Rouge-cerise.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi, mai 28 2010

L'amirale

L'avantage de l'open-space, c'est que je profite des conversations de mes chers collègues hétérosexuels mariés et pères, les partage et les compare à ma propre vie. Contrepartie logique, j'ai acquis assez rapidement une réputation d'hédoniste cynique légèrement snob et précieux, à cause de mes dénégations les plus fermes sur mon accession potentielle à la parentalité, mes citations de Talleyrand, mes réguliers voyages à Paris ou j'ai souvent fini à Beaubourg ou la Comédie Française, ma méconnaissance complète des promotions de norauto et mes questions bizarres sur la possibilité de bruncher au Mans un dimanche matin. Réputation qui fut confirmée lorsque, dans un instant d'égarement, j'ai raconté être allé à un concert d'orgue à l'abbaye de Solesmes avec Incipio. Ce jour là, je n'avais pas terminé la première phrase de mon récit que je voyais au petit sourire de mon collègue que mon cas venait de s'aggraver.

Ceci dit, j'ai acquis en quelques mois de véritables connaissances en matière de formule 1, d'automobile sportive et familiale et dernièrement, de tondeuse à gazon. Tous ces sujets étant cependant frappés d'un paramètre à gérer comme le lait sur le feu: Madame. Mes collègues masculins ont d'ailleurs trouvé un surnom évocateur: l'Amirale.

S'ils demeurent persuadés qu'un jour, je me marierai et ferai des petits, ils m'encouragent absolument à profiter de la vie tant que je n'ai pas d'Amirale sur le dos (ce qui ne correspond pas vraiment à aller dans une abbaye écouter de l'orgue d'après eux, mais passons, ils ne veulent pas voir que préfère un matelot à une Amirale). De fait, le marketeux-hétéro-père de province, s'il se lâche au boulot, renonce définitivement à toute forme de leadership dès qu'il a franchi le portail de l'amirauté sa maison. D'ailleurs, l'Amirale fait remarquer aimablement qu'il faudrait le repeindre, le portail. Il n'est pas contre, d'ailleurs, puisque ça lui permettrait d'avoir la paix pendant une demi journée, mais c'est sans compter sur le fait que l'Amirale n'a pas vu sa soeur (qui a accouché il y a 4 mois) depuis 3 semaines, et qu'il faut donc absolument s'entasser dans le scénic pour aller la voir pendant un weekend. Un scénic, bien sûr, parce que l'Amirale a décidé un jour que le coupé BMW c'était bien joli, mais pas pratique. La mort dans l'âme, le mâle a alors mis la série 3 à 6 cylindres en ligne essence sur leboncoin.fr et opté pour la bétaillère familiale diesel. Depuis, les enfants ont maculé le plafond en faisant exploser un pom'pote à l'intérieur et un stock de beaux cailloux trouvés chez la belle soeur se promène dans le coffre, mais il n'ose pas les virer de peur de provoquer une houleuse réunion de l'état major à propos du droit des enfants à construire leurs passions. Déjà que le problème de la tondeuse n'est pas encore soldé...

Car oui, l'Amirale a un droit de regard sur tout et rien ne saurait se faire son approbation, y compris l'achat d'une tondeuse à gazon, et ça ne rigole pas: Sans doute aussi compétente en mécanique qu'en couture, elle exige l'achat d'un modèle thermique, tracté, sur roulements et surtout avec un carter en aluminium sinon ça rouille. Le collègue, qui sait bien que la mécanique de l'engin vendu par castorama rendra l'âme bien avant que la rouille n'attaque sérieusement le carrossage, tente vainement de se débattre (et sauver quelques euros), provoquant d'intenses débats dans l'open-space qui aboutissent tous à la conclusion unanime que le carter en alu, c'est de la frime et que l'Amirale, elle craint. Cultivant à plaisir ma réputation de provocateur anti paix des ménages, j'ai pour ma part perfidement milité pour un modèle électrique. Si, du bout des lèvres, ils admettent que pour 500m² de terrain plat, la question peut se poser, ils reviennent vite à la position du thermique tracté. Déjà, parce que l'électricité c'est un truc de pédé (et non de gonzesse, puisque l'Amirauté veut du thermique), et ensuite, justement, parce que l'Amirauté a statué et que contester, c'est faire sédition et ça... Brrr, surtout pas. Mais par contre, confirmé dans ses convictions par ses collègues, il va se battre jusqu'à la mort pour éliminer cette couteuse exigence de l'aluminium. Enfin, jusqu'à la mort, façon de parler, bien sûr. D'ailleurs, on pourrait plutôt en parler, justement, négocier, plutôt que se battre. Ou au moins, essayer de négocier? Si la situation s'y prête... Bon, c'est vraiment beaucoup plus cher, le carter alu? Parce que c'est vrai, quoi, pourquoi risquer la guerre civile pour quelques euros, après tout?

