au demeurant à mon sens, puisque justement, j’avais le sentiment d’y aller tranquillement, bien loin de l’enthousiasme manifesté avec Rod… Nicoco_m confirmera, d’ailleurs, que me suivre était tâche aisée. Et j’ai bien rigolé lorsque, Tarvalanion de retour sur la BMW, ce même Nicoco s’est totalement lâché et a roulé comme un sauvage, comme une vengeance par procuration… ^^

Le goût : Lyon ! Lyon ! Et ce savoureux apéritif composé d’un vin blanc d’alsace et d’un sirop de pêche. Nous en avions pris un chacun avec @nicoco_m, aux Ventres Jaunes, et je m’en félicite. Pérouges ! Pérouges ! Où, avec des @rod_cook et @critwi76 de passage, nous avons dégusté une coupe de Cerdon, ce pétillant de ma région généralement apprécié par les voyageurs de passage. Ah, quelle surprise qu’en matière de goût, je parle ici d’alcools, moi l’ancien ayatola du coca et jus de fruit… J’en parle, en fait, parce que, ayant un sens du gout labile (le lien ne marche pas puisque cette diva de @princesse_b supprime ses tweets au fur et à mesure...), au désespoir d’Incipio, j’associe les saveurs agréables non pas à ce quelles sont mais à des instants. Or, ces deux instants là furent agréables : Avec Nico, la fin d’un voyage qui aura tenu ses promesses et une certaine émotion Lyonnaise. Avec Rod et Cri, le plaisir de l’arrêt improvisé en mes terres d’enfance de deux nouveaux amis, comme la rencontre d’un passé et d’un futur. J’aime.

mardi, juin 22 2010

Le drame, la route, les amis

Le drame

Samedi matin, ouverture des volets... La pluie. Le weekend #PTMC commence mal.

2h après, équipé pour la pluie, je pars. 50km de pluie. Loose. Finalement, le temps se dégage. Le soleil apparait. Je commence à avoir chaud, et décide d'enlever le pantalon de pluie. Je m'engage sur une toute petite route à travers champs, idéale pour une pause. Je m'arrète, tourne le guidon pour faire demi tour, petit coup de gaz... et à ma surprise, kawette qui glisse tout droit en avant, roue avant sur une plaque de boue que je n’avais pas vu (bordure de bas-coté). Comme j’étais positionné pour tourner, je suis déséquilibré, je sens kawette verser à gauche, mais c'est rattrapable, je repose vite le pied gauche pour retenir... Double malchance, la botte est sur des gravillons... Ca glisse de partout, impossible de retenir, kawette est déjà penchée à 45°… Je ne peux plus que la laisser tomber et sauter à coté. Alors que je retrouve mon équilibre, j'entends le fracas de la moto qui s'affale au sol. La haine... Plus de 16 mois sans aucun souci, plusieurs centaines de kilomètres sous la pluie, pour finalement, la faire tomber à l’arrêt, à cause d’une plaque de boue... Le moteur tourne encore, hoquette, j’actionne vite le coupe circuit. Heureusement, c’est léger, une kawette, très facile à relever. Je ferme les yeux en sortant la béquille. Je ne veux pas voir le résultat... J'entrouvre et... Divine surprise: le top block gauche a rempli son office: Aucune rayure, ni sur le réservoir, ni sur l'écope! Seul dégâts : rétro gauche un peu rayé sur la pointe, et la manette d’embrayage tordue (la pointe part vers l’avant, comme un genre de crochet). Un peu bizarre au début, et finalement, je ne m’en rend même plus compte, ce n'est donc pas grand-chose.

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Le moteur n'a pas aimé l'accrobatie, et il faudra plusieurs coups de démarreur pour le relancer. Un automobiliste, me voyant penché sur le moteur de mon engin, motard lui même, fait demi tour pour venir voir si j'ai un problème. Solidarité, c'est chouette. Rassuré, vexé et furieux de m'être fait avoir comme un con, je repars, tranquillement. De toute manière, je suis plus qu'à l'heure pour retrouver les Parisiens! (c'est pas difficile)