jeudi, mars 4 2010

Des copeaux et des Dells

Le plan à 3 ans. Plus que ça, même : Le Plan à Trois Ans. Le Plan, c’est le grand moment de l’année. Celui dont, lorsqu’il approche, on dit qu’il va être atroce et dont on regarde le résultat avec consternation lorsqu’il est passé.

Ce qu’il faut bien savoir, c’est qu’il n’y a pas que les banquiers et les agences d’audit qui ont le monopole de la lecture de boule de cristal. L’industriel, lorsqu’il émerge de son tas de copeaux de titane et de ses bacs de traitement galvanoplastique qui fument et font des bulles, passe par cette étape qui donne mal à la tête tellement elle abuse de substance illicites est hautement intellectuelle. Mais elle est importante. Parce qu’elle permet de faire des graphiques de croissance assez laids, lesquels servent ensuite à enfumer l’actionnaire pour lui expliquer que non, on ne lui donnera pas un dividende mirifique, parce qu’en bon industriel on pense à long terme, nous, et qui dit long terme dit forcément une nouvelle machine hors de prix à acheter absolument-tout-de-suite-indispensable. Ce que l’actionnaire peine parfois à assimiler, lui, pitoyable petit financier qui ne comprend rien à rien, a provoqué la crise avec ses conneries et nous emmerde avec ses ratios presque autant que le comité hygiène et sécurité avec son principe de précaution.

Tout ça pour dire que, une fois l’an, l’industriel oublie, l’espace de quelques jours voire semaines pour les plus malchanceux, ses chers trucs qui bougent en consommant de l’huile minérale pour se plonger dans les merveilleuses arcanes de microsoft excel. Et à la fin, tout le monde se rassemble dans le bureau du boss. Il y a un portable Dell au mètre carré, presque autant de blackberry, la collection automne hiver est dans les tons gris et bleu foncé, comme l’année passée, comme l’année prochaine. Le club testostérone n’ose jamais vraiment : ça hésite entre costard avec col roulé noir pour le plus décontracté et le complet gris foncé à rayures et cravate bleue pour le consensuel. D’ailleurs, au club testostérone, celui qui ose ne le fait pas volontairement : c’est juste que personne ne lui a dit qu’on ne met plus de pantalon en velours marron coupe 1958 avec une chemise bleue et une cravate à pois mauves. Toujours sous représenté, le club œstrogène est aussi celui des extrêmes : c’est soit l’executive woman, tailleur impeccable, silhouette altière, raccord maquillage nickel, coupe de cheveux savamment organisée, gloss discret, bijoux assortis à un accessoire apportant la touche de couleur qui tue, mains irréprochablement manucurées agitant le blackberry qui clignote… Ou alors, c’est la contrepartie du pantalon en velours marron : la robe bizarrement coupée dans un tissu à fleurs uniquement à la mode chez les teenagers japonaises, gros collier de pacotille qui fait du bruit, chaussures kickers informes, stylo bic crystal bleu et cahier Clairefontaine.

Dans cette réunion, le retardataire n’est pas encore arrivé que les hostilités débutent. Le premier round consiste à annexer les prises électriques disponibles. Tout le monde se lamente sur sa batterie foutue qui ne tient que 15 minutes. Une fois les fils électriques bien emmêlés, on passe au second round : l’accès au réseau. Chacun dégaine son câble ethernet, et c’est la ruée sur l’unique switch Cisco, sachant que les perdants devront se contenter du wifi ‘’qui merde tout le temps’’. C’est normalement l’instant défouloir sur le service informatique, ce qui est d’autant plus facile que personne ne comprend vraiment ce qu’il fait.

Ensuite, on s’installe et on se regarde dans le blanc des yeux. C’est le début de ce que l’on appelle la réunion de conciliation. Il va falloir y mettre du sien, car ce qui se joue en arrière plan, c’est la guerre entre les branleurs du marketing, les beaux parleurs des ventes et les inconscients du bureau d’étude.

dimanche, décembre 13 2009

Tweeting

Finalement, le vol à 6 :20AM, c’est facile quand le décalage horaire joue encore.
4 :10AM, Dec 1st 09 from Montreal, CA.

Cravate, pas cravate ?
4 :40AM, Dec 1st 09 from Montreal, CA.

Arrivée à l’aéroport. $24,2. Vol Continental CO2671K.
5 :00AM, Dec 1st 09 from Montreal, CA.

Empreinte de toutes les mains, photo. Rigolent pas les douaniers US.
5 :30AM, Dec 1st 09 from Montreal, CA.

Gate C84, Seat 5A. C’est un Bombardier CRJ. Huuu, pourvu qu’il vole…
6 :10AM, Dec 1st 09 from Montreal, CA.

Ca a l’air vachement grand, Newark. Y’a plein d’immeubles.
8 :03AM, Dec 1st 09 from over Newark, CA.

C’est vraiment très, très grand. Et les buildings sont vraiment… Tiens, on dirait le… Humm… Attend voir…
8 :04AM, Dec 1st 09 from over Newark, USA.

Mais attend, cet immeuble super grand, là bas et cette ile, avec des bateaux autours… On dirait vraiment que… C’est pas possible…
8 :05AM, Dec 1st 09 from over !!!!!, USA.

Haaaaan, L’empire state building !!! Haaaaan, la statue de la liberté !!!! Haaaaaan, je survole et vais faire escale à New York !!!! Newark=nom d’un aéroport de New York !
8 :06AM, Dec 1st 09 from New-York, USA.

C’est croooo booooo ! Manhattan !!
8 :07AM, Dec 1st 09 from New-York, USA.

Continental a changé l’avion à la dernière minute. Tous les passagers pour West Palm Beach doivent se réenregistrer.
8 :50AM, Dec 1st 09 from New-York, USA.

Gate C128 : Mais y’a que du vieux dans ce zinc ! Une armée d’assistantes avec fauteuils roulants aident des Parkinsonniens à embarquer. Je papote avec une presque pas trop vieille. Mon french accent is sooo cute.
8 :55AM, Dec 1st 09 from New-York, USA.

« Le Mans, in France. Oh, I’m sure it’s really beautifull ». Ouais, t’emballe pas, mémé. Bon, en embarque, là ?
9 :10AM, Dec 1st 09 from New-York, USA.

Boeing 767. Chouette, il a l’air assez neuf, et il y a l’IFE ! Allez, les vieux, on se dépêche. Moyenne d’âge estimée à 70 ans. 100% des vieilles ont des coutures derrière les oreilles.
9 :24AM, Dec 1st 09 from B767, New-York, USA.

Welcome in Florida. Toujours dans l’avion, dont le débarquement a commencé depuis 20 minutes. Putain de vieux. Alleeeez, on s’agite, un peu !
1 :15PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Ouuuf, fait super chaud !! J’ai bien fait de ne pas mettre la cravate. De toute manière, les américains sont relax.
1 :30PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Mon collègue arrive. Switch to corporate mode…
1 :48PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Excellente après midi de travail. Je crois avoir fait bonne impression. On va passer la soirée avec le client pour faire su « social ».
6 :58PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

What do you want to drink, Baptiste ? Hey, you told me you like cocktail. Like Vodka ? Let’s go for 2 cosmopolitans !
7 :32PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Oulaa, le cosmo est en verre d’un demi litre ! C’est que j’ai rien dans l’estomac et que mon horloge interne indique 1h du mat, hein ! Yeaah, Jim, cheers !!
7 :32PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Ah, voilà le client ! to drink ? Heuu, s’t’a dire que j’ai déjà mon cosmo, là… Quoi ? Tékila ? I must to be polite ? uh ? Yeaaah, Jim, go for it !! (cul sec)
7 :54PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Blablabla, your soon, your wife, your pet… No, first time in USA. Uh ? To celebrate ? (vodka, cul sec)
8 :22PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Hey, Baptiste, John want to have a drink with you. Yeah, he’s very happy to meet you. -Yeah, me too-. It’s just one Tekila. (cul sec) (ça commence à tanger, là…)
8 :39PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

On se dirige vers le resto. On est déjà tous un peu imbibés. Rester digne, rester digne. Marcher droit. Putain, je suis claqué ET bourré. Gaaaaâaâ…
9 :13PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