La route

Nous sommes donc 5 motos, à l'Aigle. 2 BMW, 2 ER6N et le XJ6-poussin-aux-anabolisants de @Critwi76. Nous avons deux bébé-motards avec nous: Critwi et son poussin, et Mat et son ER6 vert. Critwi faisant le choix de préter son @rod_cook à quelqu'un d'autre afin d'être plus à l'aise, j'embarque donc un passager au départ de l'Aigle. Et comprend très vite pourquoi les 2 BMistes se lamentaient de la lenteur des deux bébés... Donc, en fait, quand ils disaient ne pas dépasser 80km/h, ca voulait vraiment dire 80km/h... Mais ils ont raison, il ne faut pas se forcer à aller plus vite qu'on ne le souhaite, surtout au début (donc moi, tout porte à croire qu'il ne faut pas que je reste à l'arret où que je roule trop lentement vu ma performance du matin...). Mais je vois de jolis virages s'enchainer à un train de sénateur... Je piaffe... N'y tenant plus, je dépasse les nouveaux-nés et vais pousser un peu Ydikoi... @Nicoco_m en fait de même... Le rythme s'accélère, et je m'habitue bien à la présence de mon sac de sable passager, qui est assez amusant car il anticipe les virages. Lesquels s'enchainent, je m'amuse beaucoup à basculer Kawette d'un sens, de l'autre, et à pousser un peu le régime. Le malheureux Rod peine à rester en selle... Enfin, malheureux... Il n'a pas l'air de se plaindre non plus, et finit par se tenir directement à moi, formule bien plus efficace pour résister aux freinages et accélérations. A chaque changement de direction, nous attendions bien sûr nos deux pitits amis débutants, bien sûr. Finalement, @nicoco_m me dépasse, et le jeu continue sur les petites routes. L'experimenté Ydikoi ouvre la route, nous nous accrochons pour suivre. Le surcrois de poid à l'arrière me donne le sentiment de mieux accrocher la route et j'engage la kawette à des angles presque inédits. Dans un petit virage particulièrement serré, je sens même d'un coup ma botte frotter le sol!

Après quelques facéties liées au GPS un peu débile d'Ydikoi (comme par exemple, une cession 4x4, particulièrement difficile avec des véhicules à deux roues), nous sommes arrivés à Cabourg, dans la chouette résidence trouvée par Crit. Certains ont repris les motos pour aller picoler en ville, d'autres ont opté pour un peu de natation et de marche à pied...

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Le retour, le lendemain, s'est fait sans évènement notable. Nous avons encore assez bien roulé, pour le plaisir de tous, je pense. En ce qui me concerne, j'ai continué avec l'ami Rod derrière moi, ce qui me laisse croire qu'il avait apprécié la route de la veille. J'admire d'ailleurs son tweet de résumé, au propos hautement politique: "Pour le look je vote Poussin, pour le confort BMW, pour le plaisir Kawette", et la réponse quelques heures après du volailler (c'est ainsi qu'on appelle les éleveurs de poussins, non?): "Bon, j'ai pas fini d'entendre du @_rougecerise_ il penche sa moto, @_rougecerise_ il accélère, @_rougecerise_ blablabla... #defi"

Quoi qu'il en soit, merci à tous pour ces kilomètres de plaisir et bravo, aussi, à @critwi76 et Mat pour leur courage. Même si on les a bien charrié, nos bébé-motards, ils furent courageux de se lancer dans cette longue sortie et ont très dignement roulé.

Les amis

Le plaisir est meilleur encore lorsqu'il est partagé. Ce weekend, j'étais en bonne compagnie. En dépit des ambitions de Rod, ça n'a pas été le festival des papilles gustatives, mais on s'est bien amusé. En tout cas, moi, j'ai passé de bon moments, dans la piscine avec Crit et Rod, puis en terrasse avec en plus Ydikoi, Nico et Mat, et enfin au resto.

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De cette rencontre et du temps passé ensemble, certaines constantes vont bientôt finir en proverbes, comme par exemple "PTMC au restaurant, voisin bruyants", "Rouge-cerise sort sa Kawette, sort ton K-way" ou encore "PTMC à moto, beaufs à gogo" (précisons que pour cette maxime célèbre, les beaufs ne sont bien sûr pas les membres du PTMC mais bien les habitants des contrées traversées), sans oublier le très célèbre "GPS de Béhème, GPS à problèmes". Entre amis, donc, je me suis baigné, ai marché sur la plage, diné, brunché en front de mer. Le tout, avec beaucoup de bonne humeur, et juste ce qu'il faut de langue-de-putage. Sans oublié, le twitting de folie pour faire baver certains.

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Donc en fait, c'était vraiment un super weekend, mais trop court, vraiment trop court.

Je dois le dire, le retour à la réalité du lundi est rude.

lundi, mai 10 2010

Une toute petite pluie

Baptême du feu pour Kawette auprès des Parisiens #PTMCtistes samedi dernier : sortie prévue presque de longue date, nous nous sommes tous retrouvés au pied de la cathédrale de Chartres à midi. Cette fois ci, hélas, la météo n’était pas totalement clémente. En revanche, incroyable, mais j’avais préparé une carte de mon itinéraire et pas un road-book tout pourri. Wooohoooo !

Je suis parti vers 9h30 de chez moi, avec assez d’avance pour faire une pause ravitaillement et contrôle de la pression des pneumatiques. A 10h, j’étais sur la route. A 10h05, je me félicitais d’avoir multiplié les couches de vêtements. A 10h10, je me disais qu’en fin de compte, j’aurai presque pu ajouter un T-shirt à manche longue supplémentaire. A 10h15, je pensais qu’en fin de compte, j’aurai eu un copain en passager, il m’aurait tenu chaud. Parce que franchement, ça caillait et savoir qu’en me dirigeant vers l’Est, j’allais à la rencontre du soleil (enfin, je fuyais la pluie serait plus exact) ne me consolait qu’à moitié. J’ai cependant bien roulé et suis arrivé en bordure de Chartres vers 11h30. Quelques minutes après, je voyais les flèches de la cathédrale et décidais de faire une pause, à la faveur d’un rayon de soleil.

Après avoir un peu tourné en rond dans des petites rues pleines de sens interdits, j’ai finalement abordé le fronton du célèbre édifice religieux alors que les cloches sonnaient précisément midi, pile à l’heure, et absolument certain que les Parisiens, après s’être empiffrés de croissants et de crêpes chez @rod_cook et @critwi76, allaient arriver sous peu. Illusion…

@_rougecerise_: Je suis au pied de la cathedrale de chartres http://bit.ly/bOH2kN
3:14 AM May 8th via Twee

@_rougecerise_: @Rod_cook J'aimerai déjà bien trouver les mecs du #PTMC, on avait dit 12h... Rigueur germanique mon cul... #BMWFail
3:19 AM May 8th via Twee en réponse à Rod_cook

@_rougecerise_: Pour bouffer des croisssants, y'a du monde. Pour être à l'heure y'a plus personne! #PTMC cc @rod_cook
3:29 AM May 8th via Twee

Enfin, avec 30 minutes de retard, les 4 motos sont enfin arrivées. Une quinzaine de minutes furent nécessaires pour garer les engins et critiquer la moto des autres ou, encore plus mesquin, la manière de positionner l’antivol. Finalement, le consensus s’est arrêté à l’encontre de celui qui était en position la plus minoritaire (oui, parce qu’en plus d’être de mauvaise foi, on s’attaque toujours au plus faible, logique, en bon pédés, on sait comment s’y prendre pour discriminer efficacement): Donc, les monocylindres, ça craint. Désolé pour @nicoco_m. Mais on t’aime bien quand même. ;-)

Cette étape indispensable dans la sociologie motarde accomplie, nous sommes tous allés à confesse dans la cathédrale. Ce fut plus long pour certains que pour d’autres. Pingui a sorti son gros appareil photo, avec un objectif impressionnant, lequel fut comparé (très finement) à une verge à gros gland circoncis.

Sur ces paroles empreintes de bon goût, Ydikoi nous a emmenés dans un restaurant où nous avons assez bien déjeuné. Ce n’est qu’à la fin que @critwi76 et moi-même avons réalisé que nous étions tombés dans un traquenard, le patron du restaurant étant un BMiste. Les amateurs d’automobiles à deux roues ont eu alors tout le loisir de se plaindre des remous désagréables engendrés dans certaines conditions par la bulle à réglage électrique de leurs machines. Les pauvres…

Finalement, nous avons quitté Chartres pour prendre la direction de Brou vers 15h, non sans avoir réveillé les saints endormis de la cathédrale grâce à la musique de Fab. Nous y sommes arrivés assez rapidement, par une route finalement moins nulle que ce que nous craignions. Avant de nous séparer, nous avons encore profité d’une de la terrasse d’un du cafetier de la ville. Le temps commençait à se faire menaçant. Après la photo souvenir, les tenues de pluie sont sorties des top-cases. Optimiste invétéré, je me suis abstenu en me disant que non, ça ne serait que quelques gouttes.