« hey, Baptiste, how do you say « fuck » in french ? ». heuu, « enculé ? ». « Encoulè . Yeaaa, look on my blackberry I sent to Dominique « Encule ». I dislike this man ». Heyy Jim, no, you suck, he’s the boss of my boss ! « Sent ! ». Merde, Jim est bourré.
9 :22PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

« American cheeseburger and french fries and another cosmo. You too, Baptiste ? » De toute manière, au point où on en est. Rester digne. Continuer à papoter, l’air de rien. Faire bonne impression. So John, did you visit Europe ?
9 :29PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Je picore mon sandwich. De toute manière, c’est trop tard pour manger, le mal est fait. Je me concentre à fond pour me contrôler. Les 3 autres sont bien entamés. Celui qui conduit doit se marrer.
10:02PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Ah, Jim veut parler. « So guys, it was my pleasure to introduce Baptiste to you. We made good job and I’m sure we will pursue. Tanks Baptiste for coming in USA, your presentation was very impressive, tanks so much. » Yes, thanks to all of you. « The last one. Vodka for every-body. What ? Yes we do, Baptiste, my friend, you’re cool we gona to make good job together »
10:18PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Complètement bourré. Gros effort pour rester digne. Je sens que ma démarche n’est pas très assurée. Jim se sens pas très bien, du coup, il annule la sortie en bar prévue pour la fin. « I’m sorry Baptiste. And girls are sooo cool in this bar but I’m so tired. I think you are too. And you have the jet lag. » Ben y’a pas que le jet lag, là tout de suite… y’a aussi les 3 cosmos, les 2 Tékila, le cocktail bizarre au citron et les 3 vodka.
10:29PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Hôtel, West Palm Beach. Je n’ai pas été dans cet état depuis 2 ans. Et pour le boulot, en plus.
10:47PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

ZZzzzzz…. ZZZzzzzz…. ZZZzzzzzz…
10:56PM, Dec 1st 09 from West Palm Beach, USA.

Ah, et pour ceux qui ne savent pas encore, la suite, c’est là. Oui, je me suis mis à Twitter. Comme quoi, tout arrive et c’est pas pire que se prendre une cuite en voyage professionnel.

samedi, octobre 3 2009

Chacun sa life

Au travail, je suis au téléphone...

- Quoi, on est trop cher? Comment c'est possible?
(...) (vous n'entendez pas la réponse, je suis pas sur haut parleur...)
- Mais mon pauvre Sebastien, si on était compétitif, ça se saurait et on n'aurait plus besoin de tes talents pour réussir à vendre!
(...)
- Non, mais je comprends très bien que le client, il n'aime pas payer plus pour avoir pareil, mais...
(...)
- Alors, s'il te dit que c'est moins cher aux USA, dit lui d'acheter aux USA, voila tout!
(...)
- Ah oui, aux USA, c'est itar, donc le client ça l'emmerde... C'est balot...
(...)
- Donc, voila, en fait, c'est ça la différence: nous on est plus cher, mais on ne pose pas de question. Après, c'est eux qui voient...
(...)
- Oui, mais c'est pas mon problème... Chacun sa life! Ouais, allez, tchao!

Mon voisin fait des gros yeux et commence à pouffer de rire en prennant un air outré alors que je raccroche.

- Ben quoi?
- Nan mais "chacun sa life", c'est pas possible dans ta bouche, t'as regardé secret story hier ou quoi?
- Nan je regarde pas cette bouse y'avait les mercredi de l'histoire sur Arte, et puis c'est quoi le problème?
- Ah mais y'en a pas, mais tu baisses, là, moi qui te voyais comme le type au dessus de tout ça, jamais un mot de travers, bien sous tous rapports, toussa, toussa...

- Pfff... j'dis c'que veux! j'ai droit d'être con, parfois, quand même, nomeho!
- (de plus en plus hilare) Ah mais oui, mais là, sortir un truc de d'jeuns qui kiffent grave! Chacun sa life... franchement...
- Mais dit carrément que je suis un vieux con, sale trentenaire de merde!
- Muhahahahahaaa!
- rigole, rigole, va! Prochain coup de fil de travers, tiens, je lui nique sa race au client relou!

N'empèche, c'est affligeant, cette image que les gens ont de moi et dont je ne peux vraiment pas me débarrasser!

dimanche, septembre 6 2009

Honteuse (mais plus complètement)

De : jeune_ingénieure
Envoyé : jeudi 3 septembre 2009 08:59
À : Rouge-cerise
Objet : divers

Dis, RC, tu me confirmes que tu viens pour le barbecue chez moi samedi? Il y aura aussi C, tu BE optique, je pense que tu la connais? Seul ou accompagné?