Erreur fatale. 10 minutes après avoir repris la route du Mans, je dus m’arrêter pour enfiler le pantalon étanche. Puis, pendant une bonne trentaine de minutes, je me suis pris la pire averse de ma vie. D’énormes gouttes résonnaient sur le casque et me faisaient presque mal aux mains. Au début c’était marrant, je me sentais un peu comme un mec qui a peur de rien et qui roule même sous une pluie battante (ouaaa, le héros…). Et puis, quand la pluie a traversé le blouson et que j’ai déclenché l’ABS arrière à un cédez-le-passage, j’ai trouvé que bon, c’était drôle mais que les meilleures blagues sont les plus courtes. Pas de bol, la pluie a redoublé de violence. Un instant, j’ai cru que c’était de la grêle. J’ai encore réduit l’allure, ce qui était bien dommage car la route était assez plaisante. En passant à proximité de Montmirail, j’ai pensé au film « les visiteurs », vous savez, la scène dans la voiture, où le temps dégénère et où la bague de Godefroy flamboie et que Béa s’exclame : « c’est incrooooyâble, il pleut comme une vââche qui piiiisse ». Et bien, c’était pareil, sauf que j’étais en moto. Lorsque je suis arrivé au Mans, il ne pleuvait presque plus. J’ai rangé kawette, mis un temps fou à enlever tout l’équipement détrempé avant de me réconforter sous une douche brûlante.

N’empêche, une sacrée bonne journée.

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dimanche, avril 18 2010

Un weekend de printemps

Pour une fois, j'étais au Mans ce weekend. Après l'intense weekend parisien de la semaine dernière, le contrecoup menaçait. Avec lui, le sentiment de solitude qui m'assaille lorsque je me compare à tous ces gens heureux en couple. A cela, il fallait tout de même ajouter qu'une semaine de vacance prévue dans 10 jours venait de s'effondrer, un weekend prolongé de Mai à Strasbourg s'écroulait par la même occasion, et s'y ajoutaient une ou deux mauvaises nouvelles familiales (mais soyons sincère, ça m'attriste moins que mon weekend perdu) et une déception professionnelle. Donc, oui, on pouvait dire que vendredi soir, tout était en place pour un weekend de merde.

Fort heureusement, la journée de Samedi s'est ouverte sur ciel uniformément bleu, et après une bonne nuit réparatrice. Dans un élan de motivation, j'ai même réussi à ranger partiellement mon appartement et laver une bonne partie du linge en retard, le tout avant 14h, le tout en parlant avec un intriguant twitteux qui… que… Enfin, bref, il était 15h lorsque je me suis décidé à aller profiter un peu du beau temps. Lady Gaga dans les oreilles et le bouquin "Et qui va garder le chien" à la main, je me suis rendu dans un parc du Mans découvert récemment et j'aime assez. J'ai été assez surpris de constater qu'il n'y avait pas grand monde. En tout cas, j'y suis resté un bon moment, profitant de banc, du soleil, de mon bouquin, et d'une sorte d'oeuvre d'art dont je me demande encore si elle représente quelque chose. Le dimanche aurait pu être consacré à une rencontre des pédé-twitteux-motards à Chartres. Mais l'organisation trop last-minute a rendu le projet trop foireux, lequel est donc remis à plus tard. Pas question cependant de laisser Kawette se morfondre par un aussi beau temps. Après avoir presque préparé un road book presque de qualité, je suis parti. Sans trop savoir pourquoi, ni si c'était lié aux 24h du mans, je me suis retrouvé pendant 30 bon kilomètres, entre Le Ferté Bernard et Nogent le Rotrou, sur une route bordée de spectateurs qui acclamaient les motards (relativement nombreux, un tous les 300m, facile). (à postériori, c'était un relais motard Calmos de la FFMC pour les 24h).

Même si je ne savais pas pourquoi, je me suis évidement laissé acclamé avec une certaine satisfaction, en faisant des signes aux enfants ravis. Soudainement, j'ai repéré un panneau indicateur intéressant. Un coup de clignotant, quelques kilomètres de plus, et la photo indispensable était dans la boite.

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Je suis finalement arrivé à Nogent. Et c'est là que la piètre qualité de mon road book se fit sentir. Après m'être engagé sur une mauvaise route toute droite, j'ai fini par trouver la bonne. Mais, n'étant pas sûr et ne reconnaissant pas les bleds traversés, j'ai fini par faire demi tour et retourner sur Nogent, avant de suivre le premier panneau indiquant une lieu noté sur mon road-book (en l'occurrence, Berd'huis). J'en ai profité pour m'arrêter à Verrière, aux abord d'une vieille église semble-t-il classée (sans raison à mon sens, mais enfin…).

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Avantage, il y avait une fontaine, ce qui me permit de nettoyer la visière. Il était déjà 17h largement passé lorsque j'ai rattrapé la route prévue vers Rémalard. A postériori, je constate que j'ai raté ce qui était sans doute la meilleure partie (en rouge sur le road-book-debriefing ci dessous), hors zones déjà connues (Bonnétable - La Ferté Bernard).

Le reste de la route s'est achevée sans aucun problème, mais en me laissant l'impression que le Perche est une région prometteuse en matière de balade à moto. Seule déception, en rentrant, la D6 était barrée à partir de Courcemont.

A 19h, j'étais de retour, le weekend s'achevait.

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mardi, mars 2 2010

Une Allemande et une Japonnaise

Sous le haut patronage de Tarvalanion qui s’était entremis pour nous mettre en contact direct, je recevais le weekend dernier au Mans Nicoco_m, premier représentant de la galaxie des twitteux à débarquer chez moi, et aussi de la galaxie des motards pédés. Autant dire que pour l’occasion, j’avais fait mon célèbre clafouti, et qu’il était au four lorsque mon hôte est arrivé.

Après avoir rangé sa BMW (à chaine) à coté de ma Kawette, nous avons passé la soirée à papoter. Il fut question de moto, de voyage, de twitter, de twitteux et de Tarvalanion.

Je retiendrais que, comme tous mes invités précédents, Nicoco n’a pas pu retenir le traditionnel « ah ouais ! » lorsque j’ai déplié mon canapé magique.

Le lendemain matin, il faisait grand beau à l’ouverture des volets. Je dois dire que je n’en espérait pas tant !

Road book en poche, nous avons enfourché nos montures vers 10h30 en direction de Sillé le Guillaume, ce qui a permis à mon acolyte d’expérimenter les longues routes toutes droites de la Sarthe. Fort heureusement, tout cela s’est arrangé par la suite, la route Sillé le Guillaume - Villaine la Juhel était plus satisfaisante. Ensuite, nous avons roulé un petit peu au pif, l’objectif était de rejoindre Saint Leonard des bois puis Saint Ceneri le Gerei, dans les Alpes Mancelles. Nous n’avons pas exactement emprunté la route prévue, ce qui ne saurait être mis sur le compte de mon road book, aussi détaillé que finement préparé.

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Nous avons alors fait la pause au niveau de la chapelle de Saint Ceneri, que j’affectionne tout particulièrement pour son intérieur peint et sa voute en bois.

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J’aime également assez la fresque en sculpture métallique représentant les étapes de la vie du Christ. A l’occasion, il faudra que j’y retourne, car j’ai oublié de faire quelques photos de cette œuvre. Ca m’avait déjà échappé la première fois.

Finalement, nous sommes reparti avec le dessein d’atteindre Alençon pour nous y restaurer. Déception, pour un samedi midi, la ville semblait particulièrement morte. A croire que tous les Alençonnais étaient dans la taverne Alsacienne ou nous avons déjeuné.

Le temps, hélas, se faisait de plus en plus menaçant. Nicoco ayant pris la tête à la sortie d’Alençon et ayant manqué la bifurcation pour aller à Fresnay sur Sarthe puis Ségrie par une petite route viroleuse, nous avons roulé à rythme soutenu par la nationale jusqu’à Beaumont sur Sarthe, ou nous sommes repartis vers l’Est afin de rejoindre l’inévitable départementale 6. Nous y sommes arrivés alors que conformément au timing annoncé par la météo, les premières gouttes commençaient à tomber. J’ai donc renoncé à la seconde partie de cette route (Courcemont - Bonnétable), afin de mettre immédiatement le cap sur le Mans. Il s’agissait aussi d’aller faire du shopping, mon invité ayant absolument besoin de remplacer un pantalon de pluie à l’agonie en prévision du retour à Paris. C’est d’ailleurs sous une petite averse que nous avons traversé Le Mans. Pas de visite, donc : Nicoco est reparti sans avoir eu le temps de voir le vieux Mans. En effet, l’alerte orange pour le vent ayant été déclaré, il a décidé, à raison je pense, d’écourter le séjour et de repartir dès samedi, vers 18h.

En résumé, un weekend sympathique et une belle balade de presque 200km. Il faudra remettre ça !

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