De : Rouge-cerise
Envoyé : jeudi 3 septembre 2009 09:04
À : jeune_ingénieure
Objet : divers

On en parle à la pause de 10h, ok?

De : jeune_ingénieure
Envoyé : jeudi 3 septembre 2009 09:13
À : Rouge-cerise
Objet : divers

Normalement, je prends pas de pause, mais ok, on se retrouve ou?

De : Rouge-cerise
Envoyé : jeudi 3 septembre 2009 09:014
À : jeune_ingénieure
Objet : divers

Oui, mais tu sais bien qu'au marketing, on roupille et on fait des pauses ;-) Je passe te prendre à l'accueil à 10h.

De : jeune_ingénieure
Envoyé : jeudi 3 septembre 2009 09:16
À : Rouge-cerise
Objet : divers

Oh, t'exagère, j'ai dit que vous roupillez parce que tu m'envoyais moins de truc en début de semaine! ok a tte





(40 minutes après)

RC: - Hello! Bon, je te fais pas la bise, c'est interdit, la grippe A, toussa, toussa...
J_I: - oui, oui, faudrait pas que le personnel soit décimé... Café, du coup?
RC: - Ben nan, même pas, j'en bois jamais
J_I: - ben moi non plus! A défaut de pause café, ça sera pause tout court!
RC: - On va profiter du soleil? On sera plus tranquille. En vrai, ça fait depuis le début de la semaine que j'essaie de te voir seul à seul, mais y'a toujours un monde pas possible dans ton bureau...
J_I: - C'est qu'on bosse... Nous...
RC: - Je ne relèverais même pas...
J_I: - Oui, donc?
RC: - Oui, donc en fait, je voulais te dire que ça me fait très plaisir, ton invitation, et que je viendrais avec joie, et même accompagné...
J_I: - Cool!
RC: - Par contre, bon, je voulais pas te mettre mal à l'aise avec tes autres invités, parce que si je suis accompagné, ça sera par mon copain... Il s'appelle La Cigale.
J_I: - Oh, mais oui, pas de soucis! Je comprend mieux pourquoi tu donnais pas de réponse!
RC: - ben oui... C'est que je ne connais pas tes invités, je ne veux pas que ça t'attire des ennuis ou des remarques...
J_I: - Oh, tu sais, ça sera que des jeunes, il n'y aura pas de soucis. Et puis, si certains ont un problème, je peux te dire qu'il auront affaire à moi.

Et puis, hier, avec La Cigale, on a passé une bonne soirée!

vendredi, septembre 4 2009

Hurra!!!

Et on pense tous à féliciter bien fort La Cigale qui, en cette difficile période économique, décroche dès sa première candidature sérieuse un CDI de chef de produit!!

Bravoooo!!

jeudi, août 27 2009

Honteuse

- Bon, Rouge-cerise, je reviens du BE et ils n'ont aucun historique sur ce détrompeur métallique.
- Ben c'est dingue, quand même. Même MC, il ne sait pas?
- Ni MC, ni UQ, ils n'en ont aucune idée.
- Bon, ben dans ces conditions, je crois qu'on peut tout se permettre, nan?
- Carrément. En plastique, on diviser le prix par 4!
- impeccable. Tu lances l'étude et tu me tiens au courant, hein?
- Oui, oui, et en plus, toi le marketing-boy, tu vas pouvoir te faire plaisir...
- Ah?
- Si on le fait en plastique, faut que tu choisisses une couleur! Réveille ta créativité, tout est permis!

(là, ma voix a du prendre involontairement une tonalité de tapette histérique à qui on a dit que Mylèèèène était dans la pièce à coté, ça m'arrive involontairement, parfois)

- Chouuuèèètte! N'importe laquelle? Tout est permis??
- Tout ce que tu veux, les ingés ils ont dit!
- Nan? Vraiièèèèè?

(avec un regard suspicieux et un rire gras)

- Sauf rose, quand même, ça fait tapette, ça craint.

Alors que le rire gras s'avérait contagieux sur mes proches collègues, mon sérieux s'est immédiatement rétabli. Honteuse je suis, honteuse je suis resté. Parfois, je préférerai presque être moins invisible, quand même.

- page 1 de 